17/09/2025
Parce que parfois Georgette, ça me tabasse.
Certaines nouvelles, les imprévus, les changements imposés.
Ma première réaction ? La colère. Ouh, je fulmine. Je brûle de l’intérieur.
Mon réflexe ? Me planter là dedans. M’y complaire, même.
Ça me prend quelques heures, parfois quelques jours, dans les temps les plus durs, quelques semaines. Je l’accueille, pleinement, les bras grands ouverts, comme une arrière grand-mère dont les bisous piquent, autant qu’ils font du bien.
Je la laisse me ravager. Et quand elle a fini de hurler, alors mon cœur prend le dessus. Plus que mon cœur, mon âme.
Cette âme qui s’est faite toute petite, laissant la place à cet ouragan émotionnel.
Cette âme qui se remet au centre uniquement dans les instants où je « dois » être alignée.
Lorsqu’elle reprend place, alors l’ouragan devient brise. Une brise d’été, légère et douce. Agréable. Un vieux souvenir.
De quoi conscientiser qu’elle a existé.
Je pourrais la laisser s’en aller… Ma réalité est que de cette manière, cette colère se transforme en mouvement. Un mouvement doux, mais incarné.
Un remède à la rigidité de mon corps, qui lui, tient comme il peut dans cette tempête.
Lorsque l’ouragan se tait, le corps tout entier s’offre le cadeau de redevenir mouvement, accordant à chaque membre, chaque muscle, chaque ligament d’être moins raides, moins rigides. De s’autoriser cette légèreté, car âme et corps réunis, ici bas, forment un tout qui ne peut pas se perdre.
Parce que le mouvement Georgette, c’est la vie.
Vraiment.
Et ce mouvement, même s’il décoiffe, aujourd’hui, je me fais la promesse de l’accepter, de l’accueillir, et de le remercier.
Je suis en vie.
Ici et maintenant.
Tout le reste n’est qu’un jeu.
Celui de l’existence…
Et pour ça, je remercie, encore et encore.
Continuons notre chemin, cher là-haut 🙏🏻