24/12/2025
Les enrĂȘnements.
Au mieux, ils sont trop lĂąches, et donc inutiles (sans pour l'instant attribuer de jugement de valeur Ă cette potentielle utilitĂ©) car relĂąchĂ©s en permanence. Le caractĂšre toutefois dangereux (et qui souvent nuit Ă l'ergonomie) peut cependant ĂȘtre relevĂ©, car entraĂźnent un risque de prise dans les antĂ©rieurs (notamment si cheval baisse la tĂȘte, ou se gratte, ou trousse fort).
Au pire, ils sont "bien rĂ©glĂ©s" et donc agissent. Ă noter qu'on ne parle pas forcĂ©ment d'un enrĂȘnement qui serait tendu en permanence, car dans la nocivitĂ© aussi, il y a des nuances.
âą 1er cas : l'enrĂȘnement est complĂštement tendu, cheval Ă l'arrĂȘt. On se fĂ©licitera parfois qu'il ne "l'enferme pas", mais.... dĂšs lors que le cheval va amorcer sa foulĂ©e, au moment oĂč un antĂ©rieur s'avance, naturellement le bout du nez s'avance aussi, or l'enrĂȘnement dĂ©jĂ tendu va venir empĂȘcher cela. Le cheval a donc plusieurs options :
- Se dĂ©battre (secouers la tĂȘte, refuser d'avancer, voire reculer)
- "Aller contre" pour essayer de marcher sa foulĂ©e normalement, tendant d'autant plus l'enrĂȘnement Ă chaque avancĂ©e d'antĂ©rieur (moment oĂč le bout du nez s'Ă©loigne le plus du poitrail, de par le changement d'angle tĂȘte-encolure naturel dans une foulĂ©e sans contrainte): apparaĂźtront alors des signes d'inconfort dans la bouche (bien souvent en "demi-lune").
- Accepter, et c'est malheureusement ce qui donne souvent satisfaction aux utilisateurs de ces outils: le cheval va donc restreindre son balancier, pourtant indispensable Ă une locomotion saine et Ă un fonctionnement du dos dans le mouvement. Il va aussi apprendre, soit Ă s'appuyer (bien trop fort) sur le mors de maniĂšre continue ou discontinue (deux temps par foulĂ©e, si nous sommes au pas, un, si nous sommes au galop), soit Ă cĂ©der (l'Ă©quivalent de se positionner "en dessous de la main") pour Ă©viter l'accoup rĂ©pĂ©titif qui l'empĂȘche de fonctionner naturellement.
Il est donc totalement erronĂ© de croire qu'un enrĂȘnement Ă , comme on l'entend souvent, une quelconque utilitĂ© pour "apprendre la mise sur la main", puisque loin du lĂ©ger appui recherchĂ©, il habituera soit Ă avoir un contact beaucoup trop fort, soit inexistant.
Quant au cavalier, il n'aura nul sensation des rĂ©sultantes de ses positions (et plus t**d, actions) de main, puisqu'une autre rĂȘne / attache vient gommer tout cela.
âą 2Ăšme cas: l'enrĂȘnement est (toujours Ă l'arrĂȘt) lĂ©gĂšrement relĂąchĂ©. Si lorsque le cheval se met en marche celui se tend et se dĂ©tend au rythme de la foulĂ©e, alors les forces seront moins offensives que dans le 1er cas car la pression moindre, mais nous aboutirons aussi aux 3 options prĂ©cedemment dĂ©crites.
AjoutĂ© Ă cela qu'ici, la sensation d'instabilitĂ© pourra aussi agacer certains chevaux, quand du 1er cas (l'enrĂȘnement dĂ©jĂ tendu cheval Ă l'arrĂȘt) rĂ©sultera une rĂ©signation plus rapide.
Cela équivaut aussi par exemple, à une main non/mal éduquée (ou dépendante d'une assiette instable) qui ne se veut pas coercitive mais qui croyant bien faire, se fixe par rapport au garrot aux 3 allures, alors que 2 d'entre elles nécessitent une mobilité (toujours par rapport au garrot) pour pouvoir garantir une fixité par rapport à la bouche (la fixité étant ici définie de maniÚre classique comme étant l'absence de tout mouvement parasite). Et, ce n'est que de cette fixité issue d'une main (et de ce qui la précÚde: le bras) mobile, que pourront avoir lieu : locomotion saine, puis éventuellemnt la mise sur la main (en l'absence d'autres éléments bloquants).
EquiSaj