Elisabeth-Colombel Thérapie

Elisabeth-Colombel Thérapie Psychothérapie - Art-thérapie 🎨- Développement personnel 🎭 - Mise en sens 🔄 & liberté d’être 🕊️

09/04/2026

💔 Il avait 9 ans quand il m'a dit 'Papa, je ne veux plus vivre'. Je ne l'ai pas écouté. Il est mort à 12 ans.

Je m'appelle Mamadou Diallo.

Je suis Franco-Sénégalais. J'habite à Villiers-le-Bel, dans le Val-d'Oise. Je conduis un bus depuis quinze ans.

Mon fils s'appelait Issa. Il s'est pen.du avec ma ceinture. Celle que j'avais enlevée ce soir-là, fatigué, pressé de me reposer. Il avait 12 ans.

Je ne l'ai pas vu souffrir. Je ne l'ai pas écouté. Parce que je pensais qu'être un père, c'était être dur. Parce que mon propre père était dur. Parce que dans ma famille, on ne parle pas. On encaisse. On serre les dents. On dit "ça va passer".

Ça n'a pas passé.

Issa était en CM2 à l'école Paul Langevin. Il était harcelé. Parce qu'il était gros. Parce qu'il s'appelait Issa.

Parce qu'il mangeait du tigadègue dans sa gamelle. Les autres enfants lui disaient "rentre chez toi, sale noir". Lui, il était né à Gonesse.

Il était français comme eux. Mais ses papiers ne comptaient pas. Seule sa couleur comptait.

Il ne me l'a jamais dit. Il avait peur. Peur que je lui dise "défends-toi". Peur que je lui dise "t'es un homme". Peur que je le regarde avec déception.

À 9 ans, il est venu dans ma chambre. Il pleurait sans faire de bruit. Il avait appris à pleurer sans bruit. Parce que son père n'aimait pas les garçons qui pleurent.

"Papa, je ne veux plus vivre."

J'ai posé mon téléphone. Je l'ai regardé. Et j'ai dit : "Ne dis pas n'importe quoi. Va dans ta chambre."

Il est parti. Il ne m'a plus jamais reparlé de ça.

À 10 ans, il ne voulait plus aller à l'école. Il disait qu'il avait mal au ventre. Je le croyais. Je le croyais parce que c'était plus facile.

À 11 ans, il ne sortait plus de sa chambre. Il ne parlait plus. Il ne souriait plus. Sa mère disait : "Mamadou, emmène-le voir un psy." Je disais : "C'est l'adolescence. Ça va passer."

Ça n'a pas passé.

Le jeudi 17 mars, je suis rentré du travail. J'étais fatigué. J'avais fait ma journée de bus, les embouteillages, les clients pressés.

J'ai enlevé ma ceinture. Je l'ai posée sur le dossier de la chaise. J'ai mangé. Je me suis endormi devant la télé.

Sa mère l'a trouvé le lendemain matin. Elle a poussé un cri. Un cri qui m'a arraché le cœur. Un cri que j'entends encore chaque nuit.

Ma ceinture. Son cou. Son visage bleu. Ses yeux grands ouverts.

Il me regardait. Comme le jour où il était venu me dire "je ne veux plus vivre". Avec la même question : "Pourquoi tu ne m'as pas écouté, papa ?"

Je suis resté là, immobile. Je n'ai pas pleuré.

Au cimetière de Gonesse, quand la terre a touché son cercueil, je suis tombé à genoux. J'ai hurlé. J'ai pleuré. J'ai crié son nom. "Issa ! Issa ! Issa !"

Il n'est pas revenu.

Un mois après, j'ai trouvé son carnet sous son matelas. Il écrivait dedans depuis des années. Des mots d'enfant. Des phrases qui m'ont tué.

"Papa m'a dit d'arrêter de pleurer. Maintenant je pleure dans ma tête. Personne ne voit."

"Je lui ai dit que je veux plus vivre. Il m'a dit de ne pas dire n'importe quoi. Il ne m'a pas cru. Personne ne me croit."

"J'ai trouvé une ceinture. Celle de papa. Elle est solide."

"Papa ne m'a jamais aimé. Maintenant il me verra. Trop t**d."

J'ai serré le carnet contre ma poitrine. Je suis resté par terre, à pleurer, à lui dire "pardon". Mais il ne m'entendait pas.

Avec Argenlivre, j'ai écrit un livre. 200 pages. Son histoire. Ma faute. Pour que d'autres pères n'attendent pas de trouver une ceinture autour du cou de leur fils pour ouvrir les yeux.

L'année dernière, j'ai participé au Week-end de l'écrivain à Paris. Je suis monté sur scène. Il y avait des caméras, des journalistes, des centaines de personnes.

J'avais peur. Mes jambes tremblaient. Mais j'ai lu. J'ai lu la page où Issa écrit "Papa ne m'a jamais aimé".

J'ai pleuré devant tout le monde. Je ne pleurais pas depuis l'enterrement. Ce jour-là, j'ai pleuré toutes les larmes que j'avais retenues. Et quelque chose s'est libéré.

Après mon passage, des pères sont venus me parler. Des pères qui pleuraient. Des pères qui disaient "moi aussi, je ne dis jamais 'je t'aime' à mon fils". Des pères qui disaient "ce soir, je vais lui parler".

Ce jour-là, j'ai compris. Mon histoire ne servait pas qu'à moi. Elle servait à tous ces pères silencieux. À tous ces enfants invisibles.

Le 16 mai 2026, une nouvelle édition du Week-end de l'écrivain aura lieu à Paris. Des médias, des leaders, des institutions seront là. Des pères, des mères, des enfants aussi.

Si toi aussi tu as une histoire qui t'étouffe. Si toi aussi tu veux monter sur scène et libérer ta parole. Si toi aussi tu veux empêcher d'autres enfants de mourir en silence.

Inscris-toi. Ta place t'attend. Ta voix peut sauver des vies.

✍🏾 Je témoigne : le Week-end de l'écrivain m'a sauvé. Il peut te sauver aussi. Rejoins-nous à Paris le 16 mai 2026. Écris IMPACT en commentaire.

— Mamadou Diallo, conducteur de bus à Villiers-le-Bel, auteur de "Ma ceinture, son cou", publié chez Argenlivre.

08/04/2026
07/04/2026
03/04/2026

“Il faut communiquer.”

Oui. Bien sûr.

Mais en thérapie de couple, je constate souvent que tout est mis sur la communication, comme si le fait de parler allait, à lui seul, transformer la relation.

Or, mettre des mots ne suffit pas toujours.

On peut expliquer très clairement :

ce qu’on ressent,
ce qu’on attend,
ce qui fait mal,
ce qui manque,

… et malgré tout, rien ne bouge vraiment.

Pourquoi ?
Parce qu’à un moment, le couple a aussi besoin d’actes.

Et poser des actes, c’est difficile.

Parce qu’agir, c’est s’exposer.
C’est prendre le risque :

d’être vulnérable,
de ne pas être rejoint·e tout de suite,
de ne pas être compris·e comme on l’espérait,
de sortir d’une posture d’attente.

Alors on reste parfois dans un entre-deux :
on observe, on attend, on espère, on teste.

On se dit :
“Si l’autre m’aime, iel devrait savoir.”
“Si je dois demander, ce n’est plus spontané.”
“Si je fais trop, l’autre va s’y habituer.”

Et petit à petit, la relation peut devenir un lieu où l’on attend d’être prouvé·e, rassuré·e, deviné·e… au lieu d’être un lieu qui se vit.

Pourtant, l’amour ne se prouve pas en permanence.
Il se vit.
Avec nos peurs.
Avec nos blessures.
Avec nos maladresses.
Avec notre humanité.

Et parfois, ce qui débloque vraiment un couple,
ce n’est pas une nouvelle discussion de plus.

C’est un acte juste.
Un acte clair.
Un acte cohérent.

💬 Est-ce que cela vous parle ?

📩 Si vous sentez que votre couple tourne en rond malgré les discussions, la thérapie peut vous aider à remettre du mouvement.
Prise de rendez-vous via le lien en bio.

Cette phrase, c’est le « trou dans la raquette » de la lutte contre le harcèlement scolaire. 🎾🕳️On déploie des protocole...
30/03/2026

Cette phrase, c’est le « trou dans la raquette » de la lutte contre le harcèlement scolaire. 🎾🕳️

On déploie des protocoles (PHARE), on parle d’empathie, on sensibilise...

Mais tout s’écroule quand l’adulte minimise la parole de l’enfant parce que l’auteur n’a pas le « profil type » du harceleur.

❌ Le harcèlement n’a pas de visage.

Il peut se cacher derrière les meilleures notes, un sourire poli ou une apparence « sans histoires ».

💡 Ce qu’il faut retenir (et appliquer) :

✅ Croire avant de juger : La libération de la parole commence par un enfant que l’on croit. Point.
✅ Le ressenti n’est pas négociable : Même si l’enfant ne sait pas mettre les mots exacts, ce qu’il perçoit et ce qu’il ressent est sa réalité. Ne la remettons pas en question.

‼️Le biais de l’adulte est un danger : quand on soutient l’agresseur par préjugé, on renforce le mal-être de la victime et on s’assure du silence des témoins.

🤝 Mon engagement :
Dans mes interventions, je mets un point d’honneur à faire prendre conscience de ces biais cognitifs.

Un protocole, c’est bien.
Une vision juste et sans œillères de l’adulte, c’est vital.

Luttons contre toutes les formes de violences en commençant par la base : L’ÉCOUTE SANS CONDITION.

📢 Parents, enseignants, éducateurs : Avez-vous déjà eu ce sentiment que le « bon profil » d’un enfant empêchait de voir la souffrance d’un autre ?

27/03/2026
L’optimisme est un choix, pas une chance. ✨📸J’étais au   pour écouter Jean-Philippe Ackermann nous parler de l’optimisme...
27/03/2026

L’optimisme est un choix, pas une chance. ✨📸

J’étais au pour écouter Jean-Philippe Ackermann nous parler de l’optimisme comme levier d’influence.

Une conférence très « philosophie existentielle » comme je les aime ! 📖

Pourquoi c’est au cœur de mon métier ?

Parce que dans chaque atelier, chaque accompagnement, ma conviction est la même : nous avons toujours le choix d’agir.

✅ Composer avec le réel, tout en restant pragmatique.
✅ Croire en soi, en ses ressources.
✅ Aller vers ce qui nous fait vibrer, nous anime.

Dédicace à Frankl : la liberté, c’est de choisir sa réponse face aux événements. 💡

Merci pour cette parenthèse inspirante ! 🌈

25/03/2026

"Qui rentre au domicile ? Les flics et les pompiers. Donc il est essentiel de comprendre ce qui est en train de se jouer au domicile, pour éviter que ça se finisse par un féminicide", explique la majore de police Fabienne Boulard aux jeunes policiers. Sont-ils aujourd'hui suffisamment formés pour accueillir et protéger les femmes ? Reportage.
➡️ https://l.franceculture.fr/F0B

23/03/2026
23/03/2026
20/03/2026

Adresse

11 Chemin Des Vieilles Postes
Évry
91000

Heures d'ouverture

Mardi 09:30 - 19:30
Mercredi 10:00 - 20:00
Jeudi 09:30 - 19:30
Vendredi 09:30 - 19:30
Samedi 09:30 - 17:00

Téléphone

+33781038654

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