Karine Cammas - Psychogénéalogiste - Constellatrice Familiale

Karine Cammas - Psychogénéalogiste - Constellatrice Familiale Je vous accompagne pour explorer votre héritage familial inconscient afin de vous en libérer.

27/03/2026
26/03/2026

Le 24 octobre 1975, près de 90 % des femmes islandaises refusèrent d’aller travailler — ou même d’accomplir le moindre travail domestique non rémunéré.
Elles appelèrent cette journée Kvennafrídagurinn : le Jour de congé des femmes.
Les écoles fermèrent parce que la majorité des enseignants étaient des femmes. Les banques et les bureaux cessèrent leurs activités ou fonctionnèrent avec un personnel minimal. Les usines ralentirent. Les épiceries eurent du mal à suivre. Des pères, qui n’avaient jamais auparavant assumé la garde des enfants, les emmenèrent au travail, les portèrent sur leurs épaules pendant les réunions, ou restèrent simplement chez eux, déconcertés. Les journaux titrèrent : « Le jour où l’Islande s’est arrêtée. » Le pays ressentit l’absence du travail des femmes comme un corps ressent l’absence d’air.
C’était volontaire. Organisé. Impossible à ignorer.
L’idée venait des Bas rouges, un groupe féministe inspiré par les mouvements de libération des femmes de la fin des années 1960 et du début des années 1970. Elles en avaient assez d’entendre que le travail des femmes — rémunéré ou non — était « naturel », invisible, secondaire. Elles voulaient montrer ce qui se passait lorsque ce travail s’arrêtait. Elles choisirent soigneusement la date : le 24 octobre 1975, exactement neuf mois avant l’Année internationale de la femme proclamée par l’ONU en 1976, afin que l’action résonne à l’échelle mondiale.
Elles demandèrent à chaque femme — qu’elle travaille ou non — de faire grève. Aucun travail rémunéré. Pas de cuisine. Pas de ménage. Pas de garde d’enfants. L’appel était simple :
« Ne nettoyez pas la maison. Ne cuisinez pas. Ne vous occupez pas des enfants. Regardez ce qui se passe. »
La réponse fut massive.
On estime qu’environ 25 000 femmes — sur une population d’environ 220 000 habitants — manifestèrent à Reykjavik seulement. Cela représentait environ un Islandais sur dix. Elles remplirent les rues, portant des pancartes où l’on pouvait lire : « Nous voulons un salaire égal » et « Les femmes représentent 80 % de la main-d’œuvre mais seulement 20 % des salaires. » Elles chantèrent, scandèrent des slogans et firent sentir leur absence partout ailleurs.
Cette grève n’était pas symbolique. Elle était concrète.
Des hommes amenèrent leurs enfants au travail, où ils s’assirent sur les bureaux ou jouèrent dans les couloirs. Certains lieux de travail fermèrent complètement. Les hôpitaux fonctionnèrent avec un personnel d’urgence. Le pays tourna au ralenti, porté par une poignée d’hommes et les quelques femmes contraintes de travailler. Le message fut reçu exactement comme prévu : la société ne peut pas fonctionner sans le travail des femmes. Quand les femmes s’arrêtent, tout s’arrête.
L’action eut des effets immédiats et durables.
En moins de cinq ans, l’Islande adopta l’une des lois les plus fortes au monde sur l’égalité salariale. L’écart de rémunération entre les sexes commença à se réduire plus rapidement que dans la plupart des autres pays. La participation politique des femmes augmenta fortement. En 1980, Vigdís Finnbogadóttir devint la première femme élue démocratiquement présidente au monde — cinq ans seulement après la grève qui avait démontré la puissance de l’action collective des femmes. Aujourd’hui encore, l’Islande figure régulièrement parmi les pays les plus égalitaires au monde.
La grève fut répétée en 1985 puis en 2005, rappelant chaque fois la même leçon : lorsque les femmes retirent leur travail — rémunéré ou non — le monde le remarque.
Mais la leçon la plus puissante n’était pas seulement politique. Elle était humaine.
Pendant une journée, l’Islande fut contrainte de reconnaître une vérité ancienne : les femmes ordinaires faisaient tenir la société debout. Non pas comme des héroïnes ou des martyres, mais comme des personnes dont le travail — visible et invisible — permettait à la vie quotidienne de fonctionner.
C’est pour cela que cette histoire reste importante aujourd’hui.
Un individu ne peut pas arrêter une guerre à lui seul. Un individu ne peut pas démanteler un système du jour au lendemain. Mais un individu peut refuser de devenir indifférent. Il peut dire la vérité quand le silence est plus facile. Il peut soutenir les plus vulnérables. Il peut s’unir aux autres. Il peut refuser son travail lorsque celui-ci est exploité. Il peut rediriger son argent lorsqu’il sert à faire du mal. Il peut aider à construire des systèmes qui rendent la cruauté plus difficile à maintenir.
Le pouvoir ne se trouve pas seulement au sommet.
Il vit aussi chez les gens ordinaires.
Et lorsque suffisamment de personnes agissent ensemble — même pour une seule journée — l’histoire peut basculer. Des décisions peuvent changer. Le monde peut se rappeler qu’il ne peut pas fonctionner sans ceux qu’il tente d’ignorer.
En 1975, l’Islande a appris cette leçon en vingt-quatre heures.
C’est une leçon qui mérite encore d’être apprise aujourd’hui.

En psychogénéalogie, il est essentiel de recontextualiser ce que de nombreuses femmes ont vécu autour de la Libération e...
23/03/2026

En psychogénéalogie, il est essentiel de recontextualiser ce que de nombreuses femmes ont vécu autour de la Libération en 1944, notamment celles tondues et exposées publiquement.

Ces violences, souvent passées sous silence, n’ont dans tous les cas jamais été clairement racontées, laissant un flou autour de l’histoire : en séance, il arrive qu’une patiente évoque une arrière-grand-mère « ayant perdu ses cheveux » ou « portant un fichu pour une maladie dont on ne souvient plus le nom».
Ce vécu, marqué par la honte, la culpabilité et le trauma, peut se transmettre inconsciemment aux générations suivantes, influençant le rapport au corps, à la féminité ou à la légitimité.

En séance, remettre du sens et de l’histoire sur ces événements permet d’ouvrir un espace de réparation et de libération. ✨

https://www.youtube.com/watch?v=utNmrevAphA

17/03/2026

14/03/2026
Ça se passe à Aix-en-Provence, pour tous ceux qui cherchent à compléter leur arbre 😉
11/03/2026

Ça se passe à Aix-en-Provence, pour tous ceux qui cherchent à compléter leur arbre 😉


06/03/2026

🌸Grandir, s’accomplir, vivre sa vie. Changer, saisir des opportunités. Aussi bien dans le domaine familial qu’amical ou ...
17/02/2026

🌸Grandir, s’accomplir, vivre sa vie. Changer, saisir des opportunités.

Aussi bien dans le domaine familial qu’amical ou professionnel, il faut parfois s’affranchir de personnes, d’engagements ou de liens qui ne nous conviennent plus et nous nécrosent pour enfin vivre notre vie, celle que l’on choisit.

Un interview à écouter pour comprendre que certaines déloyautés sont nécessaires pour ne pas se trahir soi-même.

Ma formation gratuite pour débuter la méditation : https://bit.ly/34NXLetQuand on se sent en échec alors qu’on a presque tout pour réussir ;Quand on se sent ...

Eh oui ! Passer de « je n’y arrive pas » à « ça compte pour moi » avec tout notre corps qui nous encourage à oser, oser ...
14/02/2026

Eh oui ! Passer de « je n’y arrive pas » à « ça compte pour moi » avec tout notre corps qui nous encourage à oser, oser sortir de notre zone de confort ! 🤩

Parfois, la nervosité n’est pas une alarme,
c’est un signe de mouvement.✊

Ce cœur qui s’accélère, ce frisson dans la poitrine
ne parlent pas toujours de danger.
Très souvent, ils apparaissent juste au moment
où l’on s’apprête à sortir de ce que l’on connaît.
Et même s’il tremble, le corps sait aussi reconnaître ce qui compte vraiment.

On nous a appris à fuir l’inconfort, à interpréter toute activation comme quelque chose de négatif.
Pourtant, grandir ne se fait presque jamais dans le calme.
Le nouveau active, bouscule, réveille.
Non pas parce que tu n’en es pas capable,
mais parce que tu es en train de franchir une limite intérieure.

Changer la manière de te raconter ce que tu ressens peut tout transformer.
Passer de « je n’y arrive pas » à « ça compte pour moi ». Ton corps ne cherche pas toujours à te freiner : parfois, il t’invite à oser.
Apprendre à l’écouter avec bienveillance,
c’est déjà une forme de confiance en toi.❤️

✨ Si tu as du mal à faire la différence entre la peur et le mouvement de croissance,
et que tu aimerais apprendre à écouter tes signaux internes sans te bloquer, un·e psy peut t’accompagner.

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Aubagne
13400

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