16/01/2026
Quand l’assurance de l’autre ébranle notre vérité!
Quand on a appris à invalider nos émotions, à croire qu’on est trop ou pas assez, que notre parole a peu de valeur, on finit par douter même de ce qui est évident.
Pendant longtemps, il suffisait que quelqu’un me contredise avec beaucoup d’assurance pour que je commence à douter.
Même quand, au fond de moi, une petite voix me disait que ce n’était pas juste ou pas logique, si l’autre affirmait le contraire avec assez d’aplomb, c’était forcément lui qui détenait vérité.
Je l’ai vécu à plusieurs reprises, dans des contextes professionnels comme personnels, beaucoup plus régulièrement face à des hommes très sûrs d’eux.
À force, il m’est arrivé de faire des choix — même pour ma vie — auxquels je ne croyais pas,
simplement parce que l’autre affirmait les choses avec tellement de certitude que je finissais par penser que j’avais tort et que j’avais dû louper quelque chose.
Le problème n’est pas de douter, mais pourquoi on doute et qui on remet systématiquement en question.
Se questionner sur ses actes, sur une situation ou sur un avis divergent est plutôt sain.
Mais s’effacer parce que l’autre affirme avec plus de conviction, ce n’est plus de la remise en question, c’est un manque d’assurance et d’estime de soi.
Aujourd’hui encore, le doute peut surgir face à quelqu’un qui affirme qqch avec autorité.
Mais il est suivi d’un nouveau réflexe : Je questionne l’autre sur ce qui lui permet d’être aussi sûr, et s’il y a débat, je demande des explications afin de comprendre ce qui le pousse à affirmer avec autant d’aplomb.
Si c’est convaincant, je prends.
Sinon, je ne pars plus du principe que c’est moi qui dois mettre mon idée de côté et je fais ce qui me semble juste.