31/12/2025
31 décembre.
Fin d’année… ou simple repère humain ?
Ce soir, beaucoup célèbrent la fin d’un cycle.
Une année qui se termine, une autre qui commence.
Ce passage est fort.
Il résonne d’autant plus que nous venons de traverser la fin d’un cycle de neuf ans
et que quelque chose de nouveau s’ouvre.
Pour beaucoup, ce basculement se vit précisément au 31 décembre.
Comme si ce point marquait naturellement une clôture et l’élan immédiat vers autre chose.
Pourtant, quand on observe la nature,
les cycles suivent un autre tempo.
L’hiver invite au ralentissement, à l’intégration, et le printemps porte l’élan du renouveau, quand la vie recommence à circuler.
Il existe aussi cette idée que le temps n’a pas toujours été compté en douze mois.
Septembre, sept.
Octobre, huit.
Novembre, neuf.
Décembre, dix.
Comme un rappel discret que notre manière de mesurer le temps
est une construction humaine,
et qu’elle n’est peut-être qu’une convention parmi tant d’autres.
Malgré tout, nous vivons dans ce système.
Juste ? Faux ?
C’est simplement un cadre avec lequel nous composons.
Peut-être que l’essentiel n’est pas tant de trancher, mais de rester ouvert dans la manière de regarder le temps.
De laisser de l’espace autour des dates, des chiffres, et de l’idée même de « recommencer ».
Peut-être que ce que nous traversons en ce moment ressemble davantage à une transition.
Un passage où les choses continuent de se déposer, de se transformer.
Ce passage peut aussi être accompagné de manière simple, comme un exemple de pratique.
Dessiner un cercle.
Puis, à l’intérieur, venir le découper en parts, comme un camembert,
et y inscrire ce qui a marqué ces neuf dernières années :
les instants importants, les épreuves, les prises de conscience,
les rencontres, les clés de vie, les changements.
L’idée n’est pas de s’attarder sur le négatif, mais de regarder comment chaque expérience a contribué au chemin parcouru.
Même ce qui a été difficile peut être éclairé autrement, en voyant ce que cela a permis de déplacer ou de transformer.
Ce regard posé permet aussi de mettre en lumière ce qui a changé intérieurement, ce qui peut être laissé dans ce cycle neuf, et ce qui demande à être nourri dans le cycle qui s’ouvre.
Puis, quand tout cela est posé, fermer les yeux, poser les mains sur le cœur, et venir respirer quelques instants, afin d’intégrer cette expérience en conscience, au rythme du souffle, dans l’espace du cœur.
Je souhaite une belle soirée à chacune et chacun, qu’elle soit festive, calme, joyeuse ou intérieure.
Et que l’année à venir se vive avec plus de présence et d’amour.
Karine Guy - Thérapeute du Corps et de l’Âme