Psycho-Hypno Thérapeute

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Angoisses...)

Pourquoi avons-nous envie de mordre ceux que nous aimons ? Une explication neuroscientifique. Le comportement de mordre ...
20/04/2026

Pourquoi avons-nous envie de mordre ceux que nous aimons ? Une explication neuroscientifique.

Le comportement de mordre quelqu’un que l’on aime, bien que surprenant, possède une base neuropsychologique solide. Ce phénomène s’inscrit dans ce que les chercheurs appellent l’agression mignonne (cute aggression). Il s’agit d’une réponse paradoxale où une émotion extrêmement positive comme l’amour intense, l’attachement ou la tendresse, déclenche une réaction physique à connotation agressive, comme serrer, pincer ou mordre doucement.

Ce mécanisme s’explique par un phénomène d’autorégulation émotionnelle. Lorsque nous ressentons des émotions très fortes, notamment sous l’effet d’un pic de dopamine (neurotransmetteur associé au plaisir, à la récompense et à la motivation), le cerveau peut tenter de réguler cette intensité pour éviter une surcharge émotionnelle. L’apparition d’un comportement apparemment antagoniste, comme la morsure affective, permettrait alors de ramener l’équilibre neurochimique.

D’un point de vue évolutif, ces réactions pourraient également jouer un rôle dans le renforcement des liens sociaux, en particulier dans les relations d’attachement. Chez les mammifères, les comportements de morsures douces ou de jeux physiques sont fréquents et participent à la création de liens sécurisants.

Il est cependant fondamental que ces gestes demeurent doux, symboliques et toujours consentis, afin qu’ils restent dans le registre de l’expression affective saine.
Et vous ? Cela vous arrive t’il ?

L’échec, c’est comme un enfant qui apprend à marcher.Il ne se passe rarement une journée sans que je ne fasse cette méta...
18/04/2026

L’échec, c’est comme un enfant qui apprend à marcher.
Il ne se passe rarement une journée sans que je ne fasse cette métaphore à mes patients.
Sur le plan psychologique, l’apprentissage de la marche illustre parfaitement la manière dont l’être humain intègre l’échec comme une étape nécessaire du développement. Lorsqu’un enfant fait ses premiers pas, il chute inévitablement. Pourtant, jamais il ne remet en question sa capacité à marcher. Il ne se dit pas qu’il est incapable, qu’il est « nul », ou que ce n’est pas pour lui. Il ne connaît pas encore la peur de l’échec, ni l’auto-jugement. Il agit avec une confiance instinctive, portée par le désir d’avancer.

Chaque chute devient alors une information. L’enfant ajuste sa posture, renforce ses muscles, affine son équilibre. Il apprend. Psychologiquement, c’est un processus d’essai-erreur sain, naturel, non parasité par des croyances limitantes. Ce n’est qu’avec le temps, en grandissant, que l’individu commence à associer l’échec à une perte de valeur personnelle, souvent à cause du regard social ou de l’éducation.

Ainsi, réapprendre à échouer comme un enfant qui apprend à marcher, c’est retrouver cette capacité à tomber sans se condamner. C’est comprendre que l’échec n’est pas une preuve d’incapacité, mais une composante essentielle de tout apprentissage et de toute croissance.
Imaginez, lors de cet apprentissage, à la première chute, l’échec nous laisse à terre… Nous serions tous en train de ramper comme des vermisseaux afin de nous déplacer…

Métaphore sur l’accompagnement et l’aide. Un homme a mené un jour son cheval jusqu’à une rivière. L’eau était claire, un...
17/04/2026

Métaphore sur l’accompagnement et l’aide.
Un homme a mené un jour son cheval jusqu’à une rivière. L’eau était claire, une brise fraîche soufflait, tout semblait parfait. Il était certain que le cheval allait boire.

Il pensa : «Le cheval est fatigué. Il doit avoir soif. Cette eau va l’aider.» Ses intentions étaient bonnes. Il voulait bien faire.
Alors il rapprocha le cheval, doucement au début. «Bois», lui dit-il. «C’est bon pour toi.» Mais le cheval ne baissa pas la tête. Il ne but pas. Il ne bougea pas. Il n’avait simplement pas soif.
L’homme se mit en colère. Il insista davantage, éleva la voix, essaya de forcer le cheval à boire. Mais plus il insistait, plus le cheval résistait.
Aucun des deux n’avait tort, mais tous les deux souffraient. À la fin, ils étaient épuisés et rien n’avait changé.

Vous pouvez guider quelqu’un jusqu’à la rivière. Vous pouvez lui montrer le chemin. Vous pouvez lui dire que l’eau est bonne. Mais vous ne pouvez pas boire à sa place.

En tant que parent, frère, sœur, ami(e)… votre rôle est d’accompagner, pas de contrôler. Forcer quelqu’un à changer ne le fait pas grandir, cela fait seulement souffrir… vous deux.
On évolue quand le besoin vient de l’intérieur, quand on est prêt, pas quand cela nous est imposé.
Parfois, on veut tellement aider qu’on finit par vouloir contrôler. Sans s’en rendre compte, on insiste, on pousse, on force.

Cette histoire nous rappelle quelque chose d’essentiel : on ne peut pas faire le chemin à la place de l’autre. En psychologie, le changement ne se produit pas sous la contrainte, mais lorsque la personne se sent prête, en sécurité et actrice de son propre chemin.

Guidez avec douceur. Aimez avec patience. Accompagnez sans forcer. Chacun avance quand le moment est juste.

Je vous partage cette histoire, vraie ou pas, peu importe, l’important est qu’elle pourrait amener une réflexion nécessa...
14/04/2026

Je vous partage cette histoire, vraie ou pas, peu importe, l’important est qu’elle pourrait amener une réflexion nécessaire pour certains d’entre vous.

Quand le voyant d’essence s’est allumé, j’ai compris d’un coup que dans cette histoire, il n’y avait pas que le réservoir qui était vide.

J’ai cinquante-six ans.

Après mon divorce, j’ai vécu seule pendant presque dix ans. Pas malheureuse. Juste seule. Mon travail, mon appartement, quelques amies, un café de temps en temps en ville, le marché le samedi, des soirées calmes à la maison. J’avais reconstruit ma vie moi-même, petit à petit, sans bruit.

À un moment, j’ai fini par me dire que ça me suffisait. Que la paix valait peut-être plus que les grands sentiments.

Et puis j’ai rencontré Philippe.

Ce n’était pas un homme démonstratif. Pas du tout le genre à faire de grandes promesses. Il était plutôt discret, posé, attentif. Il appelait pour savoir si ma journée s’était bien passée. Il arrivait parfois avec un petit bouquet acheté chez le fleuriste du coin. Il écoutait vraiment quand je parlais.

Avec lui, je me sentais tranquille.

C’est exactement ce que je cherchais.

À mon âge, je n’attendais plus des papillons dans le ventre. Je voulais juste quelque chose de simple. Du respect. De la douceur. Quelqu’un qui n’ajoute pas de fatigue à une vie déjà bien remplie.

On se fréquentait depuis quatre mois. Chacun chez soi, chacun son rythme. On se voyait sans se précipiter. Et justement, ce rythme-là me plaisait. Ça me semblait sain.

Bien sûr, il y avait déjà eu quelques petits détails.

Au restaurant, l’addition restait souvent un peu trop longtemps au milieu de la table. Quand il fallait penser à réserver quelque chose ou à organiser un week-end, c’était souvent moi qui y pensais. Une fois, chez moi, il a pris un de mes beaux torchons pour essuyer ses chaussures mouillées. Je n’ai rien dit. Ce n’était qu’un torchon, après tout.

À notre âge, on a tous nos habitudes, je me disais.

C’est comme ça qu’on excuse ce qu’on ne veut pas encore voir.

Un mardi matin, Philippe m’a appelée.

Sa voiture était au garage. Il avait un rendez-vous important, il était embêté, est-ce qu’il pouvait prendre la mienne, juste pour la journée. Vraiment juste pour la journée.

J’ai hésité quelques secondes.

Ma voiture n’a rien d’exceptionnel. Elle n’est ni neuve ni luxueuse. Mais je l’ai achetée seule, après mon divorce. Avec mon argent. Avec des heures en plus, des concessions, de la prudence. Pour moi, ce n’était pas seulement une voiture. C’était aussi une preuve que je pouvais compter sur moi.

Et malgré ça, j’ai dit oui.

Parce que quand on commence à construire quelque chose avec quelqu’un, on se dit qu’il faut savoir faire confiance.

Le soir, il me l’a rendue.

Il avait l’air détendu. Souriant, même. Il a posé les clés sur le meuble de l’entrée et il a dit :

— Merci, tu m’as bien dépanné.

On a bu un verre de vin dans ma cuisine. Il m’a parlé de sa journée, de deux ou trois choses sans importance. Tout avait l’air normal. Rien dans son attitude ne laissait penser qu’il y avait le moindre problème.

Je n’ai pas eu l’idée d’aller voir la voiture.

Pourquoi je l’aurais fait ?

Le lendemain matin, je suis descendue pour aller faire des courses.

Je me suis installée au volant, j’ai tourné la clé… et j’ai vu le voyant d’essence allumé.

Le réservoir était presque vide.

Je suis restée assise, sans bouger, à regarder cette petite lumière orange. La veille encore, le plein était presque fait. J’en étais sûre. Je suis de celles qui remarquent ce genre de chose.

Sur le moment, ce n’était même pas une question d’argent.

C’était autre chose.

Une sensation froide, nette, désagréable.

Comme si ce petit détail venait de mettre en pleine lumière quelque chose de beaucoup plus grand.

Je l’ai appelé.

Très calmement.

— Dis-moi, tu as vu qu’il n’y avait presque plus d’essence ?

Sa réponse est arrivée tout de suite. Sans gêne. Sans hésitation. Sans même une seconde de silence.

— Oui. Et alors ? C’est ta voiture. C’est à toi de faire le plein.

Je n’ai rien répondu.

Dans ce genre de moment, tout devient très calme dans la tête. Pas parce qu’on ne pense plus. Au contraire. Parce qu’on comprend tout en même temps.

Ce n’était pas l’essence.

C’était le ton.

Cette façon de parler comme si c’était normal. Comme si remercier, faire attention, rendre un service correctement, c’était optionnel. Comme si utiliser ce qui appartient à l’autre en le rendant dans un moins bon état ne posait aucun problème.

Et d’un seul coup, tout le reste m’est revenu.

L’addition qu’il ne voyait jamais vraiment.

Ses petites phrases sur le fait qu’un homme devait “tenir la maison”, alors qu’en réalité il ne prenait jamais vraiment sa part.

Sa manière d’accepter les choses comme si elles lui étaient dues.

Cette facilité à recevoir.

Cette absence totale d’attention.

Ce n’était pas un oubli. Ce n’était pas une maladresse. C’était une façon d’être.

Et là, j’ai compris quelque chose de très simple : on ne découvre pas toujours le manque de respect dans les grandes trahisons. Parfois, on le voit dans les petites choses. Dans la manière dont quelqu’un traite ce qui n’est pas à lui. Et, tôt ou t**d, dans la manière dont il vous traite vous.

Le lendemain, je lui ai dit que je ne voulais pas continuer.

Il a eu l’air surpris. Puis agacé.

Il m’a dit que j’exagérais. Qu’à notre âge, il fallait être plus simple. Ne pas compliquer les choses pour si peu.

Je l’ai regardé, et pour une fois, je n’ai pas essayé d’expliquer davantage.

Parce que ce n’était pas “si peu”.

Ce n’était jamais “si peu”.

Je lui ai simplement dit :

— Ce n’est pas une histoire d’essence. C’est une histoire de respect.

Puis j’ai refermé la porte.

Calmement. Définitivement.

Plus t**d, je suis allée moi-même à la station-service. Le ciel était gris, l’air un peu froid, une matinée tout à fait ordinaire. J’ai pris le pistolet, j’ai rempli le réservoir, et j’ai senti quelque chose se remettre en place en moi.

Je n’étais ni en colère, ni brisée.

J’étais juste lucide.

Assise ensuite derrière mon volant, j’ai laissé mes mains quelques secondes sur le volant sans démarrer.

Et j’ai compris que la solitude n’est pas ce qu’il y a de plus dur.

Le plus dur, c’est de laisser entrer quelqu’un qui abîme votre paix intérieure et qui trouve ça normal.

Je suis rentrée chez moi.

Et sur tout le trajet, je n’ai pensé qu’à une seule chose :

Parfois, il suffit d’un réservoir presque vide pour comprendre qu’on vient de se sauver le cœur à temps.

Découvrez plus de belles histoires avec Choses Qui Te Font Réfléchir.

🟤 Ces comportements qui cachent peut-être une blessure d'enfance.Vous vous demandez pourquoi vous réagissez parfois de f...
13/04/2026

🟤 Ces comportements qui cachent peut-être une blessure d'enfance.

Vous vous demandez pourquoi vous réagissez parfois de façon disproportionnée ? Et si certaines de vos réactions étaient le reflet d'une blessure passée ?
Exemples :

Le besoin de tout contrôler :
Grandir dans l'instabilité peut pousser à vouloir tout maîtriser pour éviter les mauvaises surprises.

L'hyper-indépendance :
Quand notre enfance nous a appris qu'on ne pouvait compter sur personne, il devient difficile d'accepter de l'aide.

L'évitement du conflit :
Si les disputes étaient synonymes de danger ou de rejet, il est possible d'avoir développé une peur excessive de la confrontation.

Le perfectionnisme extrême :
Lorsqu'enfant, l'amour semblait conditionné à la réussite, il est courant de s'imposer des standards inatteignables.

L'auto-sabotage :
Un manque d'estime de soi construit dans l'enfance peut amener à détruire inconsciemment ses propres réussites.

Le besoin constant de validation :
Un manque de reconnaissance dans l'enfance peut créer une dépendance à l'approbation des autres.

L'hypersensibilité au rejet :
Avoir souffert d'abandon ou de rejet jeune peut rendre chaque critique insupportable.

Prendre conscience de ces mécanismes est la première étape pour s'en libérer.
Avez-vous reconnu certains de ces comportements ?
(Liste non exhaustive)

Quand on a la tendance à projeter ses attentes plutôt qu’à observer les comportements réels.Vous observez quelqu’un. Dep...
11/04/2026

Quand on a la tendance à projeter ses attentes plutôt qu’à observer les comportements réels.

Vous observez quelqu’un. Depuis le début, ses gestes sont cohérents, presque prévisibles. Il répond quand cela lui convient, s’engage à moitié, disparaît parfois, puis revient comme si rien n’avait changé. Rien, dans son comportement, ne dévie réellement de ce qu’il a toujours montré.

Et pourtant, une autre lecture s’installe en vous. Vous vous attachez à des signes faibles, à des moments plus chaleureux, à des paroles qui laissent entrevoir autre chose. Vous commencez à construire une version possible de cette personne : plus disponible, plus engagée, plus en accord avec ce que vous attendez. Cette version n’est pas totalement inventée, mais elle est amplifiée, sélectionnée, interprétée.

Alors un décalage apparaît. Ce que vous voyez concrètement d’un côté, et ce que vous espérez de l’autre. Et c’est dans cet espace que naît la déception. Pas forcément parce que l’autre vous trompe, mais parce que vous avez donné plus de poids à une potentialité qu’à une réalité répétée.

Progressivement, une forme de lucidité peut émerger. Elle n’est pas brutale, elle est souvent inconfortable. Elle consiste à regarder les faits tels qu’ils sont, sans les corriger, sans les embellir. À reconnaître que cette personne agit aujourd’hui comme elle agissait hier, et probablement comme elle agira demain.

À ce moment-là, une bascule devient possible. Vous cessez d’attendre que l’autre devienne ce que vous espérez. Vous commencez à décider en fonction de ce qu’il est réellement. Cela ne supprime pas nécessairement l’attachement, mais cela réintroduit de la clarté.

En psychologie, cela rejoint plusieurs mécanismes connus.
- Le biais de confirmation vous pousse à retenir ce qui valide votre espoir.
- L’idéalisation vous amène à attribuer à l’autre des qualités ou des intentions non vérifiées.
- La dissonance cognitive, enfin, vous conduit à rationaliser des comportements incohérents pour maintenir une croyance initiale.

Dans cette perspective, le message invite à un principe pragmatique : évaluer une relation sur la base de ce qui est répétitivement observable, plutôt que sur ce qui est souhaité ou imaginé.

Parce que poser des limites change des vies.  Les limites dérangent... mais elles réveillent aussi.Cela fait des mois, p...
09/04/2026

Parce que poser des limites change des vies.
Les limites dérangent... mais elles réveillent aussi.

Cela fait des mois, parfois des années, que vous travaillez sur vous.
Vous faites une thérapie, vous regardez à l’intérieur, vous comprenez vos schémas de fonctionnement, vous guérissez des blessures dont vous n’aviez même pas conscience.

Et au moment même où vous commencez à poser des limites saines, quelqu’un vous dit que « vous avez changé »... que « vous êtes pire ».
Mais vous n’êtes pas pire. Vous êtes différent.
Et cette différence dérange ceux qui s’étaient habitués à votre silence.

Vous ne dites plus oui automatiquement.
Vous ne ravalez plus ce que vous ressentez.
Vous ne justifiez plus l’injustifiable.
Vous ne portez plus des culpabilités qui ne vous appartiennent pas.

Et forcément, pour ceux qui bénéficiaient de votre disponibilité infinie, de votre capacité à tout supporter sans rien dire... cela ressemble à une trahison.
Comme si vous aviez rompu un accord implicite, que personne n’avait signé, mais que tout le monde avait accepté.

Si ce que vous vivez vous bouscule, c’est aussi le signe que quelque chose en vous est en train de se réaligner.

Psychologue.net

L’expérience de RosenhanEn 1973, un psychologue américain, David Rosenhan, publie une étude qui va profondément marquer ...
06/04/2026

L’expérience de Rosenhan

En 1973, un psychologue américain, David Rosenhan, publie une étude qui va profondément marquer la manière dont on pense la psychiatrie. Son point de départ est assez simple, presque dérangeant : peut-on vraiment faire la différence entre une personne saine et une personne souffrant de troubles mentaux, surtout dans un hôpital psychiatrique ?

Pour explorer cette question, il met en place une expérience plutôt audacieuse. Lui-même et plusieurs autres personnes se présentent dans différents hôpitaux en prétendant entendre des voix. C’est le seul symptôme qu’ils simulent. Une fois admis, ils arrêtent immédiatement toute comédie et se comportent normalement. Pourtant, aucun membre du personnel ne semble remarquer quoi que ce soit d’anormal… ou plutôt, d’inhabituellement normal. Tous sont diagnostiqués comme souffrant de troubles graves, et ils restent hospitalisés parfois plusieurs semaines.

Ce qui frappe, c’est la manière dont leurs comportements sont interprétés une fois qu’ils ont été étiquetés comme « malades ». Prendre des notes devient suspect, attendre calmement est vu comme un signe de retrait, et chaque geste semble confirmer le diagnostic initial. Comme si, à partir du moment où une étiquette est posée, elle finissait par colorer toute la perception de la personne.

Un autre aspect assez troublant concerne les relations avec le personnel. Les échanges sont souvent rapides, distants, parfois inexistants. À l’inverse, certains patients, eux, semblent percevoir que quelque chose ne colle pas. Certains vont jusqu’à dire que ces « faux patients » ne sont probablement pas malades.

Dans un second temps, Rosenhan prévient un hôpital qu’il enverra prochainement de nouveaux faux patients. Cette fois, le personnel devient méfiant et identifie plusieurs personnes comme suspectes. Mais en réalité, personne n’a été envoyé. Cela montre à quel point les attentes peuvent influencer le jugement, dans un sens comme dans l’autre.

Au fond, cette expérience met en lumière un problème important : le diagnostic psychiatrique n’est pas aussi objectif qu’on pourrait le croire. Il dépend du contexte, des attentes, et de la manière dont les professionnels interprètent les comportements. Une fois qu’une personne est considérée comme malade, il devient difficile de la voir autrement.

Même si cette étude a été critiquée par la suite, elle a eu un impact durable. Elle a contribué à remettre en question certaines pratiques et à encourager une réflexion plus rigoureuse sur les critères diagnostiques. Aujourd’hui encore, elle reste une référence pour comprendre les limites et les enjeux du regard porté sur la santé mentale.

Prendre des risques, c’est s’exposer.Rire, c’est accepter de ne pas être compris.Pleurer, c’est montrer sa vulnérabilité...
02/04/2026

Prendre des risques, c’est s’exposer.

Rire, c’est accepter de ne pas être compris.
Pleurer, c’est montrer sa vulnérabilité.
Aller vers l’autre, c’est s’ouvrir à l’engagement.
Exprimer ses émotions, c’est dévoiler une part intime de soi.
Partager ses idées et ses rêves, c’est accepter qu’ils puissent être rejetés.
Aimer, c’est accepter de ne pas l’être en retour.
Vivre, c’est accepter sa finitude.
Espérer, c’est s’exposer à la déception.
Essayer, c’est accepter la possibilité d’échouer.

Pourtant, refuser le risque est le plus grand des dangers.
Car ne rien risquer, c’est se priver d’agir, d’apprendre, de ressentir.
L’évitement protège à court terme, mais limite profondément le développement psychique et relationnel.

C’est éviter la souffrance, mais au prix de l’expérience.
C’est rester immobile, sans transformation possible.
C’est renoncer à aimer, à évoluer, à vivre pleinement.

La sécurité absolue enferme.
Elle limite, elle fige, elle aliène.
À l’inverse, c’est souvent dans l’échec que se trouvent les apprentissages les plus profonds.

Parce qu’aujourd’hui c’est un peu la journée des blagues 😉
01/04/2026

Parce qu’aujourd’hui c’est un peu la journée des blagues 😉

Voici deux injonctions que vous avez très certainement déjà entendu au moins une fois, au cours de votre parcours amoure...
01/04/2026

Voici deux injonctions que vous avez très certainement déjà entendu au moins une fois, au cours de votre parcours amoureux.

« Si tu m’aimes alors tu me prends comme je suis »
En définitive, il s’agit là d’une vision enfantine du couple : ni remise en question, ni compromis.
Or, pour construire une histoire, il faut accepter d’évoluer au contact de l’autre. Le couple nous change jour après jour et nous révèle à nous-mêmes. « Etre comme je suis » ne veut rien dire. C’est un chantage inconscient destiné à clouer le bec de son conjoint quand on se sent impuissant en cas de conflit latent, de déception, de désamour, ou lorsque notre demande ne peut être satisfaite.
Si votre conjoint n’est pas prêt à envisager votre relation autrement que sur ce mode puéril, passez votre chemin, vous gagnerez du temps.

« On ne doit pas avoir de secret l’un pour l’autre »
L’excès de transparence renvoie au fantasme de la fusion originelle avec notre mère qui, seule parvenait à deviner nos besoins sans que nous ayons à les exprimer. En se référant à se diktat, on cherche à se rassurer : « Je sais ou je mets les pieds ». Quitte à être de mauvaise foi ! Vous-même, êtes vous prêt à tout dire, même les vérités les plus intimes ? Et le souhaitez-vous vraiment ? Pourriez-vous ne plus avoir de secrets et êtres assujettie par ce « pacte » ? Avoir son jardin secret est indispensable, pour chacun d’entre nous.

🔴 Évaluation VS Jugement.Pourquoi rejetons-nous autant le jugement… alors que nous passons notre temps à juger ?C’est un...
30/03/2026

🔴 Évaluation VS Jugement.

Pourquoi rejetons-nous autant le jugement… alors que nous passons notre temps à juger ?
C’est une tension très contemporaine : d’un côté, une valorisation forte du « non-jugement », de l’ouverture, de l’acceptation. De l’autre, une expérience intime beaucoup plus brute : nous évaluons tout, tout le temps, sans interruption.
La couleur d’un mur. Une tenue. Une manière de parler. Une réaction émotionnelle. Une relation. Nous trions, comparons, préférons, rejetons. Et cela ne s’arrête jamais.

Alors, que se passe-t-il exactement ?
D’abord, il est essentiel de distinguer deux processus que l’on confond souvent : l’évaluation et le jugement.

L’évaluation est une fonction cognitive de base. Elle est rapide, automatique, largement inconsciente. Elle permet de répondre à une question fondamentale : « Est-ce que cela me convient ? »
Sans cette capacité, il serait impossible de décider, de s’orienter, ou même de survivre.
Évaluer n’est pas un problème, c’est une condition du vivant.

Le jugement, en revanche, apparaît lorsque cette évaluation se rigidifie et se charge affectivement.
On ne dit plus simplement : « Je n’aime pas cette couleur », mais : « C’est moche ».
On ne pense plus : « Ce comportement me met mal à l’aise », mais : « Cette personne est insupportable ».
On ne ressent plus : « J’ai échoué dans cette situation », mais : « Je suis nul ».

Autrement dit, le jugement transforme une expérience située en une vérité généralisée, souvent définitive.
Pourquoi faisons-nous cela ?
Parce que le jugement simplifie. Il donne une illusion de clarté et de maîtrise. Nommer, catégoriser, figer… c’est réduire l’incertitude. Et psychiquement, l’incertitude est très inconfortable.

Mais cette simplification a un prix.
Elle rigidifie notre rapport au monde, aux autres, et à nous-mêmes. Elle enferme dans des identités fixes là où il y a, en réalité, du mouvement, du contexte, de la complexité. Elle alimente aussi des affects spécifiques : la honte, la culpabilité, le mépris… dirigés vers soi ou vers autrui.
C’est sans doute pour cela que l’injonction contemporaine au « non-jugement » a émergé : comme une tentative de corriger ces effets délétères.
Mais cette injonction pose un problème majeur.
Elle est souvent irréaliste.
Nous ne pouvons pas ne pas évaluer. Vouloir supprimer le jugement revient souvent à… juger le fait de juger. Et donc à ajouter une couche supplémentaire de tension intérieure.

Peut-être que la question n’est pas : comment ne plus juger ?
Mais plutôt : que faisons-nous de nos jugements ?

Pouvons-nous apprendre à les voir apparaître, sans immédiatement les prendre pour des vérités ?
Pouvons-nous distinguer une réaction interne (« je me sens agacé par cette personne ») d’une conclusion péremptoire (« cette personne est insupportable ») ?
Pouvons-nous redonner du contexte là où notre esprit a produit de l’absolu ?
Ce déplacement est subtil, mais fondamental.

Il ne s’agit pas de devenir « neutre » ou « indifférent », mais de retrouver de la souplesse dans notre manière d’entrer en relation avec ce que nous percevons.
Car au fond, le problème n’est peut-être pas que nous jugions.
Mais que nous oubliions que nous sommes en train de le faire.

Et vous, dans votre quotidien, reconnaissez-vous le moment où une simple évaluation devient un jugement plus définitif ?

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Biarritz
64200

Heures d'ouverture

Lundi 13:00 - 18:00
Mardi 13:00 - 18:00
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Site Web

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