19/02/2026
GÉRARD a touché son salaire. 120.000 FCFA.
Dans son cœur, il avait fait ses comptes :
40.000 pour le loyer.
20.000 pour ses dettes.
15.000 pour les provisions.
Il lui reste 45.000 FCFA. Il se dit :
Je vais garder 10.000 pour la nourriture, 10.000 pour les imprévus, et envoyer 5.000 à Maman et Papa. Le reste… je vais gérer.
Douala est dur. Alors Gérard avait décidé de rester à la maison ce week-end.
Mais un appel a tout changé. Celui de "la go".
Elle veut sortir.
Il hésite. Puis, comme si un esprit l'avait envoûté, il envoie 2000 FCFA pour son transport.
Et dans la nuit, 25.000 FCFA fondent comme glace au soleil.
Un bon plat. Deux verres. Trois rires forcés.
Le cœur un peu vide, le portefeuille très vide.
Le lendemain, sa mère l'appelle :
– Mon fils, je n'ai pas encore reçu les 5000…
Gérard ment. Il parle de "prélèvement erroné au travail".
Et sa mère, cette reine au cœur grand, répond doucement :
– Ce n’est rien, mon fils. Tu veux que je t’envoie de l’igname et des légumes du village ?
Ce soir-là, pendant que Gérard digère son plat de regrets,
sa mère s’agenouille sur une natte, dans une pièce à peine éclairée.
Elle parle à Dieu.
Elle prie.
Pour un fils qui oublie souvent,
mais qu’elle n’a jamais cessé d’aimer.
Une semaine plus t**d, Gérard fait le tour du quartier à la recherche d’un prêt.
La go, elle, a déjà viré avec un autre, qui essaiera aussi de l’impressionner…
jusqu’à ce qu’il s’épuise, lui aussi.
Des années plus t**d, Gérard prendra sa retraite.
Il n’aura pas de maison à lui.
Pas d’épargne.
Il retournera au village, vivre dans la concession familiale.
Avec ses souvenirs. Et ses regrets.
Partenaire, si tu reconnais un morceau de toi dans l’histoire de Gérard… ce n’est pas trop t**d.
Tu es jeune.
Tu as encore la force.
Tu peux encore faire les bons choix.
Ne laisse pas un moment d’égo détruire une vie de potentiel.
La discipline financière n’est pas une prison. C’est une autoroute vers la liberté.