Nathalie Leroy - L'envolée, le souffle retrouvé

Nathalie Leroy - L'envolée, le souffle retrouvé Mon objectif : la parole rendue libre et l'écoute du thérapeute dans un espace de liberté pour to

🎄 🔎 [ZOOM SUR] … « NOEL »L’approche de Noël est significative d’effervescence ou de tristesse ou de banalisation.Pourquo...
25/12/2022

🎄 🔎 [ZOOM SUR] … « NOEL »
L’approche de Noël est significative d’effervescence ou de tristesse ou de banalisation.
Pourquoi autant de sentiments si différents ?
Pour certains, lorsque la famille ne peut être réunie quelle que soit la raison : séparation des parents, éloignement des enfants, les individus toujours animés par la magie des contes de fées se sentent tristes.
Pour d’autres, Noël ne se fête pas ou peu car l’un des parents travaille et dans certaines familles, finalement, on ne fête rien. Pour d’autres encore, Noël est une fête commerciale et donc à quoi bon dépenser son argent. Enfin, c’est une fête religieuse et on ira à la messe de Minuit.
Revenons, il est nécessaire, aux fondamentaux et à l’esprit de Noël. Déjà, Noêl est une fête pour enfants qui reçoivent des cadeaux, ne pas inverser les rôles.
Puis goûter à la magie de l’instant, même si les enfants sont grands. Peu importe, reconstituer l’ambiance avec un sapin, des boules et des guirlandes pour faire briller les yeux des enfants, leur promettre l’arrivée du Père Noël qui déchargera pendant la nuit sa hotte de cadeaux pour les enfants sages au pied du sapin.
Alors, même si la famille n’est pas au complet, faire en sorte que cette magie soit reconstituée dans les cœurs, se contenter de ce que l’on a et ne pas attendre d’être envahi par des biens multiples.
Il me semble important de ne pas banaliser cette fête qui marque la fin de l’année, une fête religieuse pour beaucoup, un moment de répit dans le travail à goûter enfin…
Cette fête permettant de se réunir, il est important de ne pas ressasser les anciens conflits, les querelles intestines, les frictions, les dialogues sourds qui peuvent ternir l’ambiance, être à l’origine de l’humeur dépressive lorsqu’on n’a pas réglé ses propres conflits.
Un sapin joliment décoré, une chaleur intime, le goût de l’émerveillement, la saveur de l’instant présent, autant de facteurs favorisant cette magie.
Joyeux Noël !
- Nathalie Leroy -
N'hésitez pas à me contacter : nathalileroy@gmail.com 🎄

🔎 [ZOOM SUR] … « Les 6 mantras de Christophe André »Ce psychiatre propose 6 mantras pour une vie plus sereine. Je les pa...
18/12/2022

🔎 [ZOOM SUR] … « Les 6 mantras de Christophe André »
Ce psychiatre propose 6 mantras pour une vie plus sereine.
Je les partage avec vous car elles me semblent indicatives.

• Qui entre ici me fera honneur ; qui n’entre pas – me fera plaisir.
• « Mon Dieu, pourquoi avez-vous inventé la mort, pourquoi avez-vous laissé venir une telle chose, elle est si douce la vie sur terre, il faudra que votre paradis soit éblouissant pour que le manque de cette vie terrestre ne s’y fasse pas sentir, il faudra que vous ayez du génie pour me donner une joie aussi pure que celle de l’air frais d’une matinée d’avril, oui il faudra que vous ayez beaucoup de talent donc d’amour pour que, dans votre paradis, ne vienne aucune nostalgie de cette vie-là, blessée, petite, muette. »
• Une demi-heure de méditation est essentielle chaque jour, sauf quand on a une vie très occupée. Dans ce cas, une heure est nécessaire.
• Ne pas chercher à ne pas souffrir, ni à moins souffrir, mais à ne pas être altéré par la souffrance.
• L'éternité est là et moi je l'espérais. Ce n'est plus d'être heureux que je souhaite maintenant, seulement d'être conscient.
• Fais de ton mieux et n’oublie pas d’être heureux.

En d’autres mots, accepter ce que nous ne pouvons refuser pour vivre (travailler) mais fixer des limites à l’investissement.
Etre en conscience et en jouissance de ce que la vie nous offre et nous fait gouter : garder en éveil nos sens (VAKOG : visuel, auditif, kinesthésique, olfactif, gustatif).
Ne pas chercher à éviter à tout prix la douleur car aucune vie n’est épargnée. Notre vie est similaire au sol de la synagogue qui n’est pas lisse…
Ne pas refuser la solitude.
Accueillir l’Autre dans son espace intime.
Tel un roseau qui se plie face au vent mais ne se rompt pas, l’individu, acteur de sa Vie, trace son chemin, le chemin qui est le sien.

- Nathalie Leroy -
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🔎 [ZOOM SUR] … « Le care »C’est un mot anglais qui signifie prendre soin, prendre soin de l’Autre. Il a été introduit pa...
11/12/2022

🔎 [ZOOM SUR] … « Le care »
C’est un mot anglais qui signifie prendre soin, prendre soin de l’Autre. Il a été introduit par la psychologue Carol Gilligan. Dans son ouvrage « Une voix différente » (Flammarion, 2019), elle évoque l’éthique du care, que l’on pourrait traduire par l’éthique de la sollicitude.
On parle beaucoup aujourd’hui de cette nouvelle philosophie qu’il s’agisse de bientraitance des personnes âgées, de management bienveillant, de politique éducative bienveillante, de relations bienveillantes, personnel hospitalier bienveillant,…
Cette éthique s’inscrit en contrepartie de la philosophie néo-libérale prônant l’individualisme, niant les besoins de l’Autre. Elle s’appuie sur le soutien des plus faibles, des moins socialement valorisés.
Le care : un travail invisible
C’est d’abord et avant tout un travail. P Molinier, psychologue, explique que prendre soin de l’autre « même si ce n’est pas penser à l’autre, se soucier de lui de façon intellectuelle ou même affective, ce n’est même pas nécessairement l’aimer, du moins en première intention, c’est faire quelque chose, c’est produire un certain travail qui participe directement du maintien ou de la préservation de la vie de l’autre »
Ce travail invisible doit être valorisé, que ce soit chez les soignants ou dans les autres sphères professionnelles car ce sont les humains qui débloquent les situations et règlent les difficultés et non les procédures.
Le caregiver : donneur de soins
Dans la théorie de l’attachement, on retrouve ce terme. La figure d’attachement répond aux besoins de l’enfant qui a non seulement besoin de nourriture mais surtout de sécurité affective.
Le management bienveillant
Il fait de plus en plus son apparition dans les entreprises, la compétition restant l’obstacle majeur à la sollicitude et au soutien, pourtant premier remède au burnout.
Le questionnement moral et le concept de justice
Le care est également le sujet majeur autour des phénomènes de dépendance et de vulnérabilité. On assiste de plus en plus aujourd’hui à l’émergence d’une société inclusive, d’un management inclusif. « Le défi de la reconnaissance du care est dès lors politique, puisque le reconnaître c'est admettre sa nécessité et donner les conditions de son accomplissement adéquat ». (Ouvrage : Reconnaître le care, Un enjeu pour les pratiques professionnelles, M. Modak, J-M. Bonvin )
- Nathalie Leroy -
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🔎 [ZOOM SUR] … «Écrire avant la nuit »Tel est le titre d’un ouvrage de Anne-Marie Merle-Béral et Rémy Puyuelo. « Quand l...
04/12/2022

🔎 [ZOOM SUR] … «Écrire avant la nuit »
Tel est le titre d’un ouvrage de Anne-Marie Merle-Béral et Rémy Puyuelo.
« Quand la personne âgée écrit sur son enfance. » Je me suis penchée sur ce livre, mesurant combien l’enfant perdure dans l’adulte, notamment les événements marquants d’une vie : des blessures de privation, des deuils non faits d’un parent inconnu et disparu durant la guerre, un attachement fort à un animal, une mise en danger, des peurs non dites et enfouies …elles resurgissent lorsque le temps est compté, …
Comme l’écrivent les auteurs : « souvent les moments traumatiques de l’enfance se révèlent indélébiles, occultant le reste. Chercher à les élaborer peut conduire à une réconciliation avec soi-même et ses parents. Quête de soi, in fine, qui permet de comprendre après-coup le sens d’un destin, sa cohérence, sa continuité, son sens. »
La petite fille qui transportait dans ses chaussettes les lettres de son père prisonnier en Allemagne et traversait la ligne de démarcation sous les fusils a sans doute gardé en mémoire l’effroi qui l’habitait.
Elle ne reconnait pas son père sur la photo que lui montre sa mère, puisqu’en fait, elle ne l’a jamais connu. Il est décédé et elle est devenue pupille de la nation.
Le grand-père, jusqu’à la fin de sa vie, n’aura jamais compris pourquoi la femme qu’il aimait, l’a laissé seul un jour à Paris. Il ne se sera jamais remis de cet abandon.
La grand-mère parlera toujours de sa grand-mère qui lui a donné tout l’amour que ne lui donnait pas sa mère.
Les privations, la pauvreté de ses parents resteront à jamais dans la mémoire de cet homme qui, sa vie durant, ne pourra vivre sans compter.
L’écriture permet de reconstruire le scénario d’une vie, se pencher un instant sur son destin, mesurer les efforts et le chemin parcouru.
« Sa quête tient compte des souvenirs-écrans, des trous, de la perte de la chronologie, tous obstacles à une « vérité » de son histoire, et peut aboutir à un « roman personnel » qui contient en lui-même l’essentiel de sa vie. »
Permettons à nos personnes âgées de se raconter, de retisser le fil conducteur de leur vie.
Ecrire, c’est être cru, c’est être entendu, c’est se relier aux humains, c’est toucher l’universel, c’est révéler sa vie et se révéler à soi, c’est s’inscrire dans un destin et transmettre à ses descendants.
- Nathalie Leroy -
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🔎 [ZOOM SUR] … « Vrai ou Faux Self ? »La théorie de la dissonance du Soi a été élaborée par le pédiatre et psychanalyste...
27/11/2022

🔎 [ZOOM SUR] … « Vrai ou Faux Self ? »
La théorie de la dissonance du Soi a été élaborée par le pédiatre et psychanalyste D.W.Winnicott.
Ce « faux self » ou « faux moi » se développe lorsque, durant le premier âge de la vie, les besoins du bébé n’ont pas été soit reconnus, soit pourvus par la mère.
Il a développé le concept de la “mère suffisamment bonne”, celle qui s’occupe du bébé, de manière spontanée et sincère, sans excès mais avec un minimum d’attentions et surtout de reconnaissance des besoins de son enfant. Cette mère donne naissance à un self véritable, ou à un moi authentique. Lorsque les manifestations spontanées de l’enfant ne sont pas reconnues, Winnicott dira que celui-ci se fabrique un « faux moi » pour répondre aux besoins de sa mère dont il dépend pleinement.
Le « vrai self », c’est-à-dire la personne telle qu’elle peut se construire quand on laisse ses tendances innées se développer, ne peut émerger puisque celles-ci sont contrariées par les réactions inadaptées de sa mère. La façon d’être de l’enfant s’exprime alors d’une manière fausse et artificielle
C’est le « faux self » qui va influencer la construction de sa personnalité. Il s’agit du « surface acting », ou encore faire semblant de faire alors qu’on n’en a nullement envie. C’est une grave violence psychologique que cette dissonance entre la pensée et le comportement.
Ce « faux self » permet une intellectualisation forte de la réalité, surtout une très forte adaptation à l’entourage qui perçoit donc la personne comme « normale ». Mais, en réalité, l’individu se perçoit lui-même comme étranger à la situation qu’il vit, il ne s’autorise pas à être lui-même, il est soumis au regard de l’Autre et se trouve en dissonance lui-même.
Les interactions sociales sont chaotiques ou anormalement fluides. L’individu se sent étranger au monde qui l’entoure. Ce décalage qui perdure occasionne une forte dépense d’énergie pour paraître autrement que ce que l’on est. Des bénéfices secondaires s’installent : l’idée de cultiver sa différence, d’en tirer une certaine fierté.
Pourtant, n’est-ce pas usurper sa vie que de se plier aux exigences de l’environnement ?
« Deviens qui tu es, fais ce que toi seul peut faire. » - Friedrich Wilhelm Nietzsche
- Nathalie Leroy -
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🔎 [ZOOM SUR] … « Le soin psychique, une occasion de se réconcilier avec son histoire »« L’enfant dans l’adulte » est le ...
20/11/2022

🔎 [ZOOM SUR] … « Le soin psychique, une occasion de se réconcilier avec son histoire »
« L’enfant dans l’adulte » est le titre d’un ouvrage du psychanalyste Sandor Ferenczi.
L’auteur nous montre combien chez l’adulte, persistent cet état infantile et notamment toutes les blessures et les incompréhensions qui ont jalonné son enfance, dont la trace sera présente tout au long de la vie, parfois masqués et réactivés lors de ruptures ou d’événements douloureux.
Citons quelques exemples.
Le sentiment de toute puissance de l’enfant dont les besoins sont pourvus pas la mère se retrouve dans l’adulte lorsque celui-ci n’a pas appris la frustration, lorsqu’il fut trop « comblé ». Alors, l’adulte ne supporte pas la frustration, ne supporte pas le désaccord, rigidifie son comportement.
Un enfant n’ayant pas reçu les soins adaptés (notamment un holding adapté), outre la nourriture, se considèrera comme un « mauvais objet », puisqu’il ne capte pas intégralement l’attention de sa mère. Cette culpabilité perdurera sa vie durant, à moins qu’un deuil ne réactive la douleur qui pourra être revisité dans le soin psychique.
La confiance en soi s’acquiert également dans la toute petite enfance. L’enfant à qui on ne prodigue aucune considération, aucune positivité, se verra privée dans sa vie adulte de l’assertivité nécessaire dans sa vie personnelle et professionnelle.
Lorsque l’enfant est « un objet réparateur » du couple, cet enfant devenu adolescent se sentira la béquille du lien entre les parents, ne se sentira pas aimé pour lui mais dans le but d’une réconciliation. Apparaissent alors les perturbations dans le comportement de cet enfant puis les doutes chez l’adulte et pouvant mener jusqu’à des troubles de l’identité.
Françoise Dolto a parlé de la « notion de triangulation ». « la dyade mère-enfant » n’a de sens structurant que si la mère maternante conserve et continue de développer des intérêts majeurs pour la société, et garde un attrait physique et émotionnel pour le conjoint. » Finalement, l’enfant qui permet à la mère de trouver le sens de sa vie, porte un poids trop lourd.
Le soin psychique apporté à l’adulte permet de revisiter les premiers repères identificatoires, les faiblesses d’attachement, tous ces manques qu’il a bien fallu combler enfant.
La réconciliation avec son histoire est indispensable pour se comprendre, pensées, émotions et comportement étant liés, et pardonner in fine à ceux qui, malgré eux bien souvent, ne nous ont pas apporté le cadre structurant, les soins adaptés, l’indispensable protection.
- Nathalie Leroy -
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🔎 [ZOOM SUR] … « Le refoulement, l’impossible oubli »Comme l’exprime Vincent Di Rocco, psychologue, dans un article, Le ...
13/11/2022

🔎 [ZOOM SUR] … « Le refoulement, l’impossible oubli »
Comme l’exprime Vincent Di Rocco, psychologue, dans un article, Le refoulement est une mise à l’écart qui, paradoxalement, conserve l’expérience douloureuse. D’une certaine façon cette expérience est en attente d’élaboration.
Le soin psychique est alors une occasion de se réconcilier avec son histoire, de lui donner sens.
Bien souvent, l’humain tente de réduire l’angoisse liée au refoulement de désirs irrecevables, de masquer le conflit psychique sous-jacent. Des expériences de perte, des traumatismes réactivent de tels désirs refoulés, de tels conflits insupportables.
Une rupture amoureuse qui devient insupportable réactive le sentiment de n’avoir pas bénéficié, enfant, de cet amour protecteur attendu. Un attachement désorganisé, un père violent, une mère soumise qui n’ont pas été attentifs aux besoins de l’enfant devenu adulte. Cet adulte aujourd’hui qui se sent toujours responsable de l’échec amoureux, qui n’a pas su suffisamment « s’aimer » avant tout.
Un licenciement, une perte brutale d’emploi devenant insupportable si l’emploi était le support identitaire de l’individu, masquant le sentiment de honte d’être né dans une famille avec peu de moyens financiers. Il faut alors se réconcilier avec son histoire, revisiter les étapes de la construction identitaire et lui donner du sens.
Un accouchement aussi remet en question les places de chacun : la fille devient mère, la mère devient grand-mère. Resurgit alors un conflit infantile non réglé : comment prendre la place de la mère si non seulement celle-ci ne l’y autorise pas et si la fille non plus ne s’est pas autorisée à entrer en rivalité avec sa mère, en refusant de grandir par exemple, en restant enfant adoptant le visage de l’anorexique…
V. Di Rocco écrit : « Le refoulement disjoint le lien entre affect et représentation pour rendre cette dernière inconsciente, à la fois repoussée de la conscience par les forces de censures liées au surmoi et attirée par les représentations inconscientes auxquelles elle est déjà associée. »
« Le refoulement est alors un moyen de circonscrire un conflit trop douloureux, protégeant ainsi la vie psychique d’une conflictualité trop importante. » « Mais il échoue toujours en partie et le refoulé fait retour sous une forme (lapsus ou acte manqué) qui surprend toujours le sujet. En fait, le refoulement échoue toujours en partie car le refoulé ne cesse de faire retour sous une forme déguisée, transformée. Quand le conflit est trop marqué, il ne peut pas être complètement contenu dans l’inconscient, l’affect d’angoisse s’exprime alors avec force débouchant sur des formations symptomatiques visant à le réduire. »
Le corps, en effet, n’oublie rien. Le corps manifeste notamment son désarroi dans l’angoisse. Souvent, l’individu cherche à trouver le motif de cette angoisse, pour se réconforter. Le symptôme fait alors son entrée. Chercher à le décrypter permet de se réapproprier son histoire.
- Nathalie Leroy -
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🔎 [ZOOM SUR] … « Souffir »Aucune vie n’est épargnée de la souffrance. Elle prend plusieurs visages. Elle s’inscrit toujo...
06/11/2022

🔎 [ZOOM SUR] … « Souffir »
Aucune vie n’est épargnée de la souffrance. Elle prend plusieurs visages.
Elle s’inscrit toujours dans le corps, que son origine soit psychologique ou physique.
On parle beaucoup aujourd’hui de souffrance psychique lorsque l’individu n’accède pas au bien-être. Tyrannie du bien-être auquel il faudrait accéder au risque de « louper » sa vie, injonction au bonheur…c’est oublier que la souffrance fait partie de notre vie : souffrance originelle qui s’inscrit au début de la vie, séparation d’avec le corps maternel, souffrance de la séparation aux différents stades de vie, séparation « normale » avec les enfants lorsqu’ils grandissant, séparation avec les parents lorsque l’heure est venue de leur dire au revoir et séparation plus douloureuse avec l’être aimé lorsqu’il y a rupture , maladie.
Pourtant, peut-on être heureux si l’on n’a pas connu la souffrance ? Pourquoi tant d’individus qui échappent à la mort apprécient autant la vie ? Nombreuses sont les questions.
J’avais lu, il y a quelques années un écrit dans la salle d’attente de mon médecin traitant : « heureux soit celui ou celle a qui on a mis un nom sur sa maladie, malheureux est celui qui n’a rien. » A l’époque, je n’avais pas compris.
Aujourd’hui, je comprends mieux. Il faut donner un nom à la souffrance, il faut qu’elle soit reconnue pour apaiser notre angoisse.
Dans l’ouvrage intitulé « Ce que souffrir veut dire » sous la direction de François Marty, Marie-José del Volgo et Roland Gori écrivent : « lorsque le médecin dit à son patient en réponse à sa plainte, « vous n’avez rien », cela revient à lui dire qu’il souffre pour rien. La vérité subjective du patient, c’est rien, un rien qui manifeste l’impossibilité pour le médecin, le praticien d’accorder du temps à écouter ce rien, un rien qui lui renvoie sa propre castration et ses échecs. »
La plainte est souvent associée à la souffrance. La plainte, c’est la possibilité de mettre des mots sur des maux, des mots pour comprendre, c’est ouvrir un espace de paroles, un lien qui nous relie à l’Autre. Au-delà des mots, y compris lorsque le patient ne peut s’exprimer, c’est surtout la quête de compréhension qui l’anime : comme l’exprime Ricoeur, 1994, « une déchirure s’ouvre entre le vouloir dire et l’impuissance à dire ».
« La plainte donne un espace relationnel à la douleur et l’ouvre à la souffrance, dans nos rêves de manière aussi constante par la scène toujours répétée du récit fait et jamais écouté. (Primo Levi), retrouvant dans l’inconscient les traces traumatiques infantiles de n’avoir eu personne qui vous écoute… « alors une désolation totale m’envahit, comme certains désespoirs enfouis dans les souvenirs de la petite enfance, une douleur à l’état pur, la douleur des enfants qui pleurent… »
- Nathalie Leroy -
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🔎 [ZOOM SUR] … « Le poids et le moi »C’est le titre d’un ouvrage écrit par le Dr Bernard Waysfeld, médecin, psychiatre, ...
30/10/2022

🔎 [ZOOM SUR] … « Le poids et le moi »
C’est le titre d’un ouvrage écrit par le Dr Bernard Waysfeld, médecin, psychiatre, endocrinologue et nutritionniste.
Vaste sujet que j’évoque ici : le poids lié à l’oralité, à l’image de soi, aux addictions, aux peurs. Il existe le poids idéal, celui de la médecine, et tous les autres, plus ou moins en dehors d’une certaine normalité. Cette « normalité » n’est pas la même pour tous. Beaucoup d’individus ont un poids, celui de leur corps, qui ne correspond pas à leur « Idéal du Moi » : quête de légèreté poussée jusqu’à l’extrême, engloutissement de nourriture pour assouvir l’angoisse, déni d’un poids anormalement élevé pour « se préserver » de l’environnement, tel un rempart contre l’intrusion, difficulté de poser des limites au plaisir gustatif ressenti, …
Obésité, maigreur, autant de facettes de notre corps que nous « offrons » au regard de l’autre, corps qu’il faut pourtant habiter. Les troubles graves du comportement alimentaire s’enracinent dans des manques de sécurité affective, nous dit l’auteur ; dysfonctionnement de la relation.
Ainsi, l’anorexique « famélique » ne souhaite pas devenir « femme », plutôt rester enfant avec sa cohorte de bénéfices secondaires (tendresse parentale) ou parce qu’elle perçoit un danger à devenir femme si le souhait parental inconscient est qu’elle reste enfant pour ne pas devenir rivale de la mère.
Le garçon boulimique ne s’autorise pas à se détacher de sa mère car, de même, il perçoit chez elle, une peur de l’abandon, s’il séduit et envisage d’autres relations affectives.
L’auteur évoque la question du désir et du manque pour tenter d’expliquer les processus addictifs. Le manque est à la base du désir. « Le gavage systématique entraine une confusion des affects et une faille dans la structuration du désir qui ne peut se faire sans le manque » ; trop tôt comblé, ce manque viendra un jour à manquer et ne pourra être restitué qu’artificiellement par le recours à l’aliment drogue, prélude aux compulsions graves… » Compulsions alimentaires lors de périodes de la vie où l’identité est remise en cause notamment : grossesse, ménopause…. »Fusion du besoin et de l’objet, conduite addictive »…
Chez l’anorexique, « l’élation narcissique des périodes d’ascèse » (élation : sensation de légèreté et de toute puissance » révèle ce combat intérieur pour maîtriser la faim, et au-delà, cette volonté sourde de refuser la nourriture pour une autre nourriture « plus affective, plus compréhensive ».
« Le choix, certes inconscient, d’un symptôme physique n’est pas innocent. Si l’obèse ou l’anorexique présente son corps, c’est qu’il ne peut faire autrement. Le corps, bien souvent, colmate une authentique souffrance psychique qui peut rester déniée…
- Nathalie Leroy -
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🔎 [ZOOM SUR] … « La fonction parentale »Difficile d’être parent aujourd’hui, pourquoi ? Listons quelques obstacles à con...
23/10/2022

🔎 [ZOOM SUR] … « La fonction parentale »
Difficile d’être parent aujourd’hui, pourquoi ? Listons quelques obstacles à contourner et quelques prises de conscience par un détour sommaire par la psychanalyse…
Les injonctions sont fortes aujourd’hui pour les parents : donner une éducation qui permette d’être heureux à l’enfant, de lui donner des repères dans la vie, de trouver un travail facilement…Mais comment faire car la fonction parentale ne s’apprend pas. C’est le titre de l’ouvrage de Pierre Delion, professeur de pédopsychiatrie à la faculté de médecine de Lille.
Comment donner un attachement sécure, lorsque soi-même, père ou mère, on se sent anxieux, on a peur de mal faire, on projette sur son enfant ce qui nous a manqué, on compte réparer avec la venue de cet enfant une carence affective, relationnelle…
Croire en soi, croire dans le lien d’attachement qui se construit est capital pour construire une relation saine et non ambivalente Les pathologies du début de la vie sont souvent des pathologies de la relation. Etre soi avec son enfant, lui expliquer pourquoi on pleure, ne pas faire semblant d’être heureux.
Mettre en place un cadre qui sécurise l’enfant : il y a ce qui est autorisé et ce qui est interdit s’il y a mise en danger mais ne pas l’empêcher dans son désir personnel. « Si l’environnement satisfait psychosomatiquement la pulsion cognitive de l’enfant, les capacités d’amour de celui-ci se développeront conjointement à celles d’apprendre : être compris, c’est être aimé. » (Gabel, 2007) : une vraie source d’attachement se crée, une fonction « contenante » indispensable à la santé de l’enfant.
Rôle des identifications et projections : chez le tout petit, les différentes parties du Moi sont ressenties comme non liées. Il existe des identifications introjectives (intégration d’un bon objet dans le moi) et projectives (moyen de défense qu’a le bébé de se débarrasser de ce qu’il ressent comme mauvais en lui en le projetant dans la mère). (Cf : Mélanie Klein).
« La mère doit être le contenant qui va d’abord accepter de recevoir les identifications projectives de son bébé et puis de les transformer. C’est donc par cette capacité de la mère à introjecter les identifications projectives du bébé qu’elle pourra les détoxiquer et les restituer au bébé sous une forme tolérable. » (cf W.Bion) ; « quatre qualités essentielles et indispensables de l’objet : avoir des limites, être un lieu de confort, être dans un lien d’intimité avec le bébé, et lui renvoyer le sentiment d’être unique ».(D.Meltzer)
« Des parents qui n’acceptent pas l’existence de pulsions destructrices chez l’enfant et qui ne savent pas se protéger contre son agressivité, conduiront leur enfant vers un état adulte avec un « surmoi sévère qui ne pardonne jamais au sujet de ressentir des pulsions destructrices ; il exige que ces pulsions n’existent pas. » D’où l’immense sentiment de culpabilité et de dette que peuvent ressentir certains individus ». (www.psychanalyse.be)
- Nathalie Leroy -
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🔎 [ZOOM SUR] … « Etre sujet et non objet »Difficile d’être sujet aujourd’hui, pourquoi ? Listons quelques obstacles à co...
16/10/2022

🔎 [ZOOM SUR] … « Etre sujet et non objet »
Difficile d’être sujet aujourd’hui, pourquoi ? Listons quelques obstacles à contourner et quelques renoncements.
L’autonomie financière d’un individu est nécessaire pour ne pas dépendre de l’autre, se sentir redevable et de ce fait consentir à se plier aux exigences de cet autre, c’est ce que Vincent De Gaulejac qualifie de « sujet social » dans son ouvrage « Qui est je ? ». Cette autonomie garantit une certaine indépendance et liberté dans l’action et le choix des décisions, permet d’être acteur, ce qui fortifie la confiance en soi.
On reste objet de désir de l’autre, lorsqu’on n’arrive pas à se défaire (comprendre ?) des loyautés parentales inconscientes qui se répètent avec d’autres individus. C’est le « sujet existentiel » dont parle l’auteur cité précédemment dans son ouvrage. C’est « affirmer son désir d’exister par soi-même, en apprenant à reconnaître son propre désir face au désir de l’autre, en se dégageant des projections imaginaires dont il a pu être l’objet de la part de ses parents, son entourage, ses conjoints, ses enfants. »
Enfin, le « sujet réflexif », qui pense par lui-même et ne se laisse pas imposer les avis, les pensées, les projections des autres. « Etre sujet de son histoire », c’est s’autoriser à penser différemment de ses parents, de son entourage et confronter les idées dans une communication bienveillante qui favorise la richesse des échanges. Bien sûr, cette liberté de penser a un coût lorsqu’on n’adhère pas aux idées « bien pensantes » soit de la société, soit d’une communauté particulière. Etre soumis au regard des autres nous prive de cette liberté de penser.
« Vouloir être sujet, c’est avant tout comprendre en quoi il est originairement assujetti. » nous énonce l’auteur. Le bébé que nous avons été a dû, pour survivre, se plier aux exigences parentales, l’enfant auquel on a difficilement autorisé le « non », l’adolescent qui a senti que son émancipation nuirait au père ou à la mère désireux de le garder « petit », devient un individu plutôt objet que sujet dans ses relations personnelles et professionnelles.
Nous sommes tous assujettis aux règles éducatives, sociales, familiales. Les comprendre permet cette mise à distance qui facilite la confiance en soi, la confiance dans l’avenir, en tant que sujet.
- Nathalie Leroy -
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🔎 [ZOOM SUR] … « La confiance en soi, un autre regard - suite »« La fidélité à son désir » : comment l’entendre, comment...
09/10/2022

🔎 [ZOOM SUR] … « La confiance en soi, un autre regard - suite »
« La fidélité à son désir » : comment l’entendre, comment le comprendre ?
« La vie commence à 60 ans » est le titre d’un ouvrage. Faut-il attendre cette entrée dans le troisième âge pour vivre ses envies, son désir ? Pourquoi pas mais pourquoi attendre finalement cet âge ? Parfois, il nous faut passer par des expériences d’apprentissage pour comprendre que la finalité de notre vie sera ailleurs. Etre fidèle à soi-même est le plus beau cadeau que l’on puisse se faire. Bien sûr, nous sommes tous empêtrés consciemment ou inconsciemment dans des loyautés familiales, des croyances qui nous empêchent de sortir de ces schémas répétitifs. Il faut la dépression, le mal-être pour se retrouver sur le divan, ahuris, démunis, perdus. Comme l’exprime l’auteur, « la fidélité à son désir est l’antidote au poison de la comparaison. »
« La confiance au mystère. » L’auteur énonce : « d’après les stoïciens, la vie est une bonne chose par ce qu’elle est traversée par l’énergie cosmique. Le Cosmos est un monde clos, rationnel et divin, au cœur duquel nous évoluons. Quoi que nous fassions, nous ne pourrons entraver le cours du Destin Si nous inscrivons notre action dans son sens, le Destin la portera et en amplifiera les effets jusqu’à nous conduire au triomphe. »
« Agir pour prendre confiance ». Il s’agit de faire confiance à l’action elle-même qui va se dérouler. Ne pas fuir, ne pas rester immobile ou tétanisé car si tel est le cas, ces comportements signalent des peurs, des émotions négatives.
« Décidez ». Comme l’exprime l’auteur, nous avons du mal à décider, à « couper », (du latin decidere). Comme nous voulons tout diriger, tout gérer, nous acceptons mal l’incertitude ; Finalement, nous avons du mal à vivre notre liberté. Pourtant, accepter l’incertitude, c’est se sentir libre et finalement accepter l’idée que nous pouvons nous tromper, que rien n’est écrit d’avance…Comme nous serions plus heureux si nous entreprenions des démarches professionnelles ou non avec cette pensée, cette sérénité : changer de job, s’aventurer dans des domaines professionnelles inconnues mais qui sont le fruit de nos désirs en gardant un filet de sécurité, rencontrer l’âme sœur en cultivant le plaisir de l’instant…
« Cultivez les bons liens. » Comment retrouver sa vérité d’être ? En cultivant les relations avec des personnes bienveillantes. L’auteur nous explique que « c’est la qualité de la relation que nous avons avec l’autre qui renforce notre confiance ».
Comme l’explique aisément la psychanalyse, toute pathologie est une pathologie de la relation…
- Nathalie Leroy -
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