art-chignaned

art-chignaned C'est une petite flaque crée au départ pour la Grenouille, un peu en sommeil aujourd'hui mais le

La page de la grenouille qui sommeille et que veille à entretenir le dit Serge Mathurin THEBAULT en attendant son réveil

22 février 2026Si souci n’est que s’affairer dans le grandiose, je me nomme Mathurin. Pour la cohabitation, la commune, ...
22/02/2026

22 février 2026

Si souci n’est que s’affairer dans le grandiose, je me nomme Mathurin. Pour la cohabitation, la commune, la sociale, c’est Serge qui me faut appeler. C’est clair en ma gélatineuse cervelle. Mes rapports avec les quadrupèdes humains changent selon qu’on m’interpelle d’un des deux prénoms Le second sert civilité. Le premier, en son non entêté prône l’aventure, la spéciale, aimer autre que par les images d’Épinal vendues sur ce thème…

Ce n’est pas toujours l’entente entre les deux larrons. Je lutine avec leurs contradictions. J’ai un pied sur le sol et l’autre dans les nuages. Il faut savoir hisser ses os jusqu’au soupçon de la magnificence. Autrement vivre n’est plus que respirer.
J’unis les deux compères quand je gratte la page, agité par la furieuse résolution, d’échapper à l’uniformité, d’y glisser de la broderie dans mon ouvrage. Que j’y parvienne ou pas n’a aucune d’importance. C’est ainsi que j’ai voulu la parcourir, la chienne existence, lui faire renifler entre les dorures, les poussières transbahutées entre le néant et le tout, l’éternité.

Il ne s’agit pas, certain, d’éblouir l’autre, d’atteindre le pic de son attention, d’y glaner la flagornerie des assis, d’accumuler les prix que réclame l’ogresse vanité. Ah non ! Je vise plus haut que le satisfecit orgueil. J’aspire au subtil, à fleurir en hiver, moi, mon unique et cosmique ambition..

Je m’en contrefiche des effets du spectacle navrant d’un matérialisme triomphant.. J’assiste, c’est tout. J’en pense pas moins. Toute cette fausseté coupe l’accès aux grands enchantements..

Je cogne ma trogne contre le chêne. J’insiste, abruti.. Je veux illumination quelque soit le moyen, un choc, pourquoi pas... Je réitère mon dédain pour les « TPMG » ainsi nommés par feu Adrien, mon copain anarchiste, honnissant la violence. Les plus machiavéliques dirigent les affaires de ce triste monde. J’informe. L’acronyme signifie les « Tout Pour Ma Gu**le ». Le terme illustre un système .

C’est le petit laïus qui me vint pour ouvrir le bal dominical. Je ne sais pourquoi… L’inspiration est la maîtresse de l’exercice. J’accompagne, docile, ma compagne familière. Passons à autre chose.

Terrasse du café, sous auvent, Mike, cheveux gris cendrés, pose son cigare sur le rebord du cendrier. Malgré les gouttelettes de pluies sur son visage, le goûteur déguste un vin de Gascogne. J’interroge sur sa santé. Le basque ne les a toujours pas consultées les dernières analyses. L’ami joue la roulette russe à sa façon. Le fanfaron ajoute qu’à soixante dix sept ans, il n’y a plus qu’à l’attendre venir, la gueuse.

Sourires étaient sa marque de fabrique. Svelte, maigrichonne diront les esthètes, la commerçante accueillait, avec l’émail de ses dents, une clientèle fournie, en sa petite boutique de charcuteries et de plats cuisinés. Mari préparait tambouille. Je fus client.

Après sa retraite, nous nous échangions toujours des courtoisies lorsque nous croisions dans la rue. La femme opérait dans les dentelles de la bienveillance. Malaise la prit, semaine dernière. Un caillou, AVC, en l’occurrence lui fit traverser la mince frontière entre vie et mort, à soixante sept ans, l’âge d’une de mes sœurs.

Plus g*i, j’ai revu Christian Mister Bean, délivré de son corset orthopédique. il n’apprécie plus les intempéries monotones. Rafistolé, l’énergumène me demande, sans détours, où je cache le soleil. Je vous ai dit, celui-là, est plus poète que n’importe qui.

Je vous livre sans qu’on me l’eût demandé trois pigments de ma toile quotidienne. J’y ajoute textes et poèmes qui se manifestèrent cette semaine, habitude d’un lunaire qui fît promesse de vous faire dimanche tant que vie lui permettra.

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ILLUMINATIONS

Sur mon bureau, gît vielle plaquette, achetée pas cher, aux marché des puces de Saint-Ouen, du temps des poches crevées et des espérances sans fin.

Je feuillette. Je m’éblouis. Le charme des illuminations d’Arthur agit sur le lecteur âgé autant qu’il le fît sur le jeune. C’est l’universel confié à une langue sauvage, une alchimie qui assure que l’absolu fait bien partie de la vie terrestre.

Je n’ai jamais été Rimbaldien, fidèle à mes horreurs de l’idolâtrie. Elle s’avère souvent génératrice d’existences passives, de frustrations entretenues

Je lis toujours Rimbaud pour réconforter (sourires) Thébault que son acte vain reste fondamental, qu’il n’y a pas d’expérience plus lumineuse que se confronter à l’immensité, quitte à envoyer paître les injonctions des gardiens de la morale, séides du temple de la consommation, janissaires des puissants..

Je m’identifie à personne, ni à lui, ni à un autre. Je poursuis mon chemin, dans la fierté de l’anonyme. Celui-ci peut toujours déplier son passeport de liberté.

Tiens là, j’épie les étoiles et la lune lourde. Je leur vole les étincelles que les maraudes cachent aux aveugles.

***

YEUX VEUFS

Yeux humains veufs
de la couleur originale

A quoi bon brasser
l’amble ?

Est-ce dans l’espoir
de dissoudre l’ennui ?

***

ABSOLUTION

Tout s’arrime ensemble
le doigt, la veine, l’encre.

Avant que
ne cesse la pluie
apprendre
la lente connaissance
du végétal de la terre

Ne chercher
aucune place
à défendre

S’absoudre
dans l’éclair que crée
la rencontre des
corolles de fleurs
et du soleil

***

CUL NU

Je n’y peux rien toujours
de plus en plus de mal
à tolérer le marchand
en ses tics de civilité

Je ne peux plus aussi
supporter une lecture
et la vanité qui va avec

enfin toutes les faussetés

De plus en plus
seul m’intéresse
l’humain cul nu de l’âme

Serge Mathurin THÉBAULT

15 février 2026Je ne parle pas  bamboche, hiver n’est pas saison des excès. La météo n’incline pas à l’euphorie. Gris ki...
15/02/2026

15 février 2026

Je ne parle pas bamboche, hiver n’est pas saison des excès. La météo n’incline pas à l’euphorie. Gris kidnappe soleil. Depuis trois semaines, sans discontinuer, hormis quelques flaques fugitives de bleu dans le ciel, la pluie tapote les ardoises.

Moral vacille sous teintes noires et s’il n’y avait pas eu cette promesse de vous faire dimanche, je l’avoue, le paresseux panda, serait retourné, sans vergognes, dans le creux moelleux de sa couette.

L’urgence se colore orange, dans tout le département, cause inondations. Autorités décrètent. Moi, je continue, pourtant, mes promenades. Seulement, je les réduis drastiquement. L’ours en revient souvent poule, mouillé. Le pataud en est tout déconfit.

Je note. Ce n’est pas souvent joyeux l’humain, faut souligner, le rigodon ne fait que rarement partie de ses attributions. Mais là, sous ces trombes d’eau, le quadrupède piétine, maussade, l’asphalte. Le prédateur n’invite pas à la gaudriole, la nature, idem.

Faut puiser dans le fonds de sa hotte, les émotions et sensations thésaurisées. Je n’y avais pas le goût au lever du jour. Alors, vous comprenez, la bagatelle écrire et sa ballerine inspiration se sont fait la malle dans le tout poisseux du paysage

J’ai un remède, un inégalable. Il répare la panne, quasi magicien.. Je l’ai découvert, tout seul, au fond de ma cahute brigande, la cérébrale. J’explique. Je m’enivre, c’est çà, je m’enivre des poèmes d’auteurs, leurs meilleurs, ceux qui font sortir de l’état comateux.

Les tous simples vous étreignent et vous comblent, vous invitent à gratter la mince paroi entre soi et le sublime. Leur lecture, comme la montée d’un sommet, s’opère paliers par paliers, avec lenteur, afin de ne pas louper une miette de leur prodigieuse authenticité Et pendant un instant, vous régniez sur le tout, absolu. Vous croyez, indéboulonnable optimiste, que tout n’est pas perdu en race humaine

Aujourd’hui, par intuition, j’eus recours aux suisses poètes (Crisinel, Haldas, Giauque, Jaccotet, Ramuz entre-autres, sans oublier la délicieuse Édith Boissonnas). Ces tutoyeurs d’invisible furent les prêtres de cette messe matinale, lumineuse. J’en fus rag*illardi !

Maintenant, je m’élance. Je déborde d’énergie. Je soupèse, plume, la cafetière encéphale de ma trogne grossière. En cet état de grâce, deviennent faciles à rédiger les phrases hebdomadaires. Il n’y a plus qu’à les suivre et les enregistrer. Les impétueuses viennent d’elles-mêmes, s’écoulent source entre mes doigts, annexent l’espace de la page blanche.

Au marché, lundi, je le vois quelques mètres devant moi. Il chemine pantin mécanique dans la rue. Une béquille jaillissant d’un corset couvre son crâne d’une couronne plastique. Je le hèle. Mister Bean, Christian, s’immobilise et m’attend..
« Alors, la santé ? ». Droit, comme un pique, il m indique que cela fait cinq mois qu’il le supporte, le lourd appareillage. «Tant que çà ? » ». Il acquiesce. Le temps file aussi vite que vent dans les gouttières.

Bonne nouvelle, les médecins lui retirent son attirail orthopédique. Cela se fera demain. Il piaffe d’impatience quoique, il ajoute, lissant sa lèvre lippue de sa langue râpeuse, comme pour assurer un bon mot, qu’il regrettera l’infirmière qui vient lui frotter le dos et laver « le kiki », tous les matins. Les anges sont impayables dans leurs réparties.

Je zieute pendule incrustée sur l’écran de mon ordinateur. Temps est venu d’achever liminaire. J’ai un rendez-vous, pas romantique, administratif. Je rassemble textes et poème choisis pour le rite. J’envoie mes bégonias. Je vis, je profite, j’assume le propos, presque dans la joie. Rien à fo**re de l’opinion d’autrui à moins qu’il m’émerveille ! Je me suis définitivement débarrassé de l’enveloppe artificielle du mérite.

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VIE

Je n’idolâtre rien et dire que j’admire, le mot n’est pas juste s’il veut définir mon intérêt pour telle ou telle œuvre.

Après quarante années d’études approximatives, des us de l’humain, je constate ma totale inadaptation à son jeu. D’entrée, je compris que possession était menterie, que course aux honneurs était renoncer à l’authentique vibration. qu’avoir souci du bien-être de l’autre n’est que renforcer son propre égoïsme, devenir factotum de la maison des injustices...

La promiscuité tue les envols. Je renonçais au mythe du couple, de la famille des idéologies humanistes. Je fuyais toutes les hiérarchies insanes justifiant le système. Je fis du non, mon vocable préféré.

Je survécus, sans éclat, à l’écart, préférant la grâce d’une tige d’herbe à la sophistication des discours.

***

L’INQUIÈTE

Ici inquiète la lumière

Les gestes avides
annoncent son décès

***

LE CHANT DE LA SCIE

Quand je coucherais las
des bananes vertes
dans le coulis framboise
de tes yeux

C’est que je m’enfoncerais
dans le piètre sentiment
des amants gnangnans

Je traye encore de l’allant
aux p*s des vaches singulières
- inspiration et liberté-

Je me nourris de l’amble
course des voyelles
dans le pré de la phrase

Consonnes tintinnabulent
à mes os musique gutturale

Elles s’entrechoquent créant
le charivari inouï
des transcendances

Je n’écris pas nouveau
J’en ai rien à fo**re du nouveau !

Je repère dans la strie
le chant de la scie

****

UN ACCORD

Quand l’instant
écrase miette
une seconde
sur la planche
poreuse de la mémoire

Il y a entre soi et l’éternité
un accord dont rend compte
le silence

Serge Mathurin THÉBAULT

8 février 2026Personne ne contredira, vivre ne rime pas avec définition. Il y a comme un désaccord, sérieux, une forme d...
08/02/2026

8 février 2026

Personne ne contredira, vivre ne rime pas avec définition. Il y a comme un désaccord, sérieux, une forme de hiatus entre les deux termes.

Je ne parle pas expert. Je n’avalise rien concernant l’épineux sujet. Je laisse la parole aux cohortes des intellectuels et autres penseurs. Les doctes, certifiés, émérites, après longues années d’études, en ont fait leur gagne-pain.

Pas rat, je la laisse aussi aux godillots de la célébrité, prompts à l’émettre leur opinion, autant éculée qu’inepte. Je la laisse à quiconque, en fait, défenseur libertaire de la libre expression.

Je me l’accorde à moi-même et vlan sur le bec des censeurs ! Résolu insoumis, adversaire farouche du ridicule qui ne soit pas poétique, en équilibre sur le ponton vermoulu de mon vieux rafiot, je jette mon grain, sans importance, dans le potage, comme çà, badin, histoire d’amener à coulisser les mots, entre eux. .

Je ne prétends pas mettre le souk dans le bazar. Mon anonymat m’immunise d’’un effet sur le magma. Je me distrais, c’est tout, clown de moi-même. Je décroche l’idée du clou où je l’avais suspendue. Je lui autorise une promenade. La crucifiée trottinera, comme un prisonnier, en rond, dans l’enceinte de mes neurones. Coulant maton, je lui laisse de la corde pour s’exprimer..

J’en reviens à mes moutons. J’en étais où ? Ah oui ! Vivre et définition. Je suis couillon. Je n’ai rien à écrire sur le thème. Pardon, à mon insu, je vous ai mené en bateau ( Sourires.) Le paysan de souche s’amuse comme il peut en jouant l’intellectuel ou le marin.

Soit-dit passant, ayant soupé des certitudes version melon, je me tiens, maintenant,, scrupuleusement, à l’écart de ceux qui entretiennent l’illusion de la détenir, la vérité… Ce n’est pas moi qui va en énoncer une !

Grince sur la corde du violon, un son gracieux. Bach en fut le créateur. J’écoute musique pour arrimer le cœur à la beauté. L’effet est réussi. Le senti emplit la solitude du couvent d’une touche de grâce dont je suis gourmand et l’unique récepteur..

Sur le trottoir dans la rue qui s’enfile dans la ville, ce matin, Julien, mendiant, SDF comme ils disent, est venu me serrer la main de sa pogne virile. Il pratique ainsi, chaque fois qu’il me voit. La cour des miracles, la locale, m’a identifié poète. C’est à ce titre qu’il vient me saluer.

Grand brun, barbu, le clochard s’avère céleste. Sûr, le g*illard fait partie du clan des anges déchus. J’ai le blair pour sentir les belles âmes. Il ne m’a que rarement trompé.
Le marginal arbore la trentaine. Il ne me raconte pas son histoire, pas la peine. Il y a feeling entre nous. Comme la plupart de ses compagnons d’infortune, un gros chien, un bâtard, tout noir, le suit comme son ombre.

Nexus, il l’a nommé. Aucun rapport, avec l’œuvre d’Henry Miller, le sans-abri l’a pioché le nom dans le domaine des sciences. Le cabot frétille de la queue dès qu’il m’aperçoit. Il constate, je ne contredis pas. « Les bêtes se reconnaissent, entre-elles, à l’instinct » lui dis-je pour expliquer le phénomène. L’escogriffe esquisse un sourire.

Aujourd’hui, surprise, une mendigote l’accompagne. C’est une jeunette, la vingtaine, avec un peu de peau sur les os, cheveux châtains, délavés frisés. Flottant dans un jeans usé prolongé par un parka rapiécé au col fourrure simili chinchilla, la donzelle porte havresac sur le dos, sourit en plissant légèrement ses lèvres, La madone pâle sous ses haillons, se tient à distance, timide, pendant notre brève conversation.

Je ne connais pas, moi, la formule, pour vaincre la pauvreté. Je l’aurais, direct, je la lancerais à la gu**le des puissants. Je changerais les choses, certain. Je peux rien. Ne suis que passager, presque clandestin, du navire.

Moi, je lutte avec mes maigres moyens contre elle, la misère, du moins sous son aspect spirituel. Je fais dimanche. Je cause merveilleux. Je m’enivre. J’invite, qui veut, à me suivre. Je distribue gouttes de mon goulot. C’est tout que je peux faire.
Ce n’est pas grand-chose, certes mais cette façon d’accélérer les particules,rendent presque joyeuse, ma présence parmi vous.

Hello, hab, j’offre les dernières senteurs évaporées de mon flacon. Bonne réception.

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UN POINT BLEU

Pareil aux petits bris de lumières que pose soleil sur la flaque, loupiote clignote dans l’anse de mon osier cérébral, Un point bleu, signifie que l’azur, une fois encore, niche dans les combles de mon grenier.

Je n’ai rien à expliquer. Je rends compte de la suave portée du songe lorsque toutes les composantes d’une société vouée à l’avoir vous veulent collé à la pesanteur du sol et que indubitablement, après tant d’années de forage intérieur, vous vous en détachez, sans effort, naturel, suspendant toute intervention du superfétatoire dans vos actes et vos pensées.

N’existe plus le besoin de plaire, de séduire, d’exister aux yeux de l’autre. Le combat n’existe plus. Un bien-être démesuré, débarrassé des contingences matérielles, emplit doigts de la carcasse.

Tout, le minéral, le végétal, l’animal, l’objet, ou l’humain devient intercesseur entre soi et le sublime.

***

TRINITÉ-SUR-MER

S’épuisent
le remous et le ressac
sous la bruine sanguine

Voiliers jadis
qui furent autres
que vassaux du port
prennent la trempée
sans sourciller

Mouettes piaulent
jour d’hiver

Sur la jetée
rares passants
déambulent mendiants
assoiffés d’éternité

Commerces tous
presque fermés
ont tiré les rideaux
de l’immensité

Pose un ba**er
le vent
sur l(écume
des vagues.

***

LUNE GRISE

C’est par le silence des hôtels
que jaillira le sauveur

Sauveur de qui ?
Sauveur de quoi ?

Je ne sais pas

Lune grise ne le dit pas.

Serge Mathurin THÉBAULT

Je ne sais plus du tout ce que je devais écrire. Pourtant, il n’y a pas une heure,  au petit-déjeuner, mâchant ma tartin...
25/01/2026

Je ne sais plus du tout ce que je devais écrire. Pourtant, il n’y a pas une heure, au petit-déjeuner, mâchant ma tartine, ça gigotait grouillant, le magma, dans la boite à neurones.

Sujets, anecdotes, se disputaient, sans vergognes, le droit de l’animer, le liminaire. Les flagorneurs utilisaient tous leurs charmes pour séduire, envoyaient photos, impressions, sensations, ne lésinaient pas sur l’image. Concurrents sifflotaient rigodons, pas désagréables, ma foi, à mes esgourdes encore endormies.

J’aurais dû en profiter sur l’instant. C’eut venu immédiatement les lignes introductives. L’inspiration, pas garce, dispatchait ses ondes sur tous les millimètres de ma caboche.…

Mais, non, cause us toilette, j’ai mis sac d’os et enveloppe de chairs sous la do**he. J’ai nettoyé ma bouille, enlevé le suri sous les aisselles. Puis, devant ma glace, j’ai rasé, consciencieusement, poils sur joues et menton. Les surfaces, capricieuses, aiment le glabre. J’ajoute gouttes mises dans les yeux, pour retarder usure de la cornée. Vous saurez tout sur le rituel de mes ablutions.

J’aurais dû m’y mettre alors à mes élucubrations. Nenni, contemplatif indécrottable, le pif collé à la fenêtre, quelques minutes durant, j’ai observé un piaf sur les branches de l’albizzia, penaud, sous le ciel gris d’hiver. A l’instinct, j’ai mimé de mes pieds carrés le joyeux des sautillements du moineau, me rendant compte de l’absurde du geste, m’enivrant ainsi de son incongruité. La liberté est le privilège des fous.

Ensuite, j’ai écouté, bras ballants, tête absente, les discours pompeux de deux intellectuels sur une fréquence radio. L‘oisiveté est l’apanage des paresseux

Finie, magie, là maintenant, devant écran de mon ordinateur qui me fixe, il n’y a plus les éclats de ces fêtes dans ma tête, oublié les falbalas matutinaux. Ne restent que vagues souvenirs, c’est tout. On n’écrit pas souverain avec de l’à-peu-près.

Ce n’est pas le chaos complet, le noir absolu, non mais disparus les lumignons du bleu pimpant. Je ne panique pas. Elle va revenir. Je connais mon affaire. J’ai le blair pour sentir l’arrivée de ses valses Je cause création. Il n’y a plus qu’à patienter.

« Atchoum ! » Je torche mon nez englué de morve. C’est peut-être le déclic.

Nina niche ses nénés opulents sous pull moulant. La jolie brune, au teint hâlé, joue sur les planches. Fifi, comédien fréquemment au chômage, les a vues, les a même touchées, les poires maternelles. Le volubile les évoque aisément sans qu’on le lui demande, surtout, quand le houblon lui taquine le tarin. Ils furent, selon lui, amants.

Il précise. Les nichons sont tout ronds avec des tétons érectiles. Je devine. Le sans-soif les a tétés avec avidité. Le fanfaron ajoute, piètre poète, que les fesses sont deux dunes de Pilat qui se font face. Étourdi par ses propos, le narrateur décrit son p***s, triangle frisé, taillé au cordeau comme une haie dans un jardin anglais. Croit qui veut. Les hommes en rajoutent toujours sur leurs exploits, surtout, les sexuels.
Moi, je ne les jamais reluqués, nus, les roberts de la ravissante nana. Je l’ai connue à peine. Je lu ai fait la bise, civilité courante dans un milieu faux-cul, le théâtral. J’ai discuté un peu avec elle mais pas beaucoup. J’ai fantasmé sur ses formes girondes, je dis pas. Mais son appétit pour la gloire et autres calembredaines ont refroidi l’ardeur du Popaul. Le précieux ne s’introduit pas dans le superficiel.

De toute façon, j’eus tenté ma chance que j’aurais ajouté une dent à mes râteaux. L’oie ne minaudait guère auprès de l’albatros à l’aile tordue. Je dis tout. Je me marre. Je narre la vie d’un autre qui fut moi.

C’est tout pour aujourd’hui ? Yes, comme marmonnent les « englishs ». je n’ai pas d’autre salade dans mon panier. Alors, vite, embarrassé, j’envoie la volaille de la semaine.

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DÉTERRAGE DE TRÉSORS

Nous n’apprenons que de notre ignorance. C’est placé, comme çà, à l’emporte pièce
pour démarrer la phrase et sentir que rien n’est juste dans l’idée, que la perfection ne peut être approchée que par la communion d’une sensation et d’une émotion.

Je traverse la rue. Elle ne ma sépare plus du monde et ne m’y lie pas, non plus. A demi-couché sur les hanches de consonnes grasseyantes, j’y glisse voyelles fluettes, coquines. Je bloque l’ensemble par une virgule et je réédite l’exercice jusqu’à ce que mes doigts s’ankylosent de désir. J’achève l’incroyable clownerie par un point définitif et fatal.

Pas suivi ? Qu’importe. Moi, si. A la fouille des mots, je déterre mes trésors.

***

INDÉPENDANCE

Aussitôt que j’étais jeune, je me fournissais d’autres rêves que ceux imposés à la masse consommatrice.

Je nourrissais les miens de peu de matière, un brin d’herbe sur un mur, un visage ébahi par la fixation du soleil sur son œil ou la simple innocence que produisent les couleurs quand elles proposent des états d’âmes, contradictoires, échappant à toutes les dictatures de la raison..

J’agissais déjà hors. Je bénissais les arabesques des zoziaux. Je m’enchantais de leur façon de toiser nos démarches lourdes, là haut, dans le ciel qu’il soit bleu ou gris.

Je me biberonnais des flux de poussières invisibles que ces libertaires de l’air semblaient suspendre lors de leurs furtifs passages. Je baignais, déjà idiot, tous mes os et mes chairs dans le bain de l’imaginaire. Ils s’habillaient de leur vol

Je n’ai pas changé. Les épreuves n’ont pas modifié l’histrion. Je perdure et persiste à vivre différent, d’insister sur le merveilleux de toute existence.

Si les valeurs matérielles ne l’ont pas absorbée, alors, elle ressent le divin sans qu’aucuns pouvoirs, religieux ou autres, ne troublent l’anarchie de son indépendance.

***

Ce que mer offre

Les blés
l’évoquent aussi :
immensité

L’une fait lever les yeux

Les autres
les accompagne
par le balayage
de leurs feux
sur le paysage.

***

RUBIS SUR FRONT

Grattouille les étoiles
l’aiguille du clocher

Viens mon soleil
prendre place
dans la nuit !

J’attends tes rais
pour rétablir l’ordre
d’avant le désordre

18 janvier 2026Tout mourir plein d’oiseaux et se prendre la tête dans les filets de la vie joyeuse. Tel était but fixé. ...
18/01/2026

18 janvier 2026

Tout mourir plein d’oiseaux et se prendre la tête dans les filets de la vie joyeuse. Tel était but fixé. Tel but fut, sentiment, atteint.

Je jubile d’avoir agi ainsi, écrire sous poussée et non sous pensée, d’avoir émis un non sonore, sans recours, aux valeurs du matérialisme ambiant, dont la stupide gloire ou la sotte compétition. .

Je n’ai pas œuvré pour ce que la plupart des littérateurs cherchent, être aimé et adulé. Un échec eut été ciguë. Une réussite m’eut coupé cette relation entre moi et le Sacré. Ma pomme ne fut pas formatée pour être melon. J’eus dressé l’inspiration au métier de chien de cirque et finie le côté funambule, fantastique, finie l’aventure...

Artificier de l’oubli, allergique à toute servilité, toute promiscuité, j’aurais vécu ainsi que mon poème l’aura voulu. Malgré bras tordu, physique quelconque, sensibilité exacerbée, j’ai assumé cette espérance gargantuesque, avaler l’univers dans un flacon afin de s’y diluer.

Pour ce, malgré l’aimant attirant l’égo, il me fallut, tout en assurant ma subsistance, me mettre à côté du manège, pour conter autant son ridicule que les traces de l’inaccessible qu’il mouline en vain dans sa corrida absurde. J’avoue, que seule la transcendance à laquelle permet d’accéder cette prouesse, fut le motif de l’opération

Il n’y aura pas de cul-coincé pour disserter sur mes enchantements, tant mieux, tant p*s. Je les garde pour le fleuri de mon jardin, sauf, dimanche, où une promesse, me fait essaimer quelques-unes de leurs graines sur mur virtuel.

Las du rideau, las de la loge, las du plateau, je cabriole en pure innocence loin de la farce. J’abhorre l’esprit bourgeois, le ranci de ses codes. Je réfute toute possession. L’argent ne sert qu’à ma survie. Je débarrasse mon plancher des miettes de la vanité imbécile, celle qui obstrue l’accès à la pure liberté. J’emmerde le dit peuple, tout en ayant pour lui, fibre anarchiste, une affection réelle.

Janvier vieillit le corbeau. Au quinze, l’impudent lui envoie une claque numérotée. 64 est le chiffre de l’année. Cinq ans, après drame, AVC, je répète, je l’accueille sans sourciller, étonné, content d’être encore vivant.

Provocateur maso, je lui réclame, moi, encore une vingtaine et plus s’il le peut, de ses gifles magistrales afin que je puisse affiner cet échange poétique que j’entretiens avec le végétal et le minéral ainsi qu’avec les bêtes, les hommes et les objets.

Je sais. Ce n’est pas au pantin de décider. Le fil rompra quand ce sera le moment. Mais tout de même, j’aimerais bien continuer à ramer contre courant , fo**re le bazar dans l’horloge, en imitant un autre tic-tac que celui des puissants. Faire le fou, quoi, ma mission initiale.

En attendant l’heure fatale, je me fais plaisir à vous envoyer la dernière fournée du mitron. Ah ! J’oubliais. Je profite du rite pour remercier tous ceux et celles, habitués ou pas du rite , me l’ont souhaité, l’anniversaire.

**************

CONSÉQUENCE CAILLOU

Depuis l’accident cérébral, je multiplie mes rêves de gosse par dix. Les tam-tams des cancans tambourinent un son que mon oreille n’entend plus. Je lève mon blair vers une confection d’air et d’eau, une imperceptible sérénité. La superbe toise l’activité humaine dans ce qu’elle a d’étriqué et de mesquin..

Le caquetage des oies n’est plus qu’une musique de fond Étrange, sa présence affine la réception d’une pulsation, qui gagne puis agite mes doigts. C’est ainsi, que j’entre dans une verrerie où tout y cristal, clair, net. Est-cela le don d’aimer ?

***

RÉCONFORT

Je me suis mis en aube, pas premier communiant. Gel janvier n’a pas réfréné cette soif matutinale. Je pris, paletot, doublé fourrure, marché un millier de pas dans une demi-obscurité. Puis, je me suis figé, statue, dans un chemin creux, au moment où s’infiltraient entre les branches des arbres, les rayons pâles du soleil d’hiver. Une bribe d’extase s’empara de tous mes membres.

Je progresse donc. Il ne me suffit plus d’écrire pour me mettre en état de poésie,

***

ABRACADABRANTESQUE

Alors vu ? Le saut d’une lumière enjambant des pans d’’ombres. Non ? Moi, si, matin, abreuvé ma soif de transes par le déhanchement d’une plante verte reflétant sur ses pétales cet étrange phénomène.

Pas à y croire, vaste dieu des ostensoirs. Pas à disserter, ni à expliquer, tant mieux, Toute beauté déborde la raison. Ai vu, moi. Je rends compte. Folaye le perdreau ? N’aurait-il pas sucé le sucre de l’absinthe ?

Non, sec, je défend mes hallucinations. Sur la croix de l’antenne, diffus et simple, en même temps, un visage joufflu au milieu des nuages atteste mes propos. Je persiste. Je signe. Je préfère passer pour un foldingue qu’arrêter le cours de mes rêves.

***

ÉTÉ

Pierres qui blanches
deviennent vertes
quand
stalagmite de la feuille
la couleur de la saison
reflète sa fluidité
sur le ventre du caillou

Tête pleine d’or
le chêne
secoue son feuillage
- abondante chevelure -
des rais ruisselants
d’un soleil au zénith

Un poulain ébroue crinière
au galop dans un pré

Une lumière pétille
sur les ors des lilas

Tout parle bleu
Tout propage chant

Je narre l’été
J’exorcise l’hiver

***

IMAGE D’HIVER

Sur l’acacia
brins de gel
que lentement cisèlent
les premiers rayons
du soleil

***

Être une main
la dernière
celle qui plonge
dans le gravier
pour en soutirer
une part du soleil

Serge MathurinTHÉBAULT

11 janvier 2026J’épate… Enfin, je m’épate..J’entrelace, presque artiste, les tissus des tap*sseries enfouies fond mémoir...
11/01/2026

11 janvier 2026

J’épate… Enfin, je m’épate..

J’entrelace, presque artiste, les tissus des tap*sseries enfouies fond mémoire. Je les ai cherchées longtemps, sans savoir et trouvées, pareil. Je suis parvenu jusqu’à elles, au hasard, indécence du profane. Je ne sais comment. Une vraie vie est marquée de magie. La mienne en fut parsemée..

Je dis tout de mes insolences. Après l’épreuve du caillou (AVC pour rappel), cinq ans déjà, je chemine plus aisé sur la pente abrupte plombée par le mirage matériel..

Ahuri, ravi, je glane monceaux de félicité que j’introduis dans le goulot de ma bouteille à poèmes, non seulement pour en rendre compte mais surtout pour continuer l’incroyable aventure.

Je parachève ma recherche intérieure, sans concéder un pouce aux doigts crochus d’un quelconque pouvoir. Mes esgourdes n’entendent plus le chant des sirènes mercantiles. Les salopes ne m’entraîneront pas dans leur vide.

Plus j’avance et plus je vois, malgré mes yeux myopes, malades, le frétillement derrière les surfaces. Je décèle, derrière les écrans, les murs ou les visages, le bleu des cieux.

Je m’enroule dans ce don. Je tripote mes nerfs, les laisse tranquilles. J’en ai que faire du tapage creux des vaniteux. Je distingue clair. J’explique la raison de mon passage sur cette terre, chanter jusqu’à l’étranglement le beau qui traverse mes pupilles et berce mes paupières.

J’allume en ma chapelle des incendies que j’éteins aussitôt dès qu’ils ont répandu en ma tête agreste, l’encens dont elle a besoin. L’enivrant plane au-dessus des soucis. Il les efface, presque.

Ainsi je déambule sans mal, parmi les fils qui tressent l’osier des magnificences.
J’abuse du parfum des mots. Je les glisse dans mes phrases et s’ils ne parviennent pas jusqu’à vous, au moins, ils enchantent mon cellier.

Pardon, j’en dit trop ou pas assez. Je piétine taureau dans l’enclos trop petit pour son élan. Je m’aveugle, peut-être, d’y être enfin sur le parapet des étoiles,.

Pourtant, c’est de là que je vous écris. Échappé des galères inhérentes à toutes les activités humaines, je n’écris plus sous le joug du désir. Je l’inclue dans ma prose.

Je soulève menton, écarquille les mirettes. Que vois-je ? Une mince filet de neige recouvre les ardoises du toit.. La poudreuse ne durera pas. Au pays marin, les adjectifs éphémère et rare, définissent son passage. Je marque l’évènement sur ma pierre blanche.

Deux gosses raclent ce blanc clairsemé sur l’arête d’un muret. Les gamins tentent sans trop de succès, d’en faire des boules. Quelques passants avancent prudemment sur le trottoir, peur de la glissade. Une ouate poisseuse plombe le ciel. Un piaf continue à jouer l’aérien..

Moi, cossard, je retire une virgule. Elle me semble mal placée dans un texte, lui enlevant un peu de musicalité.

Sur ce, j’achève ma bafouille liminaire. Je chope dans ma hotte les choisis du jour, poèmes et proses qui honoreront ce nouvel opus du rite dominical.

Je vous laisse avec eux. Un infini vient de frapper à la porte de mon cerveau.

******

ASSEZ VU !

Assez vu ! Je déserte la place. Rues blafardes s’entortillent dans le brouillard. Volets épandent le lisier de l’ennui. Au centre de la pièce du couvent, j’exécute, pingouin, quelque pas de danse, maladroits autour dune chaise. Je me mets en condition, pour la recevoir, l’inspiration. L’enjôleuse me mènera au royaume poésie.

Aujourd’hui, comme chaque jour, je crée l’effort Je tends muscles et attention pour décrypter les signes de l’objet inanimé. J’esquisse avec la guitare adossée au mur, les hanches de la féminité universelle.. J’attribue à ma plante Arbre de Jade, le vital du viril.

Je bouscule tout . Je chambarde tout. Les linteaux deviennent solives. La fenêtre enfante un corridor. Je l’emprunte J’opère dans la béatitude de la solitude.

***

ALLERGIES

J’ai dû assister à de nombreuses lectures, souvent poétique. Ce fut calvaire. La vanité y produisait le faux à foison.

J’ai dû aussi assister à de nombreuses représentations théâtrales, où tout sentait le fabriqué, comme un roman commercial. Je suis devenu allergique à ce genre de spectacle.

Mon imaginaire n’a pas besoin d’autres interprétations que la sienne pour entrer dans la magie du verbe.

Je préfère lire le théâtre que de le voir jouer. Aujourd’hui j’ai relu, avec jubilation , « les Bonnes » de Jean Genet.

***
CHARRUE

Lampe sert de phare
sans elle
obscurité complète

Son reflet sur la vitre
c’est la lune

Diaphanes les lexies
quand elles n’expriment
aucune idée
tentation du pouvoir

Je coiffe ma dentelle
du silence absolu

J’attelle ma charrue
à l’insolence du poulain

Je plante mon soc
sur l’écharpe céleste

J’en soutire
des bris de diamants.

***

SUBJECTIF

L’eau est carrée
il dit

Et les confins de la mer
confirme ses dires

Il ajoute :
l’ananas est amer

Et la moue de sa bouche
l’atteste

Celui qui écrit le sensible
s’en prend au triangle
pour avaler le rectangle.

Serge Mathurin THÉBAULT

Adresse

Auray
56400ET75006

Téléphone

0618092100

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