02/03/2026
Avoir des connaissances, c'est bien.
Avoir des "outils", c'est bien.
Les utiliser au quotidien, c'est mieux.
C'est au quotidien qu'on doit exercer notre esprit.
Observer. Pratiquer. Apprendre à se connaître intérieurement.
C'est pas au plein coeur d'une tempête qu'on doit s'exercer à gérer l'esprit: c'est dans la vie de tous les jours. Dans les moments neutres.
Parce que c'est plus simple de passer de "neutre" à "calme" que de "super-méga-ultra-stressée" à "calme".
C'est quand ça va relativement bien qu'on peut explorer les possibilités de l'esprit.
Se familiariser avec le terrain.
Créer de nouveaux chemins qui mènent...
Au moment présent.
Ramener l'esprit lorsque les pensées partent de tout bord, tout côté.
Observer les pensées.
Penser en fonction de ce qui garde le corps calme.
Y'a pas de baguette magique ni de p'tite pilule spéciale: ça se pratique et ça s'apprend.
Quand j'étais à St-Jean avec mon père, j'ai pu constater combien ma pratique quotidienne de méditation et le développement personnel fait dans les dernières années sont des outils puissants.
Mais c'est puissant parce que ça fait partie de mon quotidien.
Ces outils trouvent leur puissance dans une pratique constante.
Méditer, c'est un workout de coco.
Un entraînement de cerveau.
Tu essaierais pas de lever 200 lbs au gym sans avoir appris la technique et sans avoir commencé avec des poids plus légers hein?
Même chose avec la méditation.
Et le 15 janvier, jour où mon père a eu 3 pontages, il était temps pour moi de "bencher 200 lbs" spirituellement. J'étais prête.
Mon père est entré en salle d'opération à 13h.
J'avais un rendez-vous médical avec mon ange de la santé, Dre Keenan, pendant ce temps.
Et après, j'ai enchaîné trois heures et quarante cinq minutes de méditation.
Des méditations guidées de 30 à 35 minutes de Dr Joe Dispenza, avec des pauses de 2-3 minutes entre chaque pour me dégourdir un peu.
Assise en lotus dans la salle d'attente, sur le plancher.
Pas de coussin, pas de tapis de yoga.
Juste moi, ma tête, mon coeur, ma respiration.
Le regard des autres? Je m'en foutais totalement.
J'ai fait ce qui était le mieux pour moi dans le moment.
Mon père est sorti de salle d'opération à 19h25.
C'est 6h30 d'attente.
Des heures que j'ai vécu dans le calme, à visualiser tellement de belles choses.
Pendant qu'on travaillait sur le coeur de mon père, moi, je travaillais sur le mien...et le sien, j'aime croire.
J'ai pu vivre l'expérience dans le calme, dans la paix, dans un contexte où il aurait pu être facile de basculer dans la peur, le stress, l'anxiété.
Mais tout ça, c'est possible parce que ça fait partie de mon mode de vie, de mon hygiène de santé mentale.
Ça s'apprend, donc je l'ai appris...et je continue d'explorer les possibilités de mon esprit.
Parce que ça fait du bien.
Et parce que j'ai pu vivre par expérience directe l'impact que ça a eu sur moi, devant l'obstacle, face à l'adversité.