06/01/2026
Rien ne semble plus pareil en ce début d’année. Comme si une immense onde de choc avait ravagé les rives du Léman. Il n’est pas facile de prendre du recul quand l’indescriptible, l’inimaginable horreur touche nos amis et nos connaissances.
Il faudra beaucoup de temps pour faire ce deuil, pour la guérison des blessures. Tout d’abord pour les êtres touchés de plein fouet par la tragédie bien sûr. Puis aussi pour tous les gens de la région (et bien plus loin), dont personne ne semble épargné par le choc. Surtout nos jeunes et les parents de jeunes.
C’est jour après jour que nous pouvons essayer d’être à l’écoute de ceux qui en ont le plus besoin, mais aussi à l’écoute de nos propres besoins. Et de prendre soin. Prendre le temps de prendre soin. En toute humilité, du mieux que l’on peut.
C’est peut-être aussi un moment clé pour nous rappeler ce qui est essentiel et indispensable, et qui est ressorti de manière tellement belle dans ce drame : la solidarité et l’amour. La force de la communauté, de la chaleur humaine.
C’est bien sûr aussi le moment de se demander, chacun à son échelle, chacun avec ses moyens, petits ou grands, comment nous pouvons aider, soutenir, être disponibles pour quelqu’un qui en a besoin, pour notre communauté, pour l’humanité. Par des paroles, des gestes, des actions. Et parfois même simplement par le silence et la présence.
Et pour ceux qui en ont besoin, d’oser demander de l‘aide. Tout le monde est légitime pour en recevoir et l’onde de choc à touché bien plus loin que les victimes elles-mêmes et leurs proches. Alors osez demander de l‘aide, surtout si cela vous semble illégitime.
De tout cœur avec vous
Tabea