01/04/2026
Il y a quelque chose qui me dérange profondément dans la manière dont on parle encore de la santé mentale aujourd’hui.
On explique beaucoup aux gens qu’ils ne vont pas bien parce qu’ils ne font pas assez. Sauf que quand on regarde vraiment ce que vivent les gens, ce n’est pas aussi simple.
On tient dans des rythmes de vie qui épuisent, on encaisse des pressions constantes, on compose avec des conditions de travail parfois violentes, des rapports de pouvoir, des discriminations, de la précarité, de la charge mentale invisible, des violences psychologiques, et un climat global qui peut être profondément anxiogène et j’en passe…
Et au milieu de tout ça, on demande aux individus de mieux gérer comme si le contexte n’existait pas.
Je ne dis pas que tout est extérieur, ni que le travail personnel n’a aucune place. Mais on ne peut pas réduire la souffrance à un manque d’effort ou de motivation. Et surtout, ça ajoute de la culpabilité à des personnes qui sont déjà en train de tenir comme elles peuvent.
Parfois, aller mal n’est pas le signe qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez soi mais que l’on vit ou que l’on a vécu que des choses intenables 💙