VSI - République Centrafricaine

VSI - République Centrafricaine Bienvenue sur ma page facebook qui me servira à vous raconter mes aventures durant ces deux années de VSI !!

(Volontaire de solidarité internationale, je précise pour les non initiés)
Je pars comme volontaire avec la DCC à Bouar, en Centrafrique, pour 2 ans. Je rejoins la Pharmacie diocésaine du village auprès de laquelle tous les centres de santé de la région se fournissent. En parallèle j’interviendrai également auprès du centre culturel St Kisito qui œuvre à l’alphabétisation des jeunes femmes de 14 à 30 ans.

"A la place de saisir un fusil, ils peuvent saisir une guitare, voulez vous leur donner la chance de vivre autrement?"Pe...
12/12/2019

"A la place de saisir un fusil, ils peuvent saisir une guitare, voulez vous leur donner la chance de vivre autrement?"

Petit documentaire sur la Centrafrique !
Il retrace un moment de vie de 2 jeunes élèves de l'école de musique de Bouar.

Il représente plutôt bien l'endroit où j'ai vécu, la situation, j'ai côtoyé la plupart des personnes du documentaire.

PS : j'ai mon nom a la fin du documentaire parce que j'ai fait la traductrice

W Republice Środkowoafrykańskiej, jednym z najuboższych państw świata, które od blisko dekady pogrążone jest w walkach zbrojnych i konfliktach, ponad połowa dzieci zmuszana jest do pracy fizycznej lub wcielana do wojska. Promowanie edukacji wśród najmłodszych mieszkańców tego kraju odb...

18/07/2019

01/05/2019

Newsletter Jeudi 18 Avril 2019

Bonjour à tous, après une petite absence des ondes, nous sommes déjà à Pâques… Il ne reste que 4 mois pour ma mission en Centrafrique.

Alors où en étions-nous, janvier 2019, j’ai l’impression que c’était il y a un demi-siècle…

Fin janvier, petit voyage à moto à Bozoum, lors de la foire agricole et ballade dans la région jusqu’à la colline aux roches noires. La foire agricole est organisée chaque année par la CARITAS (fondation de lutte contre l'exclusion et la pauvreté) et permet aux agriculteurs de toute la région OUHAM-PENDE de vendre leurs marchandises et de se faire connaître. Nous avons aussi participé à la notation des jardins de Bozoum, de magnifiques jardins.La notation repose sur la qualité des barrières, l’entretien du jardin, la diversité de la production, l’accès à l’eau et le prix des marchandises, de plus nous avons de nouveau visité les rizières mais cette fois-ci en présence du ministère de l’agriculture et le paysage a beaucoup changé car ce séjour était durant la saison sèche.
Petite anecdote : lors de notre ballade à moto, nous nous sommes fait arrêter à une barrière car ils pensaient que nous étions des chinois (les chinois gèrent les mines d’or dans cette région). Après avoir expliqué que nous faisions partie de la mission catholique, nous avons pu passer facilement.

Le mois de février fût marqué par la venue d’une équipe polonaise de télé, pour le tournage d’un documentaire sur l’école de musique. Pendant deux jours, je suis allée réaliser des interviews avec eux, nous avions 4 traductions à faire pour communiquer : Polonais 🡪 Anglais 🡪 Français 🡪 Sango. Il fut intéressant de voir la réalisation d'un documentaire : tournage, prise de son, et interviews.

A la fin du mois de février, notre chargée de mission, Sylvie Gibier qui réside en France et viens une fois par an sur le terrain. Elle est venue pour faire le bilan, au bout de cette année et demi de volontariat. Nous avons fait cela dans le cadre d’une « retraite » de deux jours dans la communauté des Carmes de Saint-Elie. Ce qui m’a le plus marqué de cet isolement, ceux sont les repas en silence ; concrètement le silence ce n’est pas fait pour moi. Mais l’environnement est vraiment calme et magnifique, cela m’a presque donné envie de méditer (j’ai bien dit presque).

Et maintenant passons à mon aventure médicale (que j’ai déjà raconter 1000 fois depuiiiiiiiiiiiiiis……..)
Réveiller à 5h du matin le samedi matin par des douleurs abdominales, je n’en avais jamais connues d’aussi intenses et douloureuses. Je patiente trois heures puis la douleur ne diminuant pas, j’appelle la sœur Marie-Thérèse et nous partons à l’hôpital de Maigaro pour réaliser des examens. Pas de palu, pas de typhoïde par contre c’était une crise d’appendicite… et donc opération chirurgicale et donc rapatriement … Commence alors les galères pour trouver le moyen de me ramener dans un premier temps sur Bangui puis sur Nairobi (conditions fixées par l’assurance, les critères des hôpitaux centrafricains ne respectant pas les conditions nécessaires pour une opération). Nous avons recherché toutes les solutions mais impossible de partir en avion de Bouar un samedi soir. Etant toujours très souffrante malgré le traitement, nous nous lançons sur les routes centrafricaines de nuit, avec Virginie, Antoine et le père Matthieu, seul moyen d’arriver dans les 24h à la capitale au cas où la situation empirait. Le temps d’organiser tout ce voyage, contact avec le médecin de l’ambassade et l’assurance, nous avons convenu qu’un hôpital pouvait réaliser l’opération directement sur Bangui. Nous avons roulé pensant 10h, perfusée dans la voiture, sur les routes chaotiques de Centrafrique, nous arrivons le matin à 6h à l’hôpital.
Je vous passe le fait, que mal en point, j’ai vu une trentaine de personnes différentes. Virginie et Antoine ont géré les appels venant de toute la Centrafrique, de l’assurance, et de la DCC.
Après plusieurs débats (le terme est choisi), avec tous les chefs de la structure de l’hôpital, la consule, le médecin de l’ambassade et l’assurance, le chirurgien accepte à ma demande insistante de m’opérer. Ne rentrant pas dans les critères d’urgence vitale (bien discutables), il a fallu qu’il attende l’autorisation d’Europe. Je crois qu’en seulement 24h, je suis devenue une star internationale et j’ai eu la première opération chez un expatrié occidental en Centrafrique.

Petite hospitalisation de 48h, je vous passe les détails de l’opération, pour la chambre 40° avec deux petits ventilateurs, avec 5 autres patientes, matelas de 5cm sur des barres en fer en guise de sommier, ma voisine a dû me prêter des draps… Heureusement, j’ai été très entourée par la sœur Marie-Thérèse et par un personnel très compétent.

Pour ma convalescence, j’ai passé une semaine chez les sœurs de Bangui, semaine qui m’a semblé durer des années… Ensuite, j’ai pu prendre l’avion pour rentrer en France, faire un check up santé. Je vous passe aussi les problèmes de remboursement avec l’assurance, rien n’a été simple.
J’ai dû me réhabituer à la température française (de 40° à 0°) et aux mœurs françaises (cela s’est fait assez facilement), j’ai pu revoir quelques membres de ma famille ainsi que de nombreux amis.
Après quelques examens médicaux, j’ai dû en plus, me faire opérer de la vésicule biliaire en France, pour éviter de vivre une deuxième opération en Centrafrique. Rien n’est comparable…

Après 3 semaines en France, me voilà de retour dans mon cher pays la République Centrafricaine. Ce fut un retour de retrouvailles et de joies avec tout le monde ici.
Je suis tellement heureuse d’avoir pu revenir finir ma mission, et ne pas laisser la moitié des choses que j’avais entreprises inachevées.
Cette période de convalescence m’a permis, de revenir avec un plan de fin de mission sur toutes les choses que je dois faire, et un plan d’avenir sur ce que je voudrais faire par la suite, ce qui pour moi est très rassurant et me permet de vivre cette fin de mission avec sérénité.

Plan de fin de mission

Kizito – centre de promotion féminine -
Le plus important sera de former une ou deux personnes pour faire les bulletins scolaires informatiques. Pour le reste, avec les professeurs en place, nous avions beaucoup travaillé ensemble les cours, la pédagogie et j’ai entièrement confiance en mes collègues pour continuer ce que nous avons commencé. J’espère que l’évêque pourra trouver un volontaire qui aidera à la gestion de centre sur le plan de l’animation pour favoriser les apprentissages et le plaisir d’apprendre (passage de films, organisation d’évènements…) et aide à l’organisation du centre de promotion féminine de Kizito.

La pharmacie
Nous avons mis en place des procédures de préparation des commandes, gestion des stocks et de nouveaux partenariats. Une personne centrafricaine qui travaille avec nous actuellement et qui a aidé pendant mon absence, pourra travailler et aider à la gestion de l’entrepôt de médicaments au quotidien.

La bibliothèque
Pour l’instant, je vais laisser un peu de côté, pour me concentrer sur l’école. Après les vacances à la mi-juin, j’y retournerai pour laisser un registre qui recensera le nombre réel de livres, ainsi qu’un fichier informatique fonctionnel.

Dernier point à aborder, que ce passe-t-il dans la région de la Nana-Mambéré.
Suite à certains articles de presse ou sur internet, je tiens à vous rassurer en vous faisant part de mon avis personnel et/ou des dires que j’entends.
Bouar est toujours une ville de paix, très calme, ou l’on peut sortir sans crainte.
Toutefois, un groupe de rebelles armés commets quelques exactions sur l’axe Garoua Boulai – Bouar, ce qui entraine de la peur pour la population, peur d’un retour de violence.
Un nouveau préfet vient d’être nommé, qui pourra peut-être agir pour un réel maintien de la paix.
Les autres articles que l’on peut trouver sur internet sont des faits divers. Ici, les réactions sont différentes et parfois plus violentes, que celles que nous connaissons en France.

Donc pour vous rassurer, je vais très bien, et je me sens tout de même très en sécurité.
Il reste encore trois mois et tant de choses à accomplir avant de pouvoir partir sereinement.
A bientôt.

Bonjour a tous ! Ci-dessous le lien de ma newslettter de janvier ! Les photos sont directement dans la newslettter.Je vo...
24/01/2019

Bonjour a tous !

Ci-dessous le lien de ma newslettter de janvier !
Les photos sont directement dans la newslettter.

Je vous souhaite a tous le meilleur pour 2019!! 😁
Tous mes vœux de santé et de bonheur !

Apres une visite express de la famille dans la communauté en Centrafrique me voilà partie pour deux semaines de vacances...
16/11/2018

Apres une visite express de la famille dans la communauté en Centrafrique me voilà partie pour deux semaines de vacances au Cameroun !!
Ceci est un petit message en direct des Chutes D'Ekom au Cameroun

31/10/2018

Septembre & Octobre 2018 – Mercredi 24 Octobre

Le temps passe tellement vite que j’en oublierai presque d’écrire une newsletter !

En résumé : Reprise des cours avec le centre de promotion féminine « Londo, Mo Louti », cours a une des sœurs clarisse, départ de Lauriane, voyage à Bozoum, voyage à Bocaranga et Ndim, Ordination le weekend suivant à Bocaranga, deux conteneurs arrivés au dépôt de médicament ; ce début de deuxième année est riche en expériences !

Début septembre 2018
Tout commença avec le départ de Chantal, une colocataire qui était là à mon arrivée en Centrafrique et nous étions proche. J’ai récupérée et réaménagé sa chambre, et grande annonce : maintenant je dors sur un vrai matelas dans un lit 2 places ! Bizarrement mes nuits sont beaucoup plus confortables qu’avant, et j’apprécie de passer un peu plus de temps dans ma chambre surtout le week-end !

Dans mon élan de rangement, je me suis aussi lancée dans un grand nettoyage de l’arrière de notre cuisine que j’ai totalement découvert, on a un filet de volley, des frisbees et des cordes à sauter. Ceci interroge : pourquoi dans le garde-manger ?. J’ai aussi fait les placards de la cuisine et surtout celui des épices, avec les dates de péremption dépassées depuis très très longtemps, j’ai eu une pensée pour mes prédécesseurs. Depuis, je n’ai pas beaucoup plus cuisiné, mais au moins je connais tous les recoins de la maison. Et donc, j’ai été officiellement nommée gestionnaire de la maison (gestion des gardiens, de la femme de ménage …) et des règles de la colocation.

Vendredi 7 Septembre 2018
Arrivé du premier conteneur de notre partenaire IDA. Tout s’est très bien déroulé mise à part que … oui, il y a toujours un mis à part : sur les documents, il était écrit que le conteneur devait aller à Bangui et non à Bouar. Il a fallu plus d’une heure de négociation avec différents directeurs d’agences de notre transitaire, pour qu’ils acceptent enfin que nous déchargions le conteneur. La douane qui valide la livraison a dû attendre durant 2 heures que la situation se débloque. A part cet incident, nous avons été très efficaces. Avec mes colocataires préféré, nous avons fait l’inventaire pendant tout le weekend et le lundi, nous étions prêts à rouvrir le mardi suivant.

Depuis la livraison du conteneur, que nous attendions depuis longtemps, mes semaines s’organisaient de la manière suivante : 2 jours à la bibliothèque (l’inventaire de la bibliothèque n’est toujours pas fini) et 3 jours au dépôt de médicaments.

Et surtout, j’allais oublier, mes semaines s’organisaient autour de nombreuses sorties le soir et les week-ends, afin que Lauriane (ma dernière proche colocataire, snif snif) puisse dire au revoir à toutes les personnes que nous connaissons.

Week-end du 15 – 16 septembre à Bozoum
Pour les dernières semaines de Lauriane nous nous sommes fait un petit programme bien chargé et tout a commencé avec un week-end à Bozoum.
Nous sommes donc partis en voiture tels les trois mousquetaires, Antoine, Lauriane et moi. Après un voyage quelques peu chaotique du à deux camions bloqués dans la boue, et nous-mêmes avons eu la voiture embourbée deux fois, et heureusement grâce à Antoine, à la fonction 4*4 ainsi qu’à l’aide des camionneurs, nous sommes arrivés sains et saufs !

Nous sommes repartis pour aller nager dans la rivière Ouham. Seuls deux d’entre nous ont eu le courage de se baigner. Oui, j’avoue que c’est moi qui n’est pas osée, mais je n’étais pas très inspirée par cette eau maronnâtes, en crue, ayant montée de plusieurs mètres (on ne voyait que la cime des arbres). Nous avons pique-niqué au bord de la rivière, c’était très sympa. Puis, nous sommes partis en randonnée à la croix. Cette ballade qui nous avait paru tellement simple durant la saison sèche, fut une véritable aventure (surtout pour nos mollets) et avec toute la végétation qui avait poussée, bien évidemment nous nous sommes perdus.

Le soir, après avoir mangé à la mission nous sommes sortis en ville, dans l’espoir de tester la toute nouvelle boite de nuit de Bozoum. Malheureusement elle n’était pas encore ouverte, elle devait ouvrir en juin 2018, et la nouvelle ouverture est prévue en janvier 2019. Alors, nous sommes allés prendre une bière, avec les médecins de l’hôpital que je connaissais, car ils viennent acheter les médicaments au dépôt de Bouar.

Le lendemain nous avons assisté à la messe dite par le père Aurelio. Après le déjeuner, nous sommes partis visiter les rizières de Bozoum, un changement de paysage assez impressionnant, on se serait cru en Asie (voir photos), et nous sommes repartis pour Bouar.

Grâce à ce superbe voyage ou nous avons découvert la recette secrète du Limoncello . La semaine suivante, j’ai essayé d’en faire moi-même et franchement c’est plutôt très bon.

Week-end du 21,22 et 23 Septembre 2018
Nous avons fait une fête d’au revoir pour Lauriane avec nos amis de la Minusca et de la ville avec une dernière visite de la boite de nuit. Et le lendemain une soirée pizza (vive le fromage !). Un vrai bon dernier week-end en sa compagnie sur Bouar.

Le 23, 24 et 25 Septembre 2018 furent les jours les plus longs de ma vie…
Parlant depuis des mois de me faire des tresses africaines, j’ai pris mon courage à deux mains. Très fière de ne pas avoir eu mal durant la coiffure, la nuit suivante et les suivantes ne furent pas de tout repos… C’était comme si on avait fixé 5 kilos au bout de mes cheveux, autant vous dire que ce n’était pas très agréable … Mais j’ai lutté et cela valait le coup, pour le regard des gens, tellement contents que je cherche à m’intégrer de cette manière, et que je sache ce qu’ils vivent au quotidien. Mon objectif était de tenir une semaine, mais une semaine sans dormir c’était beaucoup trop long !.

Week-end du 28, 29 et 30 Septembre 2018
Comme vous vous en doutez pour ceux qui me connaisse à force de vouloir trop en faire, je suis bien évidemment tombée malade… Après avoir attendu 3 jours « que cela passe », j’ai fait les tests et j’avais finalement contre tout attente un palu, youhou !
Enfin bref, me voilà mourante le vendredi et pourtant partie dans la voiture en direction de Bocaranga, voyage prévu pour 4 heures, avec les deux futurs prêtres et leurs deux mentors (venant pour une répétition de la chorale). Malgré, quelques déboires avec la voiture qui n’avançait plus, qu’il a fallu pousser 3 fois, et à la fin le Père Robert de Bocaranga est venu nous tracter car la voiture n’avançait plus du tout (le filtre a gasoil était totalement obstrué).Mais heureusement grâce à la bonne humeur de nos co-voyageurs, le trajet s’est très bien passé.

Nous avons été accueillis toujours avec bienveillance par les pères de Bocaranga.
Un petit passage obligé par la croix de Bocaranga pour Lauriane le matin et un départ pour Ndim en début d’après-midi (1h30 d’une route plus que difficile).

Visite chez les sœurs puis chez le père de Ndim, et visite de la ville l’après-midi. Cette petite ville est effectivement très petite, autant dire que en 15 min nous avions fait le tour des endroits où nous avons le droit de nous rendre car un groupe de rebelle a élu domicile juste à côté de la ville.
Et surtout le plus important, la vrai raison de notre voyage sur Ndim, le but de plusieurs moi de discussion, un tour de PIROGUE !! sur le lac de Ndim ce qui a validé ce voyage à 100%.
Dimanche nous sommes rentrés après la messe à Bocaranga. Le voyage a été très animé, d’une part par une pluie diluvienne qui nous a permis de tester la fonction bateau du véhicule (c’est une blague) et d’autre part par l’ambiance musicale et amicale dans la voiture.

Jeudi 4 Octobre - Vendredi 5 Octobre 2018 – Sad Day

Pour le dernier soir de Lauriane, nous avons invité les prêtres et les sœurs du centre d’accueil, ainsi que quelques amis les plus proches. Avec Antoine, nous avons diffusé notre superbe diaporama d’au revoir, nous lui avons retracé tout son parcours avec nous.
Le lendemain après avoir pris un dernier petit déjeuner ensemble, ce fut des adieux larmoyants devant le dépôt, j’ai perdu ma dernière colocataire fille avec qui je partageais tout.

Long week-end du 5, 6, 7 et 8 Octobre 2018 - Ordination
Pas le temps de niaiser, entre le départ de Lauriane et mes super comprimés de Coartem, me voilà repartie pour l’Ordination, notamment pour Firmin et Flavien (deux anciens diacres pour qui j’étais déjà présente lorsqu’ils étaient devenu diacre). Je pense avoir eu une des meilleures places dans les voitures qui sont parties, j’étais avec les deux ordonnés, Monseigneur Mirek et ma supérieure, la sœur Marie-Thérèse, en soit un voyage entouré de « Kotazo » (personnes importantes.
L’organisation du voyage fut très difficile car la route s’était énormément dégradée après la saison des pluies, et un passage était pratiquement impossible a passé, presque toute les voitures se sont embourbées. Ce fut un bonheur pour les habitants des environs qui gagnent de l’argent, à chaque fois qu’ils aident à « sauver » une voiture.

Pour la première fois j’ai eu la chance d’aller dormir chez les sœurs de la charité de Bocaranga (séparation homme/femme). J’ai partagé ma chambre avec la sœur Marie-Thérèse. Le premier soir après le repas chez les sœurs et une tisane (oui, j’ai bu de la tisane et je suis assez fière de cet exploit), je suis allée me coucher pour être en forme le lendemain.

Habillée comme prévu en pagne et avec le tee-shirt spécial de l’ordination, que j’ai fait faire à la main pour l’occasion (double tête, double phrase - cf. photo), j’étais totalement dans le thème. Le matin je suis allée me préparer avec les nièces du chancelier Stanislas, qui viennent du Cameroun et qui sont génialissimes, une très belle rencontre. J’ai donc passé toute la journée et toute la soirée avec elles.

L’ordination fut, et bien, une ordination de 4 heures (presque en plein soleil), mais cela s’est très bien déroulé, tout était très bien préparé. Puis nous avons pris un premier repas à la paroisse, un deuxième chez le tout nouvel Abbé Firmin puis un troisième chez l’Abbé Flavien. Les repas étaient essentiellement constitués de manioc et de viande mais il y a eu du champagne (fait assez incroyable pour être signalé).
Puis nous avons fini la soirée dans un bar dansant avec quelques autres personnes, une super soirée !

Le lendemain matin, j’ai pu assister à l’ouverture des offrandes que les deux prêtres ont réçu en présent durant la messe ; entre trois moutons, 4 poulets, du manioc et autres denrées alimentaires, il y avait de très beaux cadeaux comme des montres, des pagnes, des vêtements de toute sortes, des tableaux etc…
Pour le retour, ce fut un petit voyage fort sympathique avec le père Robert, nous n’avons eu aucun problème sur la route (j’étais presque déçue).

Rentrée au Centre de Formation « Londo, Mo Louti » – Lundi 1 Octobre, Lundi 8 Octobre et Mardi 9 octobre
Au milieu de tous ces week-ends, le vendredi 28 Septembre, on m’informe que la rentrée de Kizito sera le lundi suivant. Je vous laisse imaginer la panique ! aucun cours n’était prêt, un programme a créé et a organisé, pas de réunion de préparation etc…
Bref, pour moi c’était un cauchemar éveillé.
Après discussions, nous avons décidé de faire une pré-rentrée le lundi 1 octobre puis la vraie rentrée le 8 octobre. La pré rentrée s’est plutôt bien passée, juste une petite présentation de l’école, évaluation de français puis ménage et rangement des salles.
Par contre, le jour de la « vrai » rentrée, la responsable Beatrice et moi n’étions pas là à cause de l’ordination (ils n’avaient donc pas les clés pour ouvrir les salles), Doriane, Morel (nouveau professeur diplômé de couture) et Pamela étaient toujours sur Bangui. Autant dire que cette rentrée a dû être un peu difficile, la sœur Renata et Madame Clémence ont dû gérer nos 74 élèves seule durant toute la matinée.
Le lendemain, mardi 9 octobre, j’ai commencé mes premiers cours de français (qui auront lieu dorénavant le lundi et mardi), et tout a commencé à se mettre en place petit à petit (comme qui dirait il faut y aller mollo-mollo).
Tout cela m’avait paru insurmontable avec mon petit ami le palu, mais depuis qu’il m’a quitté, j’avance doucement mais surement dans la préparation de mes cours, et la mise en place de la méthode « na ya ti sango » (méthode pour découvrir la lecture, l’écriture et les mathématiques tout en Sango de manière très ludique en faisant de nombreux jeux) pour laquelle j’avais suivi une formation cet été.

Dernières semaines :
Nous avons fait une petite soirée pour fêter l’anniversaire de Virginie avec comme petit cadeau un très beau pagne choisis par Antoine. Tout est redevenu plus calme depuis le départ de ma Best. Je lui envoie des messages tous les jours et il va falloir que je me calme mais bon…
Je me remets doucement et j’essaie de sortir pour rencontrer de nouvelles personnes et mon travail me prend quand même beaucoup de temps, donc pour l’instant la déprime n’est pas encore là. Et comme d’habitude j’ai un million de projets en tête (Velotrip de trois jours, aller voir le match de foot à Bangui, aller dormir en brousse, participer à une veillée funéraire, rencontrer un marabout, réparer la moto et beaucoup d’autres choses).

Mes semaines en ce moment :
Lundi et Mardi : Cours de français (matin) + Bibliothèque (après-midi)
Mercredi : Dépôt de médicament + Préparation des cours
Jeudi : Dépôt de médicament + Cours aux enfants
Vendredi : Dépôt de médicament toute la journée
Samedi et Dimanche : Repos

Demain, c’est le début des cours avec les enfants du centre Saint-Michel porteurs du VIH et en décrochage scolaire.
Et surtout la préparation de l’arrivée de mon papa, de mon frère et de Laura (une amie d’enfance ). Nous avons prévu une journée en République centrafricaine (avant des vacances au Cameroun) avec un programme très chargé. Tout faire en une seule journée risque d’être compliqué, mais on va tout préparé pour qu’ils puissent rencontrer un maximum des personnes avec qui je vis ici.

31/10/2018

DCC a bien grandit !

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