05/04/2026
Le Poids des Femmes
Il y a, dans le corps des femmes,une mémoire plus ancienne que leurs propres vies.
Une mémoire tissée de survie, de douceur, d’instinct,de toutes les fois où elles ont dû se tenir droites alors qu’à l’intérieur tout tremblait.
Et lorsque leur corps s’alourdit,ce n’est jamais une simple histoire de chair.
C’est la trace d’un monde intérieur
que personne n’a regardé assez longtemps.
Les femmes grossissent souvent
quand elles portent plus qu’elles ne devraient :
les enfants,les autres,les attentes silencieuses,
les rôles imposés,les fatigues qui ne se disent pas.
Leur corps devient alors un territoire de protection.
Un lieu où s’abritent les peurs,où se cachent les colères sages,où se réfugient les tristesses qui n’ont pas eu d’épaule.
Le monde demande aux femmes d’être légères,mais leur histoire, elle, est dense.
Elles grossissent parfois pour disparaître un peu,pour que le regard glisse,pour ne plus être cibles,pour se rendre moins vulnérables
dans un monde où leur peau a souvent été traversée sans permission.
Elles grossissent aussi pour exister davantage,
pour prendre la place qu’on leur a refusée,
pour dire avec le corps :
« Je suis là.
Je ne me laisserai plus réduire. »
Le poids devient alors un cri que l’on fait porter à la chair quand la voix n’a pas encore appris à dire non.
Et puis il y a cette fatigue particulière,
cette fatigue des femmes qui veulent trop bien faire, qui consolent avant de se consoler,
qui s’occupent avant d’être vues, qui donnent avant de recevoir.
Leur corps réclame alors une douceur immédiate,une chaleur simple,une bouchée, un refuge, un arrêt.
Il grossit pour forcer la pause,
pour les ramener vers ellesquand elles se sont trop éloignées.
Mais au cœur de cet alourdissement,
il y a aussi une sagesse.
Le corps féminin parle :
il parle de limites,de blessures encore chaudes,
de temps qu’on ne s’est jamais accordé,de douceur refusée,de cycles non honorés.
Le poids n’est pas une faute :
c’est une langue sacrée.
Et lorsqu’une femme commence à regarder son corps non plus comme un ennemi,mais comme une alliée trop longtemps incomprise,
quelque chose se met à guérir.
La peau s’apaise,Le ventre respire,Le cœur se redresse.
Elle comprend alors que son corps n’a jamais été contre elle.
Il l’a protégée,il l’a cachée,il l’a portée,
il l’a parfois sauvée
Et dans cet instant de reconnaissance,
un espace s’ouvre,celui où une femme revient vers elle-même,
non pas pour se réduire,
mais pour se retrouver.
"Décodage du système inconscient"
Prochain atelier 13 & 14 juin 2026
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Bien à Toi,
Sakatori