Gemmothérapie: cures personnalisées et suivi

Gemmothérapie: cures personnalisées et suivi Cures et suivis personnalisés, pour vous aider à soulager vos problèmes de santé

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THÈSE DE DOCTORAT DE FIN D’ÉTUDES DE PHARMACIE: « La gemmothérapie à l’officine », Agathe PATOU« LA PRODUCTION DES MACÉR...
13/04/2026

THÈSE DE DOCTORAT DE FIN D’ÉTUDES DE PHARMACIE:
« La gemmothérapie à l’officine », Agathe PATOU

« LA PRODUCTION DES MACÉRATS : ALPHAGEM »

Extraits des réponses:

« - L’extraction doit se faire avec un minimum de 28 jours avec une température minimum de 20°.
- Le taux de principe actif dépend de plusieurs facteurs : le type de bourgeon, la récolte… mais également le ratio solvant / plantes. Nous travaillons avec le ratio 1/20 repris dans la pharmacopée
- Nous n’avons pas connu à ce jour de rupture de stock. Mais certaines années les récoltes sont moins fructueuses que d’autres (climat par exemple)
- Oui nos produits se retrouvent dans officines (en ville ou campagne) »

« -Nous utilisons des bourgeons frais uniquement
- Les bourgeons sont stabilisés dans le même mélange (eau alcool glycérine) que celui que l’on trouve dans le produit final.
- Une fois stockés, les bourgeons peuvent être conservés jusqu’à la mise ne macération. Pour le délai, cela dépend de l’état du stock. Quelques fois ils sont mis en macérations directement, quelques fois ils sont stockés à l’état stabilisé jusqu’à ce que nous en ayons besoin.
- Nous assurons la récolte nous-même.
- Comme la fabrication se trouve dans le sud de la Belgique (triangle des 3 frontières avec la France et le Luxembourg), je dirai que les bourgeons sont européens. De plus, nous avons nos récolteurs qui se trouvent également dans le sud de la France pour certains bourgeons que nous ne trouvons pas dans notre climat (figuier, romarin etc…)
- Oui, nous faisons une analyse sur chacun de nos lots. En effet, pour un même bourgeon, l’analyse peut varier considérablement. Ce qui fait varier le plus, c’est l’état du bourgeon au moment de la récolte. Vous n’obtenez pas les mêmes valeurs si vous récoltez trop tôt ou trop t**d. - C’est pourquoi nous suivons les normes de l’Association Internationale de Gemmothérapie. Celles-ci permettent de standardiser les récoltes, et donc les concentrations, garantissant au consommateur final un produit avec une efficacité standard à travers les lots et les années de récolte. »

Suite à mes interrogations sur l’étape de « stabilisation », j’ai envoyé deux mails (j’ai demandé des explications plus claires suite à la première réponse »:
1/ 2 « Nous stabilisons les bourgeons fraîchement récoltés sur les lieux de récoltes dans le solvant EAU-ALCOOL-GLYCERINE.
Une fois stabilisés, les bourgeons peuvent être stockés et mis en macération quand nous avons besoin.
Le stockage se fait dans notre hangar à température ambiante. »
2/2 « Une image qui pourrait vous aider à comprendre.
Vous aimez boire du thé le soir mais uniquement à partir de plante fraîche. Votre recette de thé prévoit 100gr de plante fraîche pour 1L d’eau.
Vous récoltez votre plante fraîche le matin parce que selon vous, c’est le meilleur moment pour la récolter. D’ici le soir, votre plante va noircir et perdre en qualité.
Vous vous dites alors : Je n’ai qu’à prendre mes plantes fraîches le matin, les 100gr dans 100ml d’eau pour les conserver jusqu’au soir.
Le soir venu, vous réchauffez de l’eau et ajoutez 900ml à votre mélange. Vous laissez infuser puis dégustez votre préparation.
La différence, c’est que nous utilisons de l’eau, mais surtout de l’alcool et de la glycérine qui sont des conservateurs naturels. Nos bourgeons sont donc stabilisés et prêt pour une future mise en macération.
Le délai entre la stabilisation et la macération dépend des besoins. On peut donc être amener à mettre en macération directement après la récolte, ou 1 mois après. »

Points positifs:
- Ils sont très précis et transparents, ils prennent le temps d’expliquer leur processus et le Monsieur contacté est très aimable
- j’apprécie ces analyses systématiques, car oui, d’une année à l’autre, d’un lieu à un autre, les informations génétiques peuvent varier. Avoir une standardisation permet d’avoir les résultats attendus sur le long terme. J’ajoute de qui est mentionné sur leur site: « tous nos macérats sont soumis à des tests toxicologiques, ainsi qu’à des évaluations d’utilisation et d’efficacité, afin de garantir leur innocuité et leur performance ».

Point négatif:
- des prix plus élevés que la moyenne, mais cela peut se justifier par les frais investis pour contrôler leurs produits
- la méthode de stabilisation m’interroge encore (je suis peut être complètement stupide 😅)

Rappel des règles de fabrication à respecter impérativement:
- Macération sur le lieu de cueillette (ou à proximité)
- Dans un mélange de solvant composé de 1/3 d’eau, 1/3 de glycérine, 1/3 d’alcool à 96 degrés
- Utilisation de bourgeons entiers et frais
- Durée de macération de 21 jours (sauf utilisation d’un degré d’alcool inférieur)
- Dynamisation régulière tout au long de la macération

À vous de faire votre propre avis…

THÈSE DE DOCTORAT DE FIN D’ÉTUDES DE PHARMACIE: « La gemmothérapie à l’officine », Agathe PATOU« LA PRODUCTION DES MACÉR...
13/04/2026

THÈSE DE DOCTORAT DE FIN D’ÉTUDES DE PHARMACIE:
« La gemmothérapie à l’officine », Agathe PATOU

« LA PRODUCTION DES MACÉRATS : LA COMPAGNIE DES SENS »

La compagnie des sens est sans doute le plus grand laboratoire français de gemmothérapie, mais ils vendent aussi des huiles essentielles ou d’autres dérivés naturels.

« - Fabrication des macérâts de bourgeons : notre fournisseur produit des macérâts concentrés dont vous trouverez les étapes de fabrication ci-dessous.
- Les bourgeons macèrent pendant 20 jours dans le solvant.
- Taux de principe actif : nos macérâts contiennent 10% de bourgeons frais. En pièce jointe vous trouverez un exemple de fiche technique d'un de nos macérats (Cassis) qui répertorie cette information.
- Ruptures de stock : oui nous en avons déjà eu mais cela peut-être lié à plusieurs facteurs (rupture fournisseur, délai de commande de matière première, délai de conditionnement). Je n'ai pas les références précises, cela peut arriver sur toutes les références.
- Macérâts rares : nous avons plutôt des références connues.
- Commercialisation en pharmacies : nous travaillons en effet avec certaines pharmacies. Elles sont libres de commander les produits qu'elles souhaitent, elles n'ont pas forcément de la gemmothérapie ni toutes les références que nous proposons.

Points positifs:
- Ils sont transparents et ils ont répondu à la plupart de nos questions, mises à part celles qui portaient sur des données commerciales
- les macérats sont dosés à 10% et à un tarif le plus bas du marché. Ayant posé la question sur ce point qui pourrait être perçu comme un critère négatif, ils m’ont informée que le fondateur de la société souhaitait rendre les soins « phyto » abordables pour Monsieur ou Madame Tout-le-Monde: ils arrivent à dégager une marge sur la quantité produite
- leurs macérats sont analysés par leur laboratoire afin de standardiser les macérats et cela permet d’avoir les résultats attendus sur le long terme

Point négatif:
- ils restent vagues sur la façon d’obtenir leur taux de principes actifs: on sent qu’ils tiennent à préserver leurs sources (fournisseurs) et ils semblent séparer le service production/laboratoire du service commercial. Cela ne me choque pas tant que ça: dans ce type de société, les services sont spécialisés et ont des compétences différentes.

Rappel des règles de fabrication à respecter impérativement:
- Macération sur le lieu de cueillette (ou à proximité)
- Dans un mélange de solvant composé de 1/3 d’eau, 1/3 de glycérine, 1/3 d’alcool à 96 degrés
- Utilisation de bourgeons entiers et frais
- Durée de macération de 21 jours (sauf utilisation d’un degré d’alcool inférieur)
- Dynamisation régulière tout au long de la macération

À vous de faire votre propre avis…

THÈSE DE DOCTORAT DE FIN D’ÉTUDES DE PHARMACIE: « La gemmothérapie à l’officine », Agathe PATOU« LA PRODUCTION DES MACÉR...
09/04/2026

THÈSE DE DOCTORAT DE FIN D’ÉTUDES DE PHARMACIE:
« La gemmothérapie à l’officine », Agathe PATOU

« LA PRODUCTION DES MACÉRATS : HERBIOLYS »

Extrait des réponses:
- « Quel est le degré d'alcool utilisé ? 19% dans le produit fini. Rectification ultérieure « Ma collaboratrice a fait une erreur le degré alcool pour la gemmothérapie est de 25% et pas 19% »
- « Faites-vous des analyses régulièrement, afin d'assurer le taux de principes actifs et de leur présence dans vos macérats ? Non, nous offrons des extraits de plantes et non un principe actif comme le font les médicaments. Rectification ultérieure: « Il y a 3% de bourgeons dans 1 flacon de 50ml »

Points positifs:
- ils sont transparents et ils ont répondu à toutes les autres questions

Points négatifs:
- les premiers échangent étaient approximatifs, voire un peu « lunaires » concernant le taux de principes actifs (ahhh, les stagiaires!), mais ils ont su rectifier le tir par la suite
- le taux de principes actifs n’est que de 3%, ce qui nécessite d’en prendre plus par rapport à un macérat à 5 ou 10% de principes actifs: cela peut générer un coût supplémentaire

Rappel des règles de fabrication à respecter impérativement:
Macération sur le lieu de cueillette (ou à proximité)
Dans un mélange de solvant composé de 1/3 d’eau, 1/3 de glycérine, 1/3 d’alcool à 96 degrés
Utilisation de bourgeons entiers et frais
Durée de macération de 21 jours (sauf utilisation d’un degré d’alcool inférieur)
Dynamisation régulière tout au long de la macération

À vous de faire votre propre avis…

THÈSE DE DOCTORAT DE FIN D’ÉTUDES DE PHARMACIE: « La gemmothérapie à l’officine », Agathe PATOU« LA PRODUCTION DES MACÉR...
07/04/2026

THÈSE DE DOCTORAT DE FIN D’ÉTUDES DE PHARMACIE:
« La gemmothérapie à l’officine », Agathe PATOU

« LA PRODUCTION DES MACÉRATS : PLANTARÉE »

Bonjour,

Contrairement aux autres producteurs/laboratoires, j’ai posé questions par téléphone, donc je n’ai pas d’extraits de mails.

Points positifs:
- j’ai apprécié la clarté et la transparence des réponses de M. MALGORN, fondateur du laboratoire. Ses explications étaient simples et précises sur les méthodes de production. Il a même accepté de m’aider à comprendre le processus de production, dans « les règles de l’art ».
- c’est l’un des seuls producteurs qui a mis le doigt sur le problème des produits vendus par des tiers (pharmacie, magasin bio…): l’absence de formation des personnes qui en vendent! Pour être exacte, il m’a dit: « le seul problème avec la gemmothérapie, c’est le conseil! »…à qui le dites-vous!
- toutes les cueillettes se font à proximité du laboratoire, et il m’est arrivé de l’avoir au téléphone alors qu’il était en train de prélever des radicelles! Le Séquoia est le seul arbre se trouvant dans un autre département, mais la macération est faite sur le lieu de la cueillette.
- une phytothérapeute du laboratoire peut apporter des conseils concernant leurs produits

Points négatifs:
- le prix, relativement élevé pour des macérats artisanaux: les macérats sont dosés à 5% de principes actifs, ce qui peut obliger augmenter le dosage pour avoir une action équivalente à ceux à 10%

Rappel des règles de fabrication à respecter impérativement:
- macération sur le lieu de cueillette (ou à proximité)
- dans un mélange de solvant composé de 1/3 d’eau, 1/3 de glycérine, 1/3 d’alcool à 96 degrés
- utilisation de bourgeons entiers et frais
- durée de macération de 21 jours (sauf utilisation d’un degré d’alcool inférieur)
- dynamisation égulière tout au long de la macération

À vous de faire votre propre avis…

THÈSE DE DOCTORAT DE FIN D’ÉTUDES DE PHARMACIE: « La gemmothérapie à l’officine », Agathe PATOU« LA PRODUCTION DES MACÉR...
06/04/2026

THÈSE DE DOCTORAT DE FIN D’ÉTUDES DE PHARMACIE:
« La gemmothérapie à l’officine », Agathe PATOU

« LA PRODUCTION DES MACÉRATS : HERBALGEM »

Bonjour,

Je commence par Herbalgem qui, sauf erreur de ma part, est le laboratoire le plus important en matière de production de macérats de gemmothérapie.

Herbalgem également a été le seul laboratoire à ne pas répondre à nos questions, nous expliquant qu’ils ne communiquaient des informations que dans le cadre d’un « travail commun » de thèse.

Extrait:
« Cependant, nous regrettons de vous informer que nous ne sommes pas en mesure de répondre favorablement à votre demande.
En effet, lorsque les objectifs d’une thèse ou d’un projet de recherche sont en accord avec nos valeurs et nos priorités, nous entamons une collaboration via un accord tripartite précisant les engagements de chacun entre HerbalGem, l’institut et le/la doctorant(e).
Nous partageons alors notre expertise et de la documentation. En contrepartie, l’institut et le/la doctorant(e) s’engagent à utiliser exclusivement nos produits, à citer le nom d’HerbalGem dans leurs travaux, et à nous permettre d’exploiter et de partager les résultats.
Cette approche nous permet de garantir que les informations sont utilisées de manière sécurisée et conforme à nos valeurs et nos intérêts.
Vous comprendrez que certaines réponses aux questions posées sont des données sensibles et font parties de notre savoir-faire technique et exclusif. »

Voilà, voilà…

Bon, honnêtement, et compte tenu du délai de réponse du laboratoire (le plus long de tous les laboratoires ou producteurs contactés), je me doutais que nous allions recevoir un mail du service juridique. Chaque mot est pesé et validé par leurs juristes afin de répondre…sans vraiment répondre, et c’est bien dommage.

Nous avons donc dû compléter le tableau avec les informations recueillies sur leur site ou sur des articles sur le laboratoire.

Points positifs:
- Herbalgem est un incontournable et l’un des plus importants laboratoires de produits gemmothérapeutiques: on peut difficilement y échapper.
- Ils ont un large choix de macérats, à des tarifs raisonnables, qui sont probablement formulés au moyen d’analyses afin d’obtenir une standardisation des macérats pour garantir une régularité de présence de principes actifs et de leur taux. Cela permet d’assurer l’efficacité de leurs macérats, peu importe l’année ou le lieu de récolte.

Points négatifs:
- aucune communication, aucune transparence. Même si je comprends le secret professionnel de leur production, d’autres laboratoires importants ont été plus ouverts à la discussion

Rappel des règles de fabrication à respecter impérativement:
- Macération sur le lieu de cueillette (ou à proximité)
- Dans un mélange de solvant composé de 1/3 d’eau, 1/3 de glycérine, 1/3 d’alcool à 96 degrés
- Utilisation de bourgeons entiers et frais
- Durée de macération de 21 jours (sauf utilisation d’un degré d’alcool inférieur)
- Dynamisation régulière tout au long de la macération

À vous de vous faire votre propre avis et de contacter directement le producteur/laboratoire pour toute question complémentaire…

THÈSE DE DOCTORAT DE FIN D’ÉTUDES DE PHARMACIE: « La gemmothérapie à l’officine », Agathe PATOU« LA PRODUCTION DES MACÉR...
03/04/2026

THÈSE DE DOCTORAT DE FIN D’ÉTUDES DE PHARMACIE:
« La gemmothérapie à l’officine », Agathe PATOU

« LA PRODUCTION DES MACÉRATS »

Bonjour,
Voici un des éléments intéressants de la thèse d’Agathe PATOU (ne le sont-ils pas tous?), qui a été demandé par sa maître de thèse : un tableau comparateur de quelques producteurs de macérats, du gros laboratoire, comme Herbalgem, au petit producteur, comme Plantarrée.
C’est l’un des critères qui a motivé nos choix, mais aussi les informations mentionnées sur les sites internet concernant la formulation des macérats, notamment celles correspondant à la question numéro 2: la présence d’un solvant à la place de la glycérine était un critère éliminatoire.

Je ne vais pas me faire des amis, ou je vais perdre quelques membres, mais tant p*s, j’ai connu pire: inutile de polémiquer ici sur le miel, encore moins chauffé (mais pourquoi???), ou du sirop d’agave, qui remplace parfois la glycérine, et serait irritante pour le système digestif, ou que tel ou tel auteur encourage à le faire.
La gemmothérapie, ce n’est pas un concours de pâtisserie, mais une branche de la phytothérapie complexe qui ne tolère aucune fantaisie dans la formulation des solvants, le poids des bourgeons (secs et frais, entiers), le temps de macération (21 jours) et le degré d’alcool à 96˚ (à moins de suivre la table de Gay-Lussac).

Et je ne parle même pas des « producteurs » qui utilisent des excipients comme du jus de citron…!!! Si, si, vous avez bien lu!

C’est en élargissant la lecture d’ouvrages sur la gemmothérapie que l’on se rend compte que cette « préconisation » est marginale et sans véritable fondement, et que modifier un solvant peut porter atteinte à la santé du malade qui utilisera ces macérats.
Et, étonnamment, aucun des producteurs utilisant du miel ou du sirop d’agave n’a analysé ses macérats pour vérifier que les principes actifs étaient bien représentés dans leurs préparations, ou si d’autres, connus ou non, apparaissent dans l’extrait obtenu, et à quel dosage…oui, c’est cher, mais si on veut changer un solvant, on s’assure que ses produits présentent les mêmes qualités qu’un macérat glycériné.
À défaut, on suit les règles: quand il s’agit de santé, il est préférable d’éviter de prendre des libertés sans garanties.
Et il est tout à fait possible d’avoir la traçabilité de la glycérine si on s’adresse à des vendeurs sérieux.

La santé du malade/consommateur est LA priorité avant toute conviction personnelle: les producteurs doivent assumer la responsabilité de leur choix si le malade ne va pas mieux, ou pire, s’il va moins bien. Il est temps d’arrêter de jouer avec la formulation des macérats, comme si c’était une « recette » (comme comme j’ai pu le lire sur des groupes Facebook sur le sujet), et de la modifier au gré des envies du producteur.
Le fait que les macérats soient classifiés comme compléments alimentaires ou en vente libre ne veut pas dire qu’ils sont dépourvus d’effets secondaires ou à l’origine de problèmes de santé s’ils sont mal utilisés, particulièrement les macérats ayant une action hormonale, comme je l’ai déjà expliqué dans plusieurs posts publiés sur ma page (il suffit de descendre mon fil de posts).

Et surtout, les données et les résultats des études cliniques sont obtenus avec cette formule: de nombreux éléments servent de base au conseil, et celui-ci est l’un des plus importants,
Il est déjà assez difficile de connaître (et reconnaître en cours de cure) les effets secondaires de certains macérats, car il y a peu de données issues de la pratique dans les ouvrages, alors si on saute dans l’inconnu, c’est mission impossible.
Comme pour les traitements allopathiques, le changement d’un excipient peut être plus ou moins bien toléré: il en va de même avec les macérats.
Je privilégie toujours la sécurité des personnes que je conseille: j’essaie de sélectionner des producteurs mettant en avant les données scientifiques, chimiques, biologiques et médicales, ou se référant à des auteurs ayant la même approche.

On peut identifier deux grandes écoles de gemmothérapie:
- « l’école franco-belge »: on peut y regrouper des auteurs comme Philippe Andrianne, Franck Ledoux, Gérard Guéniot, Stéphane Boitsard… dont l’approche est plus portée sur l’aspect émotionnel ou la phytosociologie
- « l’école italienne »: on peut citer Marcello Nicoletti, Fernando Piterà Di Clima, Enrica Campanini, Bruno Brigo…qui accordent une plus grande partie de leur travail aux études cliniques, analyses biologiques des macérats et des composés actifs.
Il y a des auteurs en Roumanie et en Allemagne: l’auteure roumaine, Lauren Hubele, se rapproche plus de l’école franco-belge (elle a collaboré avec S. Boist**d), et une autre située en Allemagne, Cornelia Stern, qui est plus proche de l’école italienne, même si les émotions sont bien présentes dans ses conseils.

Personnellement, je suis bien plus en accord avec l’école italienne, qui met en avant les bases scientifiques et la compréhension physiologique des macérats, et cela influence forcément mon choix des macérats et des producteurs.
J’ai beaucoup de respect pour les auteurs du « Précis de gemmothérapie, fondements scientifiques de la méristémothérapie », qui est l’ouvrage le plus sérieux et documenté disponible. Ils ont réalisé un travail colossal pour permettre de connaître tous les éléments biologiques à prendre en compte lors du conseil des macérats.
Et j’apprécie également Enrica CAMPANINI qui, tout en recensant de nombreux résultats d’études cliniques récentes, reste compréhensible par tout le monde…si on parle italien ou si on est à l’aise avec GoogleTranslate ou avec une IA (qui n’existait pas quand je l’ai traduit).
Elle a également un certain esprit d’indépendance vis-à-vis de ses confrères qui me plaît bien…

Pour rappel, les règles de production d’un macérat mère glycériné concentré, tel que le Dr Pol HENRY les a élaborées, sont les suivantes (vous trouverez toutes les informations complémentaires en cliquant sur le lien en fin de post):
- préparation des solvants de macération: l’eau, l’alcool (96°) et la glycérine à parts égales, soit 1/3 chacun. Si l’alcool est à un degré moindre, il faudra modifier le temps de macération selon la table de Gay-Lussac (c’est plus complexe qu’il n’y paraît)
- le macérat mère est réalisé au 1/20e: c’est-à-dire 1 part de bourgeons (ou autre tissu embryonnaire), frais et entiers, pour 19 parts du mélange des trois solvants. Cela veut dire concrètement que: 1 g de bourgeons nécessite 19 g du mélange eau/alcool/glycérine. Il y a une étape à respecter avant la macération, car la dilution à 1/20e dépend du poids des bourgeons « secs »: je vous invite à vous référer aux informations présentes dans la thèse d’Agathe PATOU (lien ci-dessous)
- la macération dure 20/21 jours: au-delà, le taux de tanins, entre autres, peut créer des irritations digestives importantes, et il est difficile de quantifier l’augmentation de certains principes actifs, ou d’autres, non répertoriés
- le contenu est filtré « par gravité », avec une LÉGÈRE pression: donc, pas la peine de tasser le contenu du macérat, ce n’est pas recommandé.

Petite astuce: si le macérat est trouble et très foncé, amer ou âpre, c’est probablement le signe que les bourgeons ont été trop pressés et/ou que la durée de macération a été trop longue. Dans ce cas, il est préférable de ne pas en consommer: ça, c’est bien plus dommageable pour les intestins que ce que pourrait éventuellement faire la glycérine, à moins d’y être tout simplement intolérant ou allergique.
En l’écrivant, je me demande même si le sirop d’agave ou le miel ne sont pas utilisés pour masquer le goût des macérats, dont la production n’était pas conforme aux règles mentionnées ci-dessus.
Mais j’imagine aussi que certains producteurs pensent bien faire et ne se rendent pas compte de l’impact de leur choix sur la santé des personnes qui les utilisent.

Évitez les délais indiquant « minimum X semaines/jours »: il est difficile de faire confiance à un macérat dont la composition est trop floue, surtout si le producteur ne justifie pas son parti pris. À la limite, je préfère « 30 jours » (qui peut se justifier par un degré d’alcool moins important): cela donne un minimum d’informations et de visibilité lors du conseil.
À force de « boycotter » les producteurs ou laboratoires ne respectant pas ces règles, ils devront s’y plier, et il sera plus facile de trouver des macérats « sûrs », en attendant, comme je le souhaite, que la production de M.G. soit légalement encadrée.

Les principes actifs extraits par:
- l’eau: principes actifs hydrosolubles, vitamines hydrosolubles, flavonoïdes hydrosolubles, sels minéraux, tanins, acides hydrosolubles…
- l’alcool: vitamines, alcaloïdes, hétérosides, acides…
- la glycérine: composés aromatiques, phénols, flavonoïdes, cires, gommes, résine…

Il existe, ou plutôt « existait », car elle est très peu utilisée aujourd’hui, une formulation différente, mise au point par Max TÉTAU, connue sous le nom de « macérat 1DH » (ou 1D) dans laquelle il n’y que de l’alcool et de la glycérine, et considérée comme un médicament. En effet, le macérat 1 DH est reconnu par la Pharmacopée française.
Aujourd’hui, c’est la formule dite « M.G. », pour macérat glycériné concentré, considéré comme un complément alimentaire, qui représente la plus grande part du marché des macérats.

Il est également nécessaire de « dynamiser » les macérats tout au long de la macération.
Alors…une fois de plus, il y a un élément auquel je n’adhère pas (la fille pénible!): c’est l’interprétation que certains producteurs, ou des auteurs, ont de cette dynamisation.
En effet, elle serait une « récupération de l’énergie vibratoire », permettant de « transférer l’information électromagnétique »…certains sont même encore plus précis: il faudrait frapper 100 fois le flacon et/ou agiter les bocaux dans le sens des aiguilles d’une montre. Et un flacon simplement posé à côté d’une personne malade agirait quand même (effet placebo?)…

Je sais qu’on découvre tous les jours de nouvelles informations sur les pouvoirs des arbres ou des plantes, et, clairement, être entouré d’arbres fait du bien, ressource, apaise…ils ont des capacités de survie, de communication avec leur environnement ou de proprioception incroyables, c’est indéniable. La phytosocialisation, et même l’historique des croyances ancestrales prônant un lien entre un arbre et des propriétés médicales, peuvent être étudiés afin d’affiner le choix d’un macérat, tout en gardant un certain recul.
Par contre, pour moi, la dynamisation a surtout pour rôle de « décoller » des principes actifs contenus dans les parties les moins accessibles des bourgeons (ils sont quasiment fermés lors de la récolte), et…c’est tout. Je reviendrais volontiers sur mes convictions si des études cliniques prouvent cet aspect vibratoire de la macération. Jusque là, je continue à faire partie de la « team » italienne.

Bref…

Quand nous avons reçu cette demande, nous étions à quelques semaines de la clôture de la thèse: nous avons donc mené cette mission dans l’urgence, et nous n’avons pas malheureusement pas pu envoyer ce questionnaire à tous les producteurs répondant à nos exigences.
Certains interlocuteurs ont été coopératifs et transparents, quand d’autres n’ont pas souhaité nous répondre, nous ont adressé des réponses qui nous ont laissées perplexes ou bien encore se sont rétractés dès qu’on leur posait une question sur un procédé de macération ne respectant pas les règles définies par Pol HENRY.

En tant que consommateur, vous avez le droit de poser des questions sur la fabrication du macérat que vous souhaitez acheter. Si un producteur refuse de répondre et qu’il est incapable de justifier ses choix, passez votre chemin: il en existe qui produisent leurs macérats en ayant conscience de leurs effets sur l’organisme et qui sont soucieux de la santé des consommateurs, ainsi que du respect des principes fondamentaux de la production de leurs macérats.
Ils sont toujours heureux de partager leur métier: un producteur honnête et consciencieux n’a jamais peur des questions qu’on lui pose.

Autre surprise: un petit producteur n’est pas forcément plus responsable et respectueux des principes de fabrication qu’un gros laboratoire. J’ai eu de très bons échanges avec l’un d’eux, et nous avons pu constater, Agathe et moi-même, qu’ils se souciaient de proposer des macérats à des prix abordables, sans rogner sur la qualité.
J’utilise et je conseille leurs macérats sans appréhension.
Je n’ai droit à aucun traitement de faveur ou de réduction ou encore de commission: je tiens à mon indépendance vis-à-vis des laboratoires et des producteurs.
Si, un jour, je constate que leurs macérats ne répondent plus à mes attentes, j’en changerai sans hésitation.

Je publierai des extraits de ces mails, puisque les producteurs savaient que leurs réponses seraient mentionnées dans un document public, et vous vous ferez votre propre avis: si vous avez des questions, je vous invite à contacter directement le/la producteur/ice ou le laboratoire (les liens internet ou mails sont mentionnés dans les tableaux).

Depuis la fin de la rédaction de la thèse, j’ai envoyé ce questionnaire à quelques laboratoires afin d’étoffer le tableau.
Encore une fois, il est impossible de citer tous les laboratoires et/ou producteurs, donc je limite cette annexe à ceux respectant l’usage de la glycérine et des préceptes de Pol HENRY, qui ont été transparents et clairs sur leur méthode de production, et s’appuyant généralement sur les auteurs de l’école italienne.

Je ne pénalise pas ceux qui sont restés un peu vagues sur la localisation précise des lieux de cueillette ou toute autre raison qui font partie de la confidentialité, comme certaines informations commerciales. L’essentiel, par exemple, c’est de savoir que l’origine des matières premières étaient bien indiquées (France ou pays d’origine du producteur européen), qu’elles étaient mises à macérer entre une demi-heure et une heure (approximativement), sur le lieu de cueillette, fraîches et entières, et qu’elles étaient certifiées d’origine biologique.

Par contre, si trop de critères sont modifiés ou si je n’ai pas obtenu de réponse à une question essentielle, notamment sur la durée de macération (le problème le plus fréquent avec le remplacement de la glycérine), je préfère ne pas les conseiller aux personnes que je prends en charge.

De plus, j’ai ajouté:
- le prix des flacons, car cela peut être un critère non négligeable pour les consommateurs, même s’il faut distinguer les taux de matières premières ou l’aspect artisanal de production pouvant justifier un prix plus élevé. Il faudra donc vous référer au tableau ou contacter directement les producteurs pour obtenir plus d’informations et vérifier que les prix n’ont pas augmenté. Je mentionne le prix moyen, en indiquant à quel volume de macérat il correspond
- le lien vers les sites des producteurs/laboratoires en cas de demande d’informations complémentaires.

Comme il est impossible d’utiliser le tableau de la thèse sur Facebook, qui est illisible dans un post, je l’ai divisé en autant de tableaux que de producteurs: un producteur par post.

Nous avons envoyé le même questionnaire aux différents laboratoires mentionnés ci-dessous.

Voici les questions posées :
1/ Quelle est la durée de macération ?
2/ Le macérat est-il bien constitué de : 1/3 d’alcool, 1/3 d’eau et 1/3 de glycérine ?
3/ Quel est le degré d’alcool utilisé ?
4/ Quelle proportion de bourgeons utilisez-vous ?
5/ Utilisez-vous des bourgeons frais, entiers ou hachés ?
6/ Vos matières premières sont-elles « bio » ?
7/ Combien de temps s’écoule-t-il entre la cueillette et la macération ?
8/ Vos fournisseurs se trouvent-ils en France et/ou dans d’autres pays européens ?
9/ Quel est le taux de principes actifs de vos macérats ?
10/ Faites-vous des analyses régulièrement, afin d’assurer ce taux de principes actifs et de leur présence dans vos macérats ?
11/ Avez-vous des ruptures de stock ou des difficultés à produire certains macérats à cause de la raréfaction de certains arbres ou arbustes ?

Post sur la thèse « La gemmothérapie à l’officine », d’Agathe PATOU:
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Bibliographie:
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