12/02/2026
Un facilitateur n’est pas au-dessus.
Et pourtant, c’est une confusion encore très répandue.
Il ne sait pas mieux que toi.
Il ne sait pas à ta place.
Il ne sait pas ce que tu dois comprendre, libérer ou intégrer.
Dès qu’un accompagnant croit savoir,
quelque chose se referme.
Même subtilement.
Même avec de bonnes intentions.
Parce que croire savoir,
c’est déjà prendre un peu de pouvoir sur l’expérience de l’autre.
C’est interpréter un mouvement.
Nommer une émotion.
Projeter un sens.
Attribuer une cause.
Et à cet instant précis,
l’espace cesse d’être vivant.
Un vrai espace d’accompagnement n’est pas vertical.
Il n’y a pas celui qui sait
et celle qui apprend.
Il y a une présence qui tient le cadre.
Et une autre qui explore son propre territoire intérieur.
Le rôle du facilitateur n’est pas d’expliquer ce qui se passe.
Mais de ne pas interférer avec ce qui cherche à émerger.
De laisser le corps faire.
De laisser le système nerveux s’autoréguler.
De laisser la conscience trouver son propre chemin.
Parce que la compréhension juste
ne vient jamais de l’extérieur.
Elle naît quand personne ne prend ta place.
Si tu as déjà senti la différence entre
un espace où l’on t’explique
et un espace où l’on te laisse vivre,
alors ce réel va te parler.
Et si tu accompagnes toi-même,
pose-toi cette question simple
et essentielle :
👉 Est-ce que j’ouvre un espace
ou est-ce que je transmets une certitude ?
Si ce message résonne,
enregistre ce réel.
Et partage-le à quelqu’un qui confond encore guidance et pouvoir.
-être