04/30/2026
Le besoin de contrôle est souvent mal compris.
On l’associe à de la rigidité, à un désir de tout maîtriser, parfois même à une forme d’exigence excessive envers soi-même ou les autres. Pourtant, d’un point de vue psychologique, le contrôle n’est pas le problème. Il est une réponse.
Une réponse développée au fil du temps pour composer avec l’incertitude, l’imprévisibilité et, surtout, avec ce qui a été vécu comme insécurisant.
Chez plusieurs femmes, ce besoin de contrôle prend racine dans une accumulation de rôles et de responsabilités, mais aussi dans des apprentissages plus subtils : être celle qui tient, celle qui anticipe, celle qui s’adapte. Très tôt, certaines ont appris que pour éviter les débordements (émotionnels, relationnels ou organisationnels), il valait mieux prévoir, encadrer, organiser.
Le contrôle devient alors une stratégie de régulation.
Il permet de diminuer l’anxiété, de créer un sentiment de stabilité et de maintenir une impression de sécurité intérieure. Sur le plan neuropsychologique, il agit comme un mécanisme visant à réduire l’incertitude, que le cerveau perçoit souvent comme une menace potentielle.
Mais ce qui protège peut aussi, à long terme, devenir contraignant.
Parce que maintenir le contrôle demande une vigilance constante. Cela peut rendre difficile le lâcher-prise, compliquer les relations, et entretenir une pression interne importante. Derrière le besoin de contrôle se cachent souvent des peurs plus profondes : peur de l’échec, peur de décevoir, peur de perdre pied ou de ne pas être à la hauteur.
Dans un contexte thérapeutique, il ne s’agit pas de « casser » ce besoin de contrôle, ni de le juger. Il s’agit plutôt de le comprendre.
Comprendre ce qu’il tente de protéger. Comprendre dans quelles situations il s’active. Et surtout, développer graduellement d’autres façons de se sentir en sécurité, qui ne reposent pas uniquement sur la maîtrise de l’environnement.
Si tu souhaites comprendre ce qui se cache derrière ton besoin de contrôle, écris-moi! 🤍
Marie-France Garneau, psychologue