23/01/2026
🧠 Autisme adulte autonome et la do**he : un détail… qui n’en est pas un
On pense souvent que la do**he, c’est simple, automatique.
Mais pour moi, en tant qu’adulte autiste sans déficience intellectuelle, ça peut être… un vrai paradoxe.
Parce que parfois, la do**he est difficile.
Et parfois… elle devient mon meilleur refuge sensoriel.
🚿 Quand c’est difficile :
Ce n’est pas un problème de volonté.
Ce n’est pas “être sale”.
C’est souvent une question de sensoriel et de transition.
👉 le choc froid / chaud (trop intense, trop brutal)
👉 le contact de l’eau sur la peau (trop fort, trop stimulant)
👉 les changements de sensations : se déshabiller, entrer sous l’eau, sortir, se sécher…
👉 la surcharge : bruit, humidité, serviette qui accroche, peau mouillée…
Et souvent, le plus dur, ce n’est même pas la do**he.
C’est l’avant : réussir à démarrer, à “passer à l’action”, à gérer toutes les étapes.
🌧️ Mais parfois… c’est l’inverse.
Il y a des jours où je peux rester très longtemps sous l’eau, parce que ça m’apaise.
La chaleur, le bruit constant, le rythme… ça devient une bulle.
Un endroit où mon corps se calme enfin.
Comme si mon système nerveux trouvait enfin une fréquence “acceptable”.
Et puis il y a une troisième réalité, très concrète :
quand vraiment ça ne le fait pas, quand mon corps dit “non” et que je sens que je vais me braquer… je fais autrement.
Je me lave au lavabo, "à l’ancienne" comme disait ma mère.
Ce n’est pas un échec, ni une honte : c’est une stratégie.
Une manière de respecter mon état du moment tout en prenant soin de moi.
Oui, je suis autonome.
Je peux travailler, organiser, gérer des responsabilités.
Mais l’autonomie ne veut pas dire “aucune difficulté”.
Ça veut dire : je compose en permanence avec un environnement qui n’est pas toujours prévu pour mon fonctionnement.
💡 Ce qui m’aide :
✔ un rituel stable
✔ préparer tout à l’avance (serviette, vêtements)
✔ un jet plus doux
✔ réduire le bruit / la lumière
✔ et surtout… arrêter de me culpabiliser
La même do**he peut être :
un effort énorme… ou un apaisement vital.
Et c’est ça, aussi, la réalité sensorielle de l’autisme adulte.
Et vous ? Est-ce qu’il y a un geste “simple” du quotidien qui est parfois une épreuve… et parfois un refuge ?