23/11/2025
Séjour en immersion « Comment mieux traverser son deuil » que j’ai eu le plaisir d’animer :
Organisé par le Relais du Bien-être et financé par AG2R LA MONDIALE - Mes questions pour demain
Episode 3 : Quand les cœurs se rencontrent :
« Je suis Amand Sophrologue et Thérapeute , et je vous raconte ce séjour en immersion :
4 jours ensemble sur le chemin du mieux-être.
Ce parcours est conçu avec tendresse pour accompagner dix personnes
Dans cette période si particulière de la vie.
Ce séjour a offert un espace sécurisé pour explorer son expérience en douceur,
que chacun puisse comprendre ce qui se passait en soi
et redécouvrir ses ressources pour se reconstruire.
Dès le premier soir, j’ai pris le temps d’aller à la rencontre de chacun,
dans un petit moment d’intimité.
Découvrir un bout d’histoire, une personnalité, une peur, parfois une larme ;
Et déjà, je savais que ce séjour serait riche.
Autour du dîner partagé, la magie a commencé à opérer.
Les mots se sont ouverts,
les silences aussi ont trouvé leur place.
La confiance s’est installée, lentement,
comme un thé qui infuse, révélant tranquillement sa profondeur.
Le lendemain matin,
dans la lumière timide du soleil sur la forêt aveyronnaise,
autour d’un petit déjeuner partagé,
les regards s’étaient déjà transformés.
Ce moment d’intimité, sorti du sommeil,
était empreint de bienveillance et de gestes attentifs.
Une main douce posée sur une épaule,
un sourire aux yeux encore bouffis…
l’humanité simple qui se rejoint.
Au fil des ateliers, souvent au coin du feu,
nous avons parlé du deuil, des émotions, du stress, du sommeil.
Il y a eu des moments de douceur et des élans de libération,
des temps d’art-thérapie et de photo-langage
pour venir réveiller les consciences,
et donner forme à ce qui ne se dit pas toujours.
Une respiration, une relaxation,
une visualisation guidée,
et parfois, un silence chargé d’émotion.
Je me souviens d’une participante, émue, qui a confié au groupe après une technique:
« J’ai retrouvé un lieu intérieur où j’aimais me réfugier, et c’était magnifique.
Je sais que je peux y retourner rien qu’en fermant les yeux.
Je sens que ce lien avec ce lieu est profondément ancré en moi, c’est magique. »
Entre pratique de Qi Gong, jeux de mouvements et temps de parole,
une symphonie douce s’est installée.
En entrant dans la pièce, on pouvait sentir cette énergie palpable :
celle du onzième participant, invisible mais bien présent : l’esprit du groupe.
Une énergie porteuse, réconfortante, encourageante.
Parce qu’un regard, une écoute, un mot,
deviennent parfois les témoins silencieux
où déposer sa peine, pour repartir plus léger.
Je me souviens de cette femme qui s’excusait de trop parler,
Mais ne pouvant pas faire autrement,
tant son émotion avait besoin d’espace.
Et de cet homme, militaire à la retraite,
écoutant avec une humilité bouleversante,
et disant à voix haute, avec accent particulier:
« Bravo… tu vois tout ce que tu as fait ! Bravo ! »
La magie du groupe :
quand chaque participant devient le thérapeute de l’autre.
Car le deuil d’un conjoint, d’une conjointe,
n’est pas seulement l’acceptation de la perte de l’être aimé.
C’est aussi celle d’un statut, d’un quotidien, d’un rythme de vie,
parfois marqué par les soins,
C’est parfois aussi l’acceptation de la perte de l’insouciance
que tout peut s’arreter brutalement
C’est l’acceptation d’une solitude nouvelle,
après soixante ans de vie commune.
Et parfois, la découverte de trahisons, de silences,
ou de l’éloignement d’amis que la douleur dérange.
Il y a tant à accueillir, tant à apprivoiser sur ce chemin.
Alors nous avons pris le temps.
Et certains ont pris conscience que leur tristesse
était à la hauteur de l’amour qu’ils portaient encore dans leur cœur.
Alors oui, les larmes ont dansé sur les joues,
faisant briller les regards de toute leur humanité.
Et, la pluie a souvent accompagné nos pas.
Mais à l’intérieur, il faisait déjà plus clair.
Les sommeils devenaient meilleurs.
Une participante m’a confiée :
« Je me suis servie des techniques pour m’endormir… c’est comme un bisou magique. »
Et plus les jours avançaient, plus la lumière entrait.
Pendant qu’un arc-en-ciel apparaissait dehors,
dedans, les cœurs se rallumaient.
Il y a eu des célébrations d’anniversaire,
des câlins spontanés entre des personnes
qui, quelques jours plus tôt, ne se connaissaient pas.
Et puis, cette dernière soirée de rires et de danse improvisée.
Parce que la joie aussi,
est une façon de se réparer.
Les pouces en avant, les coudes en arrière,
et tchic et tchac et tchic et tchac…
Le cœur en avant !
C’était Aurélie Amand, je vous remercie pour votre écoute
Et je vous dis au prochain épisode où je vous raconte pourquoi ce séjour n’était pas qu’une parenthèse… »