Cabinet Psychologue-Déborah Hamel

Cabinet Psychologue-Déborah Hamel Passionnée par la psychologie depuis mon adolescence, j’ai décidé à 40 ans de reprendre mes études.

Il est temps pour moi de prendre quelques vacances. Merci à tous et toutes pour vos douceurs, lecture, et attentions de ...
19/12/2025

Il est temps pour moi de prendre quelques vacances.
Merci à tous et toutes pour vos douceurs, lecture, et attentions de fin d’année.

Début 2026 sera marqué par la création d’un BLOG plus sécure et moins enclin au Big Data qui ne rejoignent plus mes valeurs.
Vous y retrouverez toutes les informations de psycho éducation et autre partage.
Cette page FaceBook ne sera plus active à partir de mi janvier.

13/12/2025

Pourquoi les personnes blessées deviennent parfois trop généreuses ou trop disponibles ?

Quand quelqu’un a été blessé par la trahison, par l’abandon, par la honte, il arrive fréquemment qu’il développe une sur-disponibilité affective ou une générosité excessive. À première vue, cela peut sembler noble : « il donne beaucoup », « il est toujours là pour les autres ». Mais sous cette apparence se cachent des stratégies de survie, des loyautés inconscientes et des croyances limitantes qui maintiennent la personne dans la répétition du manque.

La personne peut alors confondre valeur et utilité. Elle pense : « si je rends service, je mérite l’amour ». La générosité devient alors une monnaie d’échange pour obtenir reconnaissance et comble ainsi temporairement un vide intérieur.

Les personnes qui ont connu l’abandon ou l’irrégularité affective développent souvent un style d’attachement anxieux : pour empêcher la perte, elles anticipent les besoins de l’autre, elles se rendent indispensables. Être disponible en permanence est une tentative de sécuriser la relation.
Le don excessif de soi devient une manière de répondre à une injonction implicite : « tu dois donner pour être accepté ». Aussi, la culpabilité pousse à surcompenser pour calmer une conscience ou une loyauté inconsciente.

L’enfant qui a dû devenir adulte trop tot et dans un au rôle du “sauveur”. Devenu adulte, il continue de se sacrifier — il est disponible parce qu’il a appris tôt que sa valeur dépend de sa capacité à réparer les autres.
En aidant les autres, on espère réparer ce qui a été brisé en soi. « Si je sauve les autres, on ne verra pas que j’ai été blessé. »

Neurobiologiquement :
Donner active des circuits de récompense de la reconnaissance, gratitude, et parfois l’admiration et procure un soulagement temporaire. Cette récompense conditionne la répétition du comportement, même si à long terme il coûte cher.

Signes que la générosité ou la disponibilité sont des symptômes d’une blessure.

Vous dites « oui » systématiquement quand vous voudriez dire « non » ?
Vous vous sentez vidé, épuisé ou amer après avoir aidé ?
Vous attendez en secret une reconnaissance que l’autre ne donne pas ?
Vos besoins ne sont pas exprimés ou sont minimisés.
Voud tolérez des abus ou des comportements toxiques parce que « vous devez être patient » ?
Vous avez peur qu’une limite honnête fasse fuir les autres ?
Attention les conséquences sont :
Épuisement émotionnel (burnout relationnel).
Perte d’estime de soi.
Relations déséquilibrées : les autres s’habituent au rôle et ne donnent pas en retour.
Rancœur et colère

La libération demande travail intérieur, pratiques concrètes et règles claires.

Étape 1 : Reconnaissance lucide.

Notez pendant une semaine quand vous dites “oui” par automatisme. Écrivez l’émotion présente (peur, honte, culpabilité).

Posez-vous la question simple : « Est-ce que je donne pour l’autre… ou pour me prouver quelque chose ? »

Étape 2 : Travailler l’estime de soi (actions journalières). Fiche estime de soi.

Listez 3 choses que vous avez faites pour vous cette semaine, même petites.

Étape 3 : Apprendre à poser des limites claires .
« Je ne peux pas t’aider cette fois, je suis déjà pris. »

Étape 4 : Réévaluer vos relations.

Identifiez les 3 personnes qui prennent trop sans jamais rendre. Limitez vos interactions progressives.

Étape 5 : Travailler l’origine (thérapie / accompagnement).

09/12/2025

L'emprise n'est pas un choix: c'est une réaction neurologique au traumatisme

Le « trauma bonding » désigne un attachement paradoxal/ambivalent qu'une personne victime peut développer pour son agresseur. Ce lien ne naît pas d'une affection saine, mais d'un cycle répété de maltraitance alternant avec des gestes de douceur, d'excuses ou de réconfort.
Cette alternance crée un renforcement entre
l'instabilité et l'espoir d'un retour à des comportements bienveillants qui génèrent une dépendance psychologique intense.

La personne continue à justifier l'agresseur, à minimiser les violences ou à croire qu'elle « mérite» l'abus, confondant affect et danger.
Certaines vulnérabilités comme un passé de maltraitance infantile ou un style d'attachement insécurisé, peuvent accroître le risque de trauma bonding, en normalisant l'instabilité affective et en rendant plus difficile la détection des abus.
La personne se sent à la fois attachée et effrayée, confuse et loyale, prisonnière d'un lien émotionnel nourri par la peur et l'incertitude. L'intensité de ce lien tient à un déséquilibre de pouvoir.
L'agresseur détient le contrôle, tandis que la victime se sent impuissante et isolée. Même après une séparation, ce lien peut persister, et les souvenirs des abus alternés de tendresse maintiennent une emprise durable.

Reconnaître l'existence de ce lien constitue le premier pas.
Cela permet de reconstruire son estime de soi, déconstruire la normalisation de la violence et apprendre à identifier ce qu'est une relation respectueuse et équilibrée.

Merci à mes patientes pour ces attentions qui me touchent toujours autant.À boire et à manger avec modération bien évide...
07/12/2025

Merci à mes patientes pour ces attentions qui me touchent toujours autant.
À boire et à manger avec modération bien évidement.

07/12/2025

Bilan de ces 3 années de pratique en libérale : TRAVAILLER AVEC LES TRAUMAS COMPLEXES : UNE APPROCHE INTÉGRATIVE

La réparation d’impacts dus au traumatisme complexe ne suit pas un chemin linéaire. Cela nécessite une approche à plusieurs niveaux, adaptée au rythme unique de chaque patients.

Vous trouverez ci dessous les différentes dimensions du travail thérapeutique que je propose dans ma pratique en psychotraumatologie et qui s’appuie sur différentes approches auxquelles je suis formée:
LI ICV (agreementen cours)
EMDR niveau 1
Guérison des parts intérieures DNMS phase 1
Thérapie des schémas
Thérapie ACT
Attachement et théorie polyvagal informées.

Ces approches me permettent d’avoir une vision globale des différents objectifs et axes thérapeutiques dans le suivi des patients ayant un TSPT- complexe mais également d’avoir une expertise d’évaluation.

Plutôt qu'une succession d'étapes rigides, il s'agit d'un processus parfois d'aller-retour entre plusieurs axes complémentaires :

Comprendre ce qui se passe dans le corps et le système nerveux
Sécuriser en stabilisant et développant des ressources de régulation
Traiter les mémoires traumatiques avec des protocoles d’intégrations adaptés aux cas complexes
Réparer et construire des patterns relationnels et comportementaux différents
Prendre soin du système d'attachement blessé

Chaque dimension compte.
Traiter des souvenirs traumatiques demandent à avoir d'abord développé suffisamment de sécurité interne.
Travailler sur l'attachement implique de comprendre comment fonctionne notre système nerveux et nos pensées dysfonctionnelles

C’est un travail qui demande du temps, de la patience et une alliance thérapeutique solide. Mais la guérison est possible.

J’ai participé semaine dernière à une formation intense  « Guérison des Parts Intérieures blessées » avec 12 collègues p...
02/12/2025

J’ai participé semaine dernière à une formation intense « Guérison des Parts Intérieures blessées » avec 12 collègues psychologues et psychiatres.
Notre formatrice a été témoin d’une progression rapide et profonde : chacune de nous a osé rencontrer ses parts blessées avec courage et présence. Et comme souvent, dès que ces parts sentent qu’on est là pour elles, elles se présentent rapidement, permettant un travail en profondeur.
Grâce au dispositif unique — une facilitatrice présente en continu avec chaque trio de travail (en alternance dans les rôles de thérapeute / patient / observateur) — nous avons vécu une double immersion : à la fois comme thérapeute guidée et soutenue, et comme exploratrice de leur propre monde intérieur.
Le résultat : une intégration solide de l’approche, prête à être déployée auprès de mes patientes dès aujourd’hui, merci à M de m’avoir fait confiance ce soir.

Comment communiquent nos neurones !GABAApaise votre cerveau. C'est grâce à lui que la relaxation est possible.GlutamateE...
23/11/2025

Comment communiquent nos neurones !

GABA
Apaise votre cerveau. C'est grâce à lui que la relaxation est possible.

Glutamate
Excitateur . Essentiel à l'apprentissage, à la mémoire et à la plasticité cérébrale. Si insuffisante = pensée impossible ; si trop = toxique.

Dopamine
Motivation et dynamisme, renforcement « plaisir » dans nos actions.

Sérotonine
Stabilité de l'humeur, appétit, sommeil, régulation.

Noradrénaline
Concentration et vigilance = abstraction du bruit ambiant et aide à se concentrer sur l'essentiel.

Adrénaline
Système d'alarme : accélération du rythme cardiaque, mobilisation de l'énergie, combat ou de fuite.

Endorphines
analgésiques naturels = le soulagement, « l'ivresse du coureur ».

Tous ces éléments sont tout le temps : libérés, absorbés, décomposés ou recyclés en une fraction de seconde.
Lorsque l'équilibre (homéostasie) se modifie (manque sommeil, du stress, de l'alimentation, d'un traumatisme, de l'exercice physique, ou même d'une simple pensée), l’ expérience intérieure se modifie en conséquence.

09/11/2025

S𝐲𝐧𝐝𝐫𝐨𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐥'𝐢𝐦𝐩𝐨𝐬𝐭𝐞𝐮𝐫 !

70% d’entre nous l’ont déjà ressenti = cette petite voix qui vous dit : « Je ne mérite pas ça. » « Un jour, on va découvrir que je suis une imposteur. » « J’ai juste eu de la chance. »...
Bonne nouvelle : ce n’est pas un défaut, mais peut-être la preuve que l'on grandit.

Pourquoi ressentons nous ce sentiment ?
En 1978, les psychologues Clance & Imes ont identifié 6 signes :
- Attributions de vos succès à la chance ou au hasard.
- Minimisation de nos compétences ("n’importe qui aurait pu le faire").
- Peur d’être "démasquée" un jour.
- On travaille trop pour "mériter" une place.
-> Redouter l’échec… mais aussi le succès ("Si je réussis, on attendra encore plus de moi").

Ce phénomène est courant chez les femmes parce qu'on nous rabâche qu'on doit faire nos preuves alors que les hommes sont plus facilement considérés comme "naturellement compétents".

Le syndrome de l'imposteur est un mécanisme d'adaptation. Avant tout il met en avant le doute est c'est plutôt bon signe mécanisme normal et juste.
Cela ne signifie pas un manque de confiance mais bien une capacité de prendre conscience que nous sortons de notre zone de confort.

En résumé : si nous ressentons ça, c’est que nous sommes sur la bonne voie.

Les femmes qui ont changées le monde ont toutes commencé par douter.

07/11/2025
« L'attachement" à voir. Une analyse psychologique très fine qui explore les mécanismes de la dépendance affective, la p...
03/11/2025

« L'attachement" à voir. Une analyse psychologique très fine qui explore les mécanismes de la dépendance affective, la peur de l’abandon, les liens fusionnel mais aussi de notre capacité à aimer autrement (résilience) une fois qu’on a compris et travailler sur les différents schémas dysfonctionnels.

26/10/2025

Parole de patient (merci à mon patient pour ce témoignage).
La route est encore sinueuse mais nous avançons doucement parfois au milieu du chemin, parfois dangereusement au bord du fossé.

Janvier 2025 : je commence enfin un vrai parcours de soin en santé mental.
Après 10 ans d’errance médicale et psychologique (voir pseudo psychologique), j’ai trouvé une psy formée sur les traumatismes liés aux violences sexuelles dans l’enfance.

Plusieurs dizaines de séances de stabilisation puis en LI ICV, Thérapie de la reconsolidation, un peu d’EMDR…

Mais surtout, un lien de confiance, une formation sur les trauma solides, une écoute, une bienveillance et une sécurité inégalable. Elle est sécurisée, elle me sécurise.
C’est la première fois que je comprends ce que je vis et que je me sens soutenu, compri et surtout non jugé. Pas facile pour un homme de confier ses ressentis et surtout ses manifestations somatiques à une professionnelle féminine (☺️).

J’ai ajouté des briques progressivement :

Mars 2025 : premier groupe thérapeutique.
Tres confrontant mais la puissance du collectif…
Je fais des rencontres incroyables.

Avril 2025 : allez on y va, je plonge dedans.
Moment difficile (il y en aura d’autre), ma psy m’aide à me reconnecter à mon corps.
Je pensais que j’aurais toujours mal. Les douleurs et la colère s'atténuent mais les deux jours d’après séances ont été intensément douloureux.

Juillet 2025 : essai thérapeutique avec la thérapie de la reconsolidation (sous propranolol). Les ressentis sont moins intenses, mon corps a moins mal émotionnellement. Ca fait du bien.

Septembre 2025 : On travaille sur la dissociation et les symptômes du quotidien.
J’apprends encore et toujours à reconnaître ce qui m’envahit.
Mon esprit et mon corps commencent enfin à mieux faire la différence entre le présent et le passé.
Je comprends que les flashbacks ne sont pas uniquement visuels mais aussi émotionnels et physiques.

À venir : on va travailler sur les besoins non satisfaits à travers les états du moi et les parties intérieurs blessées…

Ce que je retiens ?

Des soins adaptés au trauma, ce n’est pas “juste” une thérapie, c’est aussi une thérapeute formée solidement.
Et puis c’est un parcours qui prend tout en compte :
- Le soin thérapeutique individuel
- Le corps
- Le cognitif
- La sécurité au quotidien
- Et le fait que rien ne se soigne seul.e

Si j’ai pu mettre tout ça en place, c’est parce que j’avais une psy formée qui a pris en compte toutes les briques du soin.

‼️Parce qu’être accompagnée par des professionnelles formées aux traumatismes, aux troubles dissociatif et aux violences sexuelles dans l'enfance a changé ma vie.

Adresse

8 Avenue De Novel
Annecy
74000

Heures d'ouverture

Lundi 08:30 - 17:15
Jeudi 09:00 - 19:00
Samedi 09:00 - 14:00

Téléphone

+3629251442

Site Web

https://www.hamel-psychologue.fr/

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