Céline Archambault Psychanalyste

Céline Archambault Psychanalyste Penser à un travail sur soi est le premier acte courageux pour aller vers un mieux.

Un espace vous est proposé dans un cadre bienveillant, sans jugement ni tabou, pour des séances où le patient avance à son propre rythme.

Haaaa cet inconscient …..
09/01/2026

Haaaa cet inconscient …..

Une pensée toute particulière en cette journée. Particulièrement à toi Antonio Fischetti et à la regrettée Elsa CAYAT Ps...
07/01/2026

Une pensée toute particulière en cette journée. Particulièrement à toi Antonio Fischetti et à la regrettée Elsa CAYAT Psychiatre Psychanalyste.

LES MONSTRES DANS LE NOIR« Maman, j’ai peur du monstre sous mon lit ! Tu peux venir allumer la veilleuse et me tenir la ...
04/01/2026

LES MONSTRES DANS LE NOIR
« Maman, j’ai peur du monstre sous mon lit ! Tu peux venir allumer la veilleuse et me tenir la main pour que je m’endorme ? »
Et nous répétons ce schémas un bon moment de notre vie, voir toute notre vie…

Qui sont ces monstres ? Si l’enfant fantasme un danger possible à travers la peur du noir, s’il personnifie ses peurs en les qualifiant de monstres sous le lit, l’adulte, lui , possède en lui ses démons issus de son histoire. Ses peurs de souffrir encore et toujours de ses blessures, de ses traumatismes, de ses manques, de sa transparence ….
Haaaa, ces démons qui vous prennent aux tripes lorsqu’ils réapparaissent ! Qui vous font toucher le fond des ténèbres en vous saisissant par leur terreur, qui vous asphyxient et vous font tomber d’effroi.
Qui voudrait les autoriser encore et toujours à venir nous surprendre sans veilleuse ni doudou ?
Ces monstres demeurent, au-delà de notre enfance, notre plus grande menace. Ils nous arrachent au principe de plaisir et nous cherchons, notre vie durant, la veilleuse ou la maman rassurante qui les empêcheront de refaire surface.

Alors l’enfant qui a grandit, va s’empresser de sortir du fin fond de lui-même, sa belle boite à doudou et va veiller, pour se défendre, à ne jamais prendre le risque de souffrir encore. « Voyons, par quoi puis-je remplacer ma petite veilleuse en forme d’étoile ou la douce main de maman ? »
Comment figer ces démons ? Par quoi les anesthésier ? Le déni, la fuite, l’alcool, la drogue, des médicaments, la possession du couple toxique, la sur-activité, le sexe, les enfants, la dépendance affective, les projections, l’idéalisation, les non-choix, l’auto-sabotage, jouer des rôles, le travail, l’argent, la possession matérielle, la manipulation, la perversion, le tout-contôle, l’enferment dans une cage ( dont la porte est ouverte) et j’en passe...Chacun y va de ce qu’il est capable de mettre en place. Tous ces merveilleux doudous ont le pouvoir magique de ne surtout pas faire ressentir ces démons, au risque de ne même pas pouvoir les nommer ni les identifier.
Pendant que cet enfant qui a grandi vend son âme à ce doudou inconscient, il se prive stratégiquement de ne pas regarder ses ténèbres en face.

Mais alors, comment savoir ce qu’est notre plus grande peur ? Les uns ne veulent même pas le savoir, les autres en ont une vague idée qui les fait frissonner. C’est celui que l’on ne nomme surtout pas. Ces grands enfants sont à Poudlard et prononcer le nom de Voldemor est interdit.

Que se passerait-il si l’on osait rester dans le noir en éteignant la veilleuse, lâcher la douce main de maman et remettre les doudous dans la boite ? Pouvons-nous le faire seul ?
S’exposer à ses souffrances demande l’ énorme courage de les conscientiser et les nommer. Mais de mon point de vue, un autre est nécessaire dans cette démarche. Un autre avec qui l’on fait une alliance bienveillante, hors du jugement et dans une écoute empathique. Un autre qui, pour un temps seulement, vous interrogera sur vos peurs, vous invitera à enfin les nommer, les regarder et comprendre que le sens de votre vie n’a été définie que par l’évitement de la souffrance, quoi qu’il en coûte.
C’est là que le fragile château de carte s’effondre. C’est là que l’on se déconstruit, que l’on voit ses blessures. C’est là que la bienveillance de cet autre vous murmure de sa plus douce voix : « Ce n’est pas grave, je vais t’aider à comprendre par toi même comment devenir, le plus librement possible, ce que, toi, tu es ! ». Cet autre sera là pour valider le fait que l’on peut avoir des failles, des peurs, des blessures et que, c’est ce qui fait de nous tous, des êtres humains. Parfois on y arrivera et parfois pas. Et ce n'est pas grave.
C’est là qu’on lâche le doudou et que la souffrance s’invite pour nous enseigner ce que l’on est. Car sans souffrance il n’y a pas de réelle connaissance de soi. Tomber bas, pleurer, trembler sont des réalités qu’il serait dommage d’éviter à tout prix et c’est grâce à ces fléaux que les instants de bonheur et de paix prennent tout leur sens. Jean d’Ormesson remerciait les roses d’avoir des épines. L’humanité peut remercier son existence d’être faite de lumière, mais aussi de monstres. Sans ombres, pas de lumière.
C’est justement parce qu'on a peur qu’il faut y aller. On invite nos monstres à notre table, on dîne avec, on les écoute nous parler de nous sans fioriture ni faux sans blanc et on en comprend leur existence. Ils ne sont pas nos ennemis, ils sont une partie de nous. Les renier c’est nous renier. Les fuir c’est nous fuir. Comment alors être libre d’être nous-même, si nous détournons le regard devant ces monstres ?Ils nous montrent ce que nous attendions et qui n’est jamais venu, ce qui nous manque, ce que nous n’avons pas su traverser, ce que nous avons mis sous le tapis pour faire semblant d’avancer. Ils sont ce que nous n’avions pas le droit de dire et ils se sont sournoisement transformés en « mal-à-dit » (maladie). Ils sont ces autres qui nous montrent ce que nous ne sommes pas encore capables d’être. Ils sont nos peines à être (petit clin d’œil admiratif pour Elsa CAYAT) et nos parts manquantes ( Cf Christian BOBIN). Mais ils sont bien là et l’accepter est déjà un grand pas.

Et puis un jour, cet autre bienveillant disparaîtra et nous encouragera à nous prendre nous-même par la main dans le noir. Il se rendra disponible, en revanche, si l’enfant apeuré en a besoin. Car on ne reconnaît sûrement pas tous ses montres en même temps et certains font surface plus t**d. C’est très bien qu’il en soit ainsi. Cet autre nous aura donné des outils pour ne plus fuir la peur et pour écouter ce que nos ombres ont à nous dire. Il nous aura fait comprendre que dénoncer la laideur du monstre ne nous aidera pas et que pour en apprendre quelque chose il faut aller plonger en nous. Cette éternelle question : « Qu’est ce qui se joue en moi ( et seulement en moi), ici et maintenant, dans cette terreur ? »
Et non M. SARTRES, l’enfer n’est pas les autres.

Et puis parfois, lorsque nous sommes un tant soit peu honnête avec nous même, nous pouvons nous rendre compte que nous avons nous-même construit une partie de nos monstres, et que nous avons simplement peur de nous jeter dans le vide. Alors quand on prend le chemin d’oser, on se rend compte qu’il ne s’agit pas d’un saut vertigineux, mais qu’il fallait juste changer de trottoir.
Osez mes chers enfants et écoutez cette douce voix qui vous dira « Ce n’est pas grave» !

02/01/2026

Paul Verlaine : « L'art, mes enfants, c'est d'être absolument soi-même. »

Je vous souhaite à tous une année rempli de conscience de soi et de liens du cœur !
02/01/2026

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