26/03/2026
Selon une récente étude, 17 % des patients vus en consultation sont perçus comme “difficiles” par les soignants. Cela représente presque 1 consultation sur 6. Et ce constat ne touche pas au hasard : les patients les plus souvent concernés sont aussi ceux qui cumulent le plus de vulnérabilités, comme la douleur chronique, l’anxiété, la dépression ou certains troubles de la personnalité.
Dit autrement : les patients qui souffrent le plus, physiquement ou psychiquement, sont aussi ceux qui risquent le plus d’être perçus comme “compliqués”.
Pour les patients, l’impact est loin d’être anodin. La même r***e montre que ces consultations sont associées à davantage d’attentes non satisfaites et à un niveau de satisfaction plus faible vis-à-vis de la prise en charge. Ce n’est donc pas seulement une question de ressenti côté médecin : cela peut aussi dégrader concrètement l’expérience de soin côté patient.
Et derrière ce mot de “difficulté”, il y a souvent une réalité plus complexe : douleur mal comprise, symptômes diffus, fatigue, errance diagnostique, détresse psychique, sentiment de ne pas être cru.
Le problème, c’est que cette mécanique peut créer un cercle vicieux :
plus un patient se sent jugé ou expédié, plus il arrive tendu, inquiet, sur la défensive ;
et plus l’échange devient difficile, plus le risque de mauvaise compréhension augmente. C’est souvent moins un “patient difficile” qu’une relation de soin fragilisée.
Cela pose une vraie question de fond :
Comment mieux accompagner les patients qui demandent le plus d’écoute, de temps et de pédagogie, dans un système déjà sous tension ?
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sources = Méta-analyse sur les consultations jugées “difficiles” (PubMed) / Version PubMed de l’étude sur la stigmatisation dans la fibromyalgie