05/03/2026
Lettre ouverte d’un être en chemin
Je ne suis pas venu au monde pour être parfaitement compris.
Je suis venu pour être vrai.
Pendant longtemps, j’ai cru qu’il fallait rentrer dans des formes déjà dessinées.
Des cases bien alignées, des pensées sages, des routes déjà pavées par d’autres.
Alors j’ai essayé.
J’ai douté.
J’ai parfois plié.
Mais quelque chose en moi refusait de se taire.
Une braise silencieuse, logée quelque part entre le cœur, la chair et l’invisible.
Une mémoire ancienne.
Comme si le vivant lui-même chuchotait à travers mes veines.
Avec le temps, j’ai compris une chose simple et vertigineuse :
nous ne sommes pas ici pour devenir quelqu’un…
nous sommes ici pour nous souvenir de ce que nous sommes déjà.
Un être vivant.
Pas une idée.
Pas un rôle.
Pas une armure sociale.
Un souffle incarné.
Une conscience qui marche dans la matière.
Un fragment du grand mystère qui apprend à se reconnaître.
Alors j’ai commencé à enlever les couches.
Les croyances.
Les peurs héritées.
Les voix qui disent : « ce n’est pas raisonnable ».
Et sous tout cela, il restait quelque chose de très simple.
Une présence.
Pas parfaite.
Pas toujours sûre d’elle.
Mais profondément alignée avec une boussole intérieure que je ne peux plus ignorer.
Aujourd’hui je ne prétends pas détenir une vérité.
Je marche simplement avec la mienne.
Je marche avec les animaux qui veillent dans mes symboles.
Avec le feu de la salamandre.
Avec la profondeur de l’eau.
Avec le regard de l’aigle et la sagesse de la chouette.
Avec la force du cerf et la fidélité du loup.
Je marche avec les éléments.
La terre qui porte.
L’eau qui transforme.
Le feu qui révèle.
L’air qui ouvre.
Et au centre de tout cela, une phrase est née.
Elle est devenue un nom.
Un espace.
Une promesse.
Ô Bien Être du Vivant.
Pas une marque.
Pas une posture.
Un rappel.
Un endroit où l’on peut redevenir simplement vivant.
Respirer sans masque.
Habiter son corps.
Laisser la vie circuler.
Car le monde n’a pas besoin de plus de bruit.
Il a besoin de plus de présence.
Peut-être que ma place est simplement là.
Être un passeur discret.
Un gardien d’espace.
Quelqu’un qui rappelle que le vivant n’est pas cassé.
Il est seulement parfois oublié.
Alors si ces mots rencontrent quelqu’un quelque part,
qu’ils soient une invitation douce :
Revenir à soi.
Revenir au souffle.
Revenir à la simplicité du vivant.
Car au fond, nous sommes tous faits de la même chose :
un peu de poussière d’étoile,
un cœur qui cherche sa vérité,
et une âme qui n’a jamais cessé de vouloir s’éveiller.
Avec gratitude pour ce chemin.
Et pour la vie,
qui continue de se découvrir à travers nous.
🙏🙏🙏🙏