14/04/2026
Quelques semaines de pause. J'ai cessé - durant quelques jours - d'écrire ici, sur ce réseau. Par manque d'inspiration, besoin de souffler et pour éviter de m'enfermer dans un schéma oppressant, dans une forme d'obligation que je combats de toutes mes forces. J'ai écrit sur d'autres supports mais pas ici. Des ébauches de roman, de nouvelles, des poèmes, des petits textes, des journaux de voyage. J'ai beaucoup écrit, mais pas ici.
J'écris pour mon plaisir. J'écris pour l'amour des mots, et les partage auprès d'une poignée de lecteurs. Rares lecteurs dont vous faites partie. J'écris parce que cela m'est nécessaire. Pas utile, juste nécessaire.
Récemment, un spécialiste du marketing en ligne m'a contacté en me proposant de revoir toute ma démarche, ici, sur ce réseau. Selon lui, je m'épuisais à "créer du contenu", échappant aux mystères des algorithmes, mon travail ne servait à rien, je dépensais une énergie f***e à communiquer, en vain, n'ayant rien compris des arcanes des réseaux sociaux.
Écrire me permet de ne pas me poser la question de l'utilité. De quitter toute avidité, recherche d'un rendement, d'un investissement rentable de mon temps et de mon énergie. J'écris parce que cela ne me sert à rien. J'écris gratuitement, par plaisir, par envie, par pulsion de vie, par goût de ma liberté. J'écris et cela ne me rapporte rien. Rien de rien. Sans doute, l'avez-vous remarqué, mes textes n'ont que peu de rapport avec mon activité professionnelle, si ce n'est qu'ils convoquent chaque jour, l'art de l'improvisation et de la créativité, si chers à mon métier. Mon but ne réside pas dans un gain, sinon, je vous abreuverais d'annonces sur mon activité d'hypnothérapeute, de vidéos formatées, de conseils de rendez-vous à ne pas louper. J'en serais très malheureux.
Je n'écris pas par avidité, ni dans un esprit de communication. Non, j'écris parce que j'aime cela. Pour poser une pensée, réfléchir du bout des doigts, prendre le temps d'entrer dans l'espace feutré d'une seconde, dans l'interstice entre deux gouttes d'eau ou dans la contemplation d'un quotidien tout simple. J'écris comme je respire. Et je sais très bien à quoi me sert de respirer : à vivre.