07/12/2025
Le Noùs, la Voie du Coeur de Marie-Madeleine
On confond souvent empathie et compassion, comme si ces deux mouvements intérieurs se superposaient naturellement. Pourtant, ils ne parlent pas du même lieu en nous.
L’empathie relève d’abord de la perception. Elle est cette capacité fine à reconnaître ce que l’autre traverse, à comprendre ses émotions, ses tensions, ses difficultés. Elle touche à une forme d’intelligence relationnelle, parfois très aiguisée. Mais l’empathie, à elle seule, peut rester à distance. Elle voit, elle identifie, elle comprend… sans forcément entrer dans le feu de l’épreuve.
La compassion, elle, naît ailleurs. Elle ne se contente pas de percevoir, elle écoute avec le cœur. Elle ose rester présente là où la souffrance existe, sans chercher à la corriger, à la contourner ou à la faire taire. La compassion ne fuit pas l’inconfort de l’autre : elle l’accompagne. Elle devient un mouvement qui soutient, qui tient l’espace, qui aide à traverser plutôt qu’à éviter.
Mais ce chemin ne s’ouvre réellement que lorsque la compassion se tourne d’abord vers soi. Non pas sous la forme d’un apitoiement ou d’un récit victimisant, mais comme une reconnaissance intérieure de ce qui est vivant, fragile, parfois douloureux.
Se rencontrer avec compassion, c’est cesser de se durcir contre soi-même. C’est offrir à ses propres zones blessées la même qualité de présence que l’on souhaiterait offrir au monde.
C’est précisément cela que transmet Myriam à travers l’enseignement du Noùs, l’intelligence du cœur. Une connaissance qui ne sépare pas clarté et amour, lucidité et douceur.
Le Noùs ne cherche pas à sauver, ni à réparer de l’extérieur. Il éclaire de l’intérieur. Il enseigne une présence qui relie, qui pacifie, et qui permet — à soi comme à l’autre — de traverser la souffrance sans s’y perdre.
C’est dans cette traversée que les Onctions Sacrées deviennent des alliées précieuses, soutenant l’ouverture du Noùs et guidant pas à pas ce chemin du cœur, où la présence aimante permet d'accueillir ce qui se vit.
Là où l’empathie perçoit, la compassion transforme.
Là où l’intellect comprend, le cœur accompagne.
Et dans cet espace, quelque chose de profondément humain peut enfin respirer.
Laurence, Alkhêmya, Onctions Sacrées et Arts Anciens des Myrrhophores.
www.alkhemya.fr