Odyssée Karine Godin

OdyssĂ©e Karine Godin Coaching, hypnose & yoga đŸ§˜â€â™€ïž J’accompagne ceux et celles qui veulent transformer leurs Ă©motions, leurs pensĂ©es et leur vie. Karine

Reprends ton pouvoir intérieur. Bienvenue sur ma page!
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PassionnĂ©e par l'ĂȘtre humain, j'ai ƓuvrĂ© toute ma vie dans le domaine de l'intervention. D'abord comme Ă©ducatrice spĂ©cialisĂ©e et ensuite comme enseignante au CollĂ©gial Ă  de futurs intervenants.
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Curieuse de nature, j'aime parfaire mes connaissances, bonifier les techniques d'aide que je propose aux personnes que j'accompagne et

j'aime particuliĂšrement les appliquer dans ma vie au quotidien pour amĂ©liorer mon mieux-ĂȘtre.
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Je possĂšde plusieurs outils pour vous aider Ă  surmonter vos peurs, modifier les croyances limitantes qui vous empĂȘchent de prendre de nouvelles dĂ©cisions, de faire de nouveaux choix! Je vous propose une aventure Ă  l'intĂ©rieur de vous pour y dĂ©couvrir les ressources qui vous habitent et ainsi vous construire la vie que vous souhaitez.
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AprÚs tout, les limites que l'on a ne sont-elles pas celles que l'on se crées?
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Au plaisir de vous rencontrer!
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Mes formations:

Éducation spĂ©cialisĂ©e
Baccalauréat en sciences sociales
Études supĂ©rieures en gĂ©rontologie
Formation de professeure de yoga (300 hres)
Hypnose thérapeutique (EFPHQ)
Programmation neuro linguistique (PNL)
Coaching professionnel
Approche orientée sur les solutions

Ce sont tous des atouts qui me permettent d'aider les personnes que je rencontre Ă  atteindre leurs objectifs et dĂ©passer leurs difficultĂ©s d'une maniĂšre holistique. Je serai ravie de faire votre connaissance et de travailler avec vous vers l'atteinte d'un mieux ĂȘtre!

Tsé quand tu fais le ménage de tes papiers et que tu tombes sur un texte oublié qui a pourtant été publié? Est-ce vraime...
03/07/2026

Tsé quand tu fais le ménage de tes papiers et que tu tombes sur un texte oublié qui a pourtant été publié?
Est-ce vraiment différent quelques 7 années plus t**d ? Je te le remets ici:
La maltraitance institutionnelle en CHSLD
Le 7 janvier dernier, j’ai eu le privilĂšge d’accompagner ma prĂ©cieuse grand-mĂšre dans ses derniers instants de vie. Je l’avais prĂ©alablement veillĂ©e toute la fin de semaine au CHSLD oĂč elle demeurait depuis 9 ans.
Ce placement fut une grande Ă©preuve. J’ai constatĂ© les effets dĂ©vastateurs d’un placement en Ă©tablissement sur une personne du grand Ăąge, et le dĂ©clin accĂ©lĂ©rĂ© d’une autonomie dĂ©jĂ  assombrie par le passage du temps. J’ai accompagnĂ© ma PrĂ©cieuse dans le dĂ©conditionnement de l’usage de ses jambes, certes affaiblies et incertaines, mais fonctionnelles avec une aide Ă  la marche. J’étais lĂ  quand elle devait intĂ©grer qu’elle Ă©tait contrainte d’ĂȘtre attachĂ©e dans sa chaise (pour sa sĂ©curitĂ©) ou d'uriner dans une culotte d'incontinence. À son regard affolĂ© en me disant : « Je dois aller Ă  la toilette, je vais uriner dans mes culottes », j’ai dĂ» lui rĂ©pondre que ce n’était rien, qu’elle avait maintenant une couche-culotte. Quand elle se salissait aprĂšs avoir Ă©tĂ© changĂ©e, j’ai appris Ă  changer une couche et Ă  assurer ses soins de base pour Ă©viter les dĂ©lais indus.
Au fil des conditions se dĂ©tĂ©riorant et des Ă©conomies faites au dĂ©triment de la qualitĂ© de vie des patients les plus vulnĂ©rables, j’ai constatĂ© la nĂ©gligence et la maltraitance institutionnelle. Par exemple, on vĂ©rifiait l’humiditĂ© d’une culotte avant de la changer. Quand ce n’est pas assez mouillĂ©, ça attend
 Ma PrĂ©cieuse faisait un nombre incalculable d’infections urinaires. À chacune, elle prĂ©sentait des manifestations de dĂ©lirium (pertes de contacts avec la rĂ©alitĂ©, discours dĂ©cousu, agitation, manque d’attention, mĂ©moire Ă  court terme atteinte, grande anxiĂ©tĂ©, peur). Ces manifestations sont rĂ©versibles quand on en Ă©limine les causes. Chaque fois, je demandais un test urinaire. Chaque fois, positif.
Pour donner un sens Ă  tout ça, j’ai acquis des connaissances universitaires de deuxiĂšme cycle en Ă©tude du vieillissement et gĂ©rontologie. Je me suis documentĂ©e notamment sur la bientraitance des prĂ©posĂ©s aux bĂ©nĂ©ficiaires qui Ɠuvrent auprĂšs d’aĂźnĂ©s vulnĂ©rables. J’ai compris que l’organisation des soins elle-mĂȘme est un terrain fertile Ă  la maltraitance.
Pour pouvoir survivre en tant qu’employĂ©s ou proches, on doit rationaliser des pratiques irrespectueuses de la dignitĂ© des personnes malades et de celle des soignants. On tente de « rentabiliser » une offre de services de soins incompatible avec l'aspect financier. Pourtant, il en coĂ»te une fortune pour demeurer dans une chambre privĂ©e payante d’un CHSLD : maximum 1910,40 $ par mois (RAMQ.gouv.qc.ca).
Une musicothĂ©rapeute a dĂ©jĂ  travaillĂ© avec ma grand-mĂšre et d’autres usagers du centre. Elle s’est alors remise au piano, ce qui a stimulĂ© ses fonctions cognitives et sa dextĂ©ritĂ© fine, amĂ©liorĂ© son estime de soi et son humeur, et diminuĂ© son niveau d’anxiĂ©tĂ©. Le poste de cette spĂ©cialiste a Ă©tĂ© supprimĂ© sans informer les participants que « leur Julie » les quitterait. Grande tristesse dans le cƓur de ma PrĂ©cieuse et d’autres participants. Coupures obligent.
Sachez que ma PrĂ©cieuse a Ă©tĂ© infirmiĂšre-chef dans l’unitĂ© gĂ©riatrique de l’hĂŽpital Saint-Luc pendant des dĂ©cennies. Elle s'est fait un devoir d’expliquer les raisons de sa retraite « prĂ©cipitĂ©e » Ă  63 ans : « Les coupures ont affectĂ© la qualitĂ© des soins. J’étais incapable de tolĂ©rer ça. J’aimais mieux voir mes patientes bĂ©nĂ©volement plutĂŽt que de mal faire mon travail. » Ironiquement, elle a Ă©tĂ© exposĂ©e Ă  cette violence organisationnelle 25 ans plus t**d.
Quand je rĂ©flĂ©chis Ă  la vieillesse, Ă  ma vieillesse, je dĂ©plore qu’on mette autant d’énergie, toute notre vie, pour se construire un sens identitaire, mais qu’une fois trĂšs vieux, on ne soit plus qu’une personne ĂągĂ©e malade. Comment pouvons-nous taire ce que ces personnes ont construit ?
Ma PrĂ©cieuse a Ă©tĂ© une fille, une Ă©tudiante, une infirmiĂšre, une Ă©pouse, une mĂšre, une amie, une confidente, une voyageuse aventureuse, une bĂ©nĂ©vole, une musicienne, une curieuse politisĂ©e, instruite, intelligente, une belle-mĂšre, une grand-mĂšre, une proche aidante. Pourtant, dans ses derniĂšres annĂ©es et ses derniers instants de vie, elle n’était plus qu’une vieille madame dĂ©sorientĂ©e et malade.
En tant qu’ĂȘtres sociaux, nous avons besoin des autres pour prĂ©server nos capacitĂ©s cognitives. Prenez n’importe quel ĂȘtre humain, dĂ©partisssez-le de ses avoirs, de ce qu’il a Ă©tĂ©, nĂ©gligez les nombreux deuils avec lesquels il compose, confinez-le dans une chambre, visitez-le rarement, avec des Ă©changes instrumentaux et l’ensemble de ses capacitĂ©s se dĂ©tĂ©rioreront. C’est ce qu’a vĂ©cu ma PrĂ©cieuse, comme des milliers de personnes ĂągĂ©es au QuĂ©bec. Il me semble que ce genre de comportements, avec des bĂątisseurs de notre monde actuel, s’avĂšre une violence profonde contraire au respect de la dignitĂ© humaine.
Le QuĂ©bec est vieillissant. La pĂ©nurie de main-d’Ɠuvre gravissime est aujourd’hui la rĂ©ponse toute faite pour justifier des manquements au respect de la dignitĂ© humaine. Dans ce contexte, devant les difficultĂ©s de nos plus vulnĂ©rables, la mĂ©dicalisation massive est devenue une porte de sortie acceptable
 Mais pour qui ?
Dans ses derniĂšres annĂ©es de vie, ma PrĂ©cieuse avait une « journĂ©e type » assez prĂ©visible et sous-stimulante. Toilette et dĂ©jeuner au lit. Lever Ă  11 h. DĂźner Ă  11 h 30. Retour au lit Ă  13 h, jusqu’à 16 h 30. Souper Ă  17 h. À 18 h 30, retour au lit jusqu’au lendemain.
Dans ce contexte, il apparaĂźt utile de donner des antidĂ©presseurs pour l’humeur et contre l’anxiĂ©tĂ©, des anxiolytiques et des sĂ©datifs, et pourquoi pas des antipsychotiques contre les comportements de perte de contact avec la rĂ©alitĂ©.
Mais qui souhaiterait garder le contact dans une telle réalité ?
S’installe alors un cercle vicieux oĂč la mĂ©dication calme l’apparition de rĂ©ponses pourtant adaptĂ©es (agitation, dĂ©sorientation, apathie, agressivitĂ©, etc.) face Ă  un systĂšme dĂ©pourvu d’humanitĂ©.
On entre dans un CHSLD parce qu’on n’est plus capable de vivre dans son domicile : souvent trĂšs ĂągĂ©, en grande perte d’autonomie, voire dĂ©jĂ  en fin de vie. Pourtant, la politique quĂ©bĂ©coise consacrĂ©e aux soins palliatifs ne prĂ©voyait pas la crĂ©ation de lits de soins palliatifs dans les CHSLD (MSSS, 2004).
Ma PrĂ©cieuse a agonisĂ© pendant quatre jours avant de rendre l’ñme, sous soins de confort : antidouleurs, mĂ©dicaments contre l’anxiĂ©tĂ©, contre le mucus gĂȘnant sa respiration (commun en phase terminale).
Malheureusement, le moment d’injection correspondait aux changements de quart de travail. Lors d’un dĂ©lai particulier, elle a Ă©prouvĂ© une grande dĂ©tresse respiratoire pendant une grosse heure suivant le moment prĂ©vu pour sa mĂ©dication. En rĂ©ponse Ă  mon insatisfaction, ma colĂšre et mon impuissance, on m’a rĂ©pondu qu’on Ă©tait en manque de personnel. Cela explique probablement aussi pourquoi ma PrĂ©cieuse n’a pas Ă©tĂ© changĂ©e de position de 22 h Ă  3 h pendant ma nuit de veille. Quand j’ai demandĂ© l’aide du prĂ©posĂ©, il ignorait qu’une dame se mourrait sur l’étage.
On est loin de la notion d’approche holistique englobant tous les aspects de la personne. Quand on meurt d'ĂȘtre trop vieux, on ne satisfait pas les critĂšres pour bĂ©nĂ©ficier de soins palliatifs ou d’aide mĂ©dicale Ă  mourir.
Comment peut-on banaliser la mort de quiconque ? On ne meurt qu’une seule fois et ce peu importe notre Ăąge. La mort est certes normale, mais non banale. C’est selon moi l’étape ultime, probablement la plus difficile Ă  franchir. Posons un regard critique sur notre maniĂšre de la traiter, car on sera tous confrontĂ©s un jour ou l’autre Ă  la mort d’un ĂȘtre cher ou la nĂŽtre.
Le passage, on le souhaite comment ? Dans la rentabilité et la déresponsabilisation ou dans la bientraitance et la dignité ?
Karine Godin

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