11/11/2025
• OFFICE DE TOURISME AU COURS VOLTAIRE : POURQUOI PERSONNE N'EN VEUT •
Depuis que Mèfi a révélé que le maire avait tenté de faire passer en catimini sa signature pour le permis de construire de l'Office de Tourisme, la Ville tente d'éteindre l'incendie.
Parce que ça brûle partout.
Chez les commerçants du cours Voltaire, chez les forains du marché, chez les usagers du cours et plus généralement chez la quasi totalité des Aubagnaises et des Aubagnais, à l'exception des quelques inconditionnels du maire qui restent.
Lettre du maire aux riverains qui promet, alors qu'il a perdu toute crédibilité, ... des jeux d'enfants et un jardin public qu'il a détruits partout, dans tous les quartiers.
Acharnement de Danielle Menet qui, à force de brandir l'épouvantail de la dèèèèète, a transformé le centre-ville en désert commercial, et de Pascal Agostini, ancien responsable du cabinet du maire de La Penne, en préemptant des réseaux sociaux et qui se font « ensevelir » par des avalanches de critiques.
Le plus hilarant, c'est le président de l'Office qui nous parle d'une déferlante de touristes qui va inonder Aubagne et le cours Voltaire.
Ni le maire ni ses fans n'arrivent à mesurer l'ampleur du rejet d'un tel projet.
Mèfi se charge donc d'en rappeler les raisons.
D'abord, il y a la mise en route d'une année supplémentaire de travaux qui ont déjà mis en état de catastrophe naturelle tout le cœur de ville depuis trois ans.
Puis la construction d'un catafalque de béton au milieu d'un espace qui accueillait le marché alimentaire et qui, cinq jours par semaine, permettait une immense respiration économique aux commerces du secteur.
Mais ce n'est pas tout, et c'est pour cela que tout Aubagne gronde :
1) C'est totalement inutile ! Il n'y a qu'à aller à Cassis ou La Ciotat qui accueillent plus de dix fois plus de touristes qu'à Aubagne, pour s'apercevoir que l'utilisation du numérique rend caduque l'agrandissement des locaux d'un Office de Tourisme. Nulle part en France cette question ne se pose. À part pour satisfaire l'égo du président.
2) C'est une opération coûteuse pour Aubagne. Une « estimation » qui date déjà de deux ans fait état de 1,8 million d'euros. Quand on y aura ajouté le dévoiement des réseaux, les aménagements extérieurs et intérieurs, la TVA... et la mise à jour des coûts réels, on peut déjà parier que nous serons à 3 millions d'euros.
Et même si on tente, une fois de plus, de prendre les Aubagnaises et les Aubagnais pour des imbéciles avec des affirmations « ce n'est pas Aubagne qui paie, c'est l'Office », cela ne prend pas. Le budget de l'Office de Tourisme est celui de la Métropole, donc celui des contribuables, donc celui des Aubagnais. Et le budget de l'Office est là pour répondre aux besoins des gens du territoire et il sera gaspillé pour autre chose.
Avec 3 millions d'euros, combien de soirées festives pourrait-on organiser en centre-ville pour les gens d'ici et pour faire venir des touristes ?
3) Ce nouveau bloc de béton inutile en centre-ville est laid et il va casser un peu plus les espaces de respiration qui restent à Aubagne.
Personne n'en veut, sauf le maire. Il faut utiliser tous les moyens de mobilisations citoyennes pour l'empêcher d'exister. Il faut utiliser, comme le conseille le président de l'Office lui-même, toutes les voies de recours devant les Tribunaux. Il faut utiliser le bulletin de vote les 15 et 22 mars prochain.
• Antoine Monticellu •