Anima - Hypnose Angoulême

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Hypnose Ericksonnienne, PNL, DNR, coaching par Pierre Denier.

“Qu’est-ce que l’invisible ?”Voilà la question que je me suis posée cette nuit entre deux rêves. Peut-être devrais-je co...
07/01/2026

“Qu’est-ce que l’invisible ?”
Voilà la question que je me suis posée cette nuit entre deux rêves. Peut-être devrais-je consulter... Rassurez-vous, je ne vais pas me lancer dans une réflexion sur la différence entre invisibilité et absence mais je reste fasciné par le ballet permanent de pensées qui nous traversent à longueur de temps.

C'est étonnant comme les idées fusent, s'enchaînent. Un tâtonnement continu aboutissant à une question biscornue. Elle surgit du plus profond et plane un long moment dans les pensées du jour, comme un fantôme errant dans les ruines des élucubrations passées. Parfois on les saisit... Et plus souvent, elles passent, on les oublie. Elles ont vécu et "reviendront si c'était important".

Que se passerait-il si nous pouvions matérialiser chaque pensée ? Eh bien pour suivre le rythme, nous pousserait sur le corps, une multitude de jambes et de bras, d'autres choses sans doute. Une boule un peu bizarre de laquelle dépasseraient des doigts, beaucoup de membres. Elle aurait la possibilité de se diviser à l'infini, d'être partout à la fois, tout le temps. Il faudrait une sacrée énergie pour tout cela, un réacteur nucléaire qui baignerait dans l'eau pour ne jamais surchauffer. Voilà. Il faudrait devenir une boule multiforme et douée d'ubiquité, générant une énergie prodigieuse et reposant dans l'eau pour assurer sa survie.

Ceci dit, certaines pensées apparaissent sous forme d'envies, "j'aimerais bien ceci ou cela". Il faudrait être aussi en mesure de les faire apparaître, de les créer. Les bras et jambes n'y suffiraient pas. Même par milliers. La boule multiforme contiendrait alors un génie, comme dans la lampe merveilleuse d'Aladin. Il suffirait de le convoquer dans une prière et apparaîtraient les trésors de nos pensées.

Un esprit magique dans un corps ubiquitaire recouvert de doigts, de bras et de jambes, dont le cœur produirait une énergie infinie, le tout flottant dans une eau fraîche… Vous avez l’image ?
Heureusement que toutes nos pensées ne prennent pas corps... Tiens pour revenir à ma question nocturne, l’invisible est cette eau silencieuse qui empêche notre réacteur intérieur d’exploser.

Allez, c'est reparti, retour au quotidien. Les fêtes sont passées et le réveil sonne tôt. Les corps fatigués s'extirpent...
06/01/2026

Allez, c'est reparti, retour au quotidien. Les fêtes sont passées et le réveil sonne tôt. Les corps fatigués s'extirpent péniblement du lit, et comme des automates, répètent des mouvements, ceux de tous les jours. L'année, telle une autoroute s'annonce longue, les mois vont défiler, quelques stations de repos à ne pas négliger, quelques enjeux encore lointains et pourtant dans un an, le même constat : "comme tout cela passe vite".

Que de projets à vivre ! D'expériences à déguster ! L'année sera riche, n'en doutons pas, l'année sera dense. Beaucoup de place à l'imprévu, aux surprises des circonstances. Mais ce matin, retour au quotidien, au simple. Retour à ce qui ne paye pas de mine, faire chauffer son café ou souffler sur son thé, se chausser, dégivrer la voiture, écouter la radio dans les embouteillages, laisser les enfants à l'école, dire bonjour aux collègues, allumer son ordinateur... La merveilleuse banalité de journées intenses, comme l'éclat de perles sur un collier. Retour au quotidien, à la normalité, celle qui manque tant lorsque les épreuves s'accumulent, lorsque les habitudes se tordent sous l'effet cuisant de l'anormal. Retour à l'ordinaire, à l'intra-ordinaire, à tout ce qui se joue dans ce que l'on ne regarde pas, dans ce que l'on ne pense pas, dans ce que l'on oublie de vivre et qui pourtant s'avère constituer l'essentiel de notre expérience. 

Finies les paillettes, fini le brillant. Retour au quotidien, au souffle, à la prise d'élan. A tous ces gestes qui économisent, préservent l'énergie, ces habitudes qui laissent le corps et l'esprit au calme, au simple, au banal. Après l'excitation des fêtes, voici venu le temps du repos dans l'action du quotidien. La simplicité du "pas après pas", le solide de tout ce dont nous avons besoin pour cheminer dans l'existence : un invisible puissant sur lequel s'appuyer en confiance. Yallah ! Bon cheminement à tous !

Il avait une classe f***e en tirant sur sa cigarette. Une intensité, une grâce dans les gestes. Il soufflait comme l'on ...
05/01/2026

Il avait une classe f***e en tirant sur sa cigarette. Une intensité, une grâce dans les gestes. Il soufflait comme l'on soupire, dégageant la fumée par le nez, deux traits droits dans le prolongement des narines. Vif. Les yeux plissés, il se concentrait. Une mèche de cheveux tombait sur le front. Le regard fixé sur l'écran de son téléphone, il calait la cigarette entre ses lèvres fermées et tapotait un message. De la plus haute importance. La fumée ne le gênait pas, il s'en protégeait en fermant à moitié l'œil droit, relevant sa joue dans un drôle de rictus, comme s'il avait avalé un grand verre de scotch cul-sec. Un demi-sourire, une demi-grimace. On aurait dit un acteur américain. Un cow-boy...

Un peu plus loin, derrière, une femme sortait une poche en cuir usé pour se rouler une clope. Un papier négligemment maintenu entre les doigts, un peu de tabac sur le côté, un tour de main agile, une léchouille en regardant tout autour. Deux allumettes plus t**d, elle tirait doucement en sirotant son café, relevant la tête pour dégager la fumée le plus haut possible. Bizarrement, elle laissait la cigarette se consumer toute seule dans le cendrier. Pour ne pas importuner ses voisins, elle la plaçait de temps en temps derrière le dossier de sa chaise, le bras tendu dans une position inconfortable. Elle semblait encombrée, brassant l'air autour d'elle pour dissiper sa fumée, comme un geste d'excuse ou de réparation.

De l'autre côté, une odeur sucrée, un peu collante, a attiré mon attention. Une saveur de caramel, très chargée en sucre... 
Cherchant du nez l'origine du parfum poisseux, j'ai vu un gigantesque nuage de vapeur se dissiper lentement. Il cachait entièrement un monsieur assez corpulent. Tenant dans sa main une vapoteuse, il tirait aussi fort qu'il le pouvait puis disparaissait à intervalles réguliers derrière un cumulonimbus de kermesse. Si ce type avait été un indien, il aurait pu avertir ses copains qu'un cow-boy rôdait dans les parages. A défaut de tapis et de feu de bois, il communiquerait avec sa vapoteuse en rejetant d'énormes quantités de vapeur aromatisée au caramel.

Trois “fumeurs”. Trois manières de fumer. Et chacun sa façon d'habiter le monde...

Le givre a recouvert les toits. Et les arbres. Et l'herbe. Un horizon pâle, vaporeux, comme la surface d'un lac au cœur ...
04/01/2026

Le givre a recouvert les toits. Et les arbres. Et l'herbe. Un horizon pâle, vaporeux, comme la surface d'un lac au cœur de l'hiver engourdi. Des volutes fines et transparentes dansent comme une respiration courte. Des voitures, des cheminées et des bouches s'échappent des nuages de velours se mêlant au blanc tout autour. Un voile délicatement posé, sur le métal comme sur la feuille morte, sur la pierre comme sur la terre. Le givre s'offre comme un ba**er sur une joue de bébé.

Dans un panache de blancheur, les feuillages aux formes tourmentées, éructent de vapeur, de cendre grise, s'élevant sans jamais atteindre le ciel. Un volcan endormi comme figé dans son élan. Le givre endort et calme les ardeurs. La terre crue apparait sous le tordu des branches et les racines des plantes se couvrent d'étoiles aux aiguilles rutilantes. L'horizon a disparu, un mur blanc et gris, là, juste sous les yeux, à portée de mains. Où sont passés les oiseaux aux gorges rouges, les tuiles oranges, les vert des magnolias ? Que devient le bleu du ciel quand le givre épais a tout aboli ? On dit que le blanc est lumière, ici il devient ombre, délavant les formes et les contrastes, un monde plat sans relief, sans piquant, sans piment. Alors je pense à cette feuille qui rêvait de ressembler aux autres, aujourd'hui, toute de blanc vétue, elle disparait, se fondant dans la fadeur d'un givre sans vigueur.

Mais demain reviendront les couleurs, les différences et les formes. Demain se lèvera l'horizon, infini. Et les rêves aussi, et les envies. Demain le piquant de la vie et du quotidien se révèlera. Le blanc sera lumière, projetera son étincelant sur le monde, réveillant les contrastes et tout ce qui accroche l'oeil... de ceux qui regardent.


Quelques flocons de neige sont tombés ! "Oh ! Il neige !"Des grappes de coton blanc s'écrasant sur le sol puis disparais...
02/01/2026

Quelques flocons de neige sont tombés ! "Oh ! Il neige !"

Des grappes de coton blanc s'écrasant sur le sol puis disparaissant en un instant dans une petite tache d'humidité. On aurait dit les cendres d'un volcan, une matière épaisse, trop lourde pour l'air, fondant comme une ostie sous la langue, le goût de carton en moins. Ou bien cette écume, les jours de tempêtes, qui emportée par un coup de vent, vient se coller sur les solides galets. Qu'il fait bon être derrière une fenêtre.

Ici, rien de tout cela. Point d'agitation, de précipitation. La tranquillité des flocons lourdauds descendant lentement du ciel, comme le Père Noël, s'approchant des toits endormis. Une suspension sereine du temps, un ralentissement, qui permet de voir l'espace entre chacun d'entre eux. Nous sommes sortis dans le froid de l'hiver, la tête en arrière, la langue tirée pour sentir la mousse de glaçon se dissoudre dans la bouche. J'en ai attrapé deux. Un petit goût de congélateur en phase de dégivrage. Pas dingue, pourtant : "Il neige !"

Rien n'a tenu, mais les yeux rivés au sombre pointillé des nuages, se sont réveillés quelques souvenirs de paysages enneigés, l'atmosphère ouatée, de sons étouffés, comme celui du soulier s'enfonçant dans une couche épaisse de poudreuse. Des campagnes couvertes d'un tapis blanc, les branches des arbres ployant sous une masse délicate, perdant au moindre coup de vent, des familles de pellicules affolées. Et puis le calme, le silence lourd et compact d'une nature endormie, blottie sous une couverture immaculée, à l'abri d'un ciel de plomb menaçant.

Aujourd’hui, rien de spectaculaire. Quelques flocons épars qui disparaissent en touchant le sol. Ils feraient rire les montagnards aguerris. Une neige d’opérette peut-être, mais je crois en son pouvoir : celui de revêtir mes pensées et mes souvenirs d’un doux voile qui, lui, ne fondra jamais. Précieux.

Retour au calme. Respiration. La maison rangée, un silence velouté plane dans les pièces. Les meubles retrouvent leur pl...
26/12/2025

Retour au calme. Respiration. La maison rangée, un silence velouté plane dans les pièces. Les meubles retrouvent leur place, les tables sont débarrassées des nappes festives, des décorations et vaisselles clinquantes. Les verres et flûtes retrouvent leurs cartons, les assiettes sont empilées dans leur placard.

Deux jours de fête, de repas, d'échanges, de cadeaux, de discussions, de préparatifs, de retrouvailles. Puis se poser et feuilleter le livre que l'on a reçu, lire les gentils mots, ouvrir les boîtes et découvrir un peu mieux les trésors offerts. Noël est passé, une douceur s'installe, la paix. Il est temps de reprendre son souffle, apaiser l'estomac et se remplir le cœur de souvenirs, parler moins fort, murmurer comme ce soir, c'est certain, on ne pourra rien avaler. "Pour moi, ce sera un bouillon, un yaourt et rien de plus ! Mais vous, faites comme vous voulez..."

On s'appelle, on se remercie. "Merci, merci. Promis, l'année prochaine ce sera chez toi. On s'organisera autrement, on prendra plus le temps". Le soir s'installe comme le plaid sur les épaules et la tasse chaude dans la paume de la main. Le sapin clignote, les lumières douces soulagent les yeux, retour au calme, à l'accalmie comme la pluie après la sécheresse, le frais du matin après la canicule, le silence après le tumulte.

Peut-être le moment le plus intense des fêtes : aimer passionnément l'ordinaire de l'instant, du retour au normal. Je les aime ces heures de quiétude, vous savez, comme prendre un bain chaud et entendre une petite goutte tomber dans l'eau. Une onde cristalline qui apaise immédiatement, une onde sonore qui harmonise tout le corps. C'est cela le retour au calme, recréer un espace après la densité, là, dans sa maison rangée. Et comme dans un bain de silence, se laisser traverser par l'onde réparatrice, celle qui régénère, harmonise et calme instantanément.

Je vous souhaite un bon après Noël les amis ! 

Chaque matin, une valse d'hésitations et d'essais avant d'écrire un texte. Je cherche un sujet, pense à mille et unes po...
23/12/2025

Chaque matin, une valse d'hésitations et d'essais avant d'écrire un texte. Je cherche un sujet, pense à mille et unes possibilités, ouvrant au hasard un livre, lisant une phrase, en quête d'une idée, je tourne en rond... Longtemps parfois. 

Les thèmes que j'affectionne tournent autour de la simplicité dans le chaos, de la beauté dans l'ordinaire, des détails qui changent tout et emplissent le monde de poésie. J'aime regarder les gestes, les attitudes qui illuminent une scène, des petites choses du quotidien, tout ce qui contient le merveilleux, là, à portée d'yeux.

Je cherche la poésie, la douceur un peu partout. J'aime bien les paradoxes aussi, vous savez, ces petits décalages qui en disent si long.

Ce matin, j'ai pensé à écrire sur l'odeur de l'orange que l'on épluche dans la cuisine, au jeton de caddie que l'on garde précieusement dans un porte monnaie ou dans la voiture, au monde qui se promenait dans les rues de la ville à la veille des fêtes, à la tartiflette enfilée sur un comptoir en bois au marché de Noël, aux familles qui se réuniront dans les jours à venir, à ma fille qui s'expatriera en 2026, aux bonnes résolutions que l'on recopie d'année en année. Tout cela me traverse l'esprit, teinté d'une indécrottable mélancolie, je ressens le besoin de retenir, de ralentir un peu et de poser mon regard pour voir comme les choses oubliées sont précieuses. A mes yeux en tout cas.

Dans mes dessins, j'explore l'alchimie, le passage du sombre au lumineux. L'harmonie dans le chaos. La délicate fragilité du solide et du puissant. En hypnose aussi, toujours le même sujet. L'exploration d'un "autrement", d'une perspective nouvelle, le présent dans l'absence, ouvrir les yeux sur le trésor caché. Un peu comme la persistance d'un subtil parfum d'orange ou le précieux d'une misérable pièce en plastique pour le caddie... J'apprécie ces possibilités, ces ouvertures sur des mondes plus vastes qu'une simple évidence.

Ce matin, l'évidence m'échappe. Je butte pour trouver un sujet, alors je me laisse porter par ce qui m'anime. On verra bien ce qu'il en sort…

Ce matin, je serais bien resté sous la couette. Hier aussi. Vous savez cette douce sensation, chaude, enveloppante, comm...
22/12/2025

Ce matin, je serais bien resté sous la couette. Hier aussi. Vous savez cette douce sensation, chaude, enveloppante, comme un écrin anesthésiant qui endort toute envie, tout devoir et qui, plus t**d, nourrit les regrets. Ce matin, je serais bien resté chez moi plutôt que de me lever, d'enfiler ma tenue de sport et de braver l'hiver. Je me serais rendormi, l'oreille distraite par l'agitation citadine. Par la vie qui s'anime, sans moi.

Ce midi, je me serais bien commandé un plat, un truc un peu gras. Un sandwich avec beaucoup de pain et de sauce, le soda qui va bien. Pas très envie de cuisiner, pas le temps, pas grand chose de sympa dans le frigo, et puis je suis fatigué, j'ai besoin de me faire du bien. De souffler un peu. Je pourrais sortir, marcher ou m'installer dans une salle de restaurant, mais j'ai la flemme, il pleut. Il vente. Et je suis bien au chaud. Comme hier. Comme tous les jours de la semaine.

Cet après-midi, je serais bien rentré plus tôt du travail. Mais j'ai du boulot en ret**d, j'arrive trop t**d le matin, du mal à me lever. Je serais bien rentré chez moi, une petite heure de sport, préparer un repas léger, passer un peu de temps avec mes enfants, mon conjoint. Tout ça. Mais non, je reste t**d, de toute façon, je travaille mieux le soir quand tout le monde est parti.

Ce soir, je serais bien resté plus longtemps sur mon téléphone, à regarder les informations, siroter les vidéos engourdissantes, m'étonner des prouesses technologiques de l'IA. Mais deux heures, c'est déjà pas mal non ? Je serais bien resté sous le plaid, à m'enfiler des chocolats, regarder une émission où tout le monde rit, tout le monde est beau. La flemme de sortir, d'aller chez des amis.

Demain, j'irais bien faire un tour en ville, il parait que les lumières de Noël sont superbes. Mais il y aura du monde, pas de place de parking. Un cauchemar. Chaque année le même cirque. A moins que je prenne le bus, ou mon vélo. Pfff. Tout ça pour quoi, pour voir quelques guirlandes pendouiller ? Autant rester à la maison, non ?

Qu’il est facile et tentant de se laisser submerger par la paresse. Celle qui englue et nourrit les regrets. Car pendant ce temps-là, la vie continue. Sans moi.

Dans la salle du fond, il y avait ce jeune couple. Le café était bondé, comme un jour de marché. Le serveur courait dans...
19/12/2025

Dans la salle du fond, il y avait ce jeune couple. Le café était bondé, comme un jour de marché. Le serveur courait dans tous les sens, pantalon et gilet noir, chemise impeccable, il passait entre les tables, glissait sur le sol gras, un plateau lourdement chargé en équilibre. On entendait le percolateur siffler, les tasses s'entrechoquer violemment, des voix, des conversations fondues dans une douce atmosphère.

Et ce couple, là-bas. À l'abri des regards. Sauf du mien. Elle se tortillait les cheveux, les entourant sans fin autour de l'index. Le buste en avant, la tête un peu penchée. Lui, ne la quittait pas des yeux, il souriait, parlait, agitait ses bras dans de grands gestes théâtraux. J'entendais l'éclat de leurs rires, perçant la salle d'une pointe joyeuse et cristalline. On aurait dit une note de trompette. Celle de Cupidon peut-être, annonçant la naissance d'une nouvelle idylle. Il avait déjà décoché ses flèches pour les cœurs. Je ne sais pas ce qu'ils se disaient, des histoires à dormir debout, un peu de romance. Des anecdotes, légèrement magnifiées, un peu plus brillantes pour éclairer les visages. Et toujours, le serveur, tel une hirondelle dans un ciel d'été, virevoltait entre les tourtereaux.

Je pouvais observer les jambes. Et les genoux du garçon dansaient sous la table. Ils battaient la mesure, vive, rapide. Sans doute celle de son cœur. Comme pressé, l'urgence de courir à toutes enjambées dans la vie à deux. Elle, elle balançait le bout de son pied gauche, le talon décollé de la chaussure. Elle frappait l'air comme un poing à la porte du destin. 

Quels chavirements se jouaient en eux ? Quels espoirs les nourrissaient ? Quels tourbillons les emportaient ? Ils formaient un couple et l'intensité des regards les unissait, comme une onde mystérieuse, une aura les entourait d'un voile lumineux. Et tout autour, l'agitation du monde, témoin discret de la naissance du prodige de la vie : l'amour.

Connaissez-vous cette citation : "quand tu auras désappris à espérer, je t'apprendrai à vouloir" ? Elle est attribuée à ...
18/12/2025

Connaissez-vous cette citation : "quand tu auras désappris à espérer, je t'apprendrai à vouloir" ? 

Elle est attribuée à Sénèque s'adressant à Lucilius, et concentre en elle une bonne partie de la philosophie stoïcienne : passer de l'espoir à l'espérance, passer de la passivité à l'action pour se concentrer sur ce qui dépend de soi. En d'autres termes, Sénèque nous invite à ne pas remettre notre sort entre les mains du hasard, se détacher du futur hypothétique et à fuir toute forme d'accomplissement par l'obtention ou non d'un résultat espéré. C'est le chemin qui compte ! Et emprunter ce dernier s'appuie sur la volonté, celle de désirer investir son énergie sur chacun des pas, ici et maintenant.

Ce principe, simple en apparence, est autrement plus difficile à incarner au quotidien. Cette célèbre citation contient l'essence de ce que beaucoup recherchent : se libérer de la pression du résultat pour se concentrer sur la qualité des actions, avec détermination et enthousiasme pour grimper sur les sentiers pentus des montagnes traversées. Ici, se distinguent clairement les notions d'objectifs et de but. L'objectif dépend à 100% de mon action (la volonté), le but dépend d'une multitude de paramètres qui m'échappent (l'espoir).

Désapprendre à espérer, est une posture, se libérer des illusions de contrôle du futur pour réinvestir sa capacité d'agir au présent.

Évidemment, tout espoir reste permis, nécessaire même. Car selon Kant, c'est l'action qui engendre l'espoir : "savoir pour agir avant de pouvoir espérer". C'est l'acte qui entretiendrait et maintiendrait une possibilité de "mieux", de "meilleur". Possibilité vaine et inutile dans la simple attente sans volonté.

Nous sommes ici bien loin de la pensée magique : Sénèque nous rappelle que devenir adulte, c’est assumer la part qui nous revient — nos choix, nos gestes, notre volonté. Non pas parce que tout devient facile, ni parce que “quand on veut, on peut”, mais parce que vouloir, c’est consentir à répondre au monde plutôt qu’à s’y abandonner. En thérapie, on parlerait de renouer avec sa dynamique de transformation, ce mouvement intime qui remet le présent entre nos mains.

Yallah ! Une vie nous attend !

Je regardais ce reportage sur l'art du Furoshiki et me disais que les japonais ont sublimé la notion d'intention. L'art ...
17/12/2025

Je regardais ce reportage sur l'art du Furoshiki et me disais que les japonais ont sublimé la notion d'intention. L'art du pliage pour emballer un cadeau et créer une merveille de raffinement et d'esthétisme... Ou comment faire du beau, du simple et prendre le temps de souligner son intention d'honorer, de faire plaisir, quelques soient les moyens.

En ces périodes de fêtes, les magasins regorgent de produits en tout genre. Des vêtements, de la décoration, des jouets, des articles culturels, des gadgets, de la maroquinerie, de la high tech et tant d'autres. Ils seront disposés autour du sapin, et certains déballeront en un claquement de doigts, la montagne de cadeaux qu'ils auront obtenu. Un acte parfois sauvage, violent, ecstatique même : déchirer avidement les papiers colorés, et assis au milieu d'une orgie de lambeaux, la bave aux lèvres et les yeux injectés de sang, regarder impassiblement la boîte et passer au cadeau suivant... Horreur.

D'autres, prendront leur temps, s'évertuant à décoller si méticuleusement le scotch de l'emballage qu'ils finiront par lasser l'assemblée et seront pressés de se dépêcher un peu pour passer à la suite : "tout le monde t'attend !". C'est une destinée de solitaire, continuer à ouvrir ses cadeaux tout seul, quand tout le monde a quitté la pièce depuis bien longtemps !

Parfois les cadeaux décevront, pas exactement ce que j'imaginais ou ce que je souhaitais, mais qu'importe, c'est l'intention qui compte ! Justement, cette intention, les japonais ont su l'incarner par le soin qu'ils accordent à l'emballage de l'offrande. Une technique ancestrale de pliage et de géométrie savamment codifiée et scrupuleusement respectée. "Par la sophistication de l'écrin, je te montre à quel point mon intention est pure, vois comme tu m'es précieux..." : L'écrin, ici, incarne l'intention. Et un cadeau sans intention, n'est qu'un objet dont on se débarrasse.

Au fond, ce n’est pas le contenu qui compte, jamais. C’est la manière de dire “tu comptes pour moi”. Et si je ne maîtrise pas l’art du Furoshiki, je peux au moins choisir de maîtriser celui-là : offrir avec cœur plutôt qu’avec frénésie. Le reste n'est que papier froissé.


On se construit sur une histoire de vie, des expériences qui s'accumulent au fil du temps, comme des perles sur un fil, ...
12/12/2025

On se construit sur une histoire de vie, des expériences qui s'accumulent au fil du temps, comme des perles sur un fil, rouge parfois, fragile aussi. On se raconte au travers d'anecdotes, de souvenirs, de pensées, claires ou confuses. On se définit, on se résume comme on peut. Et puis, dans l'amas d'apprentissages, d'enseignements profonds et oubliés, surgissent des éclats de lumière : les bonheurs de nos vies. Ces fulgurances, éclairs intenses, de révélation ou d'éblouissement. Je ne parle pas de ces petits plaisirs du quotidien, de ce qui nous met en joie, facilement, ce qui apaise et réconforte. Ici, j'évoque l'insondable, la puissance du bonheur sans limite, non pas dans sa durée mais dans sa profondeur. La découverte vertigineuse de ce que peut être l'illumination, le feu intérieur, dévorant de puissance et transformant à jamais notre représentation du monde. 

Des moments suspendus dans l'éternité, des marqueurs, aussi intenses que courts, qui nous rapprochent en cet instant précis du grand mystère. Cela tourne souvent autour de l'amour, il faut bien le reconnaître. Ou la découverte de l'amour. Ou bien une réalisation, un accomplissement dans lequel l'existence s'est entièrement fondue, comme une conclusion, un point d'orgue. Quelque chose d'infini, qui nous cueille, que l'on ne pouvait imaginer avant. Quelque chose d'impalpable que l'on touche de son âme et qui résonne, longtemps après, comme une détonation puissante dont l'écho nous accompagne toute la vie. La certitude d'une étape importante, l'une de celles qui indiquent le sens, un enchantement qui poursuit son œuvre, même dans les sombres heures. Alors on s'en souvient comme un trait lumineux dans l'existence, un phare que l'on continue d'observer dans la nuit obscure. Longtemps, très longtemps.

De quels bonheurs sommes-nous aussi construits ? Comment parlent-ils de nous, de ce que nous sommes devenus, de ce que nous ressentons être, ce qui vibre là, tout à l'intérieur ? Que nous murmurent-ils encore au creux de l'oreille, des années plus t**d ? Peut-être serait-il temps de les réhabiliter, au moins à égalité avec nos chagrins. Vous ne trouvez pas ?

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