18/02/2026
En tant qu’experte en aromathérapie et en olfactologie, je suis régulièrement sollicitée par des distributeurs de la marque doTERRA, tout comme certains de mes collègues experts Aroma.
Je souhaite ici clarifier ma position de manière objective, professionnelle et éthique.
• Sur la notion de “grade thérapeutique”
La marque utilise le terme “Certified Pure Therapeutic Grade® (CPTG)”.
Il est important de préciser que :
• Cette appellation est une marque déposée interne à l’entreprise (américaine)
• Elle ne correspond pas à une certification indépendante reconnue par un organisme officiel (ISO, AFNOR, pharmacopée européenne, etc.).
• Le terme “therapeutic grade” n’a aucune définition réglementaire officielle en France ou en Europe.
Il s’agit donc d’un positionnement marketing et non d’une validation scientifique externe.
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• Sur la qualité des huiles essentielles
doTERRA réalise des analyses chimiques (GC/MS), pratique standard dans l’industrie.
Cependant :
• Une pureté analytique ne constitue pas à elle seule une preuve d’efficacité thérapeutique.
• La qualité d’une huile essentielle ne se limite pas à son absence d’adultération : elle inclut botanique, terroir, méthode de culture, mode de distillation, fraîcheur et traçabilité indépendante.
• Les certifications biologiques européennes ou référentiels pharmaceutiques offrent un cadre réglementaire plus clairement établi.
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• Sur le modèle commercial
La marque fonctionne sur un système MLM (marketing multiniveau).
Ce modèle :
• repose sur un réseau de distributeurs indépendants,
• inclut un système de recrutement et de commissions,
• peut générer une dynamique commerciale forte autour du produit.
Bien que légal, ce fonctionnement peut parfois entraîner :
• une transmission d’informations non encadrée scientifiquement,
• des recommandations d’usage dépassant le cadre réglementaire,
• une confusion entre conseil commercial et conseil thérapeutique.
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• Sur les allégations santé
En France et dans l’Union européenne :
• Une huile essentielle ne peut être présentée comme traitant ou prévenant une maladie sans statut de médicament.
• Les allégations thérapeutiques sont strictement encadrées.
Le respect de ce cadre est, pour moi, non négociable.
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🌿 Ma vision et mon engagement
Au-delà des considérations techniques ou commerciales, j’encourage une approche plus consciente et incarnée de l’aromathérapie.
J’invite à se tourner, autant que possible, vers :
• des petits producteurs indépendants,
• des distillateurs respectueux de la terre et du vivant,
• des cultures à échelle humaine,
• une relation directe avec le terroir et la plante.
Pour moi, la qualité ne se mesure pas uniquement en chromatographie.
Elle se ressent aussi dans :
• la vitalité vibratoire de la plante,
• la cohérence éthique de la filière,
• l’intention posée dans la culture et la distillation,
• la conscience du praticien qui l’utilise.
L’aromathérapie est une science, oui.
mais elle est aussi une rencontre subtile entre la plante, la terre et l’humain.
(Je ne cherche pas la polémique, juste des faits concrets )