22/12/2025
Des explications claires et complètes sur la Dermatose Nodulaire Contagieuse Bovine.
Merci à mes consœurs et confrères pour cette publication.
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La Dermatose Nodulaire Contagieuse, on vous explique :
Informations vérifiées sur de nombreux supports et validées par les scientifiques et vétérinaires au niveau national mais aussi européen.👩🔬
Informations sur lesquelles se base le gouvernement pour prendre ses décisions dans la gestion de cette crise sanitaire majeure.
Cette maladie n’est pas transmissible à l’homme, il n’y a aucun risque pour la santé humaine.
C’est une maladie virale, dûe à un Poxvirus (Pox=pustule). 🦠
Le symptôme majoritaire reste des nodules cutanés extrêmement douloureux.
Les animaux peuvent y survivre mais ne seront plus en état pour produire ni du lait, ni de la viande, ni du cuir. Or ce sont des animaux dits « de production ». Le modèle économique de l’élevage est donc en faillite à plus ou moins court terme en cas de contamination.
C’est une maladie vectorielle : la transmission se fait lors des piqûres de mouches stomoxes ou de taons. C’est ça le problème majeur dans la lutte ;
Car ils peuvent passer d’un élevage à l’autre, d’une commune à l’autre et infecter énormément d’animaux. Aucun moyen de lutte efficace n’existe. La mise en quarantaines ne sert donc à rien.
Et puisque la vache peut être piquée et contaminée dès le lendemain d’une prise de sang pourtant négative, les prises de sang n’apportent aucune réponse.🐄
Quelles solutions ?
La vaccination de l’ensemble des bovins français n’est pas envisageable, car
• il n’y a pas assez de doses disponibles avant plusieurs mois (temps de fabrication par les laboratoires),
• et surtout pas de possibilité avec le vaccin actuel de surveiller si le virus circule (car les tests détectent sans distinction animaux vaccinés ou infectés)
• et donc les ventes à l’export seraient complètement bloquées (source principale de revenus d’une grande partie des éleveurs - en particulier de vaches allaitantes – races à viande).
La vaccination, dans le périmètre de sécurité, permet de créer un cordon sanitaire autour de l’élevage impacté, freinant la propagation. Dans ce périmètre, on vaccine. Ainsi, si et seulement si, la maladie n’a pas visité les voisins (se rappeler que les signes cliniques peuvent mettre entre 15 et 28 jours à se manifester), ça les protège efficacement.💉
Pourquoi l’abattage total des troupeaux?
Quand une vache présente les symptômes, il est déjà trop t**d.
On ne dispose d’aucun moyen pour savoir si les copines d’à coté sont porteuses ou non (les tests sanguins ont leur limite dans ce cadre là) , ou même si elles le seront dans 10 jours. Faire de l’abattage partiel, c’est malheureusement repousser le problème à plus t**d.
Et pendant ce temps, les mouches (et autres insectes piqueurs) vont circuler, passer d’une vache à l’autre, puis d’un élevage à l’autre, puis à une commune..
Ainsi, réduire les potentielles sources d’infection est une urgence absolue. Moins il y aura de vaches infectées ou potentiellement porteuses, moins le facteur de contamination sera grand et moins le nombre d’animaux touchés sera important.
Quelques chiffres au 15/12/25:
• 3500 vaches euthanasiées, à l’échelle du cheptel France (16 millions)
soit 0,02% (2 pour 10 000)
• dans un peu plus de 80 élevages (/122000)
soit 0,06 % (6 pour 10 000)
L’impact local est clairement immense sur chaque éleveur et communauté concernés par cet abattage, mais relatif d’un point de vue global. 👨🌾
L’impact au niveau national serait désastreux si on arrivait aux valeurs pré-citées : jusqu’à 10 % de mortalité et 90 % de morbidité !
Cette décision d’abattage, c’est le fruit du travail de nombreux spécialistes, de nombreuses études de cas et la réponse à une question morale : Doit on prendre le risque de perdre des millions de bovins et leurs éleveurs pour en sauver quelques centaines ?
L’évolution plus que défavorable de la situation épidémiologique serait en fait due à la méconnaissance (acte de désespoir ?) de quelques uns, et non à un échec de la procédure mise en place. « Quelques uns » qui auraient déplacer des animaux au mépris des règles qui permettent de ne pas déplacer le virus. 🧫
C’est la raison pour laquelle d’ailleurs on abat sur place et qu’on déplace que les corps car les vecteurs ne piquent pas les animaux morts, mais que l’on ne peut pas envoyer les animaux à l’abattoir.
Dans cette période difficile, nous tenions à adresser tout notre soutien aux agriculteurs. Nous restons bien sûr à vos côtés, disponibles et à l’écoute pour toute question ou besoin d’accompagnement.
Réglementation
https://agriculture.gouv.fr/dermatose-nodulaire-contagieuse-des-bovins-dnc-point-de-situatio