Jean-Jacques Fabre - Psychologue

Jean-Jacques Fabre - Psychologue Consultations pour adultes en Psychothérapie, Hypnothérapie, Thérapie de couple et Sexologie

“On pourrait aller plus vite.”C’est une idée qui revient souvent, parfois dès les premières séances.On pourrait aller pl...
08/04/2026

“On pourrait aller plus vite.”

C’est une idée qui revient souvent, parfois dès les premières séances.

On pourrait aller plus vite.
Aller droit à ce qui fait mal.
Trouver rapidement ce qui bloque, comprendre, et passer à autre chose.

D’une certaine manière, ça paraît logique.
Quand quelque chose fait souffrir, on n’a pas envie que ça dure.

Mais dans la pratique… ce n’est pas si simple.

Parce que ce qui compte vraiment n’apparaît pas toujours là où on l’attend.
Et surtout, pas au moment où on le décide.

Ce sont souvent des moments un peu à côté qui deviennent importants.

Un silence qui s’installe sans qu’on sache trop pourquoi.
Une hésitation, une phrase qui s’arrête en chemin.
Quelque chose qui échappe un peu au fil de la discussion.

Sur le moment, ça peut donner l’impression de perdre du temps.
De ne pas avancer comme il faudrait.

Et pourtant, c’est souvent là que quelque chose commence à se déplacer.

Pas dans le registre de la réponse rapide, ni dans celui de l’efficacité immédiate, mais dans un rythme différent, moins maîtrisé.

Un rythme où tout ne se décide pas à l’avance.

Où ce qui émerge n’est pas exactement ce qu’on était venu chercher.

Comme le disait Milton Erickson :
« Le patient a besoin de temps pour apprendre ce qu’il ne sait pas encore qu’il sait. »

Prendre son temps, en thérapie, ce n’est pas ralentir volontairement.

Ce n’est pas non plus refuser d’avancer.

C’est plutôt accepter qu’il y ait un décalage entre ce qu’on voudrait obtenir… et ce qui peut réellement se transformer.

Accepter de ne pas tout comprendre immédiatement.
De ne pas aller droit au but.

Et parfois, de rester un moment dans quelque chose d’incertain,
sans chercher à le combler trop vite.

Parce que ce n’est pas toujours la lenteur qui freine le changement.

C’est parfois la manière dont on essaie d’aller trop vite.

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Jean-Jacques Fabre
2026

Et si le problème n’était pas le problème ?En lisant « Thérapie existentielle » de Irvin D. Yalom, je me suis fait une r...
01/04/2026

Et si le problème n’était pas le problème ?

En lisant « Thérapie existentielle » de Irvin D. Yalom, je me suis fait une réflexion simple… presque dérangeante :
Et si certaines souffrances que l’on cherche à faire disparaître… étaient en réalité des passages obligés ?
Dans notre culture, on a tendance à considérer l’angoisse, le doute, le vide… comme des anomalies.
Quelque chose qu’il faudrait corriger, apaiser, faire taire.
Mais Yalom propose un autre regard.

Il nous rappelle que certaines angoisses ne sont pas des “troubles”…
mais des réponses profondément humaines à des questions incontournables :

Le fait que nous allons mourir
Que nous sommes libres… et donc responsables de nos choix
Que, malgré les liens, nous sommes seuls à vivre notre vie
Le fait qu’aucun sens n’est donné d’avance, sauf dans des répétitions de schéma familiaux qui bien souvent deviennent enfermant.
Et là, déjà, quelque chose change.

Ce que j’observe souvent en séance
Derrière une anxiété persistante, il y a parfois… une peur du temps qui passe.
Derrière une difficulté à s’engager, il y a parfois… le poids de la liberté.
Derrière un sentiment de vide, il y a parfois… une question restée sans réponse :
“Pourquoi je vis, au fond ?”

Et bien sûr, on peut essayer de calmer tout ça.
Ça marche, parfois.
Mais il arrive aussi que la souffrance revienne… autrement… ailleurs… plus subtilement.
Comme si quelque chose insistait.

Ce que j’aime dans cette approche, c’est qu’elle ne cherche pas forcément à faire disparaître l’angoisse.
Elle propose plutôt de s’en approcher.
Pas pour s’y enfermer.
Mais pour comprendre ce qu’elle vient dire.
Dans cette perspective, le travail thérapeutique devient moins une réparation… qu’un accompagnement.
Un espace où l’on peut, petit à petit :
Regarder certaines réalités en face
Leur donner une forme, des mots

Et parfois… changer la relation que l’on entretient avec elles

Ce qui change, concrètement.
Ce n’est pas forcément la disparition de l’angoisse.
C’est autre chose.
Quelque chose de plus discret… mais souvent plus profond :
Une capacité à vivre avec certaines incertitudes
Une manière plus libre de faire des choix
Une relation à soi… un peu plus apaisée

Et parfois, presque paradoxalement :
"C’est en acceptant certaines limites de l’existence… que la vie devient plus vivante."

Peut-être que…

Peut-être que certaines souffrances ne demandent pas à être supprimées.
Mais à être écoutées autrement.
Peut-être qu’elles ne sont pas des erreurs du système…
mais des tentatives d’ajustement face à des questions essentielles.
Et peut-être que le travail thérapeutique commence vraiment…
à partir du moment où l’on cesse de vouloir aller “mieux” à tout prix.

Et si, parfois, comprendre ce que l’on vit… était déjà une manière de se transformer ?

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Jean-Jacques Fabre - 2026

De la démarche de prendre un premier rendez-vous chez un "psy"....------------------------------------------------------...
25/03/2026

De la démarche de prendre un premier rendez-vous chez un "psy"....
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Parfois, cela commence bien avant que l’on s’en rende compte.

Pas forcément par une grande décision.
Plutôt par quelque chose de léger, presque imperceptible.

Un moment où l’on se surprend à penser différemment.
Ou à ne plus réussir à penser comme avant.

Alors, sans vraiment le décider, l’idée apparaît.
Puis disparaît.
Puis revient, un peu plus t**d.

Comme une porte que l’on remarque… sans encore l’ouvrir.

Et avec elle, tout un ensemble de sensations mêlées.

L’envie que quelque chose change.
Et en même temps, une autre part qui préfère attendre encore.
Parce qu’attendre, c’est encore rester du côté du connu.

Alors l’esprit fait des allers-retours.
Il s’approche. Il s’éloigne.
Il imagine. Il doute.

Et parfois, au milieu de ce mouvement, quelque chose se déplace doucement.

Pas une certitude.
Pas une décision nette.

Juste une forme d’accord intérieur, presque discret.

Comme si une partie de soi commençait à accepter l’idée…
qu’il n’est pas nécessaire d’être prêt pour commencer.

Comme l’écrivait Carl Rogers :
« Le curieux paradoxe, c’est que lorsque je m’accepte tel que je suis, alors je peux changer. »

Peut-être que ce premier pas ressemble aussi à cela.

Pas à une transformation immédiate.
Mais à un moment où quelque chose en soi… commence déjà à bouger.

Sans se presser.

Et remarquer, à son rythme,
le moment où la main se pose sur la poignée.

Parce que ce moment-là…
il ne se force pas.

Il se reconnaît.

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Jean-Jacques Fabre - 2026

“Je ne suis pas sûr que ça change vraiment…”C’est une phrase qui peut apparaître à un moment du suivi.Et elle mérite d’ê...
18/03/2026

“Je ne suis pas sûr que ça change vraiment…”

C’est une phrase qui peut apparaître à un moment du suivi.

Et elle mérite d’être entendue.

Parce qu’elle dit quelque chose de notre rapport au temps :
nous aimerions sentir, voir, mesurer les effets du travail thérapeutique.

Alors on observe.
On évalue.
On se demande si “ça marche”.

Et parfois… rien de très visible.

Les mêmes questions qui reviennent,
les mêmes émotions qui semblent présentes,
les mêmes situations qui se répètent.

Et pourtant…

Entre deux séances, il peut y avoir :
un regard légèrement différent,
une réaction un peu moins automatique,
une hésitation là où, avant, tout s’imposait.

Des micro-déplacements. Presque imperceptibles.

Comme si quelque chose, en arrière-plan, commençait à se réorganiser.

Le temps thérapeutique est souvent discret.
Il ne cherche pas à impressionner.
Il transforme… autrement.

Il arrive même que ce soit précisément lorsque l’on a l’impression que “rien ne se passe”
que le travail le plus profond est en train de s’effectuer.

Un peu comme ces moments où, en apparence, tout est calme…
mais où, sous la surface, le mouvement continue.

Peut-être que le changement ne se produit pas toujours là où on le regarde.

Peut-être qu’il commence ailleurs…
et qu’il prend simplement le temps de nous rejoindre...
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Jean-Jacques Fabre
Psychologue clinicien

10/03/2026
09/03/2026

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4 Rue Ibn Sinaï Dit Avicenne
Cabestany
66330

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