19/12/2025
Exploration psychosociale :
Le dialogue, ce n’est pas seulement parler.
C’est ralentir l’émotion, lui enlever le volant et lui rendre sa place de passager — important, mais pas conducteur.
Quand on parle, on trie :
ce qui relève du ressenti,
ce qui relève de l’interprétation,
et ce qui relève… de l’imagination débordante (celle qui transforme un silence en complot international).
Les malentendus naissent rarement de la méchanceté.
Ils naissent surtout du non-dit, du dit trop vite, ou du dit dans la tête de l’autre sans jamais être vérifié.
Le dialogue agit alors comme un antidote :
il remet du sens là où l’émotion avait pris toute la place,
il transforme le flou en clair,
et le drame potentiel en simple discussion autour d’un café (ou d’un thé, selon le niveau de tension).
Sur le plan humain, dialoguer, c’est accepter une chose essentielle :
👉 l’autre ne lit pas nos pensées — malgré nos grands espoirs.
En résumé :
Sans dialogue : l’émotion crie, l’ego traduit, le conflit applaudit.
Avec dialogue : l’émotion s’exprime, la raison intervient, le problème se calme.
Comme quoi, parfois, parler ne règle pas tout…
mais se taire règle souvent très mal.