20/01/2026
🔍 Est-ce possible d’actualiser les « recommandations alimentaires » en évitant les conflits d’intérêts ? 🍽️
Plusieurs organisations de santé publique s’interrogent sur le contenu et le processus des dernières recommandations alimentaires aux États-Unis. Un manque de transparence et des biais soulèvent des inquiétudes quant à l’indépendance des comités consultatifs, alors qu’ils devraient agir sans influence d’intérêts particuliers. ⚖️
Physicians Committee for Responsible Medicine a d’ailleurs dénoncé des liens non divulgués avec des groupes de viande et de produits laitiers. 🥩🥛
Pourtant historiquement à l’instar de Santé Canada, il est possible de stopper l’influence de l’industrie agroalimentaire et de ne pas faire appel à des expertises financées par celle-ci. Et on peut le noter cela mène ainsi à des directives plus favorables à une alimentation durable et en adéquation avec la santé publique. 🌱✅
Cette approche est d’ailleurs soutenue par l’Organisation mondiale de la santé qui souligne que la collaboration entre le public et le privé peut nuire à l’intérêt général en matière de santé. 🌍
Pour autant, les acteurs de l’industrie ont tout de même eu la possibilité de s’exprimer, en témoigne les 11 mémoires déposés au Comité permanent de la santé de la Chambre des communes Canada. 📜
Une chercheuse en a profité pour mener une étude intéressante qui a révélé que des lobbys de l’industrie alimentaire (notamment les lobbys du lait, de la viande et des sodas) ont exercé des pressions durant la révision du Guide alimentaire canadien entre 2016 et 2019, avec pas moins de 366 activités politiques. Et le recours à des tactiques que Marie-Chantal Robitaille a répertorié en 4 grandes stratégies : gestion de l’information, approches discursives (faire porter le débat sur les questions d’alimentation et de santé publique pour favoriser les intérêts de l’industrie); l’influence politique (lobbys), gestion de coalitions (création d’un réseau d’appui, notamment avec des professionnels de la santé et d’autres opposants).
Des pressions qui n’ont pas découragé les scientifiques ni Santé Canada dans leurs décisions. 💪