11/09/2023
Bien que l'étude de Nim, C.G., Downie, A., O'Neill, S. et al. ne contredis pas l'enseignement et l'utilisation clinique des manipulations vertébrales, elle suggère cependant que les meilleures preuves disponibles ne mettent pas l'accent sur les concepts techniques de spécificité liés à l'amélioration des résultats cliniques.
Ils recommandent que les programmes d'enseignement précisent comment les termes "SMT non spécifique" (thérapie par manipulation vertébrale) peuvent être utilisés.
Ils considèrent que l'identification fiable d'un segment "cliniquement pertinent" par l'évaluation manuelle est discutable.
Selon cette révision, il a été démontré que la thérapie par manipulation vertébrale a un effet plus large impliquant plusieurs articulations vertébrales, à la fois proches et plus éloignées du site d'application. En d'autres termes, ils considèrent que la manipulation n'est pas spécifique.
À la suite de cette révision systématique, il semble que le mécanisme neuromusculaire et/ou biomécanique explique les résultats positifs de la thérapie par manipulation vertébrale - les changements positifs observés après la manipulation vertébrale peuvent ne pas être liés à la spécificité du traitement, mais à un effet plus généralisé.
Envisager éventuellement une sélection plus spécifique du type d'intervention principal, des variables à mesurer et de l'expérience des intervenants sera a mon sens conseillé.
Il est clair que le traitement manuel sous le prisme de la spécificité, de la précision et de la focalisation apporte sans aucun doute des aspects cliniquement favorables.
Dans ce type d'intervention, il ne faut pas tomber dans l'idée que la construction de paramètres précis n'est pas nécessaire et que quoi que l'on fasse cela fonctionnent ( sans ce préoccuper des effets secondaires possibles).
Il faut analyser cette étude en profondeur, interpréter les informations de manière cohérente et ne pas perdre de vue la pertinence d'être spécifique, précis et de rechercher une focalisation maximale lors de l'utilisation d'un outil qui a prouvé son efficacité mais qui, s'il est utilisé sans exigence ni expertise peut avoir des conséquences désagréables, et produire le contraire de ce qui est souhaité.
Nous verrons comment, en développant les compétences palpatoires et l'évaluation manuelle analytique et en incorporant les connaissances de la physiologie articulaire, il est possible d'atteindre un haut degré de précision, en évitant les réactivités dans les segments adjacents, même en présence d'une sensibilisation d'origine discogénique.
Je pense donc qu'il est justifié et intéressant de développer ces points lors de cette prochaine réunion à Saint Malo.