08/03/2026
Une femme qui ne se sent pas en sécurité ne dort jamais vraiment.
Son cerveau reste en alerte.
On parle souvent de droit à l’égalité, droit à la sécurité, droit à la justice
Mais il existe une réalité biologique très simple : le cerveau humain ne plonge dans un sommeil profond que lorsqu’il se sent en sécurité.
Sinon, il surveille.
Et pour beaucoup de femmes dans le monde, cette sécurité n’est pas acquise.
Dans beaucoup d’endroits, la nuit reste un espace de vigilance. Peur de rentrer seule. Peur dans l’espace public. Peur parfois même dans son propre foyer.
Quand la sécurité disparaît, le sommeil disparaît aussi. Parce que le cerveau ne peut pas baisser la garde.
Le sommeil est un baromètre extrêmement honnête.
Un cerveau qui dort profondément est un cerveau qui sait qu’il peut se relâcher. Et cela change tout. Car une femme qui récupère vraiment peut penser, créer, décider, agir, ...
Une société juste ne se mesure pas seulement à ses lois. Elle se mesure aussi à une question très simple : les femmes peuvent-elles s’endormir sereinement ? Sans peur, sans vigilance, sans devoir rester en alerte?
Le thème de cette année est clair : "Droits. Justice. Action." Mais aucune action durable n’existe sans récupération.
Alors peut-être que l’égalité commence aussi ici : rendre possible et protéger le sommeil des femmes.
Parce qu’au fond, une société juste ne garantit pas seulement les droits des femmes. Elle rend aussi possible leur sommeil.
Et vous : pensez-vous qu’une société peut être juste si la moitié de sa population ne peut pas dormir en paix ?
Article de Véro Martin
Somnathérapeuthe intégrative
Belgique