08/06/2022
OMBRE ET LUMIERE.
Quelle période ! Nous ne savons plus vraiment où nous en sommes. Que sera l’été ? Qu’est-ce qui nous attend à la rentrée ? Que pouvons-nous projeter pour les temps à venir ? La menace est partout et nous est assénée de tous cotés. Epidémie, guerre, inflation, crise sociale, politique, que tout cela semble sombre.
Une réflexion m’est venue, en observant un soleil levant. Les ombres que je voyais, projetées par la lumière émergeante, étaient toutes plus grandes que l’objet qu’elles reflétaient ! Oui, l’ombre est toujours plus grande que ce qui la crée. C’est un fait mécanique parce qu’elle est une projection de l’original. Le deuxième constat que j’ai fait, c’est que bien que plus grande, elle est vide, sans consistance réelle. Ce n’est qu’une image, un reflet.
Cette idée peut être transposée à ce que nous vivons actuellement. Si l’ombre n’est qu’une projection, son ampleur dépend de la lumière qui la crée. Elle n’a que l’importance qu’on lui donne par la focale que l’on porte sur elle. L’ombre que nous sentons planer est le signe d’un jour qui se lève. C’est un reste de nuit qui se délite dans les soubresauts d’un monde qui se réveille d’une nuit de cauchemar.
Portons notre attention et notre conscience vers un futur plus serein et confiant. Laissons la société spectacle agiter ses marionnettes en ombres chinoises. C’est creux et vide. Cela n’a pas de consistance, en dehors de celle dont notre imagination et nos émotions les investissent. Tournons nous vers ce jour qui se lève. Montrons à nos enfants vers où il faut porter le regard. Cela balaiera leur désespérance et leur redonnera confiance. Profitons de cet été pour cela. Nous en avons tous besoin.