22/01/2026
Note à l'attention de mes confrères : Prise en charge de la varicelle en 2026.
Chers confrères,
Face à la recrudescence des cas et aux évolutions du calendrier vaccinal, il est apparu nécessaire de refixer les lignes directrices sur la prise en charge de la varicelle infantile, notamment pour limiter les complications infectieuses graves.
📌 Prévention :le vaccin de la varicelle est désormais fortement recommandé pour tous les nourrissons dès 12 mois (2 doses), pour éviter les formes graves et les hospitalisations.
📌 Primum non nocere (NE pas nuire🚩) : Les produits à bannir !
Il est impératif d'insister auprès des parents sur l'arrêt de certaines pratiques traditionnelles mais délétères :
✔️AINS (Ibuprofène, etc.) : Rappelons systématiquement le risque de fasciite nécrosante. Seul le paracétamol est autorisé.
✔️Talc et poudres : À proscrire absolument. Ils sont des vecteurs de macération et de surinfection bactérienne (abcès, dermites).
✔️ Éosine et colorants : Ils n'ont aucun bénéfice curatif et ont l'inconvénient majeur de masquer les signes d'inflammation locale (érysipèle débutant).
📌 Promouvoir les bonnes pratiques pour avoir une peau propre et sèche : ❌❌❌
Pour une cicatrisation optimale et sans séquelles, conseillons aux parents :
✔️Hygiène simple : Do**he quotidienne (courte, eau tiède) avec un savon doux/syndet liquide. Séchage par tamponnement doux sans frotter.
✔️Antisepsie ciblée : Uniquement de la chlorhexidine aqueuse incolore si des lésions paraissent suspectes ou très inflammatoires.
✔️ Gestion du prurit : Utiliser des lotions asséchantes incolores à base de Zinc (type Cicalfate ou Cytélium spray) qui calment sans macérer. Les antihistaminiques peuvent être utiles en cas de prurit intense perturbant le sommeil.
✔️Protection des ongles : Ongles coupés courts et brossés pour limiter les lésions de grattage et l'inoculation bactérienne.
Rappelons aux parents les signes devant motiver une consultation urgente : une fièvre qui persiste ou réapparaît au-delà du 4ème jour, une toux sèche (pneumopathie), une rougeur cutanée étendue ou un changement de comportement de l'enfant (ataxie, somnolence).
En harmonisant nos conseils, nous réduisons significativement le risque de complications iatrogènes.
Bien confraternellement.
Dr Jalel Ben Ghozzia. Médecin Pédiatre