Psycho-Hypno Thérapeute

Psycho-Hypno Thérapeute Psychothérapie
Hypnose Ericksonienne Thérapie individuelle ou de couple. Hypnose. Onirothérapie (Thérapie par les rêves.) (Blocages. Isolement. Traumatismes. Stress.

Angoisses...)

« Moins on a de connaissances, plus on a de convictions. »  Boris CyrulnikCe phénomène n’est pas nouveau, mais les résea...
26/02/2026

« Moins on a de connaissances, plus on a de convictions. » Boris Cyrulnik
Ce phénomène n’est pas nouveau, mais les réseaux sociaux en amplifient aujourd’hui la visibilité.

En psychologie cognitive, on parle du biais cognitif appelé Effet Dunning-Kruger : lorsque nos connaissances dans un domaine sont limitées, nous manquons souvent des repères nécessaires pour évaluer correctement notre propre niveau de compréhension. Autrement dit, ne pas savoir… empêche parfois de savoir que l’on ne sait pas.

À cela s’ajoute l’ultracrépidarianisme : le fait de s’exprimer avec assurance sur des sujets qui dépassent son champ de compétence. Santé, psychologie, science, géopolitique, chacun devient facilement expert en quelques lectures, une vidéo courte ou un fil d’actualité.
Sur ma page dédiée à la psychologie, j’y suis régulièrement confrontée : des affirmations très sûres d’elles côtoient parfois une compréhension partielle, voire erronée, de notions pourtant complexes.

Le problème n’est pas de donner son opinion. Le problème apparaît lorsque la conviction remplace la connaissance, et que l’assurance tient lieu d’argument.

Les réseaux sociaux valorisent la certitude, la rapidité et les positions tranchées. Or, la connaissance réelle produit souvent l’effet inverse : elle introduit du doute, de la nuance et de la prudence intellectuelle.
Plus on apprend, plus on découvre l’étendue de ce que l’on ignore.

Peut-être que la compétence ne se mesure pas à la force avec laquelle on affirme, mais à la capacité de reconnaître la complexité d’un sujet, et les limites de son propre savoir.

« Il faut relativiser » : quand la douceur devient violenceDire à quelqu’un « il faut relativiser » peut sembler rassura...
24/02/2026

« Il faut relativiser » : quand la douceur devient violence

Dire à quelqu’un « il faut relativiser » peut sembler rassurant, mais cette phrase agit souvent comme une invalidation émotionnelle. Loin de calmer, elle peut dévaloriser l’affect et envoyer un message implicite: « ton émotion est excessive, c’est toi le problème ».

Ce type de formulation :
• Disqualifie l’expérience subjective : elle nie la légitimité de ce que la personne ressent.
• Inverse la source du problème : l’attention se porte sur la réaction plutôt que sur la situation réelle.
• Isolement émotionnel : sans validation, la personne reste seule face à sa détresse, empêchant toute régulation affective efficace.

Carl Rogers a montré que la reconnaissance empathique est essentielle au changement psychique.
De même, Marsha Linehan souligne que l’invalidation chronique augmente la détresse et la dysrégulation émotionnelle.

Il existe une distinction clé :
• Relativiser imposé de l’extérieur → invalide, car il ignore l’état émotionnel actuel.
• Relativiser émergent de l’intérieur → régule, car il suit une validation et une intégration de l’émotion.

La séquence efficace est toujours :
validation → apaisement → élargissement de perspective

Avant de dire « il faut relativiser », rappelons-nous que la reconnaissance de l’émotion est la première étape pour véritablement accompagner quelqu’un.

Rappel des noms cités :
• Carl Rogers (1902‑1987) : psychologue humaniste, pionnier de la thérapie centrée sur la personne.
• Marsha Linehan (1943‑ ) : psychologue, créatrice de la thérapie comportementale dialectique (TCD), spécialiste de la régulation émotionnelle.

Comprendre vite, se sentir seul… Le décalage cognitif et la solitude intellectuelle. Comprendre vite n’a rien d’exceptio...
22/02/2026

Comprendre vite, se sentir seul… Le décalage cognitif et la solitude intellectuelle.

Comprendre vite n’a rien d’exceptionnel pour celles et ceux qui fonctionnent ainsi. La rapidité n’est pas vécue comme une performance, elle est simplement le mode de traitement habituel. Les idées s’enchaînent, les liens se tissent spontanément, les implications apparaissent presque en même temps que les faits. Ce n’est pas une question de vitesse brute, mais de profondeur et de densité associative.

Le décalage commence là. Non pas dans l’intelligence mesurée, mais dans la manière d’habiter la pensée. Dans une conversation qui reste factuelle ou superficielle, l’esprit a déjà exploré plusieurs niveaux d’abstraction. Il a anticipé, complexifié, élargi. Lorsque l’échange ne suit pas, il ne s’agit pas d’un manque d’intérêt pour l’autre, mais d’une absence de synchronisation cognitive.

Alors un ajustement s’installe. On ralentit volontairement. On simplifie ses formulations. On évite certaines ramifications. Ce processus d’auto-modulation n’est pas une stratégie consciente au départ, il devient progressivement une compétence sociale.
Maintenir le lien suppose de préserver une forme d’accordage relationnel. La pensée s’adapte pour protéger la relation.

À force, cependant, un glissement peut s’opérer. Si le décalage se répète, l’explication la plus accessible devient interne : « c’est moi le problème ». L’attribution se retourne contre soi. Ce mécanisme est classique en psychologie sociale : lorsque l’inadéquation interactionnelle persiste, l’individu tend à l’interpréter comme un défaut personnel plutôt que comme une incompatibilité de fonctionnement.

La solitude intellectuelle naît dans cet interstice. Elle ne relève ni d’une posture ni d’un sentiment de supériorité. Bien sûr que non. En revanche, elle correspond à l’absence de résonance. La résonance n’est pas l’accord permanent, elle est la capacité mutuelle à suivre les détours de la pensée, à reconnaître les associations implicites, à partager un même niveau de profondeur symbolique.

La psychologue Jeanne Siaud-Facchin a décrit ce vécu chez certains adultes à haut potentiel dans « Trop intelligent pour être heureux ? » : la difficulté ne tient pas tant aux capacités qu’à l’asynchronie avec l’environnement. L’existence d’organisations comme Mensa International illustre la même idée sous un autre angle : augmenter la probabilité de rencontres compatibles pour réduire ce sentiment d’isolement.

Il est toutefois essentiel de rappeler que cette expérience n’est ni universelle chez les personnes identifiées HPI, ni exclusive à elles. Certains traits (forte ouverture intellectuelle, pensée divergente, intensité cognitive) peuvent produire un ressenti similaire indépendamment d’un score de QI. Ce qui isole n’est pas un niveau absolu, mais la rareté statistique d’un accordage suffisant.

Au fond, le problème n’est pas de comprendre vite. Il est de ne pas toujours trouver l’écho.
Ça vous parle ? 😉



Images issues de la page Facebook HPI Talents

La douleur n’est pas née aujourd’hui.Aujourd’hui, nous l’appelons par son nom.« À mon époque, personne n’était en dépres...
20/02/2026

La douleur n’est pas née aujourd’hui.
Aujourd’hui, nous l’appelons par son nom.

« À mon époque, personne n’était en dépression »
Dit tante Maria, qui s’enferme dans la salle de bain pour pleurer et ressort avec son meilleur masque.

« À mon époque, personne ne se suicidait »
Dit grand-père Georges, qui appelle « force » le fait de ne jamais demander d’aide et de se débrouiller en silence.

« À mon époque, les gens étaient plus forts. Aujourd’hui, ils ne supportent plus rien »
Dit oncle Paul, qui prend un somnifère chaque soir pour pouvoir dormir.

« À mon époque, personne n’allait en thérapie »
Dit grand-mère Albertine, qui appelle « caractère » la colère de son mari et « normal » ce qui la faisait trembler.

« À mon époque, l’anxiété n’existait pas. Aujourd’hui, elle existe parce que les gens sont faibles »
Dit grand-père Alphonse, qui appelle « trop de cafés » ce poids dans la poitrine qui le réveille la nuit.

La santé mentale n’est pas une mode.
La dépression, l’anxiété et la thérapie ne sont pas des choses modernes.
Pendant des années, nous avons appris que souffrir était une faiblesse.
Que résister en silence était une force.
Que demander de l’aide signifiait ne pas être assez fort.

La vérité est que la douleur psychologique a toujours existé.
Simplement, elle n’avait pas de mots, pas d’outils, pas d’espace.

Aujourd’hui, parler de dépression, d’anxiété ou de su***de ne signifie pas être plus fragile. Cela signifie avoir une plus grande conscience. Cela signifie donner un nom à ce qui, auparavant, était caché.

La santé mentale n’est pas née aujourd’hui. Aujourd’hui, nous l’écoutons.

La culpabilité.  Nos culpabilités ordinaires seraient donc parfois des « culpabilités-écrans » ?En quelque sorte. Nous n...
19/02/2026

La culpabilité.

Nos culpabilités ordinaires seraient donc parfois des « culpabilités-écrans » ?
En quelque sorte. Nous nous reprochons de ne pas être assez gentil avec untel, pas assez mince, pas assez militant…
Mais ce dont nous nous sentons réellement fautif s’est joué dans le passé, le nôtre ou même celui de nos parents, et les faits ont été refoulés. Il n’en reste que des culpabilités dont l’objet s’est déplacé. Souvent, même, il n’en reste aucune autre trace qu’une angoisse incompréhensible, un sentiment diffus de honte ou d’insuffisance. Chez le névrosé "normal" (celui que nous sommes pour la plupart), la culpabilité inconsciente se traduit fréquemment par la crainte d’une catastrophe imminente, aussi appelée chérophobie : notre bonheur ne peut pas durer, il va nous arriver une chose épouvantable, à nous ou à nos proches. Une maladie, un accident qui correspond pour l’inconscient à une punition, mais que le conscient n’identifie pas comme tel.

Le besoin de châtiment est donc un indice à prendre au sérieux ?
Oui, si tant est que nous parvenions à l’identifier comme tel. Car, par définition, nous n’avons pas conscience d’être sous l’emprise d’une culpabilité inconsciente, et encore moins d’attendre un châtiment pour une faute que nous ne savons pas avoir commise. Pourtant, ce besoin de châtiment se manifeste, par exemple par des conduites d’échec : puisque la punition ne tombe pas de l’extérieur, nous nous l’infligeons nous-même.
Beaucoup d’étudiants vivent ça : ils connaissent leurs cours sur le bout des doigts mais, en situation d’examen, ils oublient tout. En sport, on appelle ça la peur de gagner : des athlètes, sur le point de franchir la ligne d’arrivée, ralentissent subitement et se laissent dépasser.

Bien souvent, la décision d’entamer une psychothérapie est motivée par ce constat d’une répétition problématique, comme « Je tombe toujours sur des hommes ou sur des femmes qui ne veulent pas s’engager… » que l’on cesse d’attribuer à la fatalité pour se dire que l’on y est peut-être pour quelque chose. Il s'agit souvent de projections, ce processus psychique qui consiste à attribuer à d'autres des émotions logées en soi-même.

Tout change, même vous.Il y a 31 530 000 secondes dans une année. Un milliard de nanosecondes dans une seconde. Et la se...
17/02/2026

Tout change, même vous.

Il y a 31 530 000 secondes dans une année. Un milliard de nanosecondes dans une seconde. Et la seule constante connectant les nanosecondes aux années est le changement. L’univers, des atomes aux galaxies, est dans un état de perpétuelle fluctuation. Mais nous, êtres humains, n’aimons pas le changement. Nous le combattons, il nous fait peur. Alors, nous créons une illusion d’immobilisme ; nous voulons croire à un monde au repos, à un monde de l’instant présent. Pourtant, notre grand paradoxe reste le même : au moment où nous appréhendons le « maintenant », ce « maintenant » n’existe déjà plus. Nous nous accrochons à des instantanés alors que la vie est faite d’images en mouvement. Chaque seconde est différente de la précédente. Le temps nous oblige à grandir, à nous adapter, parce que chaque fois que nous clignons des yeux, le monde se transforme sous nos pieds.

Chaque jour, à chaque moment, à chaque seconde, le monde change. Les saisons changent. Les électrons se heurtent les uns aux autres et réagissent ; les gens entrent en collision et modifient leurs parcours respectifs. Le changement n’est pas facile ; le plus souvent, il est violent et pénible. Mais peut-être est-ce une bonne chose, parce que c’est le changement qui nous rend forts, qui nous apprend à rebondir et nous pousse à évoluer.

Alors, ne blâmez pas cette fameuse goutte qui a fait déborder le vase. Il y avait une mer à l’intérieur du vase que vous faisiez semblant de ne pas remarquer. Le débordement vous oblige à observer un changement nécessaire. On ne peut pas lutter contre le changement.

Top 10 des clichés sur le psy, traité avec un peu d’humour (de psy).Votre généraliste et la plupart de vos amis vous ont...
15/02/2026

Top 10 des clichés sur le psy, traité avec un peu d’humour (de psy).

Votre généraliste et la plupart de vos amis vous ont orienté vers un psychiatre, un psychothérapeute ou un psychologue, parce que maintenant ça va bien et qu'il est temps "de voir quelqu'un" (c'est comme ça qu'on dit pour être poli). Ce docteur de l'âme vous intrigue et c'est normal, étant donné tous les mythes et autres légendes qui entourent cette corporation de gens chargés d'explorer votre inconscient. Pourtant, quand on regarde de plus près, ils seraient presque comme tout le monde.

1. Voir un psy, c'est pas un interrogatoire

Aller chez le psy, ce n'est pas comme subir un interrogatoire de police. Le but n'est pas de vous faire avouer des choses que vous cacheriez, comme un désir secret de vous taper votre mère ou votre chat. Le psy est un thérapeute, son objectif est donc de vous aider. Oubliez Shutter Island et son lot de fantasmes. Tous les psy ne passent pas leur temps à vous disséquer pour trouver certaines tares enfouies afin de vous faire interner dans un hôpital psychiatrique dans lequel, bien évidemment, on testerait tout un tas de médicaments expérimentaux sur vous.

2. Les psys ne vous reçoivent pas (tous) dans leur grenier

Non, les psy n'exercent pas dans des lieux sombres où trône une bibliothèque remplie de récits psychologiques bien tordus. Ils ne consultent pas non plus dans des lofts luxueux où trônent seulement une chaise et un divan. La plupart du temps, il s'agit d'une pièce somme toute banale, bien éclairée dans un décor bien souvent minimaliste ou assez chaleureux. L'idée est quand même que vous soyez le plus à l'aise possible. Ça casse le mythe, oui.

3. Le psy(chiatre) n'est pas un dealer (quoique)

Seuls les psychiatres et les diplômés de médecine sont habilités à délivrer anxiolytiques et antidépresseurs. Une consultation, et plus généralement une thérapie, n'entraîne également pas obligatoirement un traitement médicamenteux. En plus, n'imaginez pas que ces pilules magiques régleront vos problèmes. Au mieux, elles vous maintiendront la tête hors de l'eau et encore, les effets sont très variables selon les patients.

4. Les psy ne sont pas tous habillés comme au 19ème siècle

La légende voudrait que les psy s'habillent tous de la même manière, avec des sous-pulls couleur mout**de et un pantalon trop grand en velours côtelé. Sans oublier la petite barbe taillée façon Sigmund Freud et la paire de lunettes rondes. Ou pour les femmes, le tailleur strict façon directrice d’école pour jeunes filles (ça aussi c’est un cliché). Détrompez-vous, les psys d'aujourd'hui sont (presque) des gens comme vous et s’habillent normalement. Il y en a même qui sont tatoués. Dingue.

5. Le résultat n'est pas garanti dans l'heure. Voire pas garanti du tout

Entamer une thérapie chez un psy n'est pas comme de prendre du sirop contre la toux. Le résultat n'est pas garanti immédiatement. C'est un travail de longue haleine sur vous-même qui vous permettra de surmonter vos diverses problématiques et d'avancer. Le rôle du psy sera simplement de vous donner les outils nécessaires pour vivre au mieux une situation qui vous est devenue délicate, voire insoutenable. Si vous voulez un changement immédiat, allez plutôt chez le coiffeur.

6. Le psy n'est pas un "mentalist"

N'imaginez pas vous retrouver en face du gendre parfait, Simon Baker. Le psy ne lit dans pas les tréfonds de votre cerveau comme dans un livre ouvert. Il a besoin de vous entendre, de vous écouter et donc que vous lui parliez pour vous aider. N'attendez de ce fait pas de solution miracle, ce n’est pas Majax non plus. Préparez-vous à être déçu si vous y pensiez qu'on vous mâcherait le travail. Même si vous pensez au fond "qu'à ce prix-là, il se foule pas Sigmund", oui.

7. Le psy ne joue pas au Sudoku pendant que vous lui parlez

On entend souvent ici et là qu'être psy, c'est finalement assez facile. Le psy s'assied en face de vous, fait semblant de vous écouter en faisant "hum hum" toutes les 3 minutes, et surtout encaisse le gros chèque à la fin de la séance. En fait, les choses ne se passent pas exactement comme ça. Les psy sont attentifs à vos propos et prennent des notes pour vous faire avancer et parler de la manière la plus efficace possible. On appel cela l’écoute active. Le psy, une sorte de GPS cérébral, en mieux. Oubliez donc les clichés sur les charlatans qui feraient des mots croisés pendant que vous pleurez toutes les larmes de votre corps.

8. Le psy n'est pas (forcément) un escroc

Un psy est un thérapeute diplômé. Il ne prendra pas forcément 500 balles d'honoraires pour 15 minutes de consultation. C'est certes plus cher qu'un rendez-vous chez un généraliste. C'est plus cher qu'une journée au parc aquatique, mais normalement, à long terme, ça fait un effet plus durable question relâchement du stress.

9. Le psy ne vous regardera pas une comme une bête curieuse

Inutile de faire une montagne de votre situation, le psy qui vous écoute en a vu d'autres avant vous, et ce n'est certainement pas votre cas qui le choquera. Et si vos amis vous prennent pour un fieffé déséquilibré, ce ne sera pas le cas de votre psy. Que vos angoisses soient liées à des envies de meurtre ou à un simple chagrin d'amour avec votre beau-frère. Lâchez-vous et allez-y franco, sans honte : vous n'êtes certainement pas le premier à avoir voulu zigouiller votre compagne et refaire votre vie au Paraguay sous un autre nom. Le psy écoute sans jugements et ne vous fera absolument pas la moral.

10. Un psy n'est pas (forcément) fou

Le cinéma a longtemps entretenu le mythe du savant fou. Pourtant, le psy n'est aucunement perturbé mentalement. Pas plus que vous en tout cas. Sauf que lui, son métier, c'est d'aider les gens à guérir de leurs problèmes psychologiques. Ce n'est pas pour autant que ce dernier profitera de votre faiblesse pour tester ses dernières trouvailles, afin bien entendu, de vous transformer en zombie dénué d'âme dont l'unique but sera de servir son maître. Ahaha.

Bon et sinon ça va en ce moment ? 😉

Les signes d’une relation qui évite l’engagement.(Spoiler alerte : L’absence d’engagement est déjà une réponse)En psycho...
14/02/2026

Les signes d’une relation qui évite l’engagement.
(Spoiler alerte : L’absence d’engagement est déjà une réponse)

En psychologie, le travail ne porte pas sur des intentions abstraites, mais sur des schémas comportementaux observables et répétés dans le temps. Lorsqu’un ensemble de comportements se maintient de façon stable, il ne s’agit plus d’une phase transitoire, mais d’un mode de fonctionnement relationnel. Dans ce cadre, la personne n’entre pas dans un processus de choix.

Les éléments suivants ne décrivent pas des épisodes ponctuels, mais un fonctionnement relationnel évitant.

1. Absence de positionnement clair
La personne évite toute prise de position explicite (« on verra », « je ne sais pas », « allons doucement », « je n’aime pas les étiquettes »).
Ce fonctionnement correspond à un évitement de la décision ou de l’engagement.
L’évitement répété du positionnement empêche l’accès au choix.

2. Absence d’investissement progressif
La relation existe sur le plan du contact, mais sans consolidation : pas de continuité, pas de régularité, pas d’évolution structurante.
En psychologie de l’attachement, l’absence de progression indique une absence d’investissement, distincte de la timidité ou de l’hésitation initiale.
Sans investissement progressif, l’attachement adulte ne se met pas en place.

3. Ambiguïté relationnelle maintenue
La personne maintient l’autre dans une zone intermédiaire : ni célibataire, ni clairement engagé. Absence d’intégration symbolique, sociale ou relationnelle. Cette zone grise constitue une stratégie d’évitement, et non une phase développementale normale.

4. Dissonance entre discours et comportements
Le discours est présent (promesses, projections, verbalisation affective), mais les comportements ne suivent pas ou restent inconsistants. Il s’agit d’une dissonance comportementale : les paroles et les affects exprimés ne constituent pas, en eux-mêmes, une intention relationnelle.

5. Évitement du conflit et du dialogue émotionnel
Toute tentative de clarification est minimisée, déviée ou invalidée. La personne peut se retirer ou disqualifier la demande. Ce schéma correspond à un évitement de la confrontation émotionnelle, incompatible avec un engagement relationnel mature.

6. Utilisation émotionnelle du lien
La relation est activée de manière opportuniste : présence lors des besoins personnels (solitude, détresse, validation), absence lorsque la relation exige constance et responsabilité. Ce fonctionnement relève d’un lien utilitaire, fonctionnel, et non d’un lien réciproque.

7. Stagnation relationnelle dans le temps
Le temps passe sans transformation du cadre relationnel.
L’interrogation persiste (« que sommes-nous ? ») sans réponse comportementale.
Le temps constitue ici un indicateur clinique central : lorsqu’il n’y a pas d’évolution malgré la durée, le choix ne survient pas.

Les personnes peuvent évoluer.
Cependant, tant que ce mode de fonctionnement reste inchangé, la relation ne s’inscrit pas dans une dynamique de choix.
Le choix ne résulte pas du temps qui passe, mais d’un changement observable des comportements.

Émotions et sentiments. Longtemps, on a opposé la raison et les émotions. Comme si ressentir empêchait de réfléchir corr...
13/02/2026

Émotions et sentiments.

Longtemps, on a opposé la raison et les émotions. Comme si ressentir empêchait de réfléchir correctement. Pourtant, les recherches en neurosciences montrent aujourd’hui que les émotions participent pleinement à nos décisions. Le neurologue Antonio Damasio a mis en évidence que des personnes ayant perdu certaines capacités émotionnelles, malgré une intelligence préservée, éprouvaient de grandes difficultés à décider. L’émotion n’est donc pas l’ennemie de la raison : elle en est une composante essentielle.

Le mot « émotion » vient du latin movere, qui signifie « mettre en mouvement ». Une émotion est une réaction brève, automatique et intense face à une situation importante. Elle mobilise immédiatement le corps : le cœur s’accélère, la respiration change, les muscles se tendent. Ces réactions nous préparent à agir.

La peur prépare à se protéger.
La colère prépare à défendre une limite.
La joie favorise l’élan et le lien.
La tristesse invite au retrait et à l’intégration d’une perte.

Les émotions sont donc des signaux rapides d’adaptation.

Le sentiment, en revanche, est plus durable. Il correspond à l’expérience consciente et prolongée d’un état affectif. Là où l’émotion est brève et physiologique, le sentiment s’inscrit dans le temps et dans la réflexion.
Par exemple, une émotion de tristesse peut durer quelques minutes ou quelques heures, un sentiment de solitude peut s’installer sur une période plus longue. De la même manière, plusieurs émotions positives répétées peuvent nourrir un sentiment d’attachement ou d’amour.

On pourrait dire que l’émotion est une vague, tandis que le sentiment est le courant sous-jacent.

Les travaux sur l’intelligence émotionnelle, montrent que la capacité à identifier ses émotions, à les comprendre et à reconnaître celles des autres favorise des relations plus équilibrées et des décisions plus ajustées. Il ne s’agit pas de contrôler ce que l’on ressent, mais d’en faire un repère.

Comprendre la différence entre émotion et sentiment permet justement d’éviter deux écueils : minimiser une émotion passagère ou, au contraire, confondre une réaction ponctuelle avec un état profond et durable.

Les émotions ne sont pas des faiblesses. Elles sont un langage intérieur. Les reconnaître, c’est apprendre à mieux se connaître et à agir avec davantage de cohérence.

Quand on enferme l’autre dans une image.Il arrive souvent que nous nous fassions une idée de quelqu’un : une image, une ...
11/02/2026

Quand on enferme l’autre dans une image.

Il arrive souvent que nous nous fassions une idée de quelqu’un : une image, une étiquette, une histoire sur qui il est. Le problème commence lorsque cette image devient figée. À ce moment-là, l’autre n’est plus vraiment perçu comme une personne vivante, capable de changer, mais comme un personnage coincé dans un rôle.
Une fois ce rôle installé, tout ce que fait l’autre est interprété dans le même sens, par exemples:
• s’il doute, cela confirme qu’il est fragile
• s’il réussit, on considère que cela ne durera pas
• s’il tient bon, on pense qu’il fait semblant
• s’il souffre, on y voit la preuve qu’on avait raison depuis le début…
Quoi qu’il fasse, cela sert à confirmer l’image déjà construite. (Utilisation du biais cognitif, biais de confirmation)

Pourquoi le changement dérange autant ?
Quand une personne évolue, elle ne change pas seulement pour elle-même. Elle renvoie aussi un miroir à ceux qui la regardent. Un miroir parfois inconfortable, car il met en lumière ce qui, chez eux, n’a pas bougé.
Voir l’autre grandir, se renforcer ou se transformer peut faire apparaître sa propre stagnation, ses renoncements ou ses peurs. Pour éviter ce face-à-face intérieur, il est souvent plus simple de nier le changement de l’autre, de le minimiser ou de le discréditer.
Maintenir l’autre dans une case permet alors de préserver un équilibre intérieur : si l’autre ne change pas vraiment, il n’y a rien à remettre en question chez soi.

Quand la relation se ferme…
Dans ce type de fonctionnement, la relation ne repose plus sur ce que l’autre est réellement, mais sur ce que l’on veut continuer à croire. L’autre peut parler, évoluer, faire des choix différents : cela n’est plus entendu. Tout est filtré pour que le scénario initial reste intact.
Peu à peu, l’échange se ferme. L’autre n’est plus rencontré comme une personne vivante, mais comme le support d’une histoire figée qui rassure.

Ce que cela empêche.
Ce mécanisme empêche une vraie rencontre. Il empêche aussi la reconnaissance des efforts, des transformations et des ressources de l’autre. La relation devient rigide, répétitive, parfois douloureuse, parce qu’elle ne laisse plus de place à l’évolution ni à la liberté d’être différent.

Parfois, ce n’est pas la personne qui ne change pas, mais le regard posé sur elle. Et lorsque quelqu’un change, ce n’est pas seulement son évolution qui dérange : c’est le miroir qu’elle tend à ceux qui préfèrent ne pas bouger.

La psychanalyse, la psychothérapie se tiennent à distance de la logique du nombre, non par élitisme, mais parce qu’elles...
09/02/2026

La psychanalyse, la psychothérapie se tiennent à distance de la logique du nombre, non par élitisme, mais parce qu’elles opèrent dans un registre qui échappe à la généralisation. La psychanalyse ou la psychothérapie ne produit pas de protocoles applicables indistinctement, ni de réponses prêtes à l’emploi. Ce qu’elle accueille n’est pas un symptôme abstrait, mais une parole singulière, prise dans une histoire qui ne se répète jamais à l’identique.

Là où les discours contemporains cherchent l’efficacité, la performance ou l’optimisation, la psychanalyse accepte la temporalité propre du sujet. Elle ne presse pas, ne raccourcit pas, ne corrige pas. Elle ne vise pas l’adaptation rapide à une norme, mais l’élucidation progressive de ce qui, pour un sujet donné, fait impasse, énigme ou souffrance. Ce travail suppose de consentir à l’inconfort du non-savoir, à l’opacité du désir, à la part irréductible de conflit.

La psychanalyse ne moralise pas. Elle ne confond pas souffrance et faiblesse, ni symptôme et défaut personnel. Elle ne s’appuie pas sur une injonction à vouloir mieux, à se dépasser ou à se réparer. Elle reconnaît que ce qui fait obstacle n’est pas toujours du côté de la volonté, mais souvent du côté de l’inconscient, là où le sujet ne décide pas, mais répète.

Écouter « une histoire, une seule à la fois », c’est prendre au sérieux le fait que chaque sujet est pris dans une trame symbolique qui lui est propre : des mots entendus trop tôt ou trop t**d, des silences, des malentendus, des identifications. Les répétitions ne sont pas des échecs à corriger, mais des formations à déchiffrer. Les détours ne sont pas des pertes de temps, mais parfois la seule voie possible.

Travailler avec ce qui résiste, c’est refuser l’illusion qu’un discours pourrait tout résoudre. La psychanalyse ne promet pas la disparition de la souffrance, mais un déplacement possible du rapport que le sujet entretient avec elle. Elle ne cherche pas à normaliser, mais à permettre qu’un dire singulier advienne, là où il était jusque-là empêché.

En ce sens, la psychanalyse ne s’adresse pas à la foule parce qu’elle s’adresse à ce qui, en chacun, ne fait pas foule : ce point intime, non interchangeable, où le sujet est seul avec son histoire, ses mots, et ce qui, en lui, insiste.

Adresse

Biarritz
64200

Heures d'ouverture

Lundi 13:00 - 18:00
Mardi 13:00 - 18:00
Mercredi 13:00 - 18:00
Jeudi 13:00 - 18:00
Vendredi 13:00 - 18:00

Site Web

https://www.psychologue.net/cabinets/sandra-coly

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