Nicolas Wirth-naturopathe-rédacteur en chef de Solutions Naturopathie

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Beaucoup pratiquent le jeûne intermittent 16/8 en sautant le petit-déjeuner. Le premier repas se fait donc à partir de m...
20/04/2026

Beaucoup pratiquent le jeûne intermittent 16/8 en sautant le petit-déjeuner. Le premier repas se fait donc à partir de midi.

C’est pratique mais à contre-courant de notre physiologie.

Je le répète en consultation depuis des années, et une étude publiée récemment sur 7 000 adultes espagnols vient en apporter la confirmation chiffrée : ceux qui jeûnent la nuit ET prennent un petit-déjeuner tôt le matin ont un IMC significativement plus bas que ceux qui prennent un dîner puis sautent le petit-déjeuner. Indépendamment du nombre total de calories ingérées.

La raison tient à la chronobiologie. Votre foie, votre pancréas, vos cellules musculaires… tous ont des pics de sensibilité à l'insuline le matin. C'est le moment où le glucose est le mieux capté, stocké, utilisé.

À l'inverse, en fin de journée, cette efficacité diminue. Manger le soir ce qu'on aurait dû manger le matin, c'est décaler notre chronobiologie.

Plus nous jeûnons tôt en fin de journée (en sautant le repas du soir ou en mangeant tôt), plus le jeûne nocturne fonctionne, tout simplement parce qu'il est physiologique.

Le corps jeûne naturellement pendant le sommeil, puis nous « dé-jeûnons » en prenant un petit-déjeuner gras et protéiné — celui qui donne au corps les précurseurs dont il a besoin pour la journée.

Et vous — vous jeûnez le soir ou le matin ?👇
(Lien vers l'étude en commentaire)

02/04/2026
02/04/2026

Il prenait 7 oméga-3 différents… puis confusion mentale et trous de mémoire. Et si « trop » était le vrai problème ? Partagez votre avis en commentaire !

Le bio aussi contaminé que le conventionnel par le cadmium ?L'Anses l'affirme. La science dit l'inverse.Le 25 mars derni...
30/03/2026

Le bio aussi contaminé que le conventionnel par le cadmium ?

L'Anses l'affirme. La science dit l'inverse.
Le 25 mars dernier, l'Anses publiait son rapport sur la surexposition des Français au cadmium, un cancérogène avéré impliqué dans certains cancers et dans l'ostéoporose, avec des niveaux d'imprégnation en France trois à quatre fois supérieurs à la moyenne européenne.

Conclusion de l'agence : l'agriculture biologique serait « potentiellement tout aussi impactée » que le conventionnel.
La phrase a immédiatement circulé. Dans les repas de famille, à la caisse des magasins et dans les médias.
Problème : cette affirmation ne résiste pas aux données disponibles.

L'argument de l'Anses repose sur l'usage supposé de phosphate naturel par les agriculteurs bio. Or une étude Arvalis sur 175 parcelles (2017-2021) le contredit directement : sur 866 situations documentées, une seule exploitation y a eu recours.

Les méta-analyses disponibles montrent des concentrations en cadmium significativement plus faibles dans les cultures biologiques. Et les seuils réglementaires sont déjà plus stricts en bio (60 mg/kg) qu'en conventionnel (90 mg/kg en France).
L'Anses avait ces données. Elle ne les a pas retenues.

La dissymétrie entre bio et conventionnel dans les communications institutionnelles n'est pas nouvelle. Mais cette fois, le journal Le Monde révèle que l'agence travaillait sous pression politique directe du ministère de l'Agriculture, l'une de ses propres tutelles.
Quand une agence sanitaire écarte des données favorables au bio pour ne pas froisser une filière, la question de l'indépendance réelle de l'expertise publique mérite d'être posée franchement.
Rendez-vous dans votre magasin bio préféré 😉
C'est un des sujets que j'ai d'ailleurs eu l'occasion d'aborder récemment avec Biocoop La Canopée lors d'une interview, à suivre.

Ce week-end, on vous vole une heure de sommeil.Et tout le monde vous dit que « le corps s'adapte ».C'est vrai. Mais ce n...
27/03/2026

Ce week-end, on vous vole une heure de sommeil.

Et tout le monde vous dit que « le corps s'adapte ».

C'est vrai. Mais ce n'est pas toute la vérité.

Ce que le changement d'heure révèle — et qu'on n'explique presque jamais — c'est à quel point notre biologie est sensible à la cadence.

Notre corps ne fonctionne pas comme une batterie qu'on recharge.
Il fonctionne comme un orchestre.

Et dans cet orchestre, il y a un chef invisible : le rythme circadien.
Ce rythme ne régule pas seulement notre sommeil.

Il gouverne le cortisol, la mélatonine, la glycémie, la sensibilité à l'insuline, la récupération, les humeurs…

Quand il est stable → tout s'organise.
Quand il déraille → tout déraille avec lui.

Ce que la plupart des conseils sur le sommeil ratent complètement :
Le sommeil n'est pas une décision.
C'est une conséquence.

Ce que vous pouvez contrôler, ce sont les signaux que vous envoyez chaque jour à votre horloge biologique :
→ L'heure de lever (constante, 7j/7 — plus impactante que l'heure de coucher)
→ La lumière du matin (10 à 20 min dehors dans la première demi-heure)
→ La caféine (sa demi-vie est de 5 à 7h — votre café de 15h perturbe encore votre endormissement)
→ La lumière des écrans en soirée (ret**de la mélatonine de 1 à 3h selon les études)
Aucun de ces leviers n'est révolutionnaire.
Mais ensemble, ils remettent le métronome en marche.

Ce week-end est paradoxalement un bon moment pour choisir une heure de lever fixe — et s'y tenir.
Pas pour se priver de sommeil.
Pour redonner un point d'ancrage à votre biologie.

Et vous — vous avez l'impression de bien récupérer en ce moment ? Ou le changement d'heure vous met déjà à plat ?

Le sujet de l'insomnie et des rythmes biologiques fait l'objet d'un dossier complet dans le numéro de mai de Solutions Naturopathie.

Le lien pour s'abonner 😉 : https://secure.pure-sante.info/nat-n93-free-1-month-reabo/order-form/index.html?externalPartnerId=fallback1c&trackingCode=PST788060002&campaignCode=nat-n93-free-1-month-reabo-seb-raptor&sepa_step=oneclick-217334.html&cc_step=oneclick-217335.html&utm_campaign=nat-n93-free-1-month-reabo-seb-raptor&crosspromo=1.1

🌱 S’alimenter ou se nourrir ?J’écoutais la philosophe Joëlle Zask qui vient de publier "Donner à manger — Politique d’un...
26/03/2026

🌱 S’alimenter ou se nourrir ?

J’écoutais la philosophe Joëlle Zask qui vient de publier "Donner à manger — Politique d’un geste ordinaire", où elle distinguait l’aliment de la nourriture.

Ça paraît anecdotique, mais la différence est d’une importance capitale.

L’aliment remplit une fonction prédéfinie. Il vient de l’extérieur, fait son travail, et repart. Comme l’essence dans un moteur.
C’est le rôle que s’est donné l’industrie agroalimentaire.

La nourriture, elle, transforme ce qu’elle nourrit. Elle fait grandir. Elle augmente le champ des possibles. Elle émancipe.

Ce que Joëlle Zask observe et ce que je constate en consultation, c’est que notre système alimentaire industriel nous alimente au sens mécanique du terme.

Il couvre un besoin calorique. Il remplit. Mais il ne nourrit pas vraiment.

Et la différence n’est pas qu’une question de micronutriments.

Quand on mange de vraie nourriture — diversifiée, vivante, peu transformée — on nourrit : → le microbiote, qui fabrique des neurotransmetteurs et régule l’immunité
→ le système nerveux, qui a besoin de minéraux, d’acides gras et de précurseurs spécifiques → le système immunitaire, dont 70 % de l’activité dépend de l’état intestinal
→ les cellules elles-mêmes, qui renouvellent leurs membranes à partir de ce qu’on leur donne

On ne remplit pas un réservoir. On construit un terrain.

C’est une question de relation à ce qu’on mange. De qualité, bien sûr. Mais aussi de sens, de contexte, de conscience de ce qu’on met dans son assiette.

En naturopathie, on parle souvent de terrain. Ce terrain ne se construit pas avec des calories. Il se construit avec ce qui nourrit, au sens premier du terme.

📖 Donner à manger — Politique d’un geste ordinaire, Joëlle Zask, Ed. Premier Parallèle.
À méditer…

:

🧉 Boire du maté, c'est comme fumer des dizaines de ci******es ?⚠️ Si vous buvez du maté, attention à choisir le bon.La g...
25/03/2026

🧉 Boire du maté, c'est comme fumer des dizaines de ci******es ?

⚠️ Si vous buvez du maté, attention à choisir le bon.

La grande majorité des matés vendus en Europe sont séchés à la fumée de bois. Ce procédé industriel est rapide, peu coûteux, et imprègne les feuilles d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) : des composés reconnus comme cancérogènes, qu'on retrouve aussi dans la fumée de cigarette ou les viandes grillées au barbecue.

🔬 Une étude souvent citée dans ce domaine indique que 50 g de maté fumé pourraient apporter une charge en HAP comparable à celle de plusieurs dizaines de ci******es.

🌡️ À cela s'ajoute un facteur aggravant souvent ignoré : la température de consommation. Plus le maté est bu chaud, plus la muqueuse digestive absorbe facilement ces substances.

✅ La bonne nouvelle : le problème n'est pas le maté, c'est le process. Et ça, ça se vérifie avant d'acheter.
→ Vérifiez le procédé de séchage avant d'acheter (air chaud ou vapeur, pas fumée) → Optez pour un maté certifié bio, avec traçabilité claire → Infusez à 70–80 °C maximum, pas à l'eau bouillante → Méfiez-vous des prix très bas : ils reflètent souvent un séchage à la fumée

🏷️ Quelques références sérieuses existent sur le marché français (Origeens, Original Maté, YVY, La Bombilla)... Mais dans tous les cas, l'information à demander au fabricant reste la même : quel est votre procédé de séchage ?

🌿 Le maté vert de qualité reste en effet une plante remarquable : riche en matéine (un alcaloïde cousin de la caféine à l'effet plus doux et prolongé), en polyphénols antioxydants, en acide chlorogénique, et en une palette de micronutriments — magnésium, potassium, vitamines B.
Il soutient la vigilance sans le pic puis la chute qu'on associe au café, et présente un potentiel intéressant sur la glycémie et le métabolisme lipidique.

Ce n'est pas la plante qui pose problème — c'est le process industriel. 🏭

Est-ce que vous buvez du maté régulièrement ? Est-ce que vous connaissiez ce risque lié au fumage ? Je suis curieux de savoir si cette information change quelque chose pour vous. 👇

À 23 ans, une rencontre avec une naturopathe a tout changé pour moi. 🌿Je découvrais la naturopathie — et une question s'...
23/03/2026

À 23 ans, une rencontre avec une naturopathe a tout changé pour moi. 🌿
Je découvrais la naturopathie — et une question s'est imposée, que je n'ai plus jamais lâchée :
Pourquoi personne ne nous apprend à comprendre notre corps dans sa globalité ?
Que les symptômes ont un sens. Que la physiologie, la nutrition, l'état de notre terrain forment un système cohérent — déchiffrable — sur lequel on peut agir.
Vingt ans plus t**d, cette question est toujours le moteur de tout ce que je fais.
La naturopathie a un problème d'image.
Pas parce qu'elle manque de fond. Mais parce qu'elle manque souvent de rigueur dans la façon dont elle se présente.
Trop de savoirs traditionnels jamais réévalués. Pas assez d'ancrage dans la recherche. Et une tendance à vouloir plaire plutôt qu'à informer honnêtement.
Pourtant, quand elle est pratiquée sérieusement, la naturopathie ne « soigne » pas au sens médical du terme.
Elle accompagne. Elle crée les conditions pour que la personne retrouve le meilleur état de santé qu'elle est capable d'atteindre — en rééquilibrant un terrain perturbé, en soutenant les fonctions physiologiques, en éduquant à une hygiène de vie cohérente.
C'est la personne qui guérit. Le naturopathe crée les conditions pour que cela soit possible.
Ce n'est pas un aveu de faiblesse. C'est une philosophie de santé à part entière. Et elle est reconnue bien au-delà de nos frontières.
Ce que la naturopathie assume trop rarement :
Une approche rigoureuse ne commence pas par les compléments alimentaires ou les plantes.
Elle commence par le terrain : alimentation, gestion du stress, activité physique adaptée.
Les interventions ciblées n'arrivent qu'ensuite, si nécessaire.
C'est cette hiérarchie qui distingue une pratique sérieuse d'une simple liste de recommandations.
C'est pour corriger ça que j'ai lancé Solutions Naturopathie en 2018.
Réunir naturopathes, médecins, pharmaciens et chercheurs pour décrypter, étayer, nuancer — et aller chercher ce que la recherche dit vraiment, sans effacer ce que la tradition a apporté.
Nous approchons du 100ᵉ numéro. 🙌
Je suis Nicolas Wirth, naturopathe clinicien et rédacteur en chef de Solutions Naturopathie.
Sur cette page, je partage ce que vingt ans de pratique et de veille scientifique m'ont appris — sans simplisme, sans raccourci, avec le souci constant de distinguer ce qui est documenté de ce qui ne l'est pas encore.
Si vous êtes curieux de comprendre votre corps autrement, vous êtes au bon endroit. 🙏
👇 Et vous — c'est quoi la question sur votre santé qui vous a le plus fait réfléchir ces dernières années ?

🥕 Les jus de légumes : sont-ils vraiment si bons pour la santé ?C’est la question qu’on me pose souvent. Il est vrai qu’...
23/03/2026

🥕 Les jus de légumes : sont-ils vraiment si bons pour la santé ?

C’est la question qu’on me pose souvent. Il est vrai qu’on les voit partout : des comptes Instagram aux programmes détox de printemps : jus de carotte-gingembre, green juice épinards-concombre… Les images sont belles. Et l’intention, souvent sincère.

Mais derrière l’enthousiasme et l’effet de mode, une question mérite d’être posée sérieusement : que se passe-t-il réellement dans notre corps quand on consomme ces jus ?

La réponse est plus nuancée qu’on ne le croit.

D’un côté, oui les jus de légumes sont des concentrés de vitamines, minéraux, polyphénols et antioxydants. Leur absorption est facilitée par l’absence de fibres. Ils peuvent être utiles en cas de fatigue digestive, de convalescence, ou quand l’appétit est réduit.

De l’autre côté, c’est précisément l’absence de fibres qui pose question.
Les fibres ne servent pas qu’à faciliter le transit intestinal. Elles nourrissent les bactéries du côlon, qui produisent en retour des molécules essentielles, notamment le butyrate, indispensables à la barrière intestinale, à l’immunité, et à la réduction de l’inflammation de bas grade.

Quand le jus remplace le légume entier sur la durée, le microbiote se retrouve momentanément privé de son principal carburant.

Les études sur les cures de jus montrent des modifications seulement transitoires du microbiote, mais aucun bénéfice durable n’est démontré à ce jour.
Alors, faut-il jeter votre extracteur ? Non.

Mieux vaut comprendre quand, comment et pour qui les jus sont réellement utiles.
C'est cette question que j’ai confiée à Quitterie Pasquesoone, naturopathe et journaliste santé, dans le numéro 93 de Solutions Naturopathie.

Quitterie apporte un éclairage complet sur la matrice alimentaire, les oxalates, et les contextes où ces jus ont un réel intérêt clinique.

👉 Le lien pour accéder au numéro est en commentaire.

Et vous, êtes-vous plutôt légumes entiers ou jus du matin ? Je suis curieux de connaître vos habitudes.

Envie irrépressible de sucre ? Voici comment en sortir sans souffrirOn craque pour une pâtisserie, et aussitôt la culpab...
20/03/2026

Envie irrépressible de sucre ? Voici comment en sortir sans souffrir

On craque pour une pâtisserie, et aussitôt la culpabilité s'installe. Comme si on manquait de volonté.

Non vous n’êtes pas « faible » de caractère. C'est avant tout une question de biochimie.

Ce qui se passe dans votre cerveau 🧠

Quand vous consommez du sucre, plusieurs mécanismes s'activent simultanément :
🔶Le sucre déclenche la libération d'endorphines  sensation de bien-être immédiate.
🔶Il facilite l'entrée du tryptophane dans le cerveau, précurseur de la sérotonine (l'hormone de la sérénité et du sommeil).
🔶Il stimule la dopamine, neurotransmetteur du plaisir, de la motivation… et de l'addiction.

Ce soulagement est réel. Mais il est court.

Pourquoi le cerveau en redemande 🔁

C'est là que le cercle vicieux commence.
Plus vous consommez de sucre, plus le cerveau s'y habitue, et en redemande davantage.

En parallèle, le sucre perturbe le GABA, notre régulateur du système nerveux. Résultat : davantage de stress et d'agitation. 😰

Il déséquilibre aussi le microbiote intestinal, qui influence directement notre équilibre émotionnel (beaucoup de sérotonine est produite dans l'intestin). 🦠

Et les hypoglycémies réactionnelles achèvent ce cycle : après un pic glycémique, la chute est brutale. Coup de pompe, irritabilité, nouvelle envie de sucre.

Trois leviers pour en sortir en douceur 🌿

⏰Le bon sucre au bon moment : évitez le sucre rapide avant 13h — c'est le moment où le corps le tolère le moins, stocke le plus, et prépare la prochaine fringale. Un goûter sucré vers 16 heures est physiologiquement bien plus adapté.

💊 Soutenir vos neurotransmetteurs naturellement : dopamine : lumière, mouvement, protéines. Sérotonine : microbiote équilibré, aliments riches en tryptophane. GABA : magnésium, respiration, phytothérapie calmante.

📉 Réduire progressivement, pas brutalement : un sevrage progressif sur 5 semaines évite la frustration. Commencez par les sucres cachés et les boissons sucrées, en introduisant des alternatives plaisantes et des féculents complets.

Des plantes qui peuvent vous accompagner 🌱

Le gymnéma coupe l'envie de sucre. La momordica (melon amer) régule la glycémie. La rhodiola soutient la gestion du stress, l'un des moteurs de l'addiction.
🫖 Les tisanes de bardane, myrtille, aigremoine et mûrier soutiennent le pancréas et la glycémie.

La feuille de mûrier blanc mérite une mention particulière : des études cliniques en double aveugle ont montré qu'un extrait standardisé pris avant un repas glucidique réduit significativement le pic glycémique et insulinique. Son mécanisme : Des composés actifs (iminosucres) qui ralentissent l'absorption des glucides dans l'intestin.

✅ Moins de montées brutales = moins de chutes, moins de fringales, moins de fatigue post-repas.

Retenez une chose : l'appel irrépressible vers le sucre n'est pas une faiblesse.

C'est votre cerveau qui cherche un équilibre avec les outils qu'il connaît.

Comprendre pourquoi, c'est déjà reprendre le contrôle !

Est-ce que vous reconnaissiez ce cercle vicieux sans savoir l'expliquer ? Dites-moi en commentaire — et partagez ce post à quelqu'un qui pense encore que c'est une question de volonté.

Et si votre traitement en fer vous constipait… sans vraiment vous recharger pour autant ?C'est le paradoxe du fer : la f...
19/03/2026

Et si votre traitement en fer vous constipait… sans vraiment vous recharger pour autant ?

C'est le paradoxe du fer : la forme la plus prescrite – le sulfate ferreux (Tardyferon, Timoferol, Fero-grad) – est aussi la plus mal tolérée. Plus d'une personne sur deux y réagit mal. Jusqu'aux deux tiers des femmes enceintes.

Deux mécanismes expliquent ça.
Le microbiote d'abord. Les sels de fer favorisent les bactéries pathogènes et réduisent les populations protectrices de Lactobacillus et Bifidobacterium.
Ce déséquilibre ralentit le transit, irrite la muqueuse et entraîne constipation, ballonnements et douleurs.

L'hepcidine ensuite, l'hormone dont personne ne parle. Chaque prise de fer déclenche la libération d'hepcidine : une hormone qui bloque l'absorption pendant environ 24 heures.
Si vous prenez du fer le lendemain, une grande partie repart dans les selles sans avoir été absorbée.

Des essais cliniques de l'ETH Zürich l'ont démontré : une supplémentation un jour sur deux génère 34 % d'absorption en plus qu'une prise quotidienne.

Ce que vous pouvez faire concrètement :
🫐 Privilégier le bisglycinate ou le fumarate qui ont une tolérance digestive nettement supérieure
⏰ Prendre le fer un jour sur deux, le matin, à jeun
🍊 L'associer à de la vitamine C (agrumes, brocoli, persil)
☕ Éloigner thé, café et produits laitiers d'au moins 2h

⚠️ Une précaution importante : le fer est pro-oxydant. Chez une personne qui n'en manque pas, se supplémenter aggrave le stress oxydatif. Un bilan préalable (ferritine, NFS) est indispensable avant toute cure.

Une expérience concernant votre prise de fer ? Dites-le nous en commentaire 🌱 Et n'hésitez pas à partager à vos ami(es)

Détox : ne prenez pas d'artichaut avant d'avoir fait ceci.Petite précision d'abord : on ne parle pas ici de l'artichaut ...
16/03/2026

Détox : ne prenez pas d'artichaut avant d'avoir fait ceci.

Petite précision d'abord : on ne parle pas ici de l'artichaut que vous mangez à la vinaigrette. C'est la feuille d'artichaut, utilisée en phytothérapie sous forme d'extrait, de gélules ou de teinture, qui est depuis longtemps la grande star des cures détox de printemps.

Et c'est précisément elle qui peut poser problème… si on la prend trop tôt.

Mon post précédent sur les phases de détox hépatique vous a parlé. En voici une application concrète, et une erreur courante.

Dans mon post précédent, j'expliquais les 3 phases de détox successives pour transformer les substances toxiques en molécules éliminables.
La phase I, orchestrée par les cytochromes P450, prend en charge les toxiques et commence à les transformer.

Problème : cette transformation produit des métabolites intermédiaires parfois plus toxiques que les molécules de départ.

C'est la phase II qui neutralise ces intermédiaires dangereux, avant que la phase III ne les évacue définitivement.

La feuille d'artichaut est un stimulant de la phase I.

Donnée en première intention, sans que la phase II soit correctement soutenue, elle accélère la production de ces métabolites toxiques intermédiaires… sans accélérer leur neutralisation. Résultat : on aggrave temporairement la charge toxique.
Ce n'est pas la feuille d'artichaut qui est en cause. C'est le moment où on la prend.

La bonne séquence, c’est :
1 - D'abord soutenir et préparer la phase II — glutathion, soufre alimentaire, brocoli, radis noir — pour qu'elle soit capable de neutraliser ce que la phase I va produire.
2 - Ensuite seulement, si nécessaire, stimuler la phase I avec des plantes comme la feuille d'artichaut.

C'est toute la différence entre une détox bien conduite et une cure qui vous laisse fatigué, avec des maux de tête.

Généralement, c'est là que vous vous demandez si la détox vous réussit.

Ces symptômes ne sont pas toujours un signe que « ça travaille ». Ils peuvent être le signe que la phase II est débordée.

La naturopathie a les bons outils. Encore faut-il les utiliser dans le bon ordre.

Si vous avez envie de connaître d'autres secrets de la détox, ou sur d'autres sujets, dites-le moi en commentaire 🙂

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17 Rue Saint-Just
Besançon
25000

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