14/04/2026
Quand je repense à cette période de ma vie, je ressens beaucoup d’insécurité. 😱
C’est durant ma formation en art-thérapie que j’ai recontacté la petite fille que j’étais et que j’ai compris que j’avais vécu dans un environnement émotionnellement insécure. 😵💫
Je me sens encore aujourd’hui, en repensant à cette période, comme traversée par une angoisse sourde. Une incompréhension du monde, et un besoin constant du regard extérieur pour me valider, me rassurer, me contenir. 😔
J’étais une enfant très sensible, précoce, une véritable éponge émotionnelle, qui ne savait pas différencier ses émotions de celles des autres. Très tôt, j’ai appris à m’ajuster, à ressentir les autres, parfois même à les rassurer pour me rassurer moi-même. 🫥
Sans un regard sécurisant pour me refléter, j’ai grandi dans une quête : savoir qui j’étais. Le regard de l’autre est devenu mon repère, presque mon identité. J’ai cru que j’étais ce que l’autre voyait de moi. Alors j’ai appris à me construire à travers ce regard, avec la peur d’être jugée, rejetée ou abandonnée. 😶
Je vivais dans un corps tendu, rigide, toujours en vigilance. Une respiration courte, une agitation intérieure constante. 😨
Mes formations en art-thérapie puis en danse-thérapie ont été des points d’appui essentiels. Elles m’ont permis de me reconnecter à mon corps, à ma créativité, et petit à petit de faire remonter les mémoires de cette petite fille. 🧐
J’ai pu alors la regarder autrement. L’aimer. La rassurer. Devenir pour elle un point d’appui, un parent intérieur, une interface entre le monde et mon monde intérieur. 💖
Aujourd’hui, cette sensibilité fait partie de mes forces. Elle me permet, dans mon travail thérapeutique, de sentir finement les espaces intérieurs des personnes que j’accompagne et de les aider à retrouver un lien plus sécurisant à elles-mêmes. 🪷
Est-ce que cela résonne avec ton histoire? 👶