Yannick Descharmes

Yannick Descharmes Je m'appelle Yannick Descharmes et suis psychologue, auteur et conférencier. Je pratique entre autr

Je m'appelle Yannick Descharmes et suis psychologue basé sur les thérapies cognivo-comportementales et la thérapie d'acceptation en d'engagement. Cette page Facebook me permettra d'annoncer les ateliers de groupe que j'animerai ainsi que la parutions d'articles de mon blog . J'y développerai ainsi ces deux approches, validées et méthodiques, basées sur le processus d'apprentissage. Mais aussi plus largement ma façon d'aborder la souffrance à travers le corps et l'esprit et la philosophie

03/04/2026

Tout est dans la vidéo ☺️

Prenons soin les uns des autres et donc prenez soin aussi de vous

Yannick 🤟

Bonjour à toutes et à tous,Bienvenue pour ce nouveau mot du mois, toujours au service de notre santé mentale. Ce mois-ci...
30/03/2026

Bonjour à toutes et à tous,

Bienvenue pour ce nouveau mot du mois, toujours au service de notre santé mentale. Ce mois-ci : Sérenpidité.

Séren quoi ? 😱Oui Sérendipité… autant vous dire que j’ai eu autant de mal à me faire à l’orthographe de ce mot qu’à le prononcer correctement. Selon le dictionnaire Le petit robert, il signifie :

👉 Capacité, aptitude à faire par hasard une découverte inattendue et à en saisir l'utilité (scientifique, pratique).

Selon le dico d’Alain Rey (ma bible), c’est un emprunt francisé d'un mot anglais serendipity apparu en 1774, sous la plume d'Horace Walpole, auteur d'un conte persan, « Les Trois Princes de Serendip». Serendip, comme l'aptitude de ses trois héros, « qui faisaient constamment des découvertes, par accident ».

Et, selon qu’on soit patient/personne ou soignant/chercheur cette sérendipité, cette attitude à faire avec le hasard est particulièrement intéressante en santé mentale.

🔸On aime savoir, prévoir, contrôler, sait-on vivre ?

Il est commun, en santé mentale, d’accueillir des personnes en souffrance avec le fait de ne pas tout contrôler, de ne pas tout savoir ou encore de ne pas tout prévoir. On anticipe tant qu’on peut, on contrôle tant qu’on peut, on veut savoir tant qu’on peut. Et on n’en peut plus.🥵🥵 Anxiété généralisée, dépression, hypocondrie et tant d’autres problématiques de retrouvent dans cette quête d’absolue de maitrise. On s’épuise et on dépense tant d’énergie pour éteindre toute approximation qu’on en perd la raison à vouloir maitriser l’infini. Et on oublie la vie.

👉Le bonheur ne pas tout savoir, la joie d’avoir à tout découvrir. Eureka !

La sérendipité c’est ainsi apprendre à faire avec le hasard, faire avec l’erreur créatrice. Savoir apprécier et aimer l’imprévu. C’est se donner une occasion de découverte – donc ce qu’on n’a pas prévu - une occasion d’apprendre – donc ce qu’on ne sait pas. Car, notre cerveau a besoin de ça ! Apprendre, découvrir, s’émerveiller. Ainsi, notre époque numérique nous vend l’illusion du tout savoir, du tout prévoir, de la maitrise totale mais elle oublie l’émerveillement.🤩

La sérendipité, enseignée à l’école (l’aptitude à découvrir plus qu’à savoir), ou entrevue comme un processus psychothérapique nous permettrait alors d’avoir une attitude d’ouverture à ce qui peut se produire, à ce qui n’était pas prévu. Elle nous enseignerait que c’est bien l’erreur et le hasard qui génèrent tant de belles découvertes : pénicilline, tarte tatin, l’Amérique et … le Champagne.

Enseigner cette attitude c’est ainsi nourrir son cerveau (on n’a pas faim de savoir si on sait tout !) et ainsi prévenir tant de problème de santé mentale dues à cette incapacité à faire avec l’inconnu. Mais cette notion de sérendipité (10ème fois que ce mot apparait et 10ème fois que je me rate à l’écrire) serait bien aussi utile pour les soignants et autres chercheurs en santé mentale.

🔸Le hasard fait bien des choses

Lorsqu’on est soignant notre tâche est d’apprendre à découvrir notre patient. Lorsqu’on est chercheur on est formé à la découverte et à faire avec le hasard autant qu’à transformer une erreur en salvatrice découverte. Pour autant cette capacité s’amenuise avec le temps car on en vient parfois à appliquer son savoir sur les personnes, à éliminer l’erreur des données statistiques pour satisfaire l’ego. J’ai bien fait, j’ai bien su et là aussi j’ai le contrôle. 💪

Pour quel résultat ? Plutôt que de découvrir la personne on cherche à la faire entrer dans de restrictives cases diagnostiques. Cases qui, bien souvent, ne correspondent pas totalement à la personne et qui la réduisent à un simple acronyme : TSA, TPB, TDAH voire un code F32 (la codification de la dépression au sein du manuel diagnostic DSMV). Que dire aux USA où le diagnostic est parfois encouragé par le lobby de la chimie médicamenteuse ! On élimine un certain hasard pour se leurrer d’une hasardeuse certitude.😢

👉Le diagnostic comme un processus continu plutôt qu’un savoir établi, ad vitam ?

La sérendipité en santé mentale c’est ainsi faire de son patient un lieu de découverte et de singularité. C’est s’ouvrir à l’imprévu, à ce qui ne rentre pas dans les cases c’est faire confiance au hasard afin de ne pas réduire la personne à une catégorie. Ainsi, jadis déjà la sérendipité (ça y est, là je suis arrivé à l’écrire du premier coup) constituait une arme contre la philosophie rationaliste des Lumières et du scientisme de ce temps.

C’est aussi une idée de la cybernétique, toute théorie est vraie jusqu’à ce qu’une autre théorie la remplace. Gardons donc cela avec un esprit de découverte car, dans 50 ans, qu’est-ce j’en sais que ce que je sais sera encore un savoir ? Pas sûr.🤔

La sérendipité, c’est aussi être en capacité d’accueillir l’erreur, la différence et d’en faire des découvertes. Mais cette notion nous amènerait aussi à faire avec le subjectif, le « je ne sais quoi » cher au philosophe Jankélévitch. Ce serait ici faire avec plus d’intuition et moins de raison. Ceci n’est pas du charlatanisme car la science est aussi affaire d’intuition on dit aussi « abduction ». L’abduction étant un raisonnement par hypothèse, notamment utilisé en paléontologie, et qui fait moins la place à la logique qu’à l’intuition et le hasard ; un peu comme le ferait Sherlock Holmes. Sans pour autant verser dans le n’importe quoi, logique, intuition, une affaire d’équilibre.

La sérendipité c’est ainsi appliquer le hasard aux maux. Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous écrivait Paul Éluard. C’est ainsi prendre rendez-vous avec l’intuition et aussi la chance, loin de la simple logique. Car, ne l’oublions jamais on ne sait pas tout. Entre un patient et un psy, il y a lors deux chercheurs qui, naviguant avec objectivité sans exclure la subjectivité, se trouvent et se retrouvent pour avancer ensemble.

👉 Pour terminer je citerais la chercheuse Sylvie Catellin :

« Sans la réceptivité à l'inattendu, sans l'attention nourrie de savoir et d'expérience du chercheur, sans la liberté imaginative, point de sérendipité, point de découverte. Tout au plus une occasion manquée et qui serait passée inaperçue. La sérendipité fait appel à l'étonnement, à l'intuition, au dialogue entre la raison et l'imagination, entre le conscient et le non-conscient. Le pouvoir de découvrir découle de cette interaction. »

Comme d’habitude vous savez que je suis friand de vos commentaires et autres retours, donc si l’envie vous en dit échangeons en commentaires,

Bonne semaine à tous,

Yannick 🤘

Bonjour à toutes et à tous,Bienvenue pour cette nouvelle réflexion de la semaine : Et si la santé mentale faisait une er...
23/03/2026

Bonjour à toutes et à tous,

Bienvenue pour cette nouvelle réflexion de la semaine : Et si la santé mentale faisait une erreur fondamentale ? Non pas elle, car cela ne veut rien dire, mais tous ceux qui s’y intéressent ?

En effet, j’eus, un jour, entendu dire le philosophe Luc Ferry qu’il était contre la psychothérapie car elle centrait les gens sur eux-mêmes. Et s’il avait raison ?

👉 Explication.

Commençons par expliquer ce qu’est l’erreur fondamentale d’attribution 🧐. C’est un concept clé en psychologie sociale fondé par Victor A. Harris en 1967 sur des travaux d’Edward E. Jones qui désignent notre tendance à expliquer le comportement des autres par leurs traits personnels plutôt que par les circonstances. Ce qui se résume par, par exemple, si j’échoue c’est de ma faute.😨

👉 Voici un résumé de cette célèbre expérience intitulée “Castro essay”. :

Des participants lisent des discours (par exemple pro ou anti un sujet comme Fidel Castro). On leur dit soit que l’auteur a choisi sa position, soit qu’elle lui a été imposée. Ainsi, même quand les participants savent que l’auteur n’avait pas le choix, ils continuent à juger que le discours reflète ses opinions personnelles.

Cette expérience nous montre qu’on sous-estime fortement le poids du contexte (contraintes sociales, rôle imposé) et qu’on surestime la personnalité ou les intentions individuelles. En sociologie, ce biais montre alors pourquoi on a tendance à juger les individus (pauvres, délinquants, etc.) comme responsables de leur situation, en oubliant les facteurs sociaux (inégalités, structures, environnement). Et là vous me voyez certainement arriver.😅

👉 Si je souffre, le coupable c’est moi ?

Oui, en santé mentale tout, ou presque, repose sur la personne. On cherche des médicaments, des techniques thérapeutiques, on y favorise l’introspection, la remise en question. Or force est de constater que là n’est pas la réponse. La vérité est ailleurs.🧐🧐

👉 Et pour cause car tout montre, ou presque, qu’on y est presque pour pas grand-chose.

En effet, bon nombre de recherches expliquent que la majeure partie des déterminants de la santé ne concernent que peu la personne en elle-même. 10%. Oui vous avez bien lu, selon ces recherches, les problèmes de santé sont pour 10% le fait de nos comportements individuels. Freud a donc tort : Tout ne se joue pas dans l’inconscient.

👉 Alors c’est la responsabilité de qui ou de quoi ?

Visez un peu ces chiffres totalement déroutants. 45% sont liés a des facteurs sociaux-économiques 😱, c’est-à-dire l’accès à l’emploi, à l’éducation, l’accès à des revenus décents, une alimentation saine, la culture, les loisirs ou encore aux relations sociales. Pour ce qui est de l’accès au soin (accès et remboursement) on parle ici de 15 % . Enfin on n’oublie pas les 25 % liés à l’environnement ☣ , c’est-à-dire l’exposition à la pollution ☣qu’elle soit sonore, visuelle, chimique…etc mais aussi le logement et j’en passe.

👉Alors ma grand-mère, si elle était encore de ce monde, me dirait : « gamin t’as fait toutes ces études pour découvrir ça ? » Oui Mamie et j’ai fait une erreur fondamentale.

C’est bien ce sentiment d’impuissance qui m’accompagne parfois lorsque je suis avec mes patients. Prendre en soin quelqu’un qui est harcelé, au travail ou dans son couple. Quelle est sa part de responsabilité ? Tenter d’accompagner quelqu’un qui n’a pas les revenus car les séances de psychologie ne sont pas remboursées dans un cadre qui soit sécurisé pour tout le monde (Inutile de vous parler de mon parcours Psy ici). Comment prendre en charge les personnes en situation d’obésité, lorsqu’on sait qu’une bonne part de cette maladie est liée à la pollution chimique et des politiques de santé désastreuses ? Quelle est la part de responsabilité ? 10 %.

Pour autant doit-on arrêter les soins ? Non loin là, sans quoi je mets la clé sous la porte. Plus sérieusement, la psychothérapie est là pour accueillir la souffrance, soigner les plaies et permettre à une personne de mieux s’adapter à son contexte. De reprendre la main sur son destin, au mieux de ce qui est possible. Et c’est déjà beaucoup.

10% C’est le début du changement
10% ce n’est pas 100%...de notre faute.
10% ça compte
Énormément 💪

Oui, 10% c’est beaucoup et ce sont ces 10% qui font qu’on peut ensuite se donner un environnement plus en adéquation avec et sa biologie et sa psychologie. Tout en ayant conscience qu’on n’est pas si fautif que ça. On fait ce qu’on peut là où d’autres pourraient faire beaucoup pour notre santé (suivez mon regard). 10% de responsabilité ce n’est pas 100% de culpabilité.

Voici pour cette réflexion, certes un peu vénère (je l’admets) mais qui permettra, je l’espère d’enlever un peu de culpabilité et de poids de la responsabilité sur celles et ceux qui souffrent d’affection de santé,

Yannick 🤘

PS : voici les références scientifiques : Représentation de Lalonde / Synthèse des travaux Barton et al., 2015 ; OMS, 2010 ; Cantoreggi N, et al. 2010- Pondération des
déterminants de la santé en Suisse, université de Genève ; Los Angeles County Department of Public Health, 2013 : How Social and Economic
Factors Affect Health

Dispo ici :

https://www.auvergne-rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/02-epures_fiche_determinants_janv23-2023.pdf

Bonjour à toutes et à tous,Bienvenue pour une nouvelle psychofable. Ce mois-ci, parlons de ce qui est lourd en santé men...
16/03/2026

Bonjour à toutes et à tous,

Bienvenue pour une nouvelle psychofable. Ce mois-ci, parlons de ce qui est lourd en santé mentale 😱.

Bon, j'aurais pu vous l’écrire en mode "un vieux sage propose à son jeune impétrant de porter un verre..." mais là, allons directement aux faits : un verre c’est lourd ? Ben ça dépend me direz-vous. Oui, ça dépend ça dépasse, selon le contexte. 👍

👉 Oui, tout dépend du contexte effectivement car en en psychologie contextuelle rien n'a de sens sans le cadre dans lequel on observe le comportement. Explication.

- Si je vous ordonne de porter un verre d’eau de surcroit sans en savoir le sens. Cette obligation est lourde de sens puisque non consentie.

- Si je vous demande de le porter une heure. Ici le contexte de durée en fait un verre pour qui le temps nous pèse.

- Et si je vous demande (gentiment) de le poser et le reporter mille fois. Ce simple verre dans ce contexte de répétition (même pour me faire plaisir) nous donnera à coup sûr de l’inflammation mentale. Ça chauffe là-haut ?

- Plus encore, faire porter ce même verre d’eau à un enfant de quatre mois ce n’est pas pareil que faire porter ce verre à Teddy Riner.

👉 Or, en santé mentale cette pression, cette charge, peut prendre une forme délétère : le harcèlement 😨. En effet, tel un chiot qui harcelle sa mère qui ne veut pas jouer, venir et revenir à la charge peut s’apparenter à une violence qui ne se perçoit qu’en lien avec le contexte, comme on vient de le voir.

👉 Ainsi, ces exemples montrent à quel point il n'est pas besoin de faire des choses horribles à quelqu'un pour qu’il y ait harcèlement. Et pour autant, tout le monde ne décide pas forcément consciemment d’harceler quelqu’un 🧐. On n’a pas tous la même sensibilité autant qu’on n’est pas tous conscients de la portée, donc du poids, de nos actes ou de nos paroles.

👉 Cela donne ainsi à réfléchir sur la notion de harcèlement qu'il soit sexuel, professionnel, scolaire etc… ce n’est pas parce que ce n’est pas important que cela ne pèse pas.

Ainsi, la charge mentale, comme tout verre, on apprend à la poser, on l’exerce en fonction des possibilités de chacun. En cas de surcharge on apprend sans honte et sans détour à dire que c’est trop lourd. On prend aussi en compte le contexte qui peut faire qu’un simple poids occasionne une hernie discale mentale. Enfin, si on blesse, on présente ses excuses car, on peut tous être, un jour, des gros Relous (je demande pardon à mes ados ;-). Les excuses et la reconnaissance ça soulage tout le monde et c’est déjà ça..

Bonne et légère semaine à vous,

Yannick 🤘

Bonjour à toutes… et à tous,Comme chaque année, je publie un petit post en soutien à toutes les femmes du monde. Bon, en...
09/03/2026

Bonjour à toutes… et à tous,

Comme chaque année, je publie un petit post en soutien à toutes les femmes du monde. Bon, en tant qu’en homme, on risque toujours le mansplaning 😱, je m'y risque quand même 🤣et je prendrai ma casquette de psy (avec 80% de patientèle féminine il ne faut pas que je me rate non plus 🤣).

👉 La journée du 8 mars est là pour nous rappeler que le respect des droits des femmes est une condition de base en santé mentale, et pas qu’un jour.

En effet, tout comme il n’y a pas d’amour mais des preuves d’amour, le respect des droits des femmes est une affaire d’actes. Tout comme offrir une fois des fleurs le jour du saint valentin, le respect du droit des femmes c’est tous les jours.

🔸Engagez-vous !

👉Ainsi, ce 9 mars est le premier jour du reste de l’année où la question du respect du droit des femmes (et de tout être vivant pendant qu’on y est) doit se poursuivre par des actions. En thérapie d’acceptation et d’engagement on parle souvent de valeurs, ici de respect, et elles ne comptent point s’il elles ne sont pas suivies d’actions, d’engagement. Sans action les valeurs ne sont que des promesses de campagne trop vitre oubliées et remisées à « pour plus t**d ». Être respectueux ne veut ainsi rien dire en soit, c’est relatif à ce qu’on aura fait ou pas. Le respect est une affaire d’acte, le respect est au bénéfice tous.

🔸Tous pour les unes, les unes pour tous

👉Oui car les droits des femmes concernent aussi les hommes car ce qui profite aux unes profite bien à tous. En effet, le féminisme est aussi une affaire d’homme, un humanisme. Une affaire d’humain donc une affaire de tous. Lorsqu’on fait preuve de respect, on œuvre pour la santé mentale des autres mais aussi pour la sienne puisqu’on devient une personne qui fait preuve de respect. Une personne respectueuse. Gagnante-gagnant.

👉Et ainsi, pour terminer et aller dans ce sens, je citerais le philosophe Bakounine :

« La liberté d’autrui, loin d’être une limite ou la négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation. Je ne deviens libre vraiment que par la liberté d’autres, de sorte que plus nombreux sont les hommes libres qui m’entourent et plus profonde et plus large est leur liberté, et plus étendue, plus profonde et plus large devient ma liberté. »… Tous les jours de l’année

Bon respectueux reste de l’année à toutes et tous

Yannick 🤘

👉 Que faire ? Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état j’ère ?En développement personnel ces questions sont essentielle...
02/03/2026

👉 Que faire ? Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état j’ère ?

En développement personnel ces questions sont essentielles mais plus encore en santé mentale. Ce sont des questions qui, selon la réponse, peuvent nous précipiter dans les abymes de la souffrance 🥺, ou bien, au contraire nous élever 🤘.

Or, il y a un courant en psychologie que l'on appelle le contextualisme fonctionnel qui postule que ce n'est pas tant ce que l'on fait, mais la raison (la fonction) pour laquelle on fait ceci ou cela. Ici soit fuir nos peurs 😱soit pour rejoindre nos espoirs 🌟, comme le dit Nelson Mandela. 👉Et ça fait toute la différence.

🔸Choisir de fuir nos peurs

Lorsque nos choix sont le reflet de nos peurs, que se passe-t-il ? On fuit celles-ci, on fuit tant qu’on peut jusqu’à qu’elles prennent toute la place. Fuis-moi je suis et je suis ce que je fuis.

Dans le cadre des troubles anxieux, on évite toutes les situations, les mots, les phrases, les images qui nous rappellent les émotions désagréables, et au final non seulement on ne vit plus mais on finit par avoir peur de la peur. Dans le cadre de dépression, plus on se replie en attendant l’envie et plus on s'enfonce loin de la vie. Les TOC ? Idem. Plus on ritualise pour faire taire ses obsessions et plus on les nourrit aussi. Les addictions ? On noie son chagrin et il apprend à nager. Le psychotrauma ? Là encore à fuir les images traumatiques, les lieux traumatiques, on se prive de vie et ils resurgissent, la nuit, dans nos pires cauchemars.

👉 Nos choix de vie sont des choix de non vie.

Quel est le point commun à ces comportements ? Leur fonction. Fuir, lutter, contrôler les expériences désagréables. Cela s’appelle l’évitement expérientiel et cette mécanique est des plus centrale dans TOUTES, oui toutes, les problématiques de santé mentale.

D’une manière plus concrète, c’est un peu comme si on faisait du ski et que la chose la plus importante pour nous était de ne pas nous taper le sapin 🌲… pour, au final, embrasser le dit conifère 🌲🤯. Ceci en oubliant une autre raison, une autre fonction. Rejoindre l’espoir💫. Oui l’espoir de conclure avec ce ou cette magnifique moniteur ou monitrice dont vous avez loué les services pour la journée 🤣.

🔸Choisir ce qui compte pour nous.

Et si nous placions nos comportements sous fonction dite appétitive ? C'est-à-dire avec pour fonction de se rapprocher de ce qui est important pour nous ?

Soit physiquement, combler la faim, la soif, le froid, symboliquement, se rapprocher des valeurs comme la liberté, l’égalité, la fraternité ou enfin socialement se rapprocher des personnes qui comptent pour nous. Indépendamment des peurs.

Qu'en serait-il de cette façon d'agir, de cette autre fonction ? Ici les peurs passeraient au second plan. Peu importe le sapin, on porterait alors notre regard vers le ou la monitrice et notre corps suivrait alors cette ligne d’espoir laissant le sapin à ses épines.

Dans ce cas, plus on agit de la sorte, plus nos peurs se font toutes petites. Plus on se rapproche de ce soleil qu’est l’espoir et plus on se réchauffe. On se sent vivant ! C’est bien ce qu’on apprend en psychothérapie, faire la place à nos peurs pour rediriger nos actions vers ce qui compte pour nous. Là est la santé mentale.💪

🔸Et l’espoir dans tout ça ?

Non, qui se prépare au pire ne connait pas le meilleur, on l’a vu, le fuir c’est le vivre même lorsqu’il n’est pas là. Non, préparons-nous au meilleur. En psychologie, l’espoir est ainsi une force fondamentale nommée optimisme.

C’est se nourrir d’attentes positives. C’est, tel un skieur (toujours), envisager la meilleure trajectoire de sa vie. C’est tellement y croire que là aussi notre corps l’emprunte comme téléguidé par une positive prophétie auto-réalisatrice. L’espoir est essentiel en santé mentale.

L’espoir non pas de ne plus avoir peur, de ne plus avoir de pensée négative, mais l’espoir de vivre une vie riche et pleine de sens, avec ces sentiments désagréables. Telle est aussi la proposition de la psychothérapie, celle de la vie.

👉 De surcroit pour nos jeunes générations.

En effet, il n’est pas rare que je reçoive un ou une jeune en refus d’obstacle au moment de se jeter dans le tourbillon de la vie et qui refuse celle qu’on lui présente : chômage, guerre, souffrance, égoïsme…etc. Ainsi, comment reprocher à nos jeunes de ne pas vouloir faire d’enfant, de ne pas vouloir travailler et vouloir se protéger dans ces conditions ?

👉Nous leur vendons de la peur, un nihilisme, cher à Nietzsche, où rien ne vaut sur cette terre 😢, si ce n’est, à la rigueur, l’espoir d’un paradis lointain. Non, refusons cela, car la santé mentale c’est aussi du maintenant et de l’ici. Vivre pour le meilleur chantait Johnny, vivons alors avec la douceur d’un avenir meilleur !

Et si on leur revendait de l’espoir 🥰? L’espoir d’une vie meilleure qui tire l’être humain vers le haut depuis 550 millions d’années. Cultiver l’espoir comme une plante 🌿, la protéger et la transmettre aux générations futures. On a tous une santé mentale et on a tous besoin d’espoir au moins celui de conclure sur un malentendu.😆

🤜👉🥰Que nos choix soient le reflet de notre espoir plus que celui de nos peurs.... et vous vous choisissez quoi aujourd'hui ?

Bonne semaine à toutes et à tous,

Yannick 🤘

26/02/2026

C’est quoi votre truc pour prendre soin de la santé mentale de vos proches et de vos enfants ?

On me demande souvent d’une manière inquiète et soucieuse : comment puis-je prendre soin de la santé mentale de mon ado ?

La réponse que je donne souvent est celle-ci : laissons la psychologie et la santé aux professionnels diplômés. Être soignant cela ne s’improvise pas sans diplôme !

😍 Faites leurs des lasagnes

Parler de la santé mentale de nos ados et nos proches c’est souvent s’aventurer dans un terrain et intime et délicat dont il est difficile de sortir tout autant qu’il est difficile d’y pénétrer….de surcroît sans consentement. Est-on prêts et formés à tout entendre ? Pas si sûr.

👉 Lorsqu’on qu’on est parent on est pas psy (et j’en sais quelquechose). Lorsqu’on est parents, on est là pour donner de la sécurité des limites et surtout beaucoup d’amour.🥰🥰🥰

👉 Ça ça fait du bien à la santé mentale de ceux qu’on aime

En effet, rien de tel qu’un bon plat de lasagnes pour ensuite engager la discussion sur des sujets divers et pour entretenir le lien.

Et ça marche aussi lorsqu’on est aux côtés d’une personne souffrant de problèmes de santé physique ou santé mentale. Le meilleur moyen d’aider reste de donner de rester à côté et avec beaucoup d’amour.

Et vous c’est votre truc pour prendre soin de vos ados ?

Bonne soirée à tous

Yannick 🤟

Bonjour à toutes et à tous,C’est avec grand plaisir que je reprends aujourd’hui (bon soyons honnêtes, ce post est progra...
23/02/2026

Bonjour à toutes et à tous,

C’est avec grand plaisir que je reprends aujourd’hui (bon soyons honnêtes, ce post est programmé depuis une semaine
, donc il se peut que je sois moins enjoué que cela à l’idée de reprendre ce matin 😅😅)

Pour celles et ceux qui m’ont laissé des sms et autres messages vocaux, prenez patience le temps que je digère mon retour… ce serait dommage de griller mes batteries toutes neuves 😅

Bonne semaine à toutes et à tous

Yannick 🤘

Bonjour à toutes et à tous,👉 Je suis souvent surpris de voir de quelle manière l’être humain (enfin presque tous et auss...
13/02/2026

Bonjour à toutes et à tous,

👉 Je suis souvent surpris de voir de quelle manière l’être humain (enfin presque tous et aussi moi même) peut être obsédé ou au moins être aussi précautionneux de l’état de la batterie de son téléphone ou celle de sa voiture.

👉 C’en est parfois même la première préoccupation de mes patients lorsqu’ils arrivent dans ma salle : je n’ai plus de batterie puis-je me brancher chez vous ? Et moi de répondre : oui, le cabinet d’un psy c’est aussi fait pour se recharger, se ressourcer.

Or, ma vanne tombe bien souvent tout aussi à plat que l’est la batterie de téléphone de mon patient… on ne plaisante pas avec le smartphone mais on dé***ne bien avec nous même.

🤜🤜🤜 Imaginez le jour où on sera aussi précautionneux de nous même autant que de notre téléphone ?

🥰 Le recharger, le bichonner, le protéger

Le moment est donc venu pour moi d’aller recharger mes batteries. Je serai de retour le 23 février avec, normalement, une charge pleine ☺️

Et vous que feriez-vous aujourd’hui si vous deviez vous considérer d’une manière égale à celle de votre téléphone ?

Bonne semaine à toutes et à tous,

Yannick 🤘

Bonjour à toute et à tous,On a tous entendu cette phrase, le but est le chemin, sans pour autant pleinement en réaliser ...
09/02/2026

Bonjour à toute et à tous,

On a tous entendu cette phrase, le but est le chemin, sans pour autant pleinement en réaliser la portée.

👉Entre les personnes qui portent le deuil et qui peinent à sortir de cette période de dépression et d’autres qui, prises d'anxiété, parfois généralisé, oublient de vivre à vouloir maitriser la mort, la vie est un voyage dont on peine à en apprécier la teneur.

🤜 Et on y laisse sa santé mentale.

👉 Ainsi on a tous besoin d’une attitude pour faire à la vie et le texte qui suit, d’une magnifique beauté, est là pour ça et je suis très heureux de vous le partager.🥰

Le train de ma vie

À la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents.
Et on croit qu’ils voyageront toujours avec nous.
Pourtant, à une station, nos parents descendront du train,
nous laissant seuls continuer le voyage…

Au fur et à mesure que le temps passe,
d’autres personnes montent dans le train.
Et elles seront importants : notre fratrie, amis, enfants,
même l’amour de notre vie.

Beaucoup descendront (même l’amour de notre vie)
et laisseront un vide plus ou moins grand.

D’autres seront si discrets qu’on ne réalisera pas qu’ils ont quitté leurs sièges.

Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d’attentes,
de bonjours, d’au revoirs et d’adieux.

Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers
pourvu qu’on donne le meilleur de nous-mêmes.

On ne sait pas à quelle station nous descendrons.

Donc vivons heureux, aimons et pardonnons !

Il est important de le faire, car lorsque nous descendrons du train,
nous devrions ne laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continuent leur voyage…

Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.

Aussi, merci d’être un des passagers de mon train.

Et si je dois descendre à la prochaine station,
je suis content d’avoir fait un bout de chemin avec vous !

Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie d’être dans ma vie et de voyager dans mon train.

Texte communément, attribué à Jean d'Ormesson, (sans source sûre)

Bon voyage et bonne semaine à tous. N'oubliez pas de lâcher les anticipations et regardez par la fenêtre, la vie est aussi chouette.

Yannick 🤘

Bonjour à toutes et à tous,👉 Une nouvelle eolepsytation pour revoir et entrevoir notre rapport au temps🕰.En effet, c’est...
02/02/2026

Bonjour à toutes et à tous,

👉 Une nouvelle eolepsytation pour revoir et entrevoir notre rapport au temps🕰.

En effet, c’est peu dire que notre santé mentale a fort à faire entre notre désir de suspendre son vol, celui d’un retour vers le futur ou encore celui de se faire voyant. On rêve de maitriser le temps, et on souffre 😱😰.

🤜 Oui le temps fait souffrir. Pourquoi ? Parce que nous ne le contrôlons pas.

Là est la blessure narcissique (une de plus). Non, nous ne sommes pas un Dieu, qui, tel Chronos peut maitriser 💪, à sa guise, le sablier de la vie ⏳. Et, dans la mythologie grecque, à chaque fois que l’homme a voulu se prendre pour un Dieu, il a pris une rouste. Et on en prend si souvent 🤕.

En santé mentale, le temps nous fait souffrir. Entre ceux qui restent bloqués dans un passé traumatique ou nostalgique ⬅️, ceux qui anticipent le futur à en perdre le présent ⏩ et ceux qui aimeraient bien rester planqués pour ne pas affronter un futur incertain ↩️, on retrouve à peu prêt toute la psychopathologie, psycho trauma, anxiété, dépression… et j’en passe.

🤔Et si plutôt que de vouloir contrôler le temps on changeait son rapport à ce maitre des horloges ? Un peu comme ce gendre qu’on aime bien mais qu’on aurait bien voulu autrement (qui a dit cet enfant ?!?), force est de constater qu’il va falloir faire avec et avec le temps aussi. 😆

💃🕺Une valse en trois temps pour prendre son temps

📍Apprendre du passé

C’est un peu cliché mais c’est vrai que notre culture Française, mais aussi la psychologie, possède une fâcheuse tendance à conjuguer leur temps au passé (sinon ça va votre mère ? 😅). Entre c’était mieux avant et « moi vous savez quand j’étais petit ??? » tout y passe. Oui, on aime bien le temps d’avant mais pour le macher, le remâcher, le ressasser sans cesse pour, au final ne rien en ressortir. On sait juste qu’on ne saura jamais et qu’on ne peut rien n’y changer. Temps doublement perdu.😔

Or, oui c’est fait, mais alors qu’en faire ? La seule chose est alors de prendre le meilleur et d’apprendre de nos erreurs. C’est un peu le but d’une bonne psychothérapie sur le trauma ou sur des liens affectifs problématiques (je n’aime pas le mot toxique). L’idée est bien de faire avec, l’idée est bien d’en faire une force. Un socle, qui une fois digéré (pas en 15 années ok ?), nous aide à avancer. Riche de ce temps passé qui ne s’achète plus.🥰

📍Vivre le présent

Ah l’instant présent ! Que de livres sur ce thème, que de passion. Oui à raison, car l’instant présent est le seul qu’on puisse tenir au creux de la main. Le seul qu’on puisse éprouver. Le seul dont on puisse profiter. Cet écureuil, cette neige, ce sourire d’enfant, sont notre pain de chaque jour. C’est ça la vie. 🥰

L’instant présent est essentiel car il constitue les briques de notre passé. Notre mémoire. L’album photo 📷 que nous pourrions revoir à souhait 📚. Mais l’instant présent c’est aussi du futur en devenir. Apprendre à détecter les bribes de ce qui va arriver nous aide à appréhender les choses. Songez aux anciens qui d’un coup d’œil présent pouvaient prédire le temps qu’il fera demain là où, rivés les yeux sur une appli, on n’en n’est guère plus avancés.

Pour autant l’instant ne nourrit pas totalement son homme. En effet, l’instant présent c’est aussi se soucier du futur. Qu’est qu’on mange ce soir ? Je ne sais pas je suis dans l’instant ! Cet instant ne nous suffit pas (car j’ai faim !). il est important d’en savoir un peu sur demain (qu’est-ce qu’on mange alors ?).

📍Espérer pour demain

Demain, Oui demain, toujours demain ce temps futur est souvent comme cet artisan qu’on attend demain.. et qui souvent ne vient point (pas de message perso, en fait si). Amis fans du contrôle je vous vois en train de scruter votre boule de cristal 🔮, celle que vous imaginez posséder dans votre crane. Anticiper, prévoir, savoir. Alors il vient quand ?

Oui on ne peut pas vous en vouloir, car, d’un point de vue de l’espèce celui qui prédit sa vie remporte la mise de sa survie 🦁. Le problème est lorsqu’on se perd en conjectures toutes aussi floues qu’incertaines pour, au final, constater qu’on n’avait pas prévu ça. Le pire n’est pas advenu. Que d’énergie perdue ! Pour autant il y a une forme d’anticipations ici positives, oui les choses peuvent aussi bien se passer. L’espoir. 🤩

Cet espoir qui fait vivre, cet espoir qui manque cruellement à ces jeunes générations à qui ont prédit l’obscurité (et on s’étonne qu’ils ne veuillent pas faire d’enfants !) Rendez-nous l’espoir, rendez-leur leurs espérances ! Rendez-nous l’espoir de fabuleuses découvertes délicieusement imprévues !

🥰Espérer c’est rêver, c’est continuer de croire que tout est possible mais pas certain (sans quoi pas de découverte). On sait qu’on ne sait pas mais on imagine. I have a dream…

Ainsi, ce n’est pas le temps qui pose problème, il passe sans s’arrêter, à nous d’en profiter et de changer notre regard. Passé, présent, futur, ils nous emportent autant qu’ils nous transportent. Et qui n’aime pas voyager ?

Pour finir de quelle team êtes vous ? Passé, présent futur ?

Personnellement je serai back to the future 👌🤣

Bon temps à tous,

Yannick 🤘

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6 Rue Cuvier
Bourg-en-Bresse
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Qui suis-je?

Psychologue aux multiples influences je base ma pratique de prise en soin sur la thérapie d'acceptation et d’engagement ainsi que les thérapies cognitivo-comportementales. En institution, en cabinet de ville, en formation professionnelle ou encore en tant que Blogueur ma vision de la personne en souffrance est bien celle d'une personne non pas "malade" mais plutôt "coincée": En devenir.

C'est ainsi à travers une pratique mêlant psychologie, philosophie, humour et métaphores que je voue mon activité professionnelle à aider la personne à avancer vers ce qui compte pour elle.