03/05/2026
Elle savait qu’on lui avait souvent recommandé
d’aller explorer ses émotions.
Celles qui étaient enfouies depuis longtemps.
Celles qu’on disait importantes à ressentir.
Mais ces émotions-là
avaient eu leur raison d’être enfouies.
En séance,
elle a mis des mots sur ce qu’elle vivait :
« Je sais que ça bouge en dedans…
mais je ne ressens pas grand-chose. »
Une image est alors apparue.
Une rivière, en plein mois de mars.
Encore prise dans la glace.
Pas parce qu’il n’y avait pas d’eau.
Mais parce que le froid,
les peurs,
et certaines croyances
avaient figé le mouvement.
La rivière n’était pas morte.
Elle était vivante en dessous.
On n’a rien forcé.
On n’a pas cherché à faire fondre.
On a simplement reconnu
que parfois,
le corps garde les émotions en attente
quand le moment n’est pas encore sécurisant.
Et peu à peu,
sans pression,
sans objectif,
quelque chose a commencé à bouger.
Pas beaucoup.
Mais assez
pour sentir une forme de circulation revenir.
Et déjà,
ça a relâché un peu.
✨ Petit à petit… chaque cheminement est unique… mais toujours possible.