10/24/2025
Aller dans les profondeurs de notre Être demande force et courage et ce n'est pas donné à n'importe qui d'avoir ce courage là. On voit de la vulnérabilité quand on voit une personne sombrer dans sa tristesse, dans les larmes mais aller voir où cela fait mal demande une grande force de l'âme alors que voir une personne crier, hurler et se défendre vous paraîtra peut-être plus digne d'un guerrier puissant. Détrompez vous car cela cache souvent une grande peur de regarder la réalité de ses profondeurs et souvent le déni est à l'œuvre sans que l'on s'en aperçoive et c'est cela le drame. Comment ouvrir alors cette porte fermée à double tour chez ces personnes récalcitrantes sans briser leurs barrières protectrices à la mesure de leur plus grande frayeur et leur plus grande blessure? Ne rien dire, ne rien faire, être là tout simplement présent, extrêmement présent. Je vous avoue que je m'y suis brisée plusieurs fois car j'ai pris toutes leurs tempêtes en pleine figure sans que cela change quoi que ce soit pour eux. Puis j'ai enfin compris que je portais la responsabilité de leur mal être au lieu de leur laisser le traverser. Et là, il y a une nuance entre être présent en observant et être présent en s'impliquant. Dans l'un j'observe l'autre dans son corps de souffrance et je lui offre mon état de présence pour qu'il se réveille et sorte de son corps de souffrance en accèdant à une autre plan de conscience, dans l'autre je nourris mon corps de souffrance en même temps que lui et on se retrouve avec deux corps de souffrance qui se font la guerre. C'est toute l'histoire de l'humanité.
Alors quand une autre personne a perdu les clés de son temple intérieur, stoppons notre mode "réaction" et passons en mode " Présence" à ce qui se joue chez l'autre.
Namasté.