Florianne Joly, Doula

Florianne Joly, Doula 💖 Doula de cƓur et d'Ăąme je vous accompagne depuis 2017 dans l'aventure de votre parentalitĂ© đŸŒ±

Il y a quelques mois, j’ai assistĂ© Ă  une rĂ©union de la Leche League Ă  Arras.J’étais venue cette fois comme accompagnante...
12/05/2026

Il y a quelques mois, j’ai assistĂ© Ă  une rĂ©union de la Leche League Ă  Arras.
J’étais venue cette fois comme accompagnante auprĂšs d’une maman qui allaitait, moi Ă  ce moment-lĂ , je n’allaitais plus.
J’avais pourtant allaitĂ© mon premier enfant 28 mois, puis ma deuxiĂšme trois ans et demi.

Quand mon tour est venu de parler, j’ai dit trùs simplement :
« Moi, j’ai eu des allaitements faciles »
Et à peine ces mots sortis, j’ai tout de suite senti ce qu’ils ne disaient pas.

Parce qu’en quelques secondes, tout est revenu:
Les engorgements, les doutes, les nuits compliquĂ©es, les ajustements, les fois oĂč le bĂ©bĂ© change, oĂč le corps change et oĂč la fatigue change TOUT.

Et j’aurais aimĂ© reprendre la parole pour dire:
Oui, mais un allaitement simple, ce n’est pas forcĂ©ment un allaitement oĂč il ne se passe rien.
Un allaitement rĂ©ussi, ce n’est pas un allaitement parfaitement fluide, sans vague, sans tension et sans question, ce n’est pas forcĂ©ment un allaitement oĂč le bĂ©bĂ© prend toujours le sein facilement, oĂč le corps rĂ©pond toujours comme on l’espĂ©rait.

Un allaitement rĂ©ussi, c’est peut-ĂȘtre plutĂŽt un allaitement oĂč on n’est pas laissĂ©e seule avec ce qui se passe, un allaitement oĂč, quand une difficultĂ© arrive, on peut trouver une ressource, une info, un entourage qui protĂšge, un espace oĂč dĂ©poser les larmes, la fatigue et les contradictions.

Alors non, un allaitement normal, ce n’est pas forcĂ©ment un allaitement oĂč tout va bien TOUT LE TEMPS et ce n’est pas parce qu’il se passe quelque chose que l’allaitement est anormal.
Un allaitement rĂ©ussi, ce n’est pas celui qui coche toutes les cases,
parfois, réussir son allaitement, ce sera continuer
parfois, ce sera s’adapter, demander de l’aide
parfois, ce sera arrĂȘter aussi, parce que ça peut protĂ©ger le lien, le corps, la santĂ© psychique ou physique.

Les mĂšres n’ont pas besoin d’un idĂ©al inaccessible comme on en voit sur les rĂ©seaux, elles ont besoin d’ĂȘtre Ă©coutĂ©es, de ne pas porter toutes seules.

🌾 Florianne, votre Doula
🌾 06 88 87 39 51
🌾 www.flo-doula.com

Je sors d’un dernier rendez-vous auprĂšs d’une famille que j’ai accompagnĂ©e dans ce temps si particulier de la maternitĂ© ...
02/05/2026

Je sors d’un dernier rendez-vous auprĂšs d’une famille que j’ai accompagnĂ©e dans ce temps si particulier de la maternitĂ© et du postnatal.

Comme souvent, sur la route du retour, je sens beaucoup de choses se mĂ©langer: la fiertĂ©, la gratitude, et la joie d’avoir pu ĂȘtre cette personne-lĂ , Ă  leurs cĂŽtĂ©s, dans un endroit si intime de leur histoire.
​Il y a aussi une forme de nostalgie, parce que si les accompagnements se terminent, les liens, eux, laissent toujours quelque chose...

Je me demande parfois si je suis une professionnelle « comme il faut ».

Peut-ĂȘtre qu’il faudrait savoir mettre plus de distance, ĂȘtre plus neutre, plus lisse ou plus protĂ©gĂ©e, mais je crois que je ne sais pas accompagner sans y mettre beaucoup de prĂ©sence, d’écoute et d’humanitĂ©.

​Voilà, c'est dit, parfois, j'y mets beaucoup de moi aussi.

​À chaque fin d’accompagnement, j’ai cette sensation Ă©trange de laisser une petite partie de moi quelque part.
Pas comme une perte, plutÎt comme une graine confiée, un souvenir, un morceau de présence qui a été partagé et traversé ensemble.

​En rĂ©alitĂ©, je repars aussi avec tellement:
des bouts d’histoires, des prises de conscience, des regards et des silences de confiance immense.

Ces familles qui m’ouvrent leur porte, leur intimitĂ©, leurs doutes comme leurs forces... Je crois que c’est ce qui m’émeut le plus.

Dans ce métier, je donne, mais je reçois aussi tellement!
​Alors aujourd’hui, je repars le cƓur plein, un peu nostalgique mais surtout trùs reconnaissante d’avoir pu marcher un bout de chemin avec eux.

Vous vous reconnaĂźtrez, MERCI đŸ©·đŸ™đŸ»

🌾 Florianne, votre Doula 🌾

Dans l’eau, il arrive quelque chose de particulier.Lorsque vous venez enceinte, vous venez souvent pour ralentir, pour v...
17/04/2026

Dans l’eau, il arrive quelque chose de particulier.

Lorsque vous venez enceinte, vous venez souvent pour ralentir, pour vous relier, pour créer un espace de rencontre avec votre bébé, habiter autrement cette fin de grossesse et vous offrir un moment à part avant la naissance.

Et puis doucement, le soin s’ouvre plus grand


Le poids du corps semble se gommer, comme effacĂ©, dĂ©posĂ©, dissous au fil de l’eau.
Comme si, l’espace d’un instant, il devenait possible de ne plus porter tout Ă  fait de la mĂȘme maniĂšre.

Quelque chose se relñche alors, s’allùge


Il y a là comme un instant suspendu, au fil de l’eau, à un souffle, à vos sensations.
Un endroit trĂšs particulier oĂč le temps et l’espace se dilatent assez pour laisser Ă©merger autre chose, car dans cet espace, il n’y a pas seulement la future maman et son bĂ©bĂ©, il y a aussi vous, tout entiĂšre, vous dans ce que vous avez de plus intime, de plus sensible, de plus profondĂ©ment vivant.

C’est peut-ĂȘtre cela aussi la magie d’Inner Water: offrir parfois au-delĂ  de ce que vous Ă©tiez venue chercher.

🌊 Florianne, votre Doula
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Il y a des mĂšres qui tiennent debout avec tant d’amour, tant de gestes donnĂ©s, tant de prĂ©sence offerte, qu’elles en oub...
07/04/2026

Il y a des mĂšres qui tiennent debout avec tant d’amour, tant de gestes donnĂ©s, tant de prĂ©sence offerte, qu’elles en oublieraient presque la forme de leur propre fatigue.

MĂȘme aprĂšs la naissance, le corps continue souvent de porter.
Porter un bĂ©bĂ©, porter les nuits morcelĂ©es, porter la charge invisible, porter ce quotidien fait de maisons vivantes, pleines, belles dans leur imperfection, des lieux oĂč l’on aime fort, oĂč l’on donne beaucoup, oĂč l’on se laisse parfois en dernier.

Alors parfois, il devient essentiel qu’un espace existe pour elles.
Un espace oĂč la chaleur enveloppe, oĂč les tensions peuvent enfin fondre un peu, oĂč le temps ralentit, s’étire, respire autrement.
Un espace oĂč l’on n’attend rien d’une mĂšre, sinon qu’elle puisse dĂ©poser, sentir, recevoir.

Le cocon Rebozo offre cela.
Un temps de contenance, de bercements, de présence au corps.
Un temps pour revenir Ă  soi, pour rĂ©habiter ses contours, pour retrouver ses sensations, parfois mises en sourdine dans l’intensitĂ© des jours d’aprĂšs.

Prendre soin des mĂšres, ce n’est jamais anodin. C’est offrir un lieu oĂč elles peuvent, Ă  leur tour, ĂȘtre portĂ©es đŸ©·



🌾 Florianne, votre Doula
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đŸ©· Concours rĂ©servĂ© aux doulas đŸ©·Ă€ l’occasion de la Semaine mondiale des doulas 2026, j’ai eu envie d’honorer notre mĂ©tier...
23/03/2026

đŸ©· Concours rĂ©servĂ© aux doulas đŸ©·

À l’occasion de la Semaine mondiale des doulas 2026, j’ai eu envie d’honorer notre mĂ©tier, nos Ă©lans, nos prĂ©sences discrĂštes mais si prĂ©cieuses et d’offrir Ă  l’une d’entre vous un vĂ©ritable temps pour elle.

Parce que nous accompagnons, soutenons, contenons, portons et que nous avons, nous aussi, besoin parfois d’ĂȘtre accueillies, j’offre Ă  une consƓur doula un soin au choix:

🌊 Mer IntĂ©rieure
Un soin mĂȘlant rebozo et hypnose, comme une parenthĂšse de douceur, de recentrage et de profondeur.
(ce soin aura lieu Ă  mon domicile)

OU

🌊 Inner Water
Un soin aquatique pour se déposer, relùcher, ressentir et se laisser porter et traverser.
(ce soin aura lieu Ă  Wambrechies)

Pour participer :
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3ïžâƒŁ commenter en me disant quel soin vous appelle le plus : Mer IntĂ©rieure ou Inner Water
ET identifier 2 consƓurs doulas

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📅 Fin du concours : dimanche 29 mars
🎁 Tirage au sort : lundi 30 mars

J’espĂšre que ce concours sera une façon, Ă  ma mesure, de cĂ©lĂ©brer la richesse de nos prĂ©sences auprĂšs des femmes, des bĂ©bĂ©s, des familles

et de rappeler que celles qui prennent soin mĂ©ritent elles aussi d’ĂȘtre enveloppĂ©es de soin.

Bonne chance Ă  toutes ✚

Il y a des espaces oĂč le soin se dĂ©ploie autrement.Dans l’eau, tout semble plus silencieux, plus ample, plus essentiel.L...
22/03/2026

Il y a des espaces oĂč le soin se dĂ©ploie autrement.
Dans l’eau, tout semble plus silencieux, plus ample, plus essentiel.
La lumiĂšre s’y pose diffĂ©remment, le corps s’y dĂ©pose autrement.
Le souffle y trouve sa place.
Et puis parfois, au cƓur d’un soin, quelque chose change, l’atmosphùre s’ouvre.
Comme si l’instant prenait une autre densitĂ©.
Comme si une porte invisible s’entrouvrait vers un ailleurs intĂ©rieur
 ou vers quelque chose de plus vaste encore.
Comme si je n’avais plus seulement à accompagner, mais à me laisser guider moi aussi.

C’est sans doute ce qui me bouleverse autant dans les soins aquatiques.
J’aime profondĂ©ment prendre soin Ă  travers le massage, le Rebozo, la prĂ©sence, la parole.
Mais dans l’eau, il y a une Ă©vidence particuliĂšre,
quelque chose de profondément sacré, au sens le plus simple et le plus vivant du terme.
Quelque chose qui rejoint trùs intimement qui je suis
 et ce que je peux offrir.

Ce qui s’y vit ne dĂ©pend jamais entiĂšrement de moi, je prĂ©pare, j’écoute, je soutiens, j’accompagne.
Mais il y a toujours une part plus vaste, plus subtile, plus essentielle, qui se rĂ©vĂšle d’elle-mĂȘme.
Une présence, un souffle, un mouvement intérieur qui vient porter le moment.
Quelque chose qui passe à travers moi, sans m’appartenir tout à fait.

Et peut-ĂȘtre que c’est cela, Inner Water.
Un soin oĂč l’on entre dans un espace privatisĂ©, protĂ©gĂ©, presque hors du temps

pour laisser Ă©merger ce qui a besoin d’ĂȘtre vĂ©cu,
et approcher, l’espace d’un instant, quelque chose de plus grand que soi.

Et si, en vous aussi, quelque chose s’ouvre Ă  cette idĂ©e, alors peut-ĂȘtre aurons-nous un jour rendez-vous dans l’eau.

🌊 Florianne, votre Doula
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Et si nous portions en nous l’écho des Ă©motions de nos mĂšres et grand-mĂšres? 🧬✹​Saviez-vous que lorsqu’une femme attend ...
07/03/2026

Et si nous portions en nous l’écho des Ă©motions de nos mĂšres et grand-mĂšres? 🧬✹

​Saviez-vous que lorsqu’une femme attend une petite fille, elle porte physiquement en elle trois gĂ©nĂ©rations ? À l'intĂ©rieur du fƓtus, les futurs ovocytes du bĂ©bĂ©, ceux qui donneront peut-ĂȘtre vie Ă  ses propres petits-enfants, se dĂ©veloppent dĂ©jĂ . Ce fil invisible nous connecte biologiquement Ă  notre lignĂ©e bien avant notre premier souffle.

â€‹đŸ©· Le placenta, cet interprĂšte du vivant
​Les recherches les plus rĂ©centes nous rĂ©vĂšlent que le placenta n'est pas un simple filtre. Il agit comme un interprĂšte qui traduit le vĂ©cu maternel en signaux biologiques. En cas de stress intense, il libĂšre des "nanobulles" d'information qui viennent guider le dĂ©veloppement des neurones du bĂ©bĂ©. C’est ainsi que se façonne sa sensibilitĂ© future et que son "radar Ă©motionnel" s'ajuste pour le protĂ©ger.

​✹ La sensibilitĂ© comme boussole
​Il est tentant de voir cette "programmation fƓtale" comme un poids. Pourtant, la nature ne fait pas d'erreur. Cette rĂ©activitĂ© accrue n'est pas une fragilitĂ©, mais une stratĂ©gie d'adaptation: une vigilance particuliĂšre pour un monde perçu comme complexe.
En tant que psychologue et doula, je vois souvent que ces enfants "plus sensibles", devenus adultes, sont aussi ceux dotés d'une intuition et d'une empathie merveilleuses.

​🌿 La rĂ©versibilitĂ©
​Yehuda et Mansuy nous offrent un espoir immense: l'Ă©pigĂ©nĂ©tique n'est pas un destin. Si le stress laisse une empreinte, le soin et la sĂ©curitĂ© affective agissent comme un curseur qui vient adoucir le volume des gĂšnes de l'alerte.
Le peau à peau, le lien et la mise en mots de l'histoire familiale sont des outils puissants de réparation biologique.

​Vous n'ĂȘtes pas seule responsable de ce bagage: vous en ĂȘtes la gardienne.

Alors, pendant nos rdv je vous accompagne pour transformer ces héritages en un socle de sécurité.
Car si l'hĂ©rĂ©ditĂ© nous donne le point de dĂ©part, c'est le lien que nous crĂ©ons chaque jour qui trace le chemin. ☀

​

🌾 Florianne, votre Doula & Psychologue
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Il y a quelque chose d’indescriptible dans les soins aquatiques que j’ai partagĂ©s ces derniĂšres semaines.Deux soins, deu...
22/02/2026

Il y a quelque chose d’indescriptible dans les soins aquatiques que j’ai partagĂ©s ces derniĂšres semaines.
Deux soins, deux femmes
et cette mĂȘme impression que l’eau ouvre un espace oĂč tout s’adoucit, oĂč tout respire autrement.

Ce sont des femmes que j’accompagne dĂ©jĂ ,
dans leur grossesse, leur postpartum, leurs émotions, leurs traversées de mÚre.

Alors quand elles entrent dans le bassin, je sens immédiatement que quelque chose bascule.
L’air devient plus chaud, le silence plus dense, l’eau vient accueillir leurs corps comme si elle connaissait dĂ©jĂ  leurs histoires.

Dans ces soins-là, j’ai l’impression que le temps ralentit.

Leurs respirations s’accordent,
leurs épaules se déposent,
leurs traits se dénouent.
On dirait que l’eau les porte exactement lĂ  oĂč elles avaient besoin d’aller sans mĂȘme le dire.
Aucun soin ne se ressemble tant l'espace intérieur est personnel.

Et moi, au creux de ce mouvement, je me sens profondément privilégiée.
Comme si je pouvais leur rendre, dans ce bain suspendu, un peu de tout ce qu’elles m’ont confiĂ©
en me choisissant comme gardienne de leurs passages et de leurs métamorphoses.

Ces soins ne sont pas juste des soins.
Ce sont des passages.
Des traversées de mÚre.
Des moments oĂč l’on peut enfin dĂ©poser ce qui pesait, et laisser l’eau murmurer :
je te porte, tu peux respirer đŸ©·




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Il y avait une petite fille qui, avant d’entrer dans une piùce, prenait toujours une seconde pour observer.Comme si elle...
31/01/2026

Il y avait une petite fille qui, avant d’entrer dans une piùce, prenait toujours une seconde pour observer.
Comme si elle avait besoin de mesurer la douceur du monde avant d’y poser les pieds.

Elle voyait mille chemins lĂ  oĂč les autres n’en voyaient qu’un.
Elle percevait une diversitĂ© de nuances que personne ne semblait remarquer, et elle ne comprenait pas pourquoi ce qui lui paraissait Ă©vident restait invisible pour tant d’autres.

Et chaque fois qu’elle posait une question,
on croyait qu’elle contestait, alors qu’elle cherchait seulement à comprendre, à assembler, à se relier.
Son esprit avançait de porte en porte, dans un palais intĂ©rieur oĂč chaque piĂšce ouvrait sur un possible...de quoi se perdre.

Alors on lui a souvent demandĂ© d’ĂȘtre moins:
moins sensible, moins intense, moins curieuse, moins elle.
Alors elle a longtemps pensĂ© qu’elle Ă©tait seule Ă  parler cette langue intĂ©rieure faite d’intensitĂ©, de nuances et de chemins multiples.

Puis les années ont passé.
Et cette petite fille devenue femme a découvert
qu’elle n’était pas seule.
Que d’autres ressentaient aussi fort, questionnaient aussi naturellement, vivaient eux aussi dans un paysage intĂ©rieur plus vaste.

Elle a compris que ces personnes-là venaient spontanément vers elle, comme si leurs langages intérieurs se reconnaissaient.

Et elle a compris aussi qu’elle savait les accueillir avec une justesse nĂ©e Ă  la fois de son histoire et de l’expertise qu’elle a patiemment construite, dans les savoirs, dans l’expĂ©rience, dans l’humain.

Si, en lisant ces mots, quelque chose résonne en vous,
si vous vous reconnaissez dans ces intensités, ces nuances,
dans ce besoin de comprendre pour vous relier,
sachez que je vous accueille avec cette double présence: ma sensibilité & mon métier.

Et si quelque chose en vous murmure que c’est juste, alors oui, je serai heureuse de vous rencontrer.

🌟 Florianne, Doula & Psychologue
📅 rdv sur

Il y a quelque chose de particulier qui se produit quand un aßné meurt, une bascule silencieuse, presque invisible, mais...
29/01/2026

Il y a quelque chose de particulier qui se produit quand un aßné meurt, une bascule silencieuse, presque invisible, mais pourtant trÚs réelle.

On se retrouve soudain dans la gĂ©nĂ©ration du dessus, plus proche de devenir la rĂ©fĂ©rence, l’appui, la mĂ©moire vivante pour les plus jeunes.
Cette place nouvelle porte Ă  la fois de la sagesse et une forme de gravitĂ©, comme si en avançant d’un cran dans la lignĂ©e on hĂ©ritait aussi d’une responsabilitĂ©: protĂ©ger, transmettre, rassurer, tenir.
Ça oblige parfois Ă  un moratoire intĂ©rieur, Ă  questionner ses choix, Ă  regarder sa propre vie avec d’autres yeux, parce qu’on se sent dĂ©sormais un peu observĂ©, un peu attendu, un peu nĂ©cessaire.

Et puis, quand un aĂźnĂ© s’en va, il y a aussi ce regard qui se retourne vers notre propre dĂ©part, non pas de maniĂšre morbide mais avec une luciditĂ© nouvelle, une conscience plus fine du temps qui passe et de ce qu’on laissera derriĂšre nous.
C’est une Ă©tape difficile, parce qu’elle nous oblige Ă  regarder nos traces, nos lignĂ©es, nos choix et parfois nos manques, mais c’est aussi une Ă©tape nĂ©cessaire qui rĂ©organise les prioritĂ©s, Ă©claire les zones restĂ©es dans l’ombre et rappelle que rien n’est jamais complĂštement acquis ni tout Ă  fait terminĂ©.
On se surprend alors à penser non seulement à ce que l’on vit, mais à ce qui restera de nous, dans les gestes, dans les souvenirs, dans les enfants qui grandissent, dans ce que les autres retiendront ou transmettront.

Au milieu de tout cela, une pensĂ©e me serre le cƓur: j’espĂšre ĂȘtre suffisamment prĂ©sente. PrĂ©sente pour voir mes enfants grandir, prĂ©sente pour les accompagner dans leurs propres traversĂ©es, prĂ©sente pour leur offrir des repĂšres solides, mĂȘme imparfaits.
J’aimerai pouvoir les prĂ©parer autant que possible Ă  leur vie, Ă  leurs choix, Ă  leurs mĂ©tamorphoses, et aussi, d’une certaine maniĂšre, au dĂ©part des aimĂ©s, parce que cette rĂ©alitĂ© fait partie de l’existence mĂȘme si l’on voudrait la tenir loin d’eux.

Ce que je souhaite, finalement, c’est de laisser en eux assez de douceur, assez de force et assez d’ancrage pour qu’ils puissent avancer quand je ne pourrai plus, ou quand le monde leur demandera de marcher seuls.

À Manou đŸ€

Mardi dernier, dans le train du retour aprĂšs notre sĂ©jour Ă  Disney, il s’est passĂ© quelque chose de tout simple.Aurore, ...
23/01/2026

Mardi dernier, dans le train du retour aprĂšs notre sĂ©jour Ă  Disney, il s’est passĂ© quelque chose de tout simple.

Aurore, fatiguĂ©e mais joyeuse, s’est mise Ă  fredonner le gĂ©nĂ©rique de Tic et Tac, les Rangers du Risque, la sĂ©rie animĂ©e des annĂ©es 90.
Une petite madeleine pour certains.
Les personnes autour de nous ont relevĂ© la tĂȘte, souri.
Quelqu’un a glissĂ©, avec humour :
« Oh
 ça fait longtemps qu’on ne l’avait pas entendue, celle-lĂ  ! »
Et c’est tout.
Aucune remarque, aucun regard excédé.
Juste des visages ouverts, disponibles, presque touchĂ©s par ce rappel d’enfance.
On sentait que les gens avaient la place intérieure pour accueillir ce moment,
pour laisser entrer un peu de légÚreté,
pour se laisser surprendre,
pour partager un sourire sans que cela ne leur coûte.
C’était un de ces instants simples et doux qui rendent un trajet juste agrĂ©able.
Ce qui est peut-ĂȘtre le plus frappant, c’est que cette scĂšne n’a rien d’exceptionnel pour nous.
Que ce soit avec notre fils ou dĂ©sormais avec nos deux enfants, nos trajets en train se sont presque toujours dĂ©roulĂ©s ainsi, dans une ambiance tranquille, parfois ponctuĂ©e d’un sourire, d’un Ă©change lĂ©ger, d’une connivence discrĂšte.
Alors, face Ă  cette rĂ©alitĂ©-lĂ , un dĂ©calage m’interpelle.

Dans le mĂȘme pays, avec les mĂȘmes trains, les mĂȘmes voyageurs, la SNCF prĂ©sente aujourd’hui une classe Optimum, un espace interdit aux enfants.

Et je me suis surprise Ă  penser :
qu’est-ce qui fait que cette idĂ©e existe, maintenant ?
Qu’est-ce qu’elle dit de nous, de nos rythmes de vie, de notre disponibilitĂ© intĂ©rieure, ou de ce qu’il en reste ?
Je comprends pourtant trĂšs bien le besoin de calme.

Moi aussi, lorsque je rentre d’une formation ou d’une journĂ©e dense Ă  Paris, il m’est arrivĂ© d’avoir envie de relire mes notes, de prĂ©parer une intervention ou simplement de m’extraire quelques instants du rythme de la journĂ©e.

Mais si un trajet en train devient l’un des rares moments oĂč l’on peut retravailler, souffler, s’organiser, cela raconte quelque chose.
Cela dit que tout est déjà tendu en amont.
Que les espaces pour se poser sont rares.
Que nous avançons souvent avec peu de marge, peu d’air, comme si chaque minute devait ĂȘtre utile.

Dans une sociĂ©tĂ© oĂč prĂšs de 12 pour cent de l’ensemble des actifs, salariĂ©s comme non-salariĂ©s, sont en situation d’épuisement sĂ©vĂšre ou Ă  trĂšs haut risque, peut-ĂȘtre que ce manque de disponibilitĂ© intĂ©rieure n’a rien d’étonnant.
C’est beaucoup.
Un actif sur dix.

Et puis, en observant ce dĂ©bat autour de la classe Optimum, je me rends compte qu’il s’inscrit dans une tendance plus large que l’on voit depuis quelques annĂ©es.
Des restaurants sans enfants.
Des mariages sans enfants.
Certains lieux publics oĂč leur prĂ©sence semble de moins en moins tolĂ©rĂ©e.

Je ne pense pas que ces décisions soient prises par malveillance.
Les gens font comme ils peuvent, avec leur fatigue, leurs limites, leur besoin de calme.
Mais ces choix rĂ©pĂ©tĂ©s Ă  diffĂ©rents endroits racontent peut-ĂȘtre quelque chose de plus profond.

Mais bon sang, cela met en lumiĂšre une vraie difficultĂ© collective Ă  accueillir ce qui Ă©chappe Ă  l’efficacitĂ© parfaite,
ce qui n’avance pas droit,
ce qui déborde,
ce qui fait du bruit,
ce qui exprime des émotions sans filtre,
ce qui est simplement vivant.

Cela dit aussi quelque chose de notre rapport à la différence,
à ce qui n’entre pas dans les cases,
Ă  ce qui ne se maĂźtrise pas complĂštement,
Ă  ce qui ne se contrĂŽle pas.

Dans une sociĂ©tĂ© oĂč tout doit ĂȘtre optimisĂ©, ordonnĂ©, prĂ©visible, l’enfance, avec sa spontanĂ©itĂ©, sa crĂ©ativitĂ©, ses Ă©lans, ses lenteurs, devient un espace de frottement.
Comme si nous n’avions plus assez de disponibilitĂ© intĂ©rieure pour laisser une place Ă  ce qui ne s’ajuste pas parfaitement Ă  nos contraintes d’adultes.

Et cela m’interroge profondĂ©ment.
Si dĂ©jĂ  maintenant nous Ă©prouvons tant de mal Ă  accueillir la prĂ©sence d’enfants dans l’espace public,
qu’est-ce que cela dit de notre rapport au Vivant, Ă  la nuance, Ă  l’humanitĂ© tout simplement ?

L’enfance est politique.
La maternitĂ© l’est aussi.
Et la façon dont nous veillons ou non sur les plus vulnérables est toujours un geste profondément politique, au sens de ce qui organise le vivre-ensemble.

Et peut-ĂȘtre que la vraie question, silencieuse mais essentielle, est celle-ci :
est-ce que c’est vraiment la sociĂ©tĂ© dans laquelle nous voulons vivre ?

Toi qui ne te sens peut-ĂȘtre pas concernĂ© aujourd’hui par ce dĂ©bat,
toi qui ne voyages pas avec des enfants,
toi qui recherches simplement un peu de calme,
toi qui ne vois dans tout cela qu’un dĂ©tail,
je t’invite doucement à regarder un tout petit peu plus loin.

Parce que le jour oĂč ce qui dĂ©rangera la sociĂ©tĂ© ne sera plus un enfant,
mais ta maniĂšre d’ĂȘtre,
ta différence,
ton rythme,
ton Ăąge,
ton corps,
ton fonctionnement
ou mĂȘme ton travail,
ce jour-lĂ , c’est toi qui seras priĂ© de t’effacer.

Et j’ose espĂ©rer que nous valons mieux que cela,
que nous pouvons changer, ajuster, rĂ©ouvrir un peu d’espace,
pour que chacun, du plus petit au plus grand,
trouve encore sa place dans un monde qui respire un peu mieux.

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Hauts-de-France
Béthune

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