02/06/2026
Je ne sais pas ce qu’il se passe en ce moment, mais j’ai l’impression que beaucoup d’entre nous sont en train de récupérer leur énergie.
Pas en faisant plus.
Pas en se protégeant davantage.
Pas en coupant tout le monde de leur vie.
Mais en arrêtant progressivement de porter ce qui ne leur appartient pas.
Et honnêtement, je crois que c’est l’un des mouvements les plus inconfortables que l’on puisse vivre.
Parce que beaucoup d’entre nous ont appris à aimer à travers le sacrifice.
Être présent·e à n’importe quel prix.
Comprendre tout le monde.
Faire preuve de patience infinie.
Porter les émotions des autres.
Absorber leurs problèmes.
Essayer de les aider même quand ils ne demandent rien.
Comme si notre valeur dépendait de notre capacité à tenir pour deux.
Alors quand on commence à poser des limites, à prendre du recul ou à se choisir davantage, quelque chose se passe.
Au début, il y a souvent de la culpabilité.
Puis du doute.
Puis cette question :
« Est-ce que je suis en train de devenir égoïste ? »
Et puis un jour, quelque chose se détend.
On réalise qu’on est simplement en train d’arrêter de s’abandonner.
On découvre qu’il existe une différence immense entre aimer quelqu’un… et porter sa vie à sa place.
Entre soutenir quelqu’un… et devenir responsable de son équilibre.
Entre être présent·e… et s’épuiser.
Et plus les semaines passent, plus une autre sensation apparaît :
celle du respect de soi.
Pas un respect agressif.
Pas un respect construit contre les autres.
Un respect calme.
Celui qui dit :
« Je peux t’aimer profondément sans me perdre moi-même. »
Et ça, je crois que c’est une guérison dont beaucoup avaient besoin sans même s’en rendre compte.