18/02/2026
Les équipes de l’APST18 se mobilisent autour de sujets essentiels pour la santé au travail.
Parmi eux : 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗲́𝘃𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗿𝗶𝘀𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝘀𝗮𝗹𝗮𝗿𝗶𝗲́𝘀 𝗶𝗻𝘁𝗲́𝗿𝗶𝗺𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀, un enjeu souvent sous-estimé alors même qu’il concerne des milliers de travailleurs.
Ce public, souvent moins visible, évolue dans des environnements changeants, sur des missions courtes, parfois à risque, avec des obligations partagées entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise utilisatrice. Dans ce contexte, le suivi de santé peut rapidement devenir difficile à appréhender : visites médicales aux modalités différentes, délais spécifiques, organisation complexe… Il n’est pas toujours simple de savoir qui intervient, à quel moment et pour quelles raisons.
C’est dans cette perspective que l’APST18 a participé, le 6 février, à une matinée d’études consacrée à l’intérim, organisée par l'ERT UO de l'Université d'Orléans, le Centre de recherche juridique Pothier, Université de Tours, le laboratoire de recherche juridique François Rabelais et l’AFDT Centre-Val de Loire. Cette rencontre a permis de croiser les regards d’universitaires, de juristes, de sociologues, de professionnels de santé et de représentants syndicaux. La diversité des approches a nourri une réflexion riche sur les réalités contemporaines du travail temporaire et sur les pistes d’amélioration à poursuivre.
La juriste-chercheur et responsable de la prévention de la désinsertion professionnelle à l'APST18, a rappelé l'importance de l'investissement de toutes les parties prenantes : agences d'intérim, entreprises utilisatrices, intérimaires, acteurs de la santé au travail, ... notamment, en matière de déclaration des risques professionnels au plus près du travail réel. L'occasion de faire le point sur les enjeux du suivi de santé des intérimaires, VIP/SIR et visites spécifiques.
Dans la continuité de ces échanges, la question de la visite de reprise a été abordée. Pour les salariés intérimaires, cette étape peut rapidement devenir complexe, en particulier lorsque la mission est terminée et que le contrat n’est plus en cours au moment où la visite devrait être réalisée. Afin d’éviter ces ruptures de suivi et de garantir une prise en charge adaptée, l’APST18 travaille aux côtés du FASTT (Fonds d'Action Sociale du Travail Temporaire) pour proposer des solutions innovantes, comme la visite de retour à l'emploi (VRE). Ce dispositif permet de sécuriser le parcours de reconversion, même en dehors d’un contrat actif.
Cette participation témoigne de l’engagement de l’APST18 et illustre l’importance d’un accompagnement clair et structuré pour garantir la sécurité et la santé des salariés intérimaires.