17/02/2026
Hiver — La saison du silence ❄️
Quand tout se tait pour que l’essentiel parle
Quelles couleurs vois-tu dans l’hiver ? Le blanc du vide ou le blanc du possible ? Un bleu nuit qui t’aspire ou qui te berce ? Le noir des arbres nus — est-ce de la tristesse ou de la structure ? L’hiver réduit la palette au minimum. Est-ce que cet appauvrissement te libère ou t’étouffe ?
Le bois qui brûle, la laine mouillée, l’air glacial qui pique les narines, le chocolat chaud. Les images de l’hiver — le givre sur une vitre, la buée d’un souffle, une pièce éclairée à la bougie. Est-ce que ces sensations t’enveloppent ou t’enferment ? L’hiver réduit le monde au plus proche : est-ce que tu t’y retrouves ou est-ce que tu t’y perds ?
L’hiver, c’est le symbole de la dormance, du repli, de la mort apparente qui prépare la renaissance. Sous la surface gelée, tout travaille en silence. Mais est-ce que tu sais habiter ce silence ? Est-ce que l’immobilité te ressource ou te terrifie ? Et cette peur de l’immobilité, si elle est là — est-ce qu’elle te parle de l’hiver, ou de quelque chose de bien plus ancien ?
L’hiver correspond à la phase menstruelle du cycle féminin — le retrait, la décharge, le besoin de solitude et de silence. Dans le cycle masculin, c’est le creux hormonal, le moment où le corps demande de la récupération et du recueillement. Mais est-ce que tu honores cette descente ? Ou est-ce que tu continues à produire, à performer, à répondre présent — parce que personne ne t’a jamais autorisé à hiberner ?
L’hiver est la seule saison qui ne produit rien de visible. Et c’est précisément pour ça qu’un monde obsédé par la productivité la méprise. Pour un cerveau neurodivergent, l’hiver intérieur est souvent la saison la plus riche — celle où les connexions se font dans l’ombre, où les idées se forment avant d’avoir un nom.
Apprendre à habiter son hiver, c’est refuser l’idée que le silence est un vide. C’est comprendre que ce qui ne se voit pas est peut-être ce qui travaille le plus.