03/03/2024
Tuer la vie.....
Parmi les vents nouveaux qui parcourent notre société, il en est un soufflant l'ignominie de se nourrir de chair animal . Tu ne tueras point !
Les Amérindiens dans un rituel honoraient l'animal de leur avoir offert sa vie, pour nourrir la leur.
Ainsi, la mort perpétuait la vie dans un mouvement éternel.
Pour vivre, je dois prendre la vie. Que je tue un animal ou que j'arrache un végétal je lui prends la vie.
La vie d'une carotte devrait-elle avoir moins de valeur que celle d'une poule ? C'est bien leur énergie qui me nourrit. Il pourrait d'ailleurs être intéressant de se demander ce que m'offre d'absorber la vie d'une poule élevée en cage. Sûrement pas une énergie de bien être ou de bonheur.
Si je me refuse à cette règle de « tuer la vie pour vivre », je meurs à mon tour ! Et j'aurais pris ma propre vie. Étrange destin que celui de la vie,
La science moderne à vouloir lutter contre la mort en oublie la vie. Dans bien des cas, la mort est aujourd’hui vécue comme un échec et à ce titre, cachée.
Il y a quelques générations on quittait l’hôpital pour mourir parmi ses proches, aujourd’hui on quitte ses proches pour s’éteindre seul à l’hôpital. Médecine déshumanisée,
Épée de Damoclès au-dessus de la tête de chacun, la Grande Faucheuse rôde en diffusant une peur insidieuse. Chacun s'interroge sur son devenir dans l’au-delà mais paradoxalement personne ne se demande où il était avant sa conception. La vie est issue de la mort et la mort est issue de la vie.
La physique quantique a déjà démontré qu'une substance immatérielle continuait de vivre après notre disparition, mais ne se prononce pas encore sur la survivance de la conscience.
Alors, vivez pleinement, mourrez sereinement le moment venu, vous êtes éternel.
Au pire des cas, vous ne le saurez pas !