Psychologue Nathalie Maurer -Raoult

Psychologue Nathalie Maurer -Raoult Soutien psychologique adultes, therapie du trauma.

12/01/2026

❌ NON au maintien du lien à tout prix.
Depuis quand demander à une victime de collaborer avec son agresseur serait devenu un critère de « bonne parentalité » ?
Depuis quand protéger un enfant signifie-t-il faire taire la peur, la douleur, le traumatisme ?
Le maintien du lien, quand il est imposé sans sécurité, sans reconnaissance des violences, sans prise en compte de l’enfant, devient une violence institutionnelle supplémentaire.

🛑 La protection passe avant le lien. Toujours.
🛑 La sécurité n’est pas négociable.
🛑 Le silence n’a jamais réparé personne.

Un lien ne se maintient que s’il est sécure, choisi, encadré et respectueux.
Sinon, ce n’est pas un lien. C’est une contrainte.
Protéger, ce n’est pas demander aux victimes de se taire.
C’est enfin les croire. Les écouter. Et agir.
PS : Ecoute Moi Protège Moi Aide Moi
écoute ,oriente et accompagne le parent ( homme ou femme ) victime
pour défendre l’intérêt et les droits de l’enfant .

09/01/2026

C'est quoi les violences sexuelles sur les enfants - 1 jour, 1 question propose de répondre chaque jour à une question d'enfant, en une minute et trente seco...

09/01/2026
16/12/2025

Série spécial Noël en 4 épisodes

Episode 1 Noël : quand la table familiale devient scène psychique

Noël est présenté comme un temps de retrouvailles, de chaleur, de partage. Pourtant, pour de nombreuses personnes, il constitue surtout un moment de tension psychique intense, parfois redouté des semaines à l’avance. La table de Noël n’est jamais neutre : elle est une scène, au sens psychanalytique du terme, où se rejouent des liens anciens, des conflits non symbolisés, des loyautés invisibles et des traumatismes transmis.

Sous les guirlandes et les rituels festifs, les dynamiques familiales inconscientes se réactivent. Les places sont reprises, souvent à l’identique : l’enfant sage, le bouc émissaire, le silencieux, le médiateur, le provocateur. Noël ne crée pas ces rôles, il les condense.

La répétition : quand le passé s’invite au présent

Dans de nombreuses familles, Noël fonctionne comme un dispositif de répétition. Ce qui n’a jamais pu être dit, pensé ou élaboré revient sous forme de tensions, de sarcasmes, de silences lourds ou d’explosions émotionnelles.

La temporalité même de Noël favorise ce retour où on se retrouve “comme avant”, souvent dans les mêmes lieux, autour des mêmes plats, avec les mêmes injonctions implicites : « sois content », « fais un effort », « c’est Noël ».

Cette injonction au bonheur peut devenir une violence psychique. Elle empêche la reconnaissance des blessures, des distances nécessaires, voire des ruptures salutaires. Le sujet est sommé de faire famille, même lorsque la famille a été un lieu de manque, d’emprise ou de traumatisme.

Les loyautés invisibles et la culpabilité

Ne pas venir à Noël, partir plus tôt, refuser certains échanges, peut déclencher une culpabilité massive. Cette culpabilité n’est pas toujours rationnelle : elle s’ancre dans des loyautés transgénérationnelles, dans l’idée qu’on doit “tenir” la famille, réparer ce qui ne l’a jamais été, ou protéger certains membres du vide affectif.

Beaucoup restent à table non par désir, mais par peur de trahir, peur d’être celui ou celle qui rompt l’illusion familiale. Le prix à payer est souvent un effondrement après coup, une fatigue intense, des ruminations ou une réactivation traumatique.

Quand le repas devient un lieu de micro-violences

Les repas de Noël sont aussi des lieux où se déploient des micro-violences relationnelles faites de remarques déguisées, d'humiliations “pour rire” ou de rappels à l’ordre identitaire (« tu exagères », « tu es trop sensible »). Il y a des attaques sur les choix de vie, le corps, la parentalité, la solitude.

Ces violences sont d’autant plus délétères qu’elles sont banalisées par le cadre festif. Celui qui souffre devient alors celui qui “gâche l’ambiance”, renforçant le sentiment d’isolement psychique.

Comment s’en sortir autour de la table de Noël ?

Il ne s’agit pas de “réussir” Noël, mais de se préserver psychiquement. Quelques repères cliniques peuvent aider.

🏠 Renoncer à l’idéal

Accepter que Noël ne sera pas réparateur. Ce renoncement est souvent un soulagement. On ne va pas à Noël pour guérir la famille, mais pour faire avec ce qu’elle est — ou choisir de ne pas y aller.

🏠 Préparer ses limites en amont

Il 'agirait de décider à l’avance :

- combien de temps rester,

- quels sujets ne pas aborder,

- à partir de quel seuil partir.

La limite pensée avant est plus facile à tenir que celle improvisée sous tension.

🏠 S’autoriser une place subjective

Il est possible d’être présent sans être disponible à tout. Le retrait psychique — ne pas répondre, changer de sujet, aller prendre l’air — peut être une stratégie de survie, pas une fuite.

🏠 Repérer les déclencheurs

Identifier ce qui, chaque année, fait effraction : une personne, une remarque, un rituel. Mettre des mots dessus permet de désingulariser la violence : ce n’est pas “moi qui suis trop”, c’est une dynamique répétée.

🏠 Créer un après-coup contenant

Prévoir un espace après Noël : un rendez-vous, un temps seul, une séance, une écriture. Le travail psychothérapeutique peut aider à la reprise de l'évènement et à en faire un terrain d'expérience en terme de positionnement plutôt qu'un temps Noël qui va mettre à mal et faire souffrir. Penser cela en terme d'expérimentation, de lieu de travail changement de rôle, de places assignées, aide déjà à se décaler.

04/12/2025

Stress et micro traumatisation continus, comment le traumatisme complexe inscrit durablement la mise en place d'un stress continu réactivant durablement et continuellement le système nerveux.

Le stress crée des changements moléculaires rapides à l'intérieur de l'amygdale, la région du cerveau qui traite la peur, la vigilance et les réactions émotionnelles Lorsque le corps sent un événement stressant, les voies nerveuses envoient des signaux rapides à l'amygdale. Ceci active les cellules qui libèrent des messagers chimiques comme le glutamate. Le glutamate facilite le feu des neurones voisins, augmentant ainsi le niveau d'activité global de la région. En même temps, les hormones de stress libérées des glandes surrénales commencent à atteindre le cerveau à travers le sang. Ces hormones s'attachent aux récepteurs sur les cellules amygdales et augmentent leur sensibilité.

À l'intérieur des neurones, la montée des hormones de stress change la façon dont certains gènes sont allumés ou désactivés. Ces changements affectent la production de protéines qui aident les neurones à former de nouvelles connexions. Certaines connexions deviennent plus fortes, tandis que d'autres s'affai Ce remodelage des synapses rend l'amygdale plus réactif au stress futur. Les niveaux de calcium à l'intérieur des cellules augmentent également au cours de ce processus. Une forte teneur en calcium influence de nombreuses voies internes et peut amplifier l'activité du neurone.

Si le stress continue pendant longtemps, ces signaux moléculaires font que l'amygdale reste dans un état accru. Le réseau devient plus excitable et plus réactif aux déclencheurs mineurs. Ce déplacement moléculaire précoce forme la base de réactions émotionnelles plus fortes pendant le stress continu.

Karine Henriquet.

Adresse

Zac Des Génétais , Rue Du Pacifique, En Face Le Lycée Galilée De Franqueville Street Pierre
Belbeuf
76240

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