Karine Henriquet Psychologue Clinicienne Psychanalyste Psychothérapeute

Karine Henriquet Psychologue Clinicienne Psychanalyste Psychothérapeute Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Karine Henriquet Psychologue Clinicienne Psychanalyste Psychothérapeute, Psychologue, Ancienne Cure, 64 Place des commerces, Bourgneuf.

Psychologue clinicienne | Psychanalyste |Thérapie individuelle & familiale | Clinique de l’extrême : expériences traumatiques, soins palliatifs | Psychanalyse transgénérationnelle | Supervisions & expertise institutionnelle | Autrice

Les animaux, reflets de la dynamique familialeLes animaux de compagnie, en particulier, occupent une place essentielle a...
25/11/2025

Les animaux, reflets de la dynamique familiale

Les animaux de compagnie, en particulier, occupent une place essentielle au sein des systèmes familiaux. Ils peuvent symboliser des émotions refoulées, servir de catalyseurs de conflits ou encore agir comme porteurs de répétitions transgénérationnelles.

https://karinehenriquetpsychologue.com/2025/11/25/psychanalyse-transgenerationnelle-les-animaux-de-la-lignee-familiale/?fbclid=IwdGRjcAOS1KFjbGNrA5LUm2V4dG4DYWVtAjExAHNydGMGYXBwX2lkDDM1MDY4NTUzMTcyOAABHkwnr8hY_gx4Ti8H6nn6beMV5WMkCn9QCtk8Oq_JfPc9R5WRdVL-iwZg1V8T_aem_KhHUsGn1MmEy6yj8OXiF_A

Les animaux de la lignée familiale La psychanalyse transgénérationnelle explore les transmissions inconscientes qui circulent à travers les générations d’une famille. Si les figures humaines …

Vendredi psychanalyse transgénérationnelle, de découvertes en découvertes, historiciser, élaborer. La transformation vie...
22/11/2025

Vendredi psychanalyse transgénérationnelle, de découvertes en découvertes, historiciser, élaborer. La transformation viendra.

17/11/2025

Réunions à la chaîne, mails instantanés, décisions urgentes, courir après les délais, répondre à tout, tout de suite. La vitesse s’est glissée partout.
Elle promet de l’efficacité, elle impose la tension. À force d’aller vite, le travail s’éloigne de ce qu’il devrait, pourrait être : un espace de réflexion, de création, parfois même de lenteur.
➡️ https://l.franceculture.fr/v6y

17/11/2025

En France, on a souvent tendance à craindre l’erreur plutôt qu’à l’explorer. L’école valorise la réussite immédiate et la performance, au point que se tromper devient un tabou plutôt qu’une étape normale de l’apprentissage.

Et si on renversait cette logique ? Faire de l’erreur un moteur de curiosité et de créativité, plutôt qu’une source d’angoisse. Se tromper, réfléchir, recommencer… voilà ce qui permet de grandir, de comprendre et de développer un véritable esprit critique.

C’est un vrai défi pour notre culture éducative française, qui associe trop souvent intelligence et perfection, et qui oublie que la progression passe par les essais, les faux pas et les ajustements.

Pour réfléchir à ces enjeux et découvrir des pistes concrètes pour transformer l’école, plongez dans le magazine Innovation en Éducation https://boutique.innovation-education-lemag.fr/ et rejoignez-nous au 7ᵉ Congrès Innovation en Éducation, les 21 et 22 février à Nîmes. https://congres.innovation-en-education.fr/

✍️ Bernard Lahire, sociologue
🎙️ Source : Interview du 1er septembre 2025 sur France Culture, émission L’invité(e) des Matins



Source : Pygmalion

Quand le traumatisme replie le sujet : comprendre l’isolement extrêmeIl arrive qu’une personne, après un événement traum...
17/11/2025

Quand le traumatisme replie le sujet : comprendre l’isolement extrême

Il arrive qu’une personne, après un événement traumatique, se referme progressivement jusqu’à rester isolée dans son lieu d'habitation, incapable de sortir, parfois même de réaliser les gestes les plus élémentaires du quotidien comme faire les courses. À première vue, cet effacement du rapport au monde peut sembler n’être qu’un symptôme dépressif. Mais la psychanalyse permet d’en saisir les enjeux plus profonds : un mécanisme de survie devenu prison psychique.

Le repli comme tentative de survie

Pour Freud, le traumatisme est avant tout un « afflux d’excitations » qui excède les capacités du psychisme (Au-delà du principe de plaisir, 1920). Lorsque l’événement déborde le cadre interne, le psychisme cherche à réduire tout contact avec des stimuli potentiellement dangereux.
L’isolement n’est donc pas un choix, mais une réaction de protection primaire : se retirer pour éviter le retour du danger, ou l’afflux possible de sensations insupportables.

Ferenczi, dans Journal clinique (1932), décrit ce mouvement de « contraction psychique » : le sujet rétrécit son monde pour tenter d’échapper à l’excès d’excitation traumatique.

Un monde extérieur menaçant

Dans certains traumatismes, notamment ceux marqués par la sidération, le dehors perd sa cohérence. Le monde extérieur n’est plus un espace neutre, mais un lieu où peut surgir de l’imprévisible.
La rue, les interactions sociales, les décisions à prendre deviennent des zones hautement anxiogènes.

Winnicott, dans La crainte de l’effondrement (1963), éclaire ce phénomène : le sujet s’enferme non pour fuir le monde, mais pour éviter un effondrement intérieur déjà latent.
Souvent, sortir faire les courses devient impossible : il ne s’agit pas d’un manque de volonté, mais de l’incapacité de soutenir psychiquement une mise en mouvement.

Voici un extrait de témoignage court, incarné et sobre, qui peut s’intégrer dans ton article ou être utilisé en illustration clinique.
Il reste fictif mais fidèle aux mécanismes psychiques que tu décris.

Extrait de vécu :

« Je ne sais pas exactement à quel moment j’ai arrêté de sortir. Au début, je me disais simplement que j’avais besoin de quelques jours pour “reprendre”. Puis les jours sont devenus des semaines.
L’extérieur me paraissait trop bruyant, trop rapide, comme si chaque pas pouvait réouvrir quelque chose en moi.

Je restais dans mon appartement parce qu’ici, rien ne m’arrivait. C’était étouffant mais au moins c’était contrôlable. Je ne faisais plus les courses ; je vivais de ce qui restait, comme on se contente d’un souffle quand on n’a plus d’air.

Le pire, c’est quand j’ai commencé à penser qu’il vaudrait peut-être mieux que quelqu’un me ferme quelque part, pour de vrai. Comme si j’avais besoin que d’autres mettent des murs là où je n’en avais plus en moi.
Je n’en étais pas fier, mais parfois, je me surprenais à imaginer faire quelque chose de grave pour qu’on m’arrête, qu’on me retienne, qu’on me mette à l’abri de moi-même. »

L’isolement comme anesthésie émotionnelle

L’isolement n’est pas seulement spatial, il est aussi affectif.
Beaucoup décrivent une impression de « vie suspendue » : plus de projection, plus de désir, un ralentissement du temps. Olivier Douville parle d’un « gel traumatique » (L’enfant, le psychologue et la psychanalyse, 2011) : le psychisme réduit sa sensibilité pour ne plus être débordé.

Mais plus le sujet gèle ses affects, plus le monde extérieur se vaporise. Et plus il se vaporise, plus il devient menaçant à l’idée d’y retourner. C’est un cercle fermé, auto-renforcé, qui conduit à la disparition des gestes ordinaires.

L’habitat comme “enveloppe substitutive”

Dans ce repli, le lieu d’habitation se charge d’une fonction protectrice.
Anzieu (1985), avec son concept de Moi-peau, montre que lorsque les limites internes sont fragilisées, le sujet cherche un contenant externe. L’appartement devient une peau de remplacement, un espace qui soutient minimalement son sentiment d’identité.

Cependant, ce refuge peut se transformer en carapace. Sortir revient alors à mettre à nu une peau psychique fissurée, encore trop vulnérable.

Quand le traumatisme pousse à chercher consciemment ou inconsciemment l’enfermement

Certaines personnes traumatisées, incapables de contenir la fragmentation interne, passent à l’acte de manière à ce que la société les enferme : hospitalisation contrainte, placement, ou parfois même incarcération.
Dans ces cas, l’acte violent, vol, dégradation, mise en danger, n’est pas seulement une transgression : il porte souvent une demande paradoxale d’être retenu, stoppé, contenu par une autorité extérieure.

Pour certains sujets en grande détresse, la prison ou l’institution représentent une enveloppe externe radicale, un cadre qui vient suppléer une peau psychique effondrée.
Ferenczi avait déjà noté que certains patients traumatisés cherchent une forme de « tutelle » rigide pour survivre à l’éclatement interne. Et chez des sujets blessés très tôt, l’agir devient un message adressé au monde :
« Enfermez-moi, car je ne peux plus me contenir seul. »

Cet enfermement forcé peut représenter, d’un point de vue psychanalytique, une tentative ultime d’éviter le chaos interne – une manière extrême de restaurer un semblant d’ordre, même au prix de la privation de liberté.

Les risques du repli prolongé : appauvrissement du lien et de la pensée

L’isolement prolongé fragilise la pensée.
Privée de dialogue, de mouvements, d’altérité, la pensée peut se figer, se dissocier ou se fragmenter. Le temps devient informe, les jours se répètent, parfois sans repères.
La psychanalyse rappelle que la pensée a besoin du monde pour rester vivante : elle a besoin d’un autre, d’une adresse, d’un rythme, d'un accueil et de partage.

Comment le soin peut ouvrir une brèche

La sortie de l’isolement ne commence pas par la rue, mais par une rencontre.
La présence du clinicien vient parfois remplacer, au départ, les limites perdues : elle offre un espace où le sujet peut reprendre souffle, éprouver une continuité minimale.
Winnicott parle d’un « environnement suffisamment bon » où l’on peut renaître par fragments.

Quand le sujet retrouve une sensation interne de support, même très fragile, les actions les plus simples — ouvrir la porte, faire quelques pas, parler à un commerçant — peuvent réapparaître comme possibles.

Références bibliographiques

Anzieu, D. (1985). Le Moi-peau. Dunod.

Douville, O. (2011). L’enfant, le psychologue et la psychanalyse. Dunod.

Ferenczi, S. (1932). Journal clinique. Payot.

Freud, S. (1920). Au-delà du principe de plaisir. PUF.

Winnicott, D. W. (1963). La crainte de l’effondrement. Payot.

Winnicott, D. W. (1974). Jeu et réalité. Gallimard.

La qualité du soin psychique et la diversité des pratiques menacées à l'heure où le gouvernement à fait de la santé ment...
16/11/2025

La qualité du soin psychique et la diversité des pratiques menacées à l'heure où le gouvernement à fait de la santé mentale une priorité.

Certains psychologues sont psychanalystes et psychothérapeutes. Nous avons pour la plupart nombreuses formations et continuons de nous former.

De la même manière je me suis ouverte au TCC parce que je pensais que cela pourrait aider à répondre à la demande de certains patients. Ce qui est le cas. Cet amendement remet en cause complètement une ouverture sur les pratiques de soins qui à l'heure actuelle modifiera l'accès et potentiellement les remboursements. Il est à penser que progressivement les mutuelles ne rembourseront plus de séances en raison du dispositif mon psy.

Défendre le soin psychique : enjeux, risques et perspectives

Contexte : pluralité des pratiques dans le soin psychique

En France, le champ du « soin psychique » est particulièrement divers et pluriel : psychologues, psychanalystes, psychothérapeutes, psychiatres, chacun avec son approche, sa formation et sa légitimité. Cette diversité est précieuse : elle permet de répondre à des demandes très variées — de la détresse ponctuelle jusqu’aux névroses ou aux pathologies plus profondes.

Les psychologues : issus d'un parcours universitaire ils sont formés à la psychologie clinique, psychopathologie, psychologie développementale, psychosomatique... etc. Ils peuvent proposer des bilans, de la psychothérapie, etc. Certains sont d'orientation TCC et d'autres psychodynamique, psychothérapeute ou aussi psychanalystes.

Les psychanalystes : adoptent une approche plus « psychodynamique », centrée sur l’inconscient, les conflits intérieurs, le transfert. Certains sont psychologues ou psychiatres.

Les psychothérapeutes : ce terme est plus large ; il peut désigner des praticiens formés à différentes approches (CBT, psychodynamique, systémique…).

Cette pluralité est un atout : elle garantit que chaque personne peut trouver un praticien dont l’approche correspond à sa sensibilité et à sa souffrance.

Mais elle pose aussi des défis : comment garantir que toutes ces pratiques sont reconnues, accessibles, remboursées, et respectées dans un cadre éthique ? C’est précisément à ce croisement que se situe le débat actuel, particulièrement à la lumière des récents amendements parlementaires.

Le "nouvel amendement" : ce qu’il dit (et ce qu’il ne dit pas)

Plusieurs amendements récents ont été déposés dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), et ils suscitent des inquiétudes importantes dans le monde du soin psychique.

L’amendement n° 001086 (octobre 2025)

Déposé par Sébastien Peytavie (groupe écologiste/social), cet amendement a été adopté. Il demande un rapport sur l’application du dispositif « Mon soutien psy », mis en place par la loi de financement de la sécurité sociale.

Ce rapport doit évaluer, entre autres :

- l’évolution du nombre de professionnels engagés dans « Mon soutien psy » ;

- les conséquences du tarif des séances sur la fréquentation des centres médico-psychologiques (CMP) et médico-psycho-pédagogiques ;

- l’impact des limitations du nombre de séances (plafond à 12) et le degré de gravité des patients pris en charge.

Il envisage même la possibilité d’arrêter le dispositif « Mon soutien psy » et de réallouer les crédits vers le recrutement de psychologues dans les CMP, et la revalorisation de leurs salaires.

L’amendement critique la nature brève des consultations (30 à 40 min) et le fait qu’elles semblent réservées à des cas « légers à modérés », ce qui oriente vers des thérapies brèves.

Il souligne aussi un problème de répartition territoriale : le dispositif repose sur la liberté d’installation des psychologues, ce qui conduit à une concentration dans les zones urbaines et une désertification dans les zones moins denses.

Ce que cela révèle : une inquiétude profonde sur le fait que « Mon soutien psy » serait un pis-aller, un dispositif « low cost » de soutien psychologique, plutôt qu’une véritable prise en charge du soin psychique sur la durée.

Beaucoup de psychologues actuellement se sont inscrits car sortent depuis peu de l'université et ne connaissent pas les enjeux actuels. Le dispositif facilite le lancement de leurs cabinets et un repérage plus aisé aussi des médecins et CPTS ou Maisons Médicales.

L’amendement AS1405 (octobre 2024)

Cet amendement modifie l’article L.162-58 du Code de la sécurité sociale : il supprime l’obligation d’adressage préalable par un médecin ou une sage-femme pour que la Sécurité sociale prenne en charge les séances de psychologues dans le cadre du dispositif.

Autrement dit, il sécurise l’accès direct à un psychologue sans passer par un médecin, ce qui peut renforcer l’autonomie des patients dans leur parcours psychique.
Le parcours initial était trop coûteux et non suffisamment respectueux des patients.

L’amendement n° 000277 (janvier 2025)

Proposé par les mêmes auteurs que l’amendement 001086, il vise la réorientation des 170 millions d’euros alloués à « Mon soutien psy » vers le recrutement de psychologues dans les CMP et la revalorisation de leurs salaires.

Cet amendement met en lumière la critique selon laquelle les ressources allouées à « Mon soutien psy » pourraient être mieux investies dans le service public, pour une prise en charge plus structurelle.

A voir si l'orientation clinique des psychologues qui seront recrutés. Car beaucoup d'entre eux sont et étaient aussi psychanalystes ou d'orientation psychodynamique. Le risque est de tendre vers une seule orientation type TCC thérapies brèves sans prise en charge globale et singulière des patients. La disparition progressive des thérapies de groupes et familiales qui étaient aussi des dispositifs retrouvés en CMP adultes ou enfants.

Amendement sur la TSA (taxe de solidarité additionnelle)

Un autre amendement (n° 001088, retiré, mais très symbolique) proposait de réduire la TSA sur les contrats de complémentaires santé qui couvrent des « thérapeutiques non médicamenteuses » (psychologie, diététique, activité physique adaptée), sous certaines conditions.

Cela montre une volonté (chez certains députés écologistes / de gauche) de favoriser la prise en charge des soins psychiques “non médicaux” via les mutuelles au risque que les mutuelles ne remboursent plus car se retrancher derrière le dispositif mon psy.

Les enjeux de la défense du soin psychique

À travers ces amendements, plusieurs lignes de tension apparaissent clairement. Voici quelques-uns des enjeux cruciaux :

Accessibilité vs qualité

Le dispositif « Mon soutien psy » vise à rendre les consultations psy plus accessibles (remboursement partiel, prise en charge, etc.).

Mais limiter à 12 séances et viser essentiellement des cas “légers à modérés” pose la question de la profondeur du soin psychique : peut-on faire un travail thérapeutique significatif dans ce cadre ?

La pression vers des thérapies brèves peut négliger les personnes ayant besoin d’un accompagnement plus long, plus “intérieur” (par exemple, dans des approches psychanalytiques ou psychodynamiques). Certains patients polytraumatisés, ou bien avec certaines problématiques ne pourront pas bénéficier de soins en TCC ou en psychodynamique selon leurs situations. Le soin psychique reste toujours du cas par cas en fonction du parcours de vie de chaque patient.

Pluralité des pratiques et liberté thérapeutique

La diversité des praticiens (psy, psychanalystes, psychothérapeutes) est un actif : chacun apporte une modalité de soin différente.

Des réformes trop “standardisées” risquent de privilégier certaines approches au détriment d’autres. Par exemple, la Société psychanalytique de Paris a manifesté son inquiétude face à un “modèle médical” du soin psychique qui pourrait marginaliser les pratiques analytique.

Il y a un risque que la régulation (ou la “normalisation”) des psychothérapies conduise à une “psychothérapie d’État”, selon certains critiques, c’est-à-dire une vision prescriptive, uniformisée, qui nie la singularité du processus psychique.

Financement et répartition des ressources

Le “coût” des séances remboursées, les tarifs, la façon dont les psychologues sont “rachetés” par le dispositif MW : tout cela joue sur la viabilité et l’attractivité du système pour les professionnels.

L’amendement demandant de réaffecter les crédits vers les CMP souligne une tension entre la santé mentale de proximité (publique) et la “sous-traitance” via des psychologues libéraux dans des modèles de soutien psy délégables.

De plus, la concentration des psychologues “conventionnés” dans les zones urbaines pose un problème d’équité d’accès : les zones rurales ou les territoires moins bien dotés pourraient rester sous-desservis.

Éthique et déontologie

La création possible d’un ordre des psychologues, discutée par certains, fait polémique : certains craignent une “paramédicalisation” excessive, d’autres la perte d’autonomie des pratiques cliniques.

Garantir un cadre déontologique respectueux des différentes écoles (analytique, comportementale, humaniste…) est un défi, car chaque approche a ses propres valeurs, sa propre vision du travail psychique.

Pourquoi défendre le soin psychique “classique” ou “analytique” aujourd’hui ?

Voici quelques arguments forts en faveur d’une défense du soin psychique dans sa diversité, notamment des approches non “ultra-brèves” ou “ultra-techniques” :

Le soin psychique est un travail de temps
La psyché humaine ne se transforme pas toujours (ou pas bien) dans 8 à 12 séances de 30 minutes. Pour certaines souffrances (trauma, névrose, questions existentielles), la thérapie long terme, l’exploration, la réflexion sur le transfert et l’inconscient sont essentielles.
Certains psychologues conventionnés ont abusé du dispositif et proposé des séances d'une heure en passant à 4 ou 6 séances au lieu de 8 à 12 alors que les mutuelles pour la plupart remboursaient déjà 4 à 6 séance de 45 min à 1h00.

Préserver la liberté du patient dans le choix thérapeutique

Si le cadre législatif ou le financement privilégie certaines approches, le patient risque de perdre l’accès à d’autres modalités (psychanalyse, thérapies psychodynamiques, etc.) qui pourraient être plus adaptées à sa problématique personnelle.

Garantir un maillage de soins publics fort
Les CMP, en tant que services publics, sont essentiels pour les populations les plus fragiles (financièrement, psychiquement). Renforcer ces structures via des recrutements et des revalorisations montre une vision à long terme de la santé mentale, au-delà d’un “soutien ponctuel”.

Assurer une régulation déontologique respectueuse des différences
Plutôt que d’imposer une vision uniformisée du “bon soin psychique”, il peut être plus juste et éthique de garantir un cadre déontologique souple, reconnaissant la pluralité des pratiques tout en assurant des standards de qualité et une complémentarité des approches.

Éviter une marchandisation du psychique
Le soin psychique ne devrait pas devenir un “marché low cost” ultra-concurrentiel où les séances sont réduites à des unités de consommation. Une politique publique forte peut éviter que la psychologie devienne un simple produit remboursable, déconnecté du “temps thérapeutique” et des besoins subjectifs de chaque patient.

Les risques si cette défense échoue

Si les décisions parlementaires ou réglementaires ne protègent pas cette pluralité et cette profondeur du soin, plusieurs scénarios inquiétants peuvent se dessiner :

Uniformisation des psychothérapies autour de modèles “recommandés” (par exemple, uniquement les pratiques validées par la HAS), au détriment des approches plus “classiques” ou analytiques.

Pression à la réduction des séances remboursables, avec un "tout-bref" thérapeutique comme norme.

Faible soutien public aux CMP, augmentant les inégalités d’accès selon les territoires.

Érosion de la formation des praticiens dans des approches plus “fondamentales” du soin psychique, si seuls les modèles “rapides” sont valorisés.

Réduction de la liberté pour les praticiens et pour les patients dans le choix des méthodes.
Des pratiques visant à tomber dans de l'hypercontrole gouvernemental avec de la mise sous contrainte et une perte de liberté de choisir un accès au soin pour les patients.

En conclusion : vers une politique de soin psychique ambitieuse

Pour défendre le soin psychique dans toute sa richesse, il faudrait une politique à la fois visionnaire et pragmatique :

Visionnaire, parce qu’elle reconnaîtrait la valeur des approches psychodynamiques, analytiques, humanistes, et pas seulement des interventions brèves.

Pragmatique, parce qu’elle tiendrait compte des contraintes budgétaires, mais chercherait à réorienter les financements (comme le propose l’amendement 001086) vers des structures publiques fortes (CMP) et des professionnels bien formés.

Éthique, car elle garantirait un cadre déontologique souple et protecteur, respectant la pluralité des pratiques sans imposer une vision monolithique.

Inclusive, en assurant un accès équitable sur tout le territoire, sans laisser la santé mentale aux seuls praticiens libéraux dans les grandes villes.

Allonger les jambes sur un mur est l'une des choses les plus simples mais les plus guérissantes que vous puissiez faire....
15/11/2025

Allonger les jambes sur un mur est l'une des choses les plus simples mais les plus guérissantes que vous puissiez faire. Il libère les tensions dans le bas du dos, soutient la désintoxication par le drainage lymphatique, active le système nerveux parasympathique, approfondit la respiration et améliore l'oxygénation, réduit l'inflammation des jambes et des pieds et améliore la qualité du sommeil. Faites cela le matin pour stimuler la circulation et le flux lymphatique, et le soir pour vous détendre pour un sommeil profond.

14/11/2025

Détection d'Alzheimer en 3 minutes 🧠

14/11/2025

Being with someone who wants to learn about your past history, not to punish or hurt you, but to learn how you need to be loved.

La violence peut être classée en deux grandes catégories : violence active et violence passive. Ces deux types se distin...
14/11/2025

La violence peut être classée en deux grandes catégories : violence active et violence passive. Ces deux types se distinguent par la manière dont elles se manifestent et leur impact sur la victime.

1 - La violence active : C'est une forme de violence directe et manifeste, impliquant une action volontaire pour nuire ou blesser une autre personne, physiquement ou psychologiquement.

2 - La violence passive : Il s'agit d'une violence indirecte ou latente, souvent liée à une absence d’action ou une négligence, qui cause du tort à une personne.

Adresse

Ancienne Cure, 64 Place Des Commerces
Bourgneuf
73390

Heures d'ouverture

Lundi 08:00 - 20:30
Mardi 08:00 - 20:30
Mercredi 08:00 - 20:30
Jeudi 08:00 - 19:00
Vendredi 08:00 - 19:30

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Karine Henriquet Psychologue Clinicienne Psychanalyste Psychothérapeute publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter La Pratique

Envoyer un message à Karine Henriquet Psychologue Clinicienne Psychanalyste Psychothérapeute:

Partager

Share on Facebook Share on Twitter Share on LinkedIn
Share on Pinterest Share on Reddit Share via Email
Share on WhatsApp Share on Instagram Share on Telegram