19/02/2026
Je ne crois plus au mal comme à une figure flamboyante.
Je ne crois plus au diable aux cornes ni aux ténèbres spectaculaires.
Le mal, je le vois désormais comme une absence.
Un vide.
Un silence intérieur.
Il naît quand l’être humain cesse de se parler à lui‑même.
Quand la pensée se fatigue, quand la conscience se met en veille.
Il ne crie pas, il ne fulmine pas :
il applique, il exécute, il obéit.
Le mal se glisse dans les phrases toutes faites,
dans les règles qui remplacent le jugement,
dans les gestes accomplis sans regard,
sans question, sans tremblement.
Il n’a pas besoin de haine pour prospérer.
Il se nourrit de tiédeur, de peur, de confort.
De cette paresse morale qui murmure :
« Ce n’est pas moi. Ce sont les ordres. C’est comme ça. »
Ce mal‑là est banal parce qu’il est vide.
Il n’a pas de profondeur, pas de vertige, pas de combat intérieur.
Il est mou, terne, insignifiant en apparence —
et pourtant capable de tout.
Le véritable abîme commence
là où l’humain renonce à se répondre à lui‑même.
Ne t'arrête jamais d'avoir l'esprit critique. Ne fais pas attention uniquement à ce que tu veux que l'on te fasse voir ou entendre. Car notre monde est bersé d'illusion de fake news et d'IA. Cherche toujours confirmation de ce que tu penses par toi même. Lit, recherche. Observe patiemment. Surtout écoute ton ressentie intérieur. Par pitier continue à penser et à rêver plus grand.
L'éviden'Ciel par Blandine Fradet
́moiredeleau